Feldkirch (Vorarlberg)

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Feldkirch
Blason de Feldkirch
Héraldique
Vue depuis le château des Schatten
Vue depuis le château des Schatten
Administration
Pays Drapeau de l'Autriche Autriche
Land Drapeau du Vorarlberg Vorarlberg
District
(Bezirk)
Feldkirch
Conseillers municipaux ÖVP, SPÖ
Maire Wilfried Berchtold (ÖVP)
Code postal A-6800
Immatriculation FK
Indicatif 43+ (0) 5522
Code Commune 8 04 04
Démographie
Population 33 508 hab. (2012)
Densité 975 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 17″ N 9° 35′ 54″ E / 47.2381, 9.5983 ()47° 14′ 17″ Nord 9° 35′ 54″ Est / 47.2381, 9.5983 ()  
Altitude 458 m
Superficie 3 435 ha = 34,35 km2
Localisation

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Feldkirch
Liens
Site web www.feldkirch.at

Feldkirch est la seconde ville en nombre d'habitants du land autrichien du Vorarlberg et est aussi le chef-lieu du district de Feldkirch. Située à la frontière de la Suisse et de la principauté de Liechtenstein, elle est aussi la ville la plus à l'ouest d'Autriche.

Feldkirch est le siège de plusieurs institutions autrichiennes comme le tribunal régional du Vorarlberg, la direction des finances et la chambre des comptes du Vorarlberg, le CHRU du Vorarlberg, le Conservatoire régional et le service de métrologie régional. Depuis 1968, Feldkirch est chef-lieu du diocèse et évêché.

Histoire[modifier | modifier le code]

Du temps de la Rhétie romaine, il y avait à l'emplacement de la vieille ville (aujourd'hui quartier de l'Altenstadt) une localité du nom d'« ecclesia sancti Petri ad Campos ». Ce nom qui apparaît dans le « rätischen Urbar » (une liste de domaines datée de 842) est contemporain de la désignation de la future ville comme « Feldchiricha ». C'est en 1260, alors que Hugues de Montfort vient de faire édifier le château fort du Schattenburg, emblême de la ville, que Feldkirch reçoit la qualification de ville pour la première fois. Le dernier des comtes de Montfort-Bregenz, Rodolphe V († 1390), longtemps chanoine puis doyen du chapitre de Coire, et qui ne fut appelé à la tête du comté qu'après un mariage tardif et stérile, céda la ville et le comté en 1375 à la couronne d'Autriche, qui y délégua un vidame à partir de 1379. À l'occasion de cette cession, les bourgeois de Feldkirch s'arrangèrent pour obtenir une charte des libertés, dont la teneur se retrouve dans une lettre de doléances de 1376 ; libertés qu'ils entendaient mettre à profit sur le plan économique. Le commerce entre l'Italie et l'Allemagne fit la prospérité de la ville. Les ouvriers acquirent une telle influence qu'en 1405 ils étaient en mesure de s'opposer à l'oligarchie locale. La richesse de Feldkirch explique sans aucun doute son rayonnement culturel précoce : une école de latin y ouvrit ses portes dès 1399. Les Habsbourg administraient leurs fiefs de l'actuel Vorarlberg en alternance depuis le Tyrol et l'Autriche extérieure (c'est-à-dire l'actuelle Sarre). C'est à la fin du Moyen Âge, et particulièrement au cours des guerres de l'Appenzell (1405-1429), opposant les Habsbourg aux cantons confédérés de Saint-Gall et aux villages inféodés de l'Appenzell, que se dessina la carte des états de l'époque moderne. Les diverses alliances entre les villages et les villes (dont Feldkirch) avec les aristocrates d'Altstätten, Berneck et Marbach, ainsi qu'avec l'évêché de Saint-Gall et les paysans de l'Eschnerberg, jouèrent dans ce conflit un rôle décisif.

Feldkirch vers 1650, taille-douce de Merian.

La prise de Feldkirch en 1405 consacra la formation de la « ligue des cantons du lac », sur le modèle d'une confédération, la plus importante de cette époque. Celle-ci se développa rapidement, ralliant notamment Bludenz, Rankweil, Sax, Gaster et Toggenburg. Les assauts et le siège des places fortes des Habsbourg se succédaient rapidement dans le Tyrol, l'Allgäu et la Thurgovie ; ils se soldèrent par la destruction de nombreuses forteresses princières. Le 13 janvier 1408, la ligue des cantons défit la chevalerie autrichienne devant Bregenz. Par la suite, les fiefs disparus donnèrent naissance à de nouveaux territoires le long du Rhin.

