Friedrich von Schiller
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
| Friedrich von Schiller | |
|
Portrait de Schiller par Anton Graff (1785)
|
|
|
|
|
| Nom de naissance | Johann Christoph Friedrich Schiller |
|---|---|
| Activité(s) | Poète, dramaturge |
| Naissance | 10 novembre 1759 Marbach am Neckar, Duché de Wurtemberg, |
| Décès | 9 mai 1805 Weimar, Duché de Saxe-Weimar, |
| Langue d'écriture | allemand |
| Mouvement(s) | Romantisme, Sturm und Drang |
| Genre(s) | essai, poésie, théâtre, roman |
| Œuvres principales | |
|
|
| Compléments | |
|
|
Johann Christoph Friedrich von Schiller est un poète et écrivain allemand né le 10 novembre 1759 à Marbach am Neckar et mort le 9 mai 1805 à Weimar.
Sommaire |
[modifier] Biographie
Johann Christoph Friedrich Schiller[1] est né en 1759 à Marbach am Neckar, d’un père militaire dans les armées du Wurtemberg. Quelques années plus tard, vers 1766 sa famille s’installe à ludwigsburg et y reste jusqu’en 1780. Bien qu’il passe son enfance et sa jeunesse dans une certaine pauvreté, il attire l’attention du duc de Wurtemberg, Charles-Eugène, qui lui propose d'intégrer les rangs dans l'établissement qu'il a créé, la Karlsschule. En 1773, Schiller commence à étudier le droit puis à partir de 1775 la médecine.
En 1780, il écrit son Diplomarbeit (mémoire de fin d’études) et devient médecin militaire à Stuttgart. En 1781, il publie Les Brigands anonymement. En 1782, Schiller, médecin militaire, se retrouve en détention quelques jours à Asperg pour cause d’éloignement non autorisé (presque de la désertion). Il était allé assister à Mannheim à la représentation de sa pièce Les Brigands sans autorisation.
En 1783, il travaille comme bibliothécaire et obtient un contrat jusqu’en 1785 comme poète de théâtre à Mannheim. Pendant quelques années, il déménage souvent (Leipzig, Dresde, Weimar) et rencontre pour la première fois Johann Wolfgang von Goethe en 1788. À la fin de cette année, il décroche une place de professeur d’histoire et philosophie à Iéna où il s’installe l’année suivante. Il écrit des œuvres historiques. Il sympathise alors avec un autre personnage célèbre de son temps : Wilhelm von Humboldt.
En 1790, il épouse Charlotte von Lengenfeld. En 1791, il devient pensionnaire du prince Frédéric-Christian d’Augustenbourg. En 1794, Goethe le pousse à écrire pour le journalisme satirique. En 1792, la France de la Révolution française lui donne la citoyenneté française, suite à ses nombreux écrits contre les tyrans ; il ne l’apprendra qu’en 1798. En 1799, il retourne à Weimar où Goethe le convainc d’écrire de nouvelles pièces de théâtre. Il prend avec Goethe la direction du théâtre de la Cour grand-ducale qui se place très vite à la pointe de la scène théâtrale allemande, permettant une renaissance du genre dramatique. En 1802, il est anobli : la particule « von » est ajoutée à son nom. Il reste à Weimar jusqu’à sa mort d’une dégénérescence pulmonaire, à l’âge de 45 ans.
Depuis 1934, l’université d'Iéna porte le nom de Friedrich-Schiller. Un musée lui était consacré à Châlons-en-Champagne qui a fermé le 31 décembre 2008.
