Jean Mabire

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Jean Mabire

Autres noms Didier Brument, Éric Dubecquet, Henri Landemer
Activités Ecrivain, journaliste, critique littéraire, militant politique, militaire
Naissance 8 février 1927
Paris
Décès 29 mars 2006 (à 79 ans)
Saint-Malo
Langue d'écriture français
Genres Récit historique, histoire militaire, critique littéraire, essai, roman

Jean Mabire[1], né à Paris (Île-de-France) le 8 février 1927 et mort le 29 mars 2006 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), est un écrivain, journaliste et critique littéraire français.

Sur le plan politique, il est un acteur engagé des milieux régionalistes normands et de la droite en France, proche de la Nouvelle droite[2] et défenseur d'un néo-paganisme. Il est l'auteur de nombreux livres consacrés à l'histoire, notamment à la Seconde Guerre mondiale et aux Waffen-SS.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Paris d'une famille originaire de Bayeux et de Vire, Jean Mabire fait ses études secondaires au Collège Stanislas, où il obtient un baccalauréat philosophie-lettres, puis entre à l'École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d'art, tout en militant à l'UNEF.

Il débute sa carrière en 1949, en créant la revue régionaliste Viking[3], qu'il dirige jusqu'en 1955 (les revues Heimdal et Haro lui feront suite)[4]. Il effectue ensuite son service militaire, d'octobre 1950 à octobre 1951, à l'École des troupes aéroportées de Pau, où il obtient son brevet de parachutiste. Aspirant au 1er Bataillon parachutiste de choc à Montauban, il en sort sous-lieutenant de réserve.

En 1954, il fonde à Cherbourg, avec sa première épouse, un atelier d'art graphique, « Les imagiers normands », qui produit surtout des dépliants touristiques. Rappelé en octobre 1958 pour un an en Algérie[5], au Centre d'entraînement à la guerre subversivePhilippeville), il est affecté au 12e Bataillon de chasseurs alpins, à la tête d'un commando de chasse composé aux deux tiers de musulmans[3]. Le soldat est démobilisé en octobre 1959 comme capitaine de réserve. Pour ses états de service, il est décoré de la Croix de la Valeur militaire, de la Croix du combattant et de la Médaille commémorative des opérations de maintien de l'ordre en Algérie. Et voit par ailleurs reconnaître, à la faveur de cette guerre, sa vocation littéraire, en obtenant le prix François-Jean Armorin du meilleur reportage de la presse de province (1961) pour Conversations et réalités algériennes, série de dix articles parus dans La Presse de la Manche[6].

C'est en effet en tant que journaliste que Jean Mabire contribue à de nombreuses publications. En 1956, il débute comme reporter à La Presse de la Manche[7], puis collabore à Historia, mais aussi, entre autres revues, à Défense de l'Occident (de Maurice Bardèche), à L'Esprit public (où il est l'adjoint de Philippe Héduy), à Europe-Action (dont, « débauché » par Dominique Venner, il devient rédacteur en chef en juin 1965)[8], puis, par la suite, à Éléments. Tenant d'un « nationalisme » se donnant pour idéal le rassemblement de tous les peuples d'Europe, l'écrivain se réclame du « socialisme européen[9] » et influence par ses écrits[10] une génération de militants : « [c'est] sous l'impulsion de J. Mabire, écrit le politologue Pierre-André Taguieff, que les nationalistes issus de l'OAS se [convertissent] à l'Europe des ethnies (ou des peuples)[11]. » Anne-Marie Duranton-Crabol (op. cit.) insiste quant à elle sur son rôle central dans « l'effort de réflexion visant à dépasser l'Algérie » qui aboutira sur la « Nouvelle Droite ». Jean Mabire devait, plus tard, résumer d'une formule lapidaire sa visée de l'époque : « profiter de la défaite de l’Algérie française pour engager les survivants de cette aventure sur la voie de la France européenne[12] ».

Parmi les fondateurs (avec, entre autres, le député Pierre Godefroy et Didier Patte), en 1968, de l'Union pour la région normande[3] — qui donne naissance en 1971 au Mouvement normand, dont il était resté président d'honneur[13] —, il participe également, dans le droit fil de son « tropisme » euro-païen[14], à la création du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE)[15]. Un temps rédacteur à Minute, ayant également travaillé dans l'édition (notamment en tant que directeur de la collection « Les Grandes Aventures Maritimes » des éditions Versoix[16], puis de la collection « Action » des éditions Art et Histoire d'Europe[17]), l'auteur normand tient jusqu'à sa mort une chronique littéraire dans l'hebdomadaire National-Hebdo. Et contribue également fidèlement à La Nouvelle Revue d'Histoire, dirigée par son vieil ami Dominique Venner[18].

Marié en 1952, veuf en 1974, Jean Mabire, qui se remaria en 1976 avec Katherine Hentic, a trois enfants, prénommés Halvard, Nordahl et Ingrid. Habitant successivement Cherbourg, Évreux, Caen et Chevry, il s'était installé en 1982 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), dans le quartier de Saint-Servan.

