Les Wampas

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Les Wampas
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Les Wampas. De gauche à droite : Nicolas Schauer, Tony Truant, Effello Wampas, Didier Wampas, et Jean-Michel Lejoux.

Informations générales
Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical Rock alternatif, punk rock, psychobilly
Années actives Depuis 1983
Labels New Rose (1986–1988), Eurobond Records (1990–1992), RCA Records (1993–1997), FKO Music (1998–2001), Atmosphériques (2002–2008), Disques Barclay (2009), Verycords (depuis 2014), Warner Bros Records (depuis 2017)
Site officiel wampas.com
Composition du groupe
Membres Didier Wampas
Jean-Michel Lejoux
Tony Truant
Nicolas Schauer
Effello Wampas
Anciens membres Marc Police
Ben Sam
Alain Wampas
Francis Wampas
Joseph Dahan
Philippe Martinot
Phil Almosnino
Éric Starczan

Les Wampas (vɑ̃pas) sont un groupe de rock alternatif et punk rock français, originaire de la région parisienne. Formé en 1983, le groupe repose essentiellement sur le chanteur Didier Wampas (de son vrai nom Didier Chappedelaine, il était en même temps électricien à la RATP avant de partir en retraite début 2012)[1]. La composition qui a beaucoup évolué depuis leurs débuts, comprend actuellement Jean-Michel Lejoux (basse, ex-Satellites), Effello (guitare), Nicolas Schauer (batterie) et Tony Truant (guitare, ex-Dogs).

Les Wampas sont surtout connus pour les textes faussement juvéniles de Didier Wampas, qu'il chante d'une voix parfois à la limite de la justesse. Longtemps méconnus du grand public et ignorés des médias de masse, les Wampas ont vu leur notoriété s'accroître en 2003 après leur signature avec une filiale d'Universal. Le single Manu Chao est alors diffusé sur les radios musicales nationales comme Europe 2 et NRJ, et Didier Wampas multiplie ses interventions à la télé et à la radio. Le groupe est nommé, lors des Victoires de la musique 2004, dans la catégorie « Groupe/Artiste révélation scène de l'année ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et débuts (1983–1986)[modifier | modifier le code]

Didier Wampas en 2011.

Les Wampas se forment en 1983, avec comme meneur et chanteur Didier Chappedelaine, alias Didier Wampas. Le nom Wampas vient du nom d'une tribu dans la bande dessinée Rahan, le fils des âges farouches, la tribu des Hommes-Wampas, habillés de capes rappelant les ailes des chauves-souris. À l'instar des Ramones, les membres du groupe accolent le nom de Wampas à leur propre prénom comme s'ils faisaient partie d'une même famille (bien qu'ils n'aient chacun aucun lien de parenté). À l'origine, les Wampas sont un groupe de psychobilly comme en témoignent le look qu'ils adoptent à leurs débuts (coiffure banane) ainsi que l'usage de la contrebasse. Néanmoins, leurs influences musicales vont peu à peu au long de leur carrière, se diversifier : du psychobilly à Mike Brant, en passant par Johnny Hallyday, le punk (notamment les Ramones), les Beach Boys, et les Yéyés. En septembre 1983, sans grande expérience de la scène, Les Wampas se produisent sur une petite scène lors de la Fête de l'Humanité[2]. Lors de leurs premières prestations live, ils partagent souvent la scène avec le groupe les Météors. Dès les débuts, le groupe connaît de multiples changements de personnel (ce qui restera une constante dans l'histoire du groupe).

Entre 1983 et 1985, la formation se stabilise autour de Didier Wampas (au chant), Francis Wampas (à la batterie) et Alain Wampas (à la contrebasse). Les Wampas font partie à l'époque de la scène alternative parisienne et partagent souvent la scène avec des groupes comme Les Coronados, Garçons Bouchers,Les Casse-pieds Les Satellites, Bérurier noir ou Ludwig von 88. Dans sa chanson Chez Rascal et Ronan, François Hadji-Lazaro évoque cette époque où se côtoyaient les groupes parisiens, notamment les Wampas dans les mêmes bars. Le groupe répète dans une cave avec acharnement, et sort en 1985 son premier 45 tours : Dracu Bop. En mai de la même année, le guitariste surf-rock Marc Police rejoint le groupe à la place de Francis, et lui apporte une nouvelle dimension. C'est aussi à cette époque qu'arrive Niko.

Didier Wampas (chant, guitare).

Les Wampas tournent beaucoup ; ils font partie de la scène alternative française de l'époque, qui comprend notamment les Bérurier noir, les Casse-pieds, Les Coronados, les Dead Gregorys, les Double Nelson, les Garçons Bouchers, les Hot Pants, Jad Wio, Laid Thénardier, Ludwig von 88, la Mano Negra[3], Les Naufragés, Noir Désir, OTH, Parabellum, Les Satellites, Les Sheriff, La Souris Déglinguée, Les Tambours du Bronx, Les Tétines Noires, Les Thugs, Treponem Pal, Les VRP, les Wanderers, Washington Dead Cats, etc.

