Architecture paléochrétienne

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Église Sainte-Sabine de Rome, Ve siècle, l'une des églises les mieux conservées de l'époque du bas-Empire à Rome, de plan basilical.
L'église Santa Costanza de Rome, bâtie sous Constantin au IVe siècle, l'un des exemples les plus anciens d'église à plan centré. L'épais tambour et la lourde coupole antique sont entièrement suspendus sur des colonnes en granite.

L'architecture paléochrétienne est une période de l'architecture chrétienne s'étendant du IIIe au VIe siècle apr. J.-C., principalement dans l'Antiquité tardive et jusqu'au Haut Moyen Âge (ce dernier est parfois entièrement inclus dans la période de l'art paléochrétien selon les auteurs).

Nef de la basilique Sant'Apollinare nuovo de Ravenne avec ses mosaïques du VIe siècle.

Dans un premier temps, l'architecture paléochrétienne se développe considérablement dans tout l'empire Romain, surtout à partir du règne de Constantin, premier empereur converti au christianisme, qui devient la religion officielle de l'empire. L'architecture paléochrétienne est donc directement l'héritière de la tradition architecturale classique romaine. Cette période voit ensuite l'épanouissement de l'architecture byzantine dans la partie orientale de l'empire, mais aussi de l'architecture chrétienne d'Occident qui, après les conquêtes germaniques, mènera à l'architecture mérovingienne puis carolingienne, ainsi que l'architecture wisigothique et l'architecture lombarde, entre autres.

Durant la christianisation de l'empire Romain, les lieux de culte se sont installés dans certains anciens temples païens convertis, mais plus encore dans les basiliques civiles des forums. Car contrairement aux temples les vastes basiliques pouvaient accueillir la foule de la cité et rassembler les fidèles. Mais rapidement, le manque d'espace pour les besoins du nouveau culte conduira à la construction de nouveaux édifices sur le modèle des anciennes basiliques civiles, dont le plan est adapté à la liturgie chrétienne, ce qui abouti au plan basilical, qui deviendra le plan d'église le plus répandu tout au long de l'histoire de l'architecture chrétienne. Parallèlement, d'autres plans se développeront, notamment le plan centré en rotonde avec coupole centrale, généralement pour les baptistères et les sanctuaires dédiés aux saints comme les martyriums dans un premier temps.

À l'époque moderne, aux XVIIIe et XIXe siècles, un retour aux origines suscite un style néo-paléochrétien, tel celui de l'église Saint-Philippe-du-Roule[1].

Édifices paléochrétiens[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Lavedan, Simone Goubet, Pour connaître les monuments de France, Arthaud, , p. 519

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]