Feldkirch absorba les faubourgs environnants de Levis, Altenstadt, Gisingen, Nofels, Tosters et Tisis en 1925.

Année 1971 1981 1991 2001
Population 21 751 23 745 26 730 28 607


Institutions[modifier | modifier le code]

Tribunal[modifier | modifier le code]

Le tribunal de Feldkirch est le seul de l'État du Vorarlberg, c'est-à-dire que le Vorarlberg est le seul état d'Autriche dont la capitale n'a pas de tribunal ! Cela s'explique par le fait que le tribunal de Feldkirch fut institué bien avant que le Vorarlberg ne devienne un état d'Autriche, avec Bregenz pour capitale.

Diocèse[modifier | modifier le code]

Conservatoire régional[modifier | modifier le code]

Ce conservatoire se trouve dans un bâtiment de la rive gauche de l'Ill, initialement prévu comme caserne. Cet édifice abrita à partir de 1900 un lycée privé, le Collège Stella Matutina, tenu par les jésuites : cet ordre missionnaire s'était établi à Feldkirch en 1649. Le lycée fut fermé par les nazis en 1938, puis converti en école d'administration du régime, et enfin en hôpital militaire. Le lycée rouvrit ses portes en 1946, et accueillit des élèves jusqu'en 1979. Le conservatoire a pris sa place graduellement à partir de 1977.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le château Schatten.

Feldkirch est la ville du Vorarlberg qui possède le plus de vestiges du Moyen Âge.

  • Le château des Schatten fut la résidence des comtes de Montfort jusqu'en 1390. Sa construction fut amorcée vers 1230 sous le règne de Hugues Ier de Montfort, le fondateur de la ville. Les remparts et les tours du château ne furent achevés que sous le règne du comte Frédéric de Toggenburg (1416-1436) et sous l'administration du vidame Hans de Königsegg au XVe siècle. Il a été fini de construire en 1260. Après la suppression de l'office de vidame, le château fut à plusieurs reprises voué à la destruction et en 1813 il fallut même le démanteler. La ville racheta finalement la forteresse en 1825 pour la somme de 833 florins. Le Schattenburg servit alors de caserne puis d'asile de déshérités. Le château doit sa renaissance à la création d'une « association du patrimoine pour le musée de Feldkirch et ses environs » en 1912. Le rez-de-chaussée est aménagé comme un château médiéval, et le premier étage abrite le musée du patrimoine, qui accueille chaque année environ 25 000 visiteurs.
  • La cathédrale Saint-Nicolas est nommée pour la première fois en 1287. L'édifice, de style roman à l'origine, fut gravement endommagé lors des incendies (en 1348, 1398, 1460). L'édifice actuel, de style gothique, fut achevé en 1478. C'est la plus grande cathédrale de tout le Vorarlberg, sa cathèdre en fer forgé est enchâssée sur un ancien confessional.
  • La tour aux chats (Katzenturm), un campanile à huit étages, fut érigée entre 1491 et 1507 lors de la fortification de la ville sous le règne de l'empereur Maximilien Ier. Au XVIIe siècle on la rehaussa d'un clocher pour y monter la plus grosse cloche du Vorarlberg. La tour portait une statue de la vierge Marie, qui fut restaurée au XIXe siècle par Florus Scheel. Elle tire son nom des chats qu'on entreposait dans cet édifice.
  • Palais Liechtenstein (on y trouve notamment un office de tourisme et des dépliants en plusieurs langues)
  • Arsenal
  • Anciens remparts (avec la « porte de Coire »)
  • le château de Toster
  • la vieille ville
  • le parc sauvage à Ardetzenberg (en libre accès)

Quartiers[modifier | modifier le code]

Quartier Nombre d'habitants Position
Feldkirch 3 203 47° 15′ 03″ N 9° 34′ 54″ E / 47.2508, 9.5816 (Feldkirch)
Altenstadt 4 971 47° 15′ 32″ N 9° 37′ 06″ E / 47.2589, 9.6182 (Altenstadt)
Gisingen 8 662 47° 15′ 32″ N 9° 35′ 49″ E / 47.25888, 9.59704 (Gisingen)
Levis 2 419 47° 15′ 01″ N 9° 36′ 42″ E / 47.25015, 9.61158 (Levis)
Nofels 3 793 47° 15′ 17″ N 9° 34′ 34″ E / 47.25467, 9.57599 (Nofels)
Tosters 5 426 47° 14′ 18″ N 9° 34′ 40″ E / 47.23835, 9.57788 (Tosters)
Tisis 5 034 47° 13′ 34″ N 9° 34′ 55″ E / 47.2261, 9.58185 (Tisis)