Le premier album studio des Wampas, Tutti frutti, est publié en 1986[4]. Il est caractérisé par un son très psychobilly avec Alain Wampas à la contrebasse. Les textes sont décalés, parfois composés uniquement d'onomatopées répétées tout le long de la chanson (Yeah Yeah Yeah !, Shala la la !). Le chant de Didier Wampas est suraigu, parfois limite : cela devient la marque de fabrique du groupe pour tous ses albums[3]. Mais les Wampas sont sans complexes, ils assument ce chant atypique. Ils créent même un t-shirt portant l'inscription « Le chanteur des Wampas chante faux (mais c'est fait exprès) »[3].

C'est à cette époque qu'apparaît une rancœur tenace envers les Washington Dead Cats. Elle se manifeste à travers plusieurs chansons : Une bombe sur Washington, Bang ! Bang ! Bang ! (« Les Washington Dead Cats qui se sont reformés, je crois que je vais pleurer » ; cette chanson date toutefois de bien plus tard : 1998 et l'album Chicoutimi), Les Gens riches (« les gens riches aiment bien les Washington, pas moi », les gens riches en question étant le groupe les Satellites, en référence à leur album Riches et célèbres). Les deux groupes partageaient la même salle de répétition, et la dispute aurait concerné un problème de matériel.

Au cœur de la scène indépendante (1987–1992)[modifier | modifier le code]

Tony Truant (guitare).

Après la sortie de leur premier album, les Wampas écument les bars et les petites salles de concert. Ils participent à plusieurs compilations comme Psycho Attack over Europe, Mon grand frère est un rocker. C'est l'âge d'or du rock alternatif, tous les groupes cités plus haut commencent à se faire connaître d'un public plus ou moins grand. Chez les Wampas, les musiciens défilent en même temps que disparaissent peu à peu les influences psychobilly. Les Wampas se défont du look psycho arborant des tenues plus éclectiques (Didier Wampas se laissera même pousser de longs cheveux) et même de leur contrebasse puisqu'Alain Wampas quitte le groupe en 1987, remplacé par Ben Sam, qui lui, joue de la basse. La formation Niko-Ben Sam-Didier-Marc Police va se stabiliser pendant un certain moment et véritablement imprimer un style que l'on retrouvera sur les deux albums suivants. Ce sont surtout Didier Wampas et Marc Police qui constituent les piliers du groupe et qui écrivent les chansons.

Leur deuxième album, intitulé Chauds, sales et humides, sort en 1989. Il marque une certaine rupture avec le premier album en incluant des styles musicaux plus variés et moins axés sur le rockabilly ou le psychobilly. Beaucoup plus rock 'n' roll que le précédent, il laisse également entrevoir ce que seront les textes dans les albums suivants : un mélange de poésie (Le seigneur est une fleur), d'enfance, d'onomatopées (Yeah Yeah), d'humour, et d'absurdités (Ver de terre). Mais c'est sur scène que le groupe se fait une réputation, avec des concerts énergiques, lors desquels Didier Wampas se livre à toutes sortes d'excentricités.

Effello Wampas (guitare).

Le troisième album, Les Wampas vous aiment, sort en 1990. Pour la première fois, le groupe dispose de moyens importants pour la production. L'album possède un bon potentiel commercial (la scène alternative remportant alors un succès important auprès du grand public), et contient bon nombre de classiques du groupe : Tataratatata, Ce soir, c'est Noël, Quelle joie le Rock 'n' Roll, C'est facile de se moquer, et surtout Petite fille. Le vidéo-clip de cette chanson passe relativement souvent sur M6, et la chanson apparaît aussi dans le film J'embrasse pas d'André Téchiné. On peut voir dans le clip la jeune Marion Cotillard, alors âgée de 15 ans. Mais la promotion ne suit pas et l'album ne remporte pas le succès escompté. À noter, au début de l'album, une citation résumant bien l'esprit du groupe : « Y'a qu'à mettre tout à fond... Le rock, c'est tout à fond ». Cet état d'esprit se retrouve sur scène, et porte ses fruits puisque le groupe attire maintenant du monde. En 1991, leur tournée passe ainsi par le Printemps de Bourges, le Bataclan ainsi que le Japon, où ils font la première partie de la Mano Negra[5].

