Saint-Fons

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Saint-Fons
Le symbole de la commune : le château d'eau, en bordure de la vallée de la chimie
Le symbole de la commune : le château d'eau, en bordure de la vallée de la chimie
Blason de Saint-Fons
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Saint-Fons
Intercommunalité Grand Lyon
Maire
Mandat
Nathalie Frier
2014-2020
Code postal 69190
Code commune 69199
Démographie
Gentilé Saint-Foniards[1]
Population
municipale
17 032 hab. (2011)
Densité 2 811 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 42′ 34″ N 4° 51′ 14″ E / 45.709444, 4.85388945° 42′ 34″ Nord 4° 51′ 14″ Est / 45.709444, 4.853889  
Altitude 165 m (min. : 155 m) (max. : 220 m)
Superficie 6,06 km2
Localisation

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Saint-Fons

Saint-Fons est une commune française, limitrophe de Lyon, dans le département du Rhône et la région Rhône-Alpes.

Les habitants de Saint-Fons sont appelés les Sainfoniards[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Fons est située en banlieue sud-Est de Lyon.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Les transports en commun sainfoniards[modifier | modifier le code]

Saint-Fons - La gare SNCF

Saint-Fons est une commune desservie par le réseau TCL (Transports en commun lyonnais). La ville est reliée au reste de l'agglomération par plusieurs lignes de bus (C12, 60, 93). La ligne T4 du tramway de Lyon qui passe par Vénissieux est accessible notamment depuis son terminus Hôpital-Feyzin/Vénissieux[2].

En outre, la gare de Saint-Fons est desservie par une ligne cadencement vers, entre autres, les gares de Lyon-Perrache, Lyon-Jean-Macé, Vienne et Villefranche-sur-Saône.

La navette municipale est aussi un transport en commun, gratuit, des Sainfoniards.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1888, l'histoire de Saint-Fons était étroitement liée à celle de Vénissieux. Ce n'est en effet qu'à cette date que Saint-Fons est devenue une commune indépendante. Antérieurement, elle était un hameau du bourg de Vénissieux, essentiellement agricole.

Traversée par la route nationale 7 et par l’artère impériale (chemin de fer de Paris à Lyon et Marseille) établie par Napoléon III, les activités de Saint-Fons étaient axées sur la production maraîchère et la pêche dans le Rhône.

C'est en 1854 que commença, le long du Rhône, l'implantation des premières usines chimiques, liées à la fabrication textile, au début, pharmaceutique par la suite. Le site de Saint-Fons étant idéal pour ce type d'industrie, situé au sud de Lyon, suffisamment éloignée de celle-ci, afin de lui éviter les nuisances dues au rejets de produits dangereux, en bordure du Rhône pour à la fois utiliser l'eau et user des berges permettant l'arrivée et l'expédition des marchandises. Cette nouvelle industrie chimique en pleine expansion faisait augmenter considérablement la population de Saint-Fons.

La commune de Vénissieux franchement hostile à ce développement, opposant aux nouveaux arrivants toutes sortes de brimades et de tracasseries administratives[réf. nécessaire], une première demande de séparation fut déposée en 1873, qui, si elle n'eut pas de suite immédiate, permit l'enclenchement d'un processus qui allait aboutir après une période de relations tendues entre Vénissians et Sainfoniards à la naissance d'une nouvelle commune.

En 1885, le hameau industriel de 2 197 habitants et le centre agricole et commerçant de 2 283 habitants, n'avaient plus, ni les mêmes besoins ni les mêmes ambitions de développement. C'est le 21 mars 1888, que le Sénat votait un projet de loi déposé à la Chambre des députés en juin 1887, érigeant Saint-Fons en commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'étymologie du nom de la ville est source de différentes hypothèses contradictoires :

  • « Saint-Fons » viendrait de Centum Fontes, c'est-à-dire les cent sources ou de Sanos Fontes (fontaines saines), ce qui correspondrait à la nature hydrogéologique du site, qui aurait dérivé en « Saint-Fons » ;
  • Saint-Fons pourrait être la déformation de « Sans-fond », du lieu-dit au bas des Clochettes.

Une certitude, « Saint-Fons », ne présente pas de rapport avec la religion, aucun saint ne se prénomme « Fons ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de mars 2008, Christiane Demontès (PS) et sa liste d'union de la gauche (PS, PCF, Verts, PRG et LO) ont été élues devant le maire sortant Michel Denis (DVD) avec 51,07 % des suffrages exprimés, rendant ainsi la ville à la gauche. François Hollande a atteint le score de 73 % lors des présidentielles de 2012.

En 2014, la gauche a de nouveau perdu la ville, faisant les frais d'une forte abstention (49 %), au détriment du « Renouveau de Saint-Fons » conduit par Nathalie Frier (DVD).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville de Saint-Fons
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1955 Noël Descornes PCF  
1955 1959 Maurice Julliat    
1959 1967 Georges Girardet RS  
1967 1995 Franck Sérusclat SFIO puis PS  
1995 2001 Yves Mongenot PS  
2001 2008 Michel Denis DVD  
2008 2014 Christiane Demontes PS  
2014   Nathalie Frier DVD  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 17032 habitants. À partir du XXIe siècle siècle, les recensements réels des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu annuellement, pour 20 % de la population chaque année.

           Évolution de la population  [modifier]
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
4 060 4 160 4 982 5 325 6 018 7 248 9 362 10 660 10 443
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
10 607 11 100 13 067 15 096 17 144 15 291 15 735 15 671 16 589
2011 - - - - - - - -
17 032 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Un extrait de la série télévisée "Louis la brocante" a été tournée en avril 2004 dans un terrain appartenant à Rhodia, à proximité des chemins de fer.

Immigration[modifier | modifier le code]

Selon Michèle Tribalat, 56,2 % des jeunes de moins de 18 ans étaient d'origine étrangère (au moins un parent immigré) en 1999, dont 34 % d'origine maghrebine[5].

Santé[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Espace culturel Léon Blum (école de Musique, Centre d'Arts Plastiques, Bibliothèque des Clochettes, Industrielle Harmonie)
  • Bibliothèques Roger Martin du Gard
  • Théâtre Jean Marais

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments =[modifier | modifier le code]

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Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Saint-Fons bénéficie du label « ville fleurie » avec « 1 fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[6].

Sports[modifier | modifier le code]

  • Judo-club de Saint-Fons
  • GymBoxing Saint-Fons (champion du monde WKA)

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École Jules Vallès
  • École Jean Guéhenno
  • École Salvador Allende
  • École Simone de Beauvoir.
  • École Parmentier
  • École Maison des 3 espace ( M3E )
  • École Notre-Dame des fontaines
  • Collège Alain
  • Institut Interprofessionnel Rhône Alpes Performance Interfora

Cultes[modifier | modifier le code]

Saint-Fons - Vue d'une partie de la vallée de la chimie sur le territoire de Saint-Fons

Économie[modifier | modifier le code]

Saint-Fons est une des quatre communes qui accueille « la vallée de la chimie »[7].

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Charles Coupier, industriel et fabricant de produits chimiques à Saint-Fons.
  • [Franck Sérusclat]
  • [Christiane Demontès]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. http://www.tcl.fr/documents/pdf/metro_tram.pdf
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. Michèle Tribalat, Les concentrations ethniques en France, 2007
  6. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  7. « Vallée de la Chimie (69) », sur lyonentreprises.com (consulté le 22 avril 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alice Pénisson, Si Saint-Fons m'était conté, Ville de Saint-Fons, 1988, (ISBN 2-905074-05-1), 109 pages

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]