(chiffres au 31 décembre 2012)

Économie et infrastructure[modifier | modifier le code]

Moyens de transport[modifier | modifier le code]

Feldkirch possède depuis 1993 un service de bus municipal comprenant 8 Lignes. La ville est aussi desservie par les lignes 56, 59, 60, 67, 68, 70, 71 et 73 du Vorarlberg et par les lignes 11, 14 et 36 de la compagnie Liemobil. La gare de Feldkirch est un carrefour important entre Vienne et Zurich en Suisse. Des trains circulent quotidiennement entre Feldkirch et Vienne ainsi qu'entre Feldkirch et Graz. Un réseau de S-Bahn relie aussi Feldkirch à toutes les villes importantes du Vorarlberg, au Liechtenstein et à Buchs.

Entreprises locales[modifier | modifier le code]

Au 15 mai 2001 on dénombrait à Feldkirch 1 464 entreprises - dont les cinq plus importantes emploient plus de 200 salariés - soit 13 146 salariés.

  • Bachmann Electronic
  • Vorarlberg Milch
  • Lingenhöle Technologie
  • Stadtwerke Feldkirch
  • KSW Tankstellen- und Industrieanlagenbau
  • Gebäudereinigung Bauer
  • Hôpital régional de Feldkirch
  • Xactdata software gmbh

Écoles[modifier | modifier le code]

  • Lycée fédéral de Feldkirch (fondé en 1649)
  • Lycée professionnel de Feldkirch et und Lycée professionnel de la Schillerstrasse (GYS)
  • École de commerce de Feldkirch
  • Institut St. Josef
  • École de musique de Feldkirch
  • Conservatoire régional du Vorarlberg
  • IUFM fédéral du Vorarlberg
  • Institut culturel pour la psychopédagogie, Institut St. Josef
  • École d'élèves infirmiers

Sport[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Bibliothèques de Feldkirch[modifier | modifier le code]

La Bibliothèque municipale (Stadtbibliothek) se trouve au Palais Liechtenstein, à l'adresse : Schlossergasse 8, 68 000 Feldkirch. Elle est ouverte du lundi au jeudi de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 17h00 ainsi que le vendredi de 8h30 à 16h00. Cette bibliothèque propose 6 postes d'ordinateurs connectés à Internet en libre accès.

www.feldkirch.at/rathaus/bibliothek

Catalogue de la bibliothèque municipale de Feldkirch

D'autres bibliothèques se trouvent à Feldkirch, ainsi toujours au Palais Liechtenstein, on peut trouver la bibliothèque de la Chambre de travail ("Arbeitkammer - Bibliothek", ouverte du lundi au vendredi de 15h à 18h et le jeudi de 8h à 11h).

Festival de Feldkirch[modifier | modifier le code]

http://www.feldkirchfestival.at

Célébrités[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Le comité d'arbitrage de football d'Autriche siège à Feldkirch. En 1874 des étudiants anglais du lycée « Stella Matutina » y firent connaître ce sport.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Andreas Weigel, James Joyces Aufenthalte in Österreich. Innsbruck (1928), Salzburg (1928) und Feldkirch (1915, 1932). In: Michael Ritter (Hrsg.): praesent 2006. Das österreichische Literaturjahrbuch. Das literarische Geschehen in Österreich von Juli 2004 bis Juni 2005. S.93-105. Wien: präsens 2005.
  • Andreas Weigel, Es war einmal vor langer Zeit in Vorarlberg - James Joyce und Feldkirch. In: Yearbook of the Centre for Irish-German Studies 2000/01. In: Marieke Krajenbrink und Joachim Lerchenmueller. Trier: Wissenschaftlicher Verlag 2001. S.159-177.
  • Andreas Weigel, Das Schicksal des „Ulysses". James Joyce und Feldkirch, Vorarlberg. In: Montfort. Vierteljahreszeitschrift für Geschichte und Gegenwart Vorarlbergs. 52. Jahrgang. 2000. Heft 3. S.289-301.
  • Gerhard Wanner, Geschichte der Stadt Feldkirch. 1914 - 1955. Feldkirch: Rheticus Gesellschaft 2000.
  • Feldkirch, Die österreichische Stadt am Alpenrhein. Feldkirch: Unterberger Verlagsbuchhandlung 1949.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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