Le 21 décembre 1991, Marc Police se suicide[5]. Le groupe est ébranlé, et les années qui suivent sont difficiles, avec des changements dans la composition du groupe. L'arrivée de Philippe Almosnino, ex-Wanderers, va consolider la puissance de la formation. À cette époque, le rock alternatif est sur le déclin, beaucoup de groupes se séparent. Les Wampas, eux, continuent de jouer. Pour l'anecdote, un des épisodes de la série noire Le Poulpe, intitulé Les potes de la perception, s'inspire beaucoup de la mort du guitariste des Wampas.

Signature chez BMG (1993–1997)[modifier | modifier le code]

Niko (batterie).

Le groupe signe chez BMG, ce qui lui permet de bénéficier de moyens importants pour la sortie d'un quatrième album, Simple et tendre en 1993. Le disque est produit par Mark Wallis (U2) et est en partie enregistré aux studios Abbey Road. Marc Police n’étant plus là pour l’épauler, c’est Didier qui se charge de l’essentiel de la création des chansons. L’ensemble de l’album laisse apparaître une plus grande part de poésie, la plupart des textes tournant autour de l’amour ou de l’enfance. On trouve dans cet album un bon nombre de classiques du groupe, souvent joués en concert, tels que Les îles au soleil, Comme un ange qui pleure et Les bottes rouges. Le groupe enchaîne sur une grande tournée, avec un passage à l'Olympia en 1993. La même année, Ben Sam quitte le groupe au profit de Chris Black qui à son tour quitte le groupe l'année suivante[3]. Jean-Mi (ex-bassiste des Satellites sous le nom de Monsieur Miel) prend la basse en 1994.

En 1995, les Wampas enregistrent leur cinquième album, Trop précieux, qui sort en mai 1996. Là encore, BMG leur donne de grands moyens puisqu’une partie de l’album (en particulier la production) est réalisée à Austin (Texas). L'album est très homogène et on y retrouve les ingrédients propres aux Wampas : des textes surréalistes (Le soleil, Gisèle), des chansons tristes (Il viendra), des chansons gaies (Trop précieux, Johnny McDonald), de l’amour (Ne dis pas aux copains (reprise de France Gall), C’est l’amour), de l’amitié (Mes amis/oh oui je vous aime), de la poésie… Renforcé d'une seconde guitare, Joseph « Jo » Dahan (ex-bassiste de la Mano Negra), les Wampas s’embarquent alors pour une grande tournée mondiale, avec des passages en Europe mais aussi à Austin, Tōkyō et Montréal. L’album live Toutafonlive, sorti en 1996, est le reflet de cette tournée. Les Wampas jouent dans des petites salles et des bars et sont parfois inconnus du public. La pochette de Toutafonlive en témoigne, puisqu'y figure la photo d’un affichage annonçant un concert des Wampus.

Retour à un label indépendant (1998–2002)[modifier | modifier le code]

Jean-Michel Lejoux (basse).

Le contrat qui lie les Wampas à leur maison de disques BMG n’est pas renouvelé. Le groupe repart dans le circuit indépendant, et sort son sixième album en 1998. Il s’intitule Chicoutimi (nom d’une ville québécoise dans laquelle les Wampas ont joué). Les sujets abordés sont éclectiques, allant des rapports mère/fils (Ma mère me rend folle) au groupe Toto (Toto) en passant par le cycliste Laurent Jalabert (Jalabert) et la chanteuse d’Il était une fois, Joëlle. On note aussi de nombreux clins d’œil à des groupes issus de la même scène et désormais disparus (Je t’aimerai toujours, (qui fait spécifiquement référence à la chanson Les Béruriers sont les rois des Bérurier Noir), Bang ! Bang ! Bang !), laissant les Wampas seuls survivants. Le morceau Joëlle rend hommage au groupe Il était une fois.

En 2000 sort le septième album du groupe, sobrement intitulé Kiss. Même si le groupe n’a jamais cessé d’évoluer depuis ses débuts, la différence est ici assez marquante car cet album lorgne parfois du côté des Pixies. Sur la pochette, un Didier maquillé porte des lunettes 3D acquises lors d’un concert du groupe Kiss, d’où le titre de l’album. Lors de la tournée qui suit, la chanson Kiss, interprétée à la fin du concert sert de prétexte à Didier pour embrasser tous ceux et celles qui le veulent bien, en ponctuant les baisers de « Kiss ! ». Dans des messages placés au début et à la fin du disque, le groupe s'auto-proclame « Inventeur du rock 'n' roll. » La nostalgie et l’amour semblent être les thèmes principaux de l’album, en particulier dans les chansons J’ai rencontré Marilou, J’ai avalé une mouche, DW, Comme un punk en hiver. La chanson J'ai avalé une mouche inspiré par Vivien le jeune filleul de Didier, qui aurait avalé une mouche en regardant une jolie fille sur son vélo.

Reconnaissance du grand public (2003–2005)[modifier | modifier le code]

Didier Wampas lors d'un concert à Chambéry (2004).