L'Association des Amis de Jean Mabire, domiciliée à Boissey-le-Châtel, « a pour but de regrouper les amis de l'écrivain Jean Mabire, afin de mieux faire connaître son œuvre littéraire, historique et artistique, à la diffuser et la rendre accessible au plus grand nombre, éviter de la voir dénaturée, assurer le regroupement et la conservation de ses archives et de la documentation qu'il a réunie. L'association se donne aussi pour mission de défendre, le cas échéant, l'auteur et son œuvre[19]. »

Controverses[modifier | modifier le code]

Des critiques ont été émises sur le caractère romancé des ouvrages de Mabire consacrés à la Waffen-SS et sur la complaisance dont il aurait fait preuve envers l'objet de son étude. L'auteur présente dans ses livres certaines unités de la Waffen-SS dans ces termes : « Les SS portent jusqu'au Caucase la torche de Prométhée et le glaive de Siegfried. Ils sont les fils des vieux guerriers germaniques surgis des glaces et des forêts. Ils sont les Teutoniques qui ont remplacé la croix du Christ par la roue du Soleil. Ils sont les SS d'Adolf Hitler[20] » ; « Jusqu'au dernier jour de la guerre, ces jeunes volontaires voudront se battre. Toujours résonnera au plus profond de leur mémoire les paroles naïves et tragiques du chant de leur enfance. Oui, le drapeau est plus grand que la mort[21] » ; « Les SS (…) savent qu'ils font partie d'un véritable ordre, qui est à la fois une armée, une école et une Église. Ils sont certains de porter le germe du nouvel État[22] » ; « La grande aventure de la SS va commencer. De la Baltique à l'Atlantique, de la mer Égée à la mer d'Azov, de la Bavière au Caucase, les hoplites du Führer vont vivre une prodigieuse épopée guerrière[23] » ; « Plus encore que le décor de la guerre, c'est le moment du combat qui compte ici. Soudain, tout devient possible. Il suffit d'oser. (…) l'homme d'armes y trouvera la place qui devait lui revenir de droit, la première, dans le mépris des valeurs bourgeoises, confortables et marchandes. Fidèle à une morale exigeante, l'homme n'est jamais si grand que lorsqu'il agit[24] ».

Pour Marie-José Chombart de Lauwe, s'exprimant dans la revue de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (dont elle est une dirigeante), Jean Mabire est « le plus grand spécialiste » de « la réhabilitation du nazisme » prenant la forme d'« une présentation des SS, hommes héroïques, exemplaires »[25]. Le comité de lecture du Mémorial de Caen ayant quant à lui estimé que les ouvrages de Mabire proposés par ledit Mémorial étaient à l’opposé de la mission de cette institution, ceux-ci ont été retirés du catalogue de sa librairie[26].

Si pour l’historien Jean-Luc Leleu, les livres incriminés relèvent de la « littérature romanesque consacrée à la Waffen-SS[27] », l’écrivain Jonathan Littell stigmatise une « littérature parahistorique visant à glorifier l'épopée allemande en Russie[28] ». Selon Ivan Bruneau, du Centre d'économie et sociologie appliquées à l'économie et aux espaces ruraux (CESAED), « Jean Mabire (…) a trouvé avec ses romans historiques le support idéal pour exposer sa vision idéologique de la guerre », et a développé avec quelques auteurs « une autre lecture du conflit, centrée sur l'art nazi de la guerre »[29].

Ces critiques sont réfutées par les témoignages du documentaliste de l'écrivain Éric Lefèvre (auteur spécialisé dans l'histoire militaire[30]), et de sa bibliographe, l’historienne Anne Bernet. Selon Éric Lefèvre, la notoriété des livres de Mabire sur les Waffen-SS s'explique avant tout par leur succès éditorial, et non par une adhésion idéologique de Jean Mabire, « chantre de tous les braves », auteur d'ouvrages comparables sur les Alliés et admirateur de l'Angleterre, en laquelle il voyait une amie naturelle de sa Normandie : « Jean n’était pas du tout germanophile, malgré ce qu’on pourrait croire. Il voulait célébrer la grande aventure, les prouesses guerrières, sous n’importe quel drapeau[31]. » Pour Anne Bernet, « le succès même de ces ouvrages [« militaires »] l'avait condamné à y consacrer plus de temps qu'il ne l'eût souhaité, lui interdisant d'écrire d'autres livres qui lui tenaient davantage à cœur. Lecteurs, éditeurs et critiques l'avaient cantonné dans un rôle dont il se fatiguait[32]. »

