Archiviste

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Archiviste
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Archiviste et rayonnages

Code ROME (France) K1601

L'archiviste est une personne chargée de la gestion des archives.

Rôle et fonctions[modifier | modifier le code]

Les missions de l'archiviste sont au nombre de quatre :

  • collecter, c'est-à-dire faire entrer dans les archives tous les documents qui ont vocation à s'y trouver et seulement ceux-là, ce qui implique d'y faire un tri entre ce qui mérite d'être conservé et ce qui peut être détruit ;
  • inventorier, c'est-à-dire décrire le contenu des documents archivés en élaborant des instruments de recherche afin qu'on puisse retrouver facilement le(s) document(s) dont on a besoin ;
  • conserver, c'est-à-dire protéger les documents archivés de tout ce qui pourrait menacer leur intégrité, que ce soit des détériorations dues à des causes naturelles (feu, dégâts des eaux, micro-organismes, etc.) ou des actes de malveillance ;
  • communiquer, c'est-à-dire rendre matériellement et intellectuellement possible la consultation du contenu des documents, en faisant connaître l'existence de ceux-ci, en fournissant des renseignements à leur sujet, en publiant les plus intéressants, en faisant reproduire et diffuser les plus fragiles ou les plus demandés, etc.

Contexte professionnel[modifier | modifier le code]

L'archiviste travaille

  • soit dans l'organisme qui a produit les documents à archiver (administration, entreprise, association, etc.) et pour répondre aux besoins et aux obligations légales de cet organisme,
  • soit dans un organisme extérieur qui conserve et communique des archives définitives ; c'est notamment le cas des services d'archives publics que la législation charge de gérer les archives définitives des administrations et des autres personnes publiques.

Formation[modifier | modifier le code]

Les compétences idéales de l'archiviste sont, à parts égales, juridiques et historiques. Connaître le droit est nécessaire dans la mesure où les archives sont d'abord des preuves et où il doit sélectionner celles qui seront utiles pour défendre ou établir des droits, notamment en cas de procès. Connaître l'histoire est nécessaire puisque les archives sont aussi des sources pour la recherche historique et qu'il doit les sélectionner en fonction de l'utilité qu'elles peuvent avoir pour l'historien actuel et futur.

En pratique, la formation des archivistes, dans tous les pays du monde, est dominée par l'histoire et est dispensée dans des écoles et des facultés relevant d'universités de lettres et de sciences humaines. On constate d'ailleurs que, dans beaucoup de pays, la direction des Archives nationales est confiée à des professeurs d'histoire.

L'archiviste s'occupe également des documents courants dans les différents organismes. Dans ce cadre, ses connaissances en histoire lui permettent de trier avec pertinence les documents nécessaires à la mémoire de l'organisme dont il s'occupe, tandis que des notions juridiques et une compréhension des fonctions de l'entreprise l'aident à garantir l'accès rapide et fiable aux documents utiles à son activité.

France[modifier | modifier le code]

La formation initiale des archivistes en France est surtout assumée par les universités et par l'école des chartes.

