Société des usines Chausson

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Autobus Chausson de la RATP, actuellement propriété de l'AMTUIR.

La Société des usines Chausson est une entreprise française disparue. Elle a été fondée à Asnières-sur-Seine en 1907 sous le nom de Ateliers Chausson Frères par deux frères (Jules et Gaston Chausson). Elle produit alors des radiateurs à nid-d'abeille à tubes et ailettes, des réservoirs et des tubulures d'admission ou d'échappement.

Spécialisée dans la construction automobile (carrosserie et échangeurs thermiques), elle a été un acteur important de l'industrie des véhicules en France, en tant que constructeur (Autocars Chausson) depuis 1942, puis en tant que sous-traitant de ses deux principaux actionnaires, les groupes Peugeot et Renault dont elle assurera l'assemblage de véhicules utilitaires, par exemple pour Peugeot les J7, J9, 404 pick-up, Citroën C35, pour Renault, les R4 fourgonnette, Estafette, Trafic, plus épisodiquement de coupés (Opel GT, Citroën SM).

Pendant les années 1970, période de son plus important développement (environ 15 000 salariés), le groupe possédait des usines à Asnières-sur-Seine, Gennevilliers, Meudon, Reims, Creil, Maubeuge, Laval. Il avait absorbé ou filialisé d'autres sociétés du secteur automobile telles que Chenard et Walcker, Brissonneau et Lotz.

La marque sera choisie par la RATP dans les années 1950 pour fournir plusieurs centaines d'autobus pour Paris et sa banlieue.

Riche d'une histoire ouvrière presque centenaire, la restructuration du groupe tout au long des années 1990 donnera lieu à d'importants mouvements sociaux, suivie du dépôt de bilan de l'entreprise en septembre 1993. De 1993 à 1995, trois plans sociaux conduisent au licenciement de 2 549 personnes et à la fermeture définitive du site de production installé dans la banlieue parisienne[1].

Le dernier établissement de Gennevilliers, a cessé son activité en 2000.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Martine Fournier, Pour réussir une restructuration, Echos des Recherches, Sciences humaines

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Danièle Linhart, Perte d'emploi, perte de soi, City, Érès,‎ 2002 (ISBN 2-749-20078-4).
  • Bernard Massera et Daniel Grason, Chausson : une dignité ouvrière, Éditions Syllepse, 2004.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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