Gillian Seidel, du Modern Language Centre de l'université de Bradford, a, dans un article accusant la « Nouvelle Droite » d'hériter du fascisme, fait référence à Jean Mabire, qui aurait « fait remarquer qu'"Indo-Européen" signifie bien "aryen" pour les anciens d'Europe Action (dans Thule — Le Soleil Retrouvé des Hyperboréens, Paris, Laffont, 1977, p. 71 et 81, cité dans Droit de vivre, mai 1980, p. 26, n. 63)[33]. » Cependant, Jean Mabire considère que le terme d'aryen comporte « des relents de propagande belliqueuse[34] »

Bibliographie non exhaustive[modifier | modifier le code]

Auteur d'une centaine d'ouvrages[35], Jean Mabire débute dans l'écriture avec Drieu parmi nous, hommage à Pierre Drieu La Rochelle paru à La Table Ronde en 1963 (réédition : Trident, 1988 ; Lyon, Irminsul, 2002). Sa production est prolifique : sept livres dans les années 1960, trente-six dans les années 1970 (soit une moyenne d'un peu plus de trois ouvrages chaque année), trente dans les années 1980, trente-cinq dans les années 1990 et treize de 2000 à 2007. La prégnance du thème de l'aventure et de la figure de l'aventurier y a été mise en évidence[36].

Paganisme[modifier | modifier le code]

  • Thulé, le soleil retrouvé des Hyperboréens (Paris, Robert Laffont, 1978 ; réédition : Trident, 1986 ; Irminsul, 1999 ; Puiseaux, Pardès, 2002) : se veut présentation de l'histoire des Indo-Européens (« Hyperboréens ») et recherche sur l'énigme des Atlantes, ici reliée au mystérieux site de Thulé. Mabire raconte aussi, de manière romancée, l'histoire de la Société Thulé. L'ouvrage peut être lu comme un hymne au paganisme, sur lequel l'auteur revient souvent au fil des pages ;
  • Les Solstices. Histoire et Actualité, en collaboration avec Pierre Vial (GRECE, 1975 ; réédition : Le Flambeau, 1991 ; Lore, 2007) ;
  • Les Dieux maudits (Copernic, 1978 ; réédition sous le titre Légendes de la mythologie nordique, L'Ancre de Marine, 1999, 2010 ; Irminsul, 2004) [lire en ligne] (extraits).
  • Balades au cœur de l'Europe païenne (participation à un ouvrage collectif), Les Éditions de la forêt, 2002.

Ouvrages sur la Normandie et les Normands[modifier | modifier le code]

L'écrivain a consacré sa vie à la Normandie, pour laquelle il a rédigé, seul ou en collaboration, bon nombre d'écrits grand public et de vulgarisation comme :

  • Histoire de la Normandie, en collaboration avec Jean-Robert Ragache (Hachette, 1976 ; réédition : France-Empire, 1986, 1992) : prix du Mouvement Normand ;
  • Les Vikings, rois des tempêtes, en collaboration avec Pierre Vial (Versoix, 1976 ; réédition sous le titre Les Vikings à travers le monde : L'Ancre de Marine, 1992) [lire en ligne] (extraits) ;
  • La Saga de Godefroy Le Boiteux (Copernic, 1980 ; réédition sous le titre Godefroy de Harcourt, seigneur normand, Lore, 2007) ;
  • Histoire secrète de la Normandie (Albin Michel, collection « Histoire secrète des provinces françaises », 1984) ;
  • Guillaume le Conquérant (Art et Histoire d'Europe, 1987) ;
  • Les Ducs de Normandie (Lavauzelle, collection « destins », 1987) ;
  • Grands Marins normands (L'Ancre de Marine, 1993) [lire en ligne] (extraits) ;
  • Légendes traditionnelles de Normandie (L'Ancre de Marine, 1997) [lire en ligne] (extraits) ;
  • Jean Mabire et le Mouvement Normand (Éditions de l'Esnesque, 1998) : chroniques, cinq tomes parus ;
  • Vikings : cahiers de la jeunesse des pays normands (Veilleur, 1999) : tome I (1949-1951), tome II (1951-1955) ;
  • La Varende entre nous (Présence de La Varende, 1999) ;
  • Des poètes normands et de l'héritage nordique (Antée, 2003 ; réédition : Dualpha, 2005).

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire militaire[modifier | modifier le code]

Jean Mabire a consacré de nombreux ouvrages à l'histoire militaire, à la Waffen-SS notamment, mais aussi à des événements ou unités de toutes les origines :

