Toussus-le-Noble

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Toussus-le-Noble
Mairie de Toussus-le-Noble
Mairie de Toussus-le-Noble
Blason de Toussus-le-Noble
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Versailles
Canton Versailles-Sud
Intercommunalité Communauté d'agglomération Versailles Grand Parc
Maire
Mandat
Patrick Charles
2014-2020
Code postal 78117
Code commune 78620
Démographie
Gentilé Nobeltussois
Population
municipale
1 006 hab. (2011)
Densité 250 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 52″ N 2° 06′ 54″ E / 48.7478, 2.115 ()48° 44′ 52″ Nord 2° 06′ 54″ Est / 48.7478, 2.115 ()  
Altitude Min. 130 m – Max. 163 m
Superficie 4,02 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-toussus-le-noble.fr/

Toussus-le-Noble est une commune française située à 23 km à l'ouest de Paris (Porte de Saint-Cloud) dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Nobeltussois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Toussus-le-Noble dans les Yvelines
Locator Dot.png

Le village est situé au sud de Versailles sur le plateau qui commence, vers l'est, à Palaiseau, dans le département de l'Essonne, et se prolonge vers l'ouest par la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, Guyancourt, Montigny-le-Bretonneux, Trappes, Élancourt.

Les communes limitrophes en sont Les Loges-en-Josas au nord-est, Jouy-en-Josas à l'est, Saclay (Essonne) au sud-est, Villiers-le-Bâcle (Essonne) au sud, Châteaufort à l'ouest et Buc au nord.

Les communes à proximité sont également Versailles (Yvelines), Magny-les-Hameaux (Yvelines), Saint-Aubin, Gif-sur-Yvette (Essonne), Guyancourt (Yvelines) et Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines).

Toussus-le-Noble est desservie par la route départementale 938 qui contourne le village par l'est et permet de rallier Buc et Versailles, vers le nord, et Châteaufort, Magny-les-Hameaux et Saint-Rémy-lès-Chevreuse vers le sud.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Toussus-le-Noble

Les armes de Toussus-le-Noble se blasonnent ainsi :

d'azur à la bande d'or chargée de trois socs de charrue de sable, accompagnée en chef d'une croix fleurdelisée, couronnée et parsemée de fleurs de lis d'or et en pointe d'un demi vol d'argent.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La forme la plus ancienne de Toussus date de 1212[2] et la forme Torsus en 1205 [3].

On ne connait pas exactement les circonstances et la date de rattachement de « le Noble » à Toussus mais on ne peut affirmer que pendant les années révolutionnaires le Noble avait disparu afin de ne pas se faire remarquer par les autorités un peu trop expéditives. Cette adjonction date d’avant le XVIIe siècle[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Toussus était situé en pays Parisii et plus précisément dans le "Josas" d’après des divisions ecclésiastiques (archidiaconés) ou laïques (Parisii, Hurepoix, Brie, Josas,Châtrais, Arpajon). Les limites géographiques sont vagues et ne correspondent pas à de véritables circonscriptions administratives et financières. Les archidiaconés ne sont attestés que vers le XIème siècle et Jouy devient capitale de Josas Gaudiacus , région méridionale du "Parisii"[5].

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Toussus, le Noble avait disparu afin de ne pas se faire remarquer par les autorités un peu trop expéditives[6],[7].

L'église dédiée à saint Germain est sortie de la Révolution en si mauvais état qu'il a été décidé de la détruire. Elle n'a jamais été reconstruite.

Le terrain d'aviation, encore en activité pour l'aviation privée, commerciale ou de loisirs, est opérationnel dès 1915. Il s'y trouve une école de pilotage militaire.

Le 24 août 1944, la 2e division blindée du général Leclerc traversa le village lors de sa marche vers Paris.