  • Licences
    • Université d'Angers :
      • Licence de sciences humaines et sociales, mention histoire, parcours Patrimoine écrit, option Archives.
      • Licence professionnelle Traitement et gestion des archives et des bibliothèques.
    • Université de Dijon : Licence professionnelle Communication et Information en ressources documentaires et bases de donnée, mention Archives et Patrimoines Industriels, Culturels et Administratifs (APICA)[1]
    • Université de Mulhouse : Licence professionnelle Ressources documentaires et bases de données, mention Gestion de l'information des archives et de la documentation.
    • université de Toulouse-Le Mirail : Licence professionnelle Information-communication, mention Archives.
  • Masters
    • école des chartes : master de sciences humaines et sociales, spécialité nouvelles technologies appliquées à l'histoire.
    • université d'Amiens : master professionnel de sciences humaines et sociales, mention histoire, spécialité métiers des archives et technologies appliquées.
    • université d'Angers : master professionnel de sciences humaines et sociales, mention histoire, géographie, document, spécialité histoire et métiers des archives et bibliothèques, parcours histoire et métiers des archives.
    • université de Bourgogne : master professionnel de sciences humaines et sociales, mention Cultures, sociétés, espaces : mondes modernes et contemporains, spécialité archives du XXe et XXIe siècles européens : du papier au numérique.
    • université de Caen : master professionnel de sciences humaines et sociales, mention histoire, spécialité gestion et mise en valeur des ressources patrimoniales.
    • université de Lille III : master professionnel de sciences humaines et sociales, mention sciences historiques, spécialité administration générale et patrimoniale, parcours archivistique et monde du travail.
    • université de Lyon III : master de sciences humaines et sociales, mention histoire, spécialité métiers des archives.
    • université de Mulhouse : master professionnel de sciences humaines et sociales, mention information et communication, spécialité archivistique.
    • université de Provence : master professionnel de sciences humaines et sociales, mention histoire et humanités, spécialité métiers des archives, des bibliothèques et de la documentation.
    • université de Toulouse-Le Mirail : master professionnel ingénierie documentaire et édition, parcours archives et images.
    • Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines : master professionnel de culture, humanités et sciences des sociétés, mention histoire culturelle et sociale, spécialité métiers de la culture, archives.
  • Autres diplômes

Italie[modifier | modifier le code]

En Italie, la formation des archivistes est assurée principalement par dix-sept écoles spécialisées, les Scuole di archivistica, paleografia e diplomatica (« écoles d'archivistique, de paléographie et de diplomatique »), placées auprès des principaux Archivi di Stato. De plus, un certain nombre d'universités proposent des licences et des masters (lauree et lauree magistrale) dans des spécialités connexes à l'archivistique. Les deux formations (école et université) peuvent se cumuler.

Québec[modifier | modifier le code]

Au Québec, il y a distinction de la formation. En effet, on retrouve au niveau collégial la formation de "Technique en documentation", d'une durée de 3 ans et qui brosse un tableau très sommaire des tâches de l'archiviste. Par la suite, au niveau universitaire, il y a le "Certificat en archivistique" sur une année, qui forme les archivistes praticiens (les techniciens). Ils auront à implanter les outils archivistiques, les mettre en application.

Quant à l'archiviste professionnel, il est doté d'une "Maîtrise en archivistique" ou d'une "Maîtrise en sciences de l'information, option archivistique". Ce dernier fera, entre autres, :

  • Planification, élaboration et amélioration de programmes de gestion des archives;
  • planification, analyse et amélioration d’applications informatiques destinées aux archives, telle que la gestion électronique des documents (GED);
  • élaboration et développement d’outils archivistiques : plan de classification, calendrier de conservation, outils de repérage, etc.;
  • établissement de politiques, de directives, de normes et de procédures concernant les diverses fonctions archivistiques : acquisition, traitement (classification, description), préservation, diffusion, etc.;
  • établissement de politiques, de directives et de procédures concernant les lois et les règlements relatifs au domaine des archives;
  • élaboration et développement de programmes particuliers de gestion propres à l’institution : correspondance, mandat, procès-verbal, etc.;
  • conception et implantation de programmes de formation du personnel et des usagers;
  • conseil et aide professionnelle auprès du personnel et des usagers;
  • communication, veille et référence;
  • diffusion, promotion et relations publiques;
  • gestion des ressources humaines, matérielles et financières.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Revues spécialisées (professionnelles)

  • Archivum (ancien nom de la revue archivistique du CIA) ;
  • Janus (ancien nom de la revue professionnelle et scientifique du CIA) ;
  • Comma (revue archivistique) ; revue professionnelle et scientifique éditée par le CIA (deux fois par an, version papier, disponible gratuitement pour les membres)[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]