  • Les Hors-la-loi, Paris, Robert Laffont, 1968 (réédition sous le titre Commando de chasse : Presses de la Cité, 1976 ; Presses-Pocket, 1978 ; France-Loisirs, 1979) ;
  • Les Samouraï, en collaboration avec Yves Bréhéret, Paris, Balland, 1971 (réédition : France-Loisirs, 1978 ; Presses-Pocket, 1987) ;
  • La Brigade Frankreich, Paris, Fayard, 1973 (réédition : Grancher, 2005) ;
  • Ungern, le Baron fou, Paris, Balland, 1973 (réédition corrigée sous le titre Ungern, le dieu de la guerre, Art et Histoire d'Europe, 1987 ; sous le titre Ungern, l'héritier blanc de Genghis Khan : Veilleur de proue, 1997) ;
  • La Division Charlemagne, Paris, Fayard, 1974 (réédition : Grancher, 2005) ;
  • Les Waffen SS, sous le pseudonyme d'Henri Landemer, Paris, Balland, 1974 ;
  • Mourir à Berlin, Paris, Fayard, 1975 (réédition : Grancher, 1995) ;
  • Les Jeunes Fauves du Fürher. La division SS Hitlerjugend en Normandie, Paris, Fayard, 1976 (réédition : Grancher, 2000) ;
  • L'Été rouge de Pékin, Paris, Fayard, 1978 (réédition : Le Rocher, 2006) ;
  • La Division « Wiking », Paris, Fayard, 1980
  • Les Paras du matin rouge (Presses de la Cité, 1981) ;
  • La Crète, tombeau des paras Allemands (Presses de la Cité, 1982) ;
  • Chasseurs alpins. Des Vosges aux Djebels (Presses de la Cité, 1984) : prix des Écrivains Combattants ;
  • Les Diables verts de Cassino (Presses de la Cité, 1991) ;
  • Les Paras de l'enfer blanc, Front de l'Est 1941-1945 (Presses de la Cité, 1995) ;
  • Division de choc Wallonie, Lutte à mort en Poméranie (Éditions Jacques Grancher 1996);
  • Les Guerriers de la plus grande Asie (Dualpha, 2004).

Autres sujets[modifier | modifier le code]

  • Tixier-Vignancour : histoire d'un Français (L'Esprit Nouveau, 1965 ; réédition : Déterna, 2001) ;
  • Les Grands Aventuriers de l'Histoire, les éveilleurs de peuples (Fayard, 1982) ;
  • Découvreurs et Conquérants (Atlas, 1983) ;
  • Patrick Pearse, une vie pour l'Irlande (Terre et Peuple, 1998) ;
  • Du bûcher à la guillotine (Dualpha, 2000) ;
  • La Traite des Noirs (L'Ancre de Marine, 2000) : livre tiré d'une contribution à L'Histoire Générale de l'Afrique (1971) [lire en ligne] (extraits) ;
  • Pierre Drieu La Rochelle, Réflexions sur un Coutançais méconnu (Éditions d’Héligoland. 2008, (ISBN 978-2-914874-39-7)) ;
  • Bibliographie de Jean Mabire. Alain de Benoist. Préface de Dominique Venner. (Éditions d’Héligoland. 2008, (ISBN 978-2-914874-68-7))

Ouvrage politique[modifier | modifier le code]

Si plusieurs textes de Jean Mabire sont teintés d'idéologie, il n'a écrit qu'un seul livre « politique » au sens plein du terme[37] :

  • L'Écrivain, la Politique et l'Espérance (Saint-Just, collection « Europe », 1966 ; réédition augmentée sous le titre La Torche et le Glaive : Libres Opinions, 1994 ; Déterna, 1999).

Romans[modifier | modifier le code]

  • L'Idole a disparu, sous le pseudonyme de Didier Brument (Filipacchi, collection « Âge tendre », 1970) ;
  • Les Paras perdus (Presses de la Cité, Ogmios, 1987) : prix de la ville de Caen ;
  • La Maôve (Presses de la Cité, 1989 ; réédition : France-Loisirs, 1990 ; Bertout, 1999) : prix des Libraires de Normandie ;
  • Opération Minotaure (Presses de la Cité, 1996).

Sur la mer et les marins[modifier | modifier le code]

L'œuvre de Jean Mabire, lui-même marin et père de deux navigateurs, est très marquée par le monde de la mer.

  • Évasions fantastiques (Maritime d'Outre-Mer, 1970 ; réédition sous le titre Les Évadés de la mer : Dualpha, 2002) ;
  • Pêcheurs du Cotentin (Heimdal, 1975) ;
  • Les Conquérants des mers polaires (Vernoy, 1980) ;
  • Mor Bihan autour du monde (Fayard et Maritime d'Outre-Mer, 1980) ;
  • Ils ont rêvé du Pôle (L'Ancre de Marine, 1994) ;
  • Béring. Kamtchatka-Alaska : 1725-1741 (Glénat, 1996) ;
  • Roald Amundsen, le plus grand explorateur polaire (Glénat, 1998) : prix Encre Marine décerné par la Marine nationale.