[modifier] Œuvres
[modifier] Poésie
- 1776 Le Soir
- 1777 Le Conquérant
- 1780 Élégie sur la mort d’un adolescent
- 1785 Ode à la joie (Ode an die Freude) chantée dans le quatrième mouvement de la Symphonie n° 9 de Beethoven (Hymne à la joie)
- 1789 Les Dieux de la Grèce, Les Artistes
- 1795 L’Image voilée de Saïs
- 1797 Ballades, Xénies (écrit avec Goethe)
- 1799 Les Mots de l’illusion parlant du Droit, du Bonheur et de la Vérité
- 1802 Cassandre
- L’ancienne Pompéi est ressuscitée
[modifier] Essais
- 1777 : Sur les relations de la nature bestiale de l’homme avec sa nature mentale
- 1793 : Sur la grâce et la dignité, Fragment sur le sublime, Du pathétique
- 1795 : Sur la poésie naïve et sentimentale, Sur l’éducation esthétique de l’homme (in Lettres sur l'éducation esthétique de l'homme), Sur les limites du beau, Sur le danger des mœurs esthétiques et Sur l'utilité morale des mœurs esthétiques
- 1797 : Sur la poésie épique et dramatique (écrit avec Goethe)
- 1798 : Du sublime
[modifier] Théâtre
- 1781 : Les Brigands (Die Räuber) qui inspirera l’opéra I masnadieri de Giuseppe Verdi
- 1782 : La Conjuration de Fiesque de Gênes (Die Verschwörung des Fiesco zu Genua)
- 1783 : Cabale et Amour ou Intrigue et Amour (Kabale und Liebe - Ein bürgerliches Trauerspiel) qui inspirera l’opéra Luisa Miller de Giuseppe Verdi
- 1787 : Don Carlos (Don Karlos, Infant von Spanien) qui inspirera l’opéra homonyme de Giuseppe Verdi
- 1797 : L’Almanach des Muses (Musenalmanach)
- 1799 : Wallenstein qui inspira l'œuvre symphonique homonyme de Vincent d'Indy
- 1800 : Marie Stuart (Maria Stuart) qui inspira l’opéra homonyme de Gaetano Donizetti
- 1801 : La Pucelle d’Orléans (Die Jungfrau von Orléans) qui inspirera l’opéra Giovanna d'Arco de Giuseppe Verdi
- 1803 : La Fiancée de Messine (Die Braut von Messina)
- 1804 : Guillaume Tell (Wilhelm Tell) qui inspira l’opéra homonyme de Gioacchino Rossini
- Traductions
- 1800 : Macbeth de Shakespeare
- Phèdre de Racine
- Iphigénie à Aulis d’Euripide
[modifier] Récits
- 1786 : Le Criminel par infamie
[modifier] Histoire
- 1788 : Histoire de la révolte qui détacha les Pays-Bas de la domination espagnole
- 1790 : Histoire de la guerre de Trente Ans
- 1789 : Qu’appelle-t-on histoire universelle, et pourquoi l’étudie-t-on ?
[modifier] Correspondance
- Lettres à Körner, Guillaume de Humboldt, Goethe, etc.
[modifier] Réception
Les problèmes que traite l’œuvre de Schiller, qu’ils soient politiques, éthiques ou tout simplement esthétiques, ont contribué de façon majeure à l’avancée des idées à la fin du XVIIIe siècle. Plus encore que Goethe, il a influencé le romantisme allemand.
Schiller a voulu, dans les dernières années de sa vie, doter l’Allemagne d’un "classicisme" qu’elle n’avait pas connu. Il a traduit la Phèdre de Racine pour Weimar, et emprunté des méthodes dramatiques à la tragédie grecque.
D’où ce double statut de classique et de romantique, et sa place centrale dans la littérature allemande et européenne.
Parmi les grands admirateurs de Schiller, on trouve Fedor Dostoïevski mais aussi Beethoven, Giuseppe Verdi et Thomas Mann.
[modifier] Citations
- « Contre la stupidité, les dieux eux-mêmes luttent en vain. » in Die Jungfrau von Orléans (1801)
[modifier] Bibliographie
- De la grâce et de la dignité, traduit de l'allemand par Adolphe Régnier, 1998
- Du sublime, Éditions Sulliver, 2005. Ce vol. inclut Fragment sur le sublime et Du pathétique (1793) ; Sur les limites du beau, Sur le danger des mœurs esthétiques et Sur l'utilité morale des mœurs esthétiques (1795) et Du sublime (1798).
[modifier] Filmographie
- 1940 : Friedrich Schiller, triomphe d'un génie, film d'Herbert Maisch, avec Horst Caspar.
[modifier] Voir aussi
Un musée Schiller existait à Châlons-en-Champagne, fermé par la municipalité au 31 décembre 2008.
[modifier] Liens internes
- Littérature germanique
- Sturm und Drang et Classicisme de Weimar : mouvements littéraires auxquels a appartenu Schiller
- Les Heures
[modifier] Liens externes
- (fr) Œuvres complètes de Schiller en français
- (de) 2009 « année Schiller »
- (de) Schiller multimedial
[modifier] Notes et références
- ↑ La particule ne sera ajoutée qu'en 1802.
- Portail de la presse écrite
- Portail du théâtre
- Portail du XVIIIe siècle
- Portail des Lumières
- Portail de l’Allemagne
- Portail de la poésie