Friedrich von Schiller

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Schiller.

Friedrich von Schiller

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de Schiller par Anton Graff (1785)

Nom de naissance Johann Christoph Friedrich Schiller
Activités Poète, dramaturge et écrivain
Naissance
Marbach am Neckar,
Duché de Wurtemberg,
Saint-Empire romain germanique Saint-Empire
Décès (à 45 ans)
Weimar, Duché de Saxe-Weimar,
Saint-Empire romain germanique Saint-Empire
Langue d'écriture allemand
Mouvement Romantisme, Sturm und Drang
Genres essai, poésie, théâtre, roman

Œuvres principales

Compléments

Johann Christoph Friedrich von Schiller né le à Marbach am Neckar et mort le à Weimar est un poète et écrivain allemand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charlotte von Lengefeld

Johann Christoph Friedrich Schiller[1] est né en 1759 à Marbach am Neckar d’un père militaire dans les armées du Wurtemberg. Quelques années plus tard, vers 1766 sa famille s’installe à Ludwigsburg et y reste jusqu’en 1780. Bien qu’il passe son enfance et sa jeunesse dans une certaine pauvreté, il attire l’attention du duc de Wurtemberg, Charles-Eugène, qui lui propose d'intégrer les rangs dans l'établissement qu'il a créé, la Karlsschule. En 1773, Schiller commence à étudier le droit puis à partir de 1775 la médecine.

En 1780, il écrit son Diplomarbeit (mémoire de fin d’études) et devient médecin militaire à Stuttgart. En 1781, il publie Les Brigands anonymement. En 1782, Schiller, médecin militaire, se retrouve en détention quelques jours à Asperg pour cause d’éloignement non autorisé (presque de la désertion). Il était allé assister à Mannheim à la représentation de sa pièce Les Brigands sans autorisation.

En 1783, il travaille comme bibliothécaire et obtient un contrat jusqu’en 1785 comme poète de théâtre à Mannheim. Pendant quelques années, il déménage souvent (Leipzig, Dresde, Weimar) et rencontre pour la première fois Johann Wolfgang von Goethe en 1788. À la fin de cette année, il décroche une place de professeur d’histoire et philosophie à Iéna où il s’installe l’année suivante. Il écrit des œuvres historiques. Il sympathise alors avec un autre personnage célèbre de son temps : Wilhelm von Humboldt.

En 1790, il épouse Charlotte von Lengefeld. En 1791, il devient pensionnaire du prince Frédéric-Christian d’Augustenbourg. En 1794, Goethe le pousse à écrire pour le journalisme satirique. Le 26 août 1792, la France de la Révolution française lui donne la citoyenneté française[2], à la suite de ses nombreux écrits contre les tyrans ; il ne l’apprend qu’en 1798. En 1799, il retourne à Weimar où Goethe le convainc d’écrire de nouvelles pièces de théâtre. Il prend avec Goethe la direction du théâtre de la Cour grand-ducale qui se place très vite à la pointe de la scène théâtrale allemande, permettant une renaissance du genre dramatique. En 1802, il est anobli : la particule von est ajoutée à son nom. Il reste à Weimar jusqu’à sa mort d’une dégénérescence pulmonaire, à l’âge de 45 ans.

Depuis 1934, l'université de Iéna porte le nom de Friedrich-Schiller.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Monument en souvenir de Goethe et Schiller à Weimar

Poésie[modifier | modifier le code]

  • 1776 : Le Soir
  • 1777 : Le Conquérant
  • 1780 : Élégie sur la mort d’un adolescent
  • 1785 : Ode à la joie (Ode an die Freude) chantée dans le quatrième et dernier mouvement de la Symphonie n° 9 de Beethoven et devenue l'Hymne officiel de l'Union Européenne (Hymne à la joie)
  • 1789 : Les Dieux de la Grèce, Les Artistes
  • 1795 : L’Image voilée de Saïs
  • 1797 : Ballades, Xénies (écrit avec Goethe)
  • 1799 : Les Mots de l’illusion parlant du Droit, du Bonheur et de la Vérité
  • 1802 : Cassandre
  • L’ancienne Pompéi est ressuscitée

Essais[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Édition originale de Guillaume Tell illustrée par Georg Melchior Kraus

Traductions[modifier | modifier le code]

Récits[modifier | modifier le code]

  • 1786 : Le Criminel par infamie

Histoire[modifier | modifier le code]

Correspondance[modifier | modifier le code]

  • Lettres à Körner, Guillaume de Humboldt, Goethe, etc.

Réception[modifier | modifier le code]

Johann Christoph Friedrich Schiller

Les problèmes que traite l’œuvre de Schiller, qu’ils soient politiques, éthiques ou tout simplement esthétiques, ont contribué de façon majeure à l’avancée des idées à la fin du XVIIIe siècle. Plus encore que Goethe, il a influencé le romantisme allemand. Dans les dernières années de sa vie, Schiller a voulu doter l’Allemagne d’un « classicisme » qu’elle n’avait pas connu. Il traduit la Phèdre de Racine pour Weimar, et emprunte des méthodes dramatiques à la tragédie grecque. D’où son double statut de classique et de romantique, et sa place centrale dans la littérature allemande et européenne.

Parmi les grands admirateurs de Schiller, on trouve Fiodor Dostoïevski mais aussi Ludwig van Beethoven, Giuseppe Verdi, Thomas Mann ainsi que Victor Hugo.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Contre la stupidité, les dieux eux-mêmes luttent en vain. » in Die Jungfrau von Orléans (1801)

« Les grands arrêteront de dominer quand les petits arrêteront de ramper »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La particule n'a été ajoutée qu'en 1802.
  2. Décret du 26 août 1792.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Aubin Paillart, Étude littéraire sur les tragédies de Schiller (traduction en vers de M. Th. Braun), par M. Paillart, 1867

Filmographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]