Série « Que lire ? : Portraits d'écrivains »[modifier | modifier le code]

Avec la collaboration d'Anne Bernet (chargée d'établir les bibliographies), Jean Mabire a aussi publié, sous le titre Que lire ? : Portraits d'écrivains, plusieurs volumes d'articles sur des auteurs décédés d'horizons différents[38] (volumes réédités, volumes posthumes édités, par Dualpha) :

  • Que lire ? Tome I : Portraits d'écrivains, Éditions National-Hebdo, Paris, 1994, 247 p., (ISBN 2-9508795-0-0). Chroniques littéraires parues dans National-Hebdo entre avril 1990 et septembre 1991. – Réédition, sous le titre 'Que lire ? Tome I' : Dualpha, coll. « Patrimoine des lettres », Coulommiers, février 2006, 262 p., (ISBN 978-2915461657).
  • Que lire ? Tome II : Portraits d'écrivains, Éditions National-Hebdo, Paris, 1995, 286 p., [ISBN non connu]. Chroniques littéraires parues dans National-Hebdo entre septembre 1991 et mars 1993. – Réédition, sous le titre 'Que lire ? Tome II' : Dualpha, coll. « Patrimoine des lettres », Coulommiers, février 2006, 300 p., (ISBN 978-2915461664).
  • Que lire ? Tome III : Portraits d'écrivains, Éditions National-Hebdo, Saint-Cloud, 1996, 319 p., [ISBN erroné selon le catalogue BN-Opale Plus]. Chroniques littéraires parues dans National-Hebdo entre mars 1993 et octobre 1994. – Réédition, sous le titre 'Que lire ? Tome III' : Dualpha, coll. « Patrimoine des lettres », Coulommiers, 2006, 330 p., (ISBN 978-2915461671).
  • Que lire ? Tome IV : Portraits d'écrivains, Éditions National-Hebdo, Saint-Cloud, 1997, 319 p., (ISBN 2-9508795-5-1). Chroniques littéraires parues dans National-Hebdo entre octobre 1994 et mars 1996. – Réédition : Dualpha, sous le titre 'Que lire ? Tome IV', coll. « Patrimoine des lettres », Coulommiers, février 2006, 328 p., (ISBN 978-2915461688).
  • Que lire ? Tome V : Portraits d'écrivains, Éditions National-Hebdo, Saint-Cloud, 1998, 319 p., (ISBN 2-9508795-6-X). Chroniques littéraires parues dans National-Hebdo entre mars 1996 et août 1997. – Réédition : Dualpha, sous le titre 'Que lire ? Tome V', coll. « Patrimoine des lettres », Coulommiers, février 2006, 330 p., (ISBN 978-2915461695).
  • Que lire ? Tome VI, Dualpha, coll. « Patrimoine des lettres », Coulommiers, 2006, 367 p., (ISBN 978-2-35374-007-9).
  • Que lire ? Tome VII, Dualpha, coll. « Patrimoine des lettres », Coulommiers, novembre 2007, 367 p., (ISBN 978-2-35374-061-1).

