Standard Athletic Club

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48° 48′ 22″ N 2° 13′ 17″ E / 48.80611, 2.22139 ()


Standard Athletic Club Sport3 icone.svg
Logo
Généralités
Type Club omnisports
Date de fondation 1890
Siège
Site web http://www.saclub.org

Le Standard Athletic Club est un club privé anglais fondé à Paris, en 1890. Le club est surtout connu comme un grand club de football, premier vainqueur du championnat de France de football en 1894 et plusieurs fois champion de France. Son équipe de cricket a représenté la France en finale aux jeux olympiques de 1900, seuls et uniques jeux olympiques où le cricket a été joué. Le club devient rapidement le lieu privilégié d'accueil des britanniques expatriés à Paris et après son occupation par l'armée allemande pendant la guerre, reçoit la reine Elizabeth II à plusieurs reprises lors de ses visites en France[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Les débuts du club[modifier | modifier le code]

Le Standard Athletic Club est créé le 1er mars 1890, rue Copernic au bar "The Horse Shoe" avec 17 membres dont George Smith, les frères Wynn, W.-D. Attrill et Neville Tunmer. Le club se veut d'abord un lieu de rencontre des britanniques venus travailler à Paris pour l'exposition universelle de 1889. Les premiers membres fondent le club pour organiser une équipe de football, qui joue dans le bois de Boulogne, en face du lac inférieur.

Le 1er novembre 1892, le Standard affronte le Club français ; c'est le début d'une farouche rivalité qui va tenir Paris en haleine pendant une décennie. Le premier choc se solde par un match nul. Lors de la revanche, ce sont les Français du Club qui s'imposent 2-0.

Le 11 décembre 1892, le Standard rencontre l'équipe que tout le monde craint : les White-Rovers. Logiquement, le Standard s'incline 5-1. Les White-Rovers sont vraiment les plus forts. Ils le confirment d'ailleurs le 22 janvier 1893 en écrasant 3-0 le Standard. Le dimanche suivant, le Standard se venge de cette nouvelle déconvenue en infligeant un sévère 4-0 au Club Français. Ces toutes premières affiches du football français drainent quelques dizaines de curieux le long des lignes de touche.

Le Standard ne se contente pas d'égayer les après-midi de ses membres, mais prend aussi en compte ses soirées. Ainsi, tout comme son homologue des White-Rovers, des smoking-concerts sont organisés chez Dehouve, à la Porte Maillot.

Le Standard est le premier club français à tenter l'expérience de l'entrée payante. Au Trotting Club de Levallois, les recettes sont plutôt maigres.

En fin de « saison » 1892-93, le Standard dispute un match « international » face aux Londoniens du Marylebone FC, c'est une sévère défaite 7-0.

Cinq fois champion[modifier | modifier le code]

Lassés de l'ostracisme de l'USFSA concernant le football, le Standard et les White-Rovers menacent de se constituer en ligue indépendante. L'USFSA ne peut permettre cette dérive et préfère reconnaître le football, afin de mieux en contrôler l'expansion. Toutefois, à Paris, sous la houlette des Standard et autres White-Rovers, il est déjà trop tard pour les anti-foot de l'USFSA, qui sont contraints de laisser mettre en place un comité où siègent notamment des membres du Standard, et un championnat.

L'équipe de football du Standard Athletic Club en 1894
L'équipe du Standard AC en 1894.

Les White-Rovers sont les grands favoris du premier championnat de France USFSA : ils sont invaincus ! Pourtant, c'est le Standard qui arrache le titre en poussant les Rovers à rejouer la finale (2-2) pour les battre, 2-0, le 6 mai 1894. Le Standard présente alors l'équipe suivante : H. Wynn - W.-D. Attrill, E. Wynn - Hill, J. Roscoe, Leguillard - Vines, O. Hickx, Hunter, A. Tunmer, N. Tunmer. Seul Français du onze du Standard : Leguillard.

Le Standard confirme son titre la saison suivante et s'affirme comme le club phare de cette première décennie de l'histoire du football français en s'adjugeant les titres en 1894 et 1895, puis en 1897 et 1898. Seul ce club français a pu arracher un titre au Standard en 1896.

C'est pourtant le Club qui remporte les titres 1899 et 1900. Les Français trébuchent ensuite face au Havre AC en finale nationale.

Les Rouge et Noir du Standard enlèvent un nouveau titre en 1901 et affrontent le double champion de France en titre, Le Havre A.C. Après un match nul à Paris, le Standard étonne en infligeant un énorme 6-1 aux solides Havrais. Le titre est de retour à Paris.

Le nom du club a inspiré celui du Standard de Liège.

Le Standard rentre dans le rang[modifier | modifier le code]

Toujours fidèles à la première série du championnat de France USFSA jusqu'à la Grande Guerre, le Standard a le plus grand mal à endiguer la montée en puissance de nombreux clubs solides à Paris. Le palmarès s'en ressent ; il n'aura plus jamais le clinquant des débuts. Le Standard est l'un des 48 clubs cofondateurs de la Coupe de France en 1917-18. Après avoir écarté Championnet Sports en 32e de finale (5-1), le Standard retrouve son vieux rival au tour suivant : le Club Français. Dans la plus pure tradition des oppositions Club-Standard, un match nul 2-2 sanctionne la rencontre qu'il faut rejouer. Hélas pour le Standard, c'est le Club qui domine nettement le replay (5-1).

On retrouve le Standard en 32e de finale de la Coupe en 1925 et 1926, mais c'est l'ultime apparition dans les palmarès du club du président Philip Humphreys Tomalin.

Le Standard préfère en effet poursuivre sa carrière dans l'intimité de sa retraite douillette et très british de Meudon[2]en se contentant de s'aligner dans des compétitions « mineures ». L'« authentique » doyen du football français en concurrence avec le Havre Athletic club pour ce titre honorifique. Son équipe fanion évolue aujourd'hui dans le championnat de ligue régionale du Critérium du Samedi.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]