Le nord du territoire communal, dont l'espace occupé aujourd'hui par l'aérodrome, faisait partie des terrains du Grand Parc de Versailles. La commune possède sur son territoire la porte du Trou Salé, une des portes d'entrée à ce Grand Parc. La longueur des murs de ce grand Parc équivalait à 43 kilomètres et ils étaient percés de 25 portes. La porte du Trou Salé a été incorporée dans la construction d'une ferme après la Révolution. Elle est inscrite à l'inventaire des conservations du patrimoine.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 006 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
96 65 40 43 50 54 38 41 42
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
46 56 62 47 60 61 77 70 68
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
79 89 84 85 95 117 132 158 214
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
208 247 174 150 686 659 823 831 958
2011 - - - - - - - -
1 006 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (62,6 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 62,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,5 %, 15 à 29 ans = 21,5 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 38,9 %, plus de 60 ans = 3,1 %) ;
  • 37,4 % de femmes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 23,8 %, 30 à 44 ans = 22,8 %, 45 à 59 ans = 30,3 %, plus de 60 ans = 5,6 %).
Pyramide des âges à Toussus-le-Noble en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,3 
1,2 
75 à 89 ans
2,0 
1,9 
60 à 74 ans
3,3 
38,9 
45 à 59 ans
30,3 
19,0 
30 à 44 ans
22,8 
21,5 
15 à 29 ans
23,8 
17,5 
0 à 14 ans
17,6 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Maires de Toussus-le-Noble[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1789 1793 Louis Bault    
mars 1929 1960 André Tronchon    
mars 1983 1989 Patrice Bralet    
mars 1989 2001 Patrick Charles    
mars 2008 en cours Gilles Pancher[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

La commune de Toussus-le-Noble appartient au canton de Versailles-Sud ainsi qu'à la communauté d'agglomération Versailles Grand Parc. Cette communauté d'agglomération, centrée sur Versailles et qui regroupe onze communes dont une située dans l'Essonne (Bièvres), exerce les compétences suivantes : l'aménagement du territoire, avec l'élaboration d’un schéma de cohérence territoriale, et le développement économique, et parmi les compétences optionnelles : l'environnement, le logement avec l'élaboration du programme local de l’habitat intercommunal et la constitution de réserves foncières pour la construction de logements sociaux, et le transport avec l'élaboration d’un plan local de déplacement (PLD) et l'organisation des transports urbains.

Sur le plan électoral, la commune est rattachée à la deuxième circonscription des Yvelines (dite « Versailles-Chevreuse »), l'une des deux circonscriptions yvelinoises centrées sur Versailles, dont le député est Yves Vandewalle (UMP) qui siège en tant que suppléant de Valérie Pécresse depuis la nomination de cette dernière au gouvernement aux fonctions de ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Au plan judiciaire, Toussus-le-Noble fait partie de la juridiction d’instance de Versailles et, comme toutes les communes des Yvelines, dépend du tribunal de grande instance ainsi que de tribunal de commerce sis à Versailles[11],[12].

Économie[modifier | modifier le code]

L'aérodrome, la tour de contrôle

Toussus-le-Noble est connu comme l'un des berceaux de l'aviation en France. Robert Esnault-Pelterie et Henri Farman s'y sont installés en 1907. Son aéroport actuel est essentiellement tourné vers une aviation d'affaires et de tourisme. Aérodrome actif en France, il a fêté son centenaire en septembre 2007.

Il est en particulier le seul aéroport d'Ile de France qui héberge des écoles de formation des pilotes professionnels et le seul où une telle activité est possible, en raison de l'équipement du terrain en moyens radioélectriques d'atterrissage aux instruments et de son ouverture le soir jusqu'à 22h30[13].

Contrairement à ce que rapportent certains agents immobiliers peu scrupuleux, il n'est pas question de fermer cet aéroport qui conserve tout son intérêt stratégique en région Île-de-France et qui est situé au cœur de l'opération d'intérêt national de Paris-Saclay[14].

Toutefois, et malgré son intérêt indéniable, ces mêmes promoteurs sous couverts d'associations de riverains ont finalement obtenu, en prélude à une éventuelle fermeture définitive qu'ils persistent à demander, la fermeture de l'aérodrome les dimanches et jours fériés de 12h à 15h, ainsi qu'un ensemble d'autres mesures visant à asphyxier l'activité de la plate-forme qui sont effectives au 15 août 2011[15].

Depuis le 6 décembre 2011, l'aérodrome de Toussus a été déclassé et n'est plus un aérodrome douanier [16]. Cette mesure oblige tout trafic international à faire à l'arrivée ou au départ une escale sur un autre terrain douanier, et devrait rapidement faire disparaitre l'activité d'aviation d'affaires. La volonté politique de fermer ce terrain à terme ne fait guère de doute.