À noter que la WebTélévision du Mouvement normand, « TVNormanChannel » publie des lectures de ces "portraits d'écrivains", dans un magazine hebdomadaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ayant signé de son nom la plupart de ses textes, Jean Mabire a aussi écrit sous les pseudonymes de Didier Brument, Éric Dubecquet et Henri Landemer.
  2. Selon le journaliste normand et militant d'extrême droite Georges Feltin-Tracol, dans son hommage ( « Maît' Jean, le précurseur », Culture normande, no 33, deuxième trimestre 2006), Jean Mabire commença à écrire dans National-Hebdo fin 1980, avec des « Libres propos » se situant souvent « à contre-courant de la ligne frontiste et de ses orientations nationalistes jacobines ». Conscient de « la gageure de défendre un point de vue régionaliste-européen » dans ce journal, il y renonça : sa vision du monde n’en apparaissant pas moins dans certaines des chroniques littéraires qu’il publia depuis lors… Dans l’avant-propos du cinquième volume de celles-ci (1998), il écrivit à propos de sa démarche :
    « La lutte pour l’identité est devenue aujourd’hui l’objectif prioritaire. Elle précède et éclaire un combat politique dont chacun de nous peut mesurer chaque jour l’omniprésence impitoyable.
    Nos pires adversaires commencent à réaliser que notre camp n’est pas celui des sectaires et des crétins qu’ils se plaisent à caricaturer. Défendant notre identité, nous sommes attentifs à tous ceux qui, dans un proche passé, ont partagé ce même souci. En ce sens, tous les peuples qui refusent la grise unification mondialiste sont solidaires. »
    Ainsi Jean Mabire donnait-il à sa « lutte pour l'identité » une orientation nettement hostile à l'influence américaine, « n'hésit[ant] pas, écrit l'historienne Anne-Marie Duranton-Crabol, à reconnaître qu'il d[evait] à Nouvelle École d'avoir rafraîchi sa mémoire antiaméricaine, trop longtemps obscurcie par les préjugés antisoviétiques : “Cet ennemi primordial et privilégié, ce sont les États-Unis. Depuis un certain numéro de Nouvelle École (et même avant) nous savions à quoi nous en tenir… La libre Amérique, cela sonne aussi faux que l'Occident chrétien.” » (Anne-Marie Duranton-Crabol, Visages de la Nouvelle Droite. Le GRECE et son histoire, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1988). Georges Feltin-Tracol rapproche d'ailleurs l'écrivain du « courant national-révolutionnaire ».
  3. a, b et c Christian Brosio, « Jean Mabire parmi nous », Le Spectacle du Monde, no 524, juin 2006, p. 83.
  4. Sur la contribution de Jean Mabire aux revues régionalistes normandes, le lecteur se reportera aux cinq volumes de Jean Mabire et le Mouvement normand, Éditions de l'Esnesque, 1998.
  5. Un épisode de sa vie qui lui a inspiré le récit Les Hors-la-loi (Robert Laffont, 1968).
  6. « Distinctions littéraires », Les Amis de Jean Mabire, no 7, septembre 2003 [PDF].
  7. Sur cette période, cf. son livre-souvenir L'Aquarium aux nouvelles, Maître Jacques, 2000.
  8. Il cessera toutefois de travailler dans cette revue en 1966 : « L’aventure d’Europe-Action prendra fin piteusement par la création d’un ambigu Mouvement nationaliste du progrès au début 1966. Jean Mabire ne s’y reconnaît plus et quitte le journal dont il a tant contribué à l’essor. » (Patrice Mongondry, « Un fantassin exemplaire », Les Amis de Jean Mabire, no 3, 3e trimestre 2002 [PDF]).
  9. À propos de « son socialisme », Mabire écrivait : « Le véritable sens de notre lutte apparaît de plus en plus clairement : c'est la défense de l'individu contre les robots et, par conséquent, celle des patries contre l'universalisme. Pour nous, chaque homme et chaque nation possèdent une personnalité irréductible. (…)
    Le nationalisme, c'est d'abord reconnaître le caractère sacré que possède chaque homme et chaque femme de notre pays et de notre sang. Notre amitié doit préfigurer cette unanimité populaire qui reste le but de notre action, une prise de conscience de notre solidarité héréditaire et inaliénable. C'est cela notre socialisme. », et : « Si nous affirmons notre foi socialiste (…), c'est parce que nous sommes à la fois des traditionalistes et des révolutionnaires. Nous nous inscrivons dans une tradition bien enracinée, qui va de Proudhon à Sorel. Mais nous savons qu'une révolution sera nécessaire pour leur rester fidèles. (…) Nous ne sommes pas socialistes d'abord. (…) Nous sommes d'abord nous-mêmes, c'est-à-dire des hommes d'une certaine terre, d'un certain peuple, d'une certaine civilisation. Et nous sommes socialistes parce que nous sommes européens. Reconnaissant l'Europe non pas comme une idée abstraite, mais comme une réalité géographique, historique et ethnique. Mais cette réalité européenne, des liens du sang entre tous les Européens, qu'ils soient de l'Est ou de l'Ouest, du Nord ou du Sud (…), ces liens nous obligent à considérer tous les Européens comme nos frères. Et c'est cela le socialisme. (…) On ne saurait être nationaliste sans être obligatoirement socialiste. » (Jean Mabire, L'Écrivain, la Politique et l'Espérance, Saint-Just, 1966). Si les idées de Jean Mabire ont évolué avec le temps, l'homme est resté constant dans sa défense de l'Europe des régions et des ethnies. Pour un témoignage de cette constance, cf. Jean Mabire, « Ils ont rêvé l'Europe des Patries charnelles », Réfléchir et Agir, no 17, printemps 2004.
  10. Pour lire un de ses articles de l'époque, cf. « Ne pas craindre, ne pas subir, ne pas abandonner », L'Esprit public, 1965.
  11. Pierre-André Taguieff, Sur la Nouvelle Droite. Jalons d'une analyse critique, « Descartes et cie », 1994.
  12. Patrice Mongondry, art. cit. [PDF]
  13. Cf. l'hommage à Jean Mabire paru dans L'Unité normande — « Magazine politique du Mouvement Normand » — sous la plume de Didier Patte, membre de l'Association des Amis de Jean Mabire (no 288, avril/mai 2006).
  14. Sur le paganisme de Jean Mabire, cf. les développements de Georges Feltin-Tracol dans son hommage à l'écrivain (art. cit.) : « Les sujets portant sur la France, l’Europe, la Normandie, la politique, la guerre, l’écriture…, ont éclos sur un terrain fertile, qui plus est, clé de voûte de l’imaginaire personnel de Jean Mabire : le paganisme. Maît’Jean était païen. Malgré une éducation religieuse, il se détourna tôt des préceptes bibliques pour redécouvrir l’âme perdue des Européens. On ne peut comprendre l’attention qu’il portait aux traditions populaires et à leurs pays si l’on oublie cette donnée fondamentale. (…) ».
    En faveur de l’imprégnation païenne de l’œuvre de l’écrivain, plaident aussi les propos prêtés à Ungern, dans son livre éponyme paru en 1973 : « L'aigle solitaire, lui, est païen. Pas besoin de secte pour retrouver la communion avec les forces de la nature » ; « S'il y a un Dieu, il est sur la terre et non dans le ciel. Il est en nous et non hors de nous. Les Japonais savent cela mieux que moi. C'est ici, en Mongolie que vont se rencontrer et se reconnaître l'Extrême-Orient et l'Extrême-Occident, sous le signe du soleil » ; « Savoir. Pour qui sait, tout s'explique. Les superstitions des paysans estoniens et les proverbes de mes cavaliers cosaques. Tout un monde qui surgit de la terre. Je suis superstitieux parce que j'essaye de retrouver les forces obscures de la nature. Je sais que je fais partie du monde et que ma volonté est la même que celle des fleurs qui finissent par triompher de l'hiver glacé. Je vois des signes partout: dans le vol des oiseaux et la forme des nuages, dans la mousse humide, dans l'eau croupissante, dans les pierres aux formes étranges. Le mystère est visible. Il nous entoure. Je suis fort de toute la force du monde ». Sur le sens païen du sacré, cf. aussi l'introduction à ses Légendes de la mythologie nordique. Ce paganisme est également au cœur de l'engagement de l'auteur, aux côtés d'autres cadres du GRECE, dans le mouvement « scout » Europe Jeunesse, d'inspiration « Wandervogel ».
  15. La revue Nouvelle École dans son numéro d'août-septembre 1968 publie la liste des fondateurs du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (alors informel) : on trouve parmi ceux-ci Roger Lemoine, ancien secrétaire d’Europe-Action et futur président, puis président d'honneur du GRECE, Jacques Bruyas (en), ancien responsable de la FEN et d’Europe-Action à Nice, Jean-Claude Valla, qui sera longtemps rédacteur en chef de la revue Éléments, Dominique Venner (Julien Lebel), Jean Mabire, Michel Marmin, Pierre Vial, Dominique Gajas, etc. Cf. Pierre Milza, L'Europe en chemise noire : Les extrêmes droites en Europe de 1945 à aujourd'hui, Éditions Flammarion,‎ 2004 [détail de l’édition], p. 196 et 444 (note 13).
    Pour Anne-Marie Duranton-Crabol (op. cit.), la présence de Jean Mabire au sein du très intellectuel GRECE a ceci de pardoxal que l'écrivain manifestait un certain anti-intellectualisme dans ses écrits, « soit qu'il affich[ât] son antipathie pour la médiocrité de Robert Brasillach, "un petit normalien", soit qu'il prév[înt] charitablement ses lecteurs que l'intellect n'[était] pas son point fort : "Que l'on se rassure : je ne suis point spécialiste et encore moins universitaire", déclar[ait]-il en guise de présentation de son ouvrage Les dieux maudits (1978). "Dans cette entreprise, ajout[ait]-il, toute érudition me semble inutile. Ce qui importe, ce sont les couleurs et les gestes. Donner à voir importe plus que donner à croire." »
    Selon l'historienne, Jean Mabire incarnait à l'intérieur du GRECE la cause de « l'ultra-régionalisme » et de « l'Europe aux cent drapeaux » (Yann Fouéré).
  16. Parmi les livres qu'il y a fait paraître, en 1978 : Les Maîtres des Nefs du Moyen Âge de sa femme Katherine Hentic (1978), Les Navigateurs héroïques de l'Antiquité de Philippe Parroy et Les Combattants de la guerre sous-marine, 1939-1945 de Jean-Jacques Antier.
  17. En 1987, dans le cadre de celle-ci, il procède entre autres, en 1987, à la réédition de Guillaume, le bâtard conquérant, de l'écrivain normand Jean de La Varende, de La Campagne de Russie de l'ancien Waffen-SS Léon Degrelle, ainsi que de son propre ouvrage sur le baron guerrier von Ungern-Sternberg — qui inspira Hugo Pratt dans Corto Maltese en Sibérie (cf. l'article « Une autre vision du baron… » paru sur « Le blog du libraire contemplatif »).