Toussus-le-Noble accueillait jusqu'au début de l'année 2011 une base de l'Aéronautique navale, devenue établissement (E.A.N) et une ZAC d'affaires.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par le réseau de bus SAVAC qui dans un sens mène aux gares de Versailles-Chantiers et Versailles Rive-Gauche pour rejoindre la ligne C du RER et dans l'autre sens à la gare de Saint-Rémy-lès-Chevreuse pour rejoindre la ligne B du RER pour un accès plus facile au reste du département, aux autres départements, et à la capitale.

Deux lignes de bus du réseau SAVAC relient Toussus aux communes limitrophes : la ligne 262A (Saint-Rémy-lès-Chevreuse - Versailles) et la ligne 262B (Toussus-le-Noble - Buc - Versailles, cette dernière ne circulant qu'à certaines courses).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Toussus fait partie de l'académie de Versailles.

La commune administre une école maternelle/élémentaire, l'école Roland Garros. Cependant, Toussus ne possède ni collège ni lycée. Ces derniers se situent à proximité par exemple à Buc qui possède le collège Martin-Luther-King et le lycée franco-allemand de Buc. Pour l'enseignement secondaire, il est également possible de fréquenter les lycées versaillais comme le lycée Hoche ou également le lycée privé Notre-Dame du Grandchamp.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Lazennec, Si Toussus nous était conté, SAMAN (Service d'approvisionnement en matériel de l'aéronautique navale,‎ 1982, 100 p..
  • Geneviève Sandras-Dextreit, Toussus-le-Noble : Cent ans d'images, 1900-2000, Groupe historique de Toussus-le-Noble,‎ 2000, 37 p. (ISBN 295148870X).
  • Geneviève Sandras-Dextreit, D'azur et d'or, l'aérodrome de Toussus-le-Noble, Groupe Historique de Toussus-le-Noble,‎ 2007, 168 p. (ISBN 2-9514887-3-4, résumé)
  • Georges Beisson et Colette Guétienne, Huit aérodromes sur un plateau, Le patrimoine aéronautique autour de Toussus-le-Noble, Bleu Ciel Éditions,‎ 2011, 128 p. (ISBN 978-2-918015-14-7, résumé)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Toussus-le-Noble », Union des maires des Yvelines (consulté le 25 mai 2011).
  2. cartulaire Notre Dame de la Roche[réf. incomplète]
  3. Pouillé de Sens[réf. incomplète]
  4. "Le Groupe Historique de Toussus-le-Noble", association "loi 1901". Elle a pour but d'effectuer des recherches historiques sur la commune et ses environs, d'en mettre les résultats à la connaissance du public, de conserver et de valoriser, dans la mesure du possible, le patrimoine culturel local.
  5. "Le Groupe Historique de Toussus-le-Noble", association "loi 1901". Elle a pour but d'effectuer des recherches historiques sur la commune et ses environs, d'en mettre les résultats à la connaissance du public, de conserver et de valoriser, dans la mesure du possible, le patrimoine culturel local.
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. "Le Groupe Historique de Toussus-le-Noble", association "loi 1901". Elle a pour but d'effectuer des recherches historiques sur la commune et ses environs, d'en mettre les résultats à la connaissance du public, de conserver et de valoriser, dans la mesure du possible, le patrimoine culturel local.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  9. « Évolution et structure de la population à Toussus-le-Noble en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 mai 2011)
  10. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 mai 2011)
  11. « Tribunal d'instance de Versailles - Liste des communes et cantons », Cour d'appel de Versailles (consulté le 25 mai 2011).
  12. « Tribunal de grande instance de Versailles - », Cour d'appel de Versailles (consulté le 25 mai 2011).
  13. « Liste des organismes de formation FTO approuvés - », Ministère des transports.
  14. « Communauté d'agglomération Versailles Grand parc - », Région Ile de France.
  15. « arrêté de fermeture partielle au journal officiel », Journal Officiel.
  16. « Journal officiel de l'Union Européenne, liste des points de passages frontaliers », Journal Officiel de l'Union Européenne.