  18. Donnant la parole à des historiens de renom, cette revue a toutefois des détracteurs qui pointent leur cohabitation avec des auteurs qu'ils jugent douteux, comme Jean Mabire. Ainsi, Marie-José Chombart de Lauwe, ancienne déportée et membre de la Ligue des droits de l'homme, écrit-elle : « (…) la Nouvelle Revue d'Histoire, (…) ce nouveau bimensuel luxueux publie des articles de fond, souvent signés par des auteurs prestigieux. Mais derrière cette façade, des membres éminents de la Nouvelle Droite et du Club de l'Horloge développent leurs thèses. Parmi les plus connus, Dominique Venner, qui dirige la publication ; au conseil d'administration siègent Jean Mabire ainsi que F.-G. Dreyfus, animateur de Radio-Courtoisie qui, elle aussi, donne la parole à toute l'extrême droite, tout en diffusant des émissions culturelles diversifiées. » (Marie-José Chombart de Lauwe, « Réhabilitation du nazisme : des voies multiples depuis 60 ans. 5e partie : Les moyens de communication et de diffusion », Le Patriote résistant, avril 2006).
  19. Présentation de l'association.
  20. Jean Mabire, Les Jeunes Fauves du Führer, la Division SS Hitlerjungend dans la bataille de Normandie, Paris, Fayard, Le Livre de Poche, 1976, p. 46-47.
  21. Ibid., p. 350.
  22. Henri Landemer (pseudonyme de Jean Mabire), Les Waffen SS, Paris, Balland, 1972, p. 51.
  23. Ibid., p. 43.
  24. Extrait de sa préface à la réédition de La Campagne de Russie de Léon Degrelle (Art et Histoire d'Europe, 1987), cité par Jonathan Littell, Le Sec et l'Humide, Paris, Gallimard, 2008, p. 9.
  25. Marie-José Chombart de Lauwe, « Réhabilitation du nazisme : des voies multiples depuis 60 ans. 5e partie : Les moyens de communication et de diffusion », Le Patriote résistant, avril 2006.
  26. Libération, 6 juin 2000.
  27. Jean-Luc Leleu, La Waffen-SS. Soldats politiques en guerre, Paris, Perrin, 2007, p. 823, note 1.
  28. Jonathan Littell, op. cit., p. 87.
  29. Ivan Bruneau, Un mode d'engagement singulier au Front national. La trajectoire scolaire effective d'un fils de mineur, Politix. Revue des sciences sociales du politique, 2002, no 57, p. 199.
  30. Cf. par exemple La Division Charlemagne : des Français dans la SS, hors série no 1 de la revue Axe et Alliés réalisé sous la direction d'Éric Lefèvre (2007).
  31. Éric Lefèvre poursuit : « Toutefois, son livre sur la 6e Airborne britannique en Normandie, qui était le pendant de sa production sur les paras allemands, a été un échec. Jean n’était pas seulement l’homme de la Wehrmacht ou de la Waffen-SS, il a aussi écrit sur les chasseurs alpins, Narvik, la bataille des Alpes. Mais il était d’une anglophilie extraordinaire, tellement l’histoire de l’Angleterre et de la Normandie étaient liées, au point de considérer, certes avec un peu d’humour, que le dernier duc de Normandie était la Reine d’Angleterre. (…) » (« Jean Mabire par Éric Lefèvre », La Presse littéraire, no 9, mars-avril-mai 2007).
  32. « Je devins la lectrice assidue de ses livres de guerre, aveu qui devait, plus tard, plonger Jean dans un amusement gentiment agacé. [Texte cité ci-dessus]. Ses ouvrages d'histoire militaire l'avaient distrait d'une carrière qui eût été toute différente, où l'étude de la littérature, dans ses rapports avec la politique et l'enracinement, eût dû tenir la première place.
    À l'automne dernier, alors que nous savions que la maladie contre laquelle il avait lutté près de 10 ans était en train de gagner la partie, lucidement conscient que le temps allait lui manquer, Jean avait choisi de consacrer ses dernières forces à tenter de terminer les ouvrages en cours qui lui tenaient le plus à cœur. Il s'agissait, c'était révélateur, d'essais littéraires : une biographie du capitaine Danrit et une étude monumentale consacrée aux écrivains normands. » (« Témoignage d'Anne Bernet », La Nouvelle Revue d'Histoire, no 24, mai-juin 2006).
  33. Gillian Seidel, « Le fascisme dans les textes de la Nouvelle droite », Mots. Les Langages du politique, 1981, no 1, p. 49.
  34. J. Mabire, Ibid, p. 81
  35. Pour une bibliographie détaillée, cf. page dédiée du site de l'Association des Amis de Jean Mabire.
  36. Cf. Laurent Schang, « Réflexions sur l'Aventurier », entretien avec Jean Mabire.
  37. Cet ouvrage est le seul à être défini comme « politique » dans la bibliographie de Mabire. Patrice Mongondry précise en effet qu'il « recèle une toute autre dimension [que ses "livres de guerre"]. D’abord et surtout parce qu’il s’agit là d’un recueil d’articles s’étalant sur une dizaine d’années. Les sujets y sont donc divers – encore qu’à bien y regarder ils se trouvent tous liés par une même trame – et traités au sein d’une conjoncture bien précise ; celle de l’immédiat après-guerre en Algérie. » (art. cit.).
  38. « J'estime davantage les libres penseurs que les conformistes, les aventuriers que les pantouflards, les anarchistes que les dévots, les instinctifs que les intellectuels, les enracinés que les cosmopolites, les enthousiastes que les sceptiques, les écrivains populaires que les auteurs hermétiques, mais j'aime autant les romantiques que les classiques et les révolutionnaires que les conservateurs. » (Jean Mabire, cité par Dominique Venner in « Pour saluer Jean Mabire », La Nouvelle Revue d'Histoire, no 24, mai-juin 2006).

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