En février 2003, les Wampas sortent leur huitième album, présenté en avant-première au gala de l'ENTPE avec un titre à rallonge : Never Trust a Guy Who After Having Been a Punk, is Now Playing Electro. Il s’agit d’un clin d’œil à BenSam, ancien bassiste du groupe qui s'est orienté vers la musique électronique en intégrant le groupe Sporto Kantes. L’album sort sur Atmosphériques. Du coup, Manu Chao, le single extrait de l’album, est soutenu par une promotion valable et rencontre un succès commercial. On peut véritablement parler de révélation au grand public, vingt ans après la création du groupe. C’est sûrement ce qui vaut aux Wampas d’être nommés aux Victoires de la musique dans la catégorie « révélation de l’année ». Ils perdent face à Kyo mais sont remarqués pour leur prestation scénique survoltée. Celle-ci commence en effet avec un Didier dévalant les gradins en criant « les Wampas n'aiment pas les autres, ils n'aiment pas Kyo, et ils n'aiment pas la variété pourrie » ; le chanteur ne se calme pas pendant le reste de la chanson. Le groupe fait également à l'été 2003 la plupart des grands festivals estivaux comme les Vieilles Charrues, les Vaches au gallo ou les Eurockéennes. C'est à partir de cette époque que Tony Truant ex-Dogs et ex membre de Tony Truant et ses Deux Solutions) rejoint le groupe à la place de « Jo » Dahan (qu'il avait occasionnellement remplacé sur scène auparavant).

L’album lui-même est plus classique que Kiss, plus punk et humoristique[3] : Comme un kényan, Country en Croatie (dans laquelle ils raillent le groupe de rock progressif Genesis), Chocorêve, L’aquarium tactile. La tournée qui suit est enregistrée et sort en 2004 sous la forme d’un album live (Never trust a live) et d’un DVD (Never Trust a DVD). À l’occasion de la sortie de l’album live, le groupe sort également un simple : une reprise de Patrick Juvet : Où sont les femmes ? . Les Wampas enchaînent ensuite sur une tournée de quelques dates en Inde. David Vallet réalise un documentaire sur le groupe, intitulé For the Rock, qui est diffusé de façon confidentielle.

Nouveaux albums (2006–2014)[modifier | modifier le code]

Didier Wampas au festival Balelec en 2011.

L'album Rock 'n' Roll Part 9 est sorti au printemps 2006, une série limitée étant accompagnée d'un DVD Psychomovie qui relate l'enregistrement de l'album. En février 2007, Philippe Martinot, guitariste des Wampas en 1984-1985 publie sous le pseudonyme de Philippe Wampas, Le Dictionnaire bordélique des Wampas (Hors Collection), une biographie aléatoire émaillée d'anecdotes, de reportages et d'interviews, illustrés de photographies inédites. Didier Wampas participe à l'album Alice et June d'Indochine, sur la chanson Harry Poppers dont il a écrit le texte et sur laquelle il chante en duo avec Nicola Sirkis.[réf. souhaitée]

En 2007, les Wampas font partie des 10 pré-sélectionnés pour représenter la France à l'Eurovision, et enregistrent un morceau pour l'occasion, Faut voter pour nous[6]. Mais ils sont éliminés au premier tour de l'élection du représentant français, au profit d'un groupe avec qui ils ont partagé plusieurs scènes de festivals, les Fatals Picards. Les Wampas for the Rock 2 : Les portes du futur de David Vallet (qui avait produit le premier volet) est sorti en 2007, et comprend 40 concerts ainsi que leur répresentation à l'Eurovision[7]. Les Wampas sont la preuve que Dieu existe est sorti le 19 janvier 2009, là encore une série limitée accompagnée d'un DVD relatant l'enregistrement de l'album[8].

Le 26 juin 2010, les Wampas font la première partie du groupe Indochine à l'occasion du concert évènement au Stade de France[9]. Entre 2010 et 2014, les Wampas donnent moins de concerts, ce qui permet à Didier de sortir trois albums : un en solo, Taisez-moi (2011)[10], un avec Bikini Machine, Comme dans un garage (2013), et un avec Sugar and Tiger, Télévisage (2014). De nombreux concerts ont eu lieu avec ces formations. Les Wampas en 2014-2015 sont en tournée pour promouvoir leur album, Les Wampas font la gueule, paru le sur le label Verycords[11]. Cette sortie suit d'une tournée à la fin de l'a même année[12].

Tournée et Evangelisti (depuis 2016)[modifier | modifier le code]

Une tournée estivale en 2016 est l'occasion de faire découvrir au public la nouvelle chanson Baby, suce ma roue, 1er extrait de leur 12e album à paraître début 2017[13]. En 2017, Didier Wampas et le groupe figurent dans le film Satire dans la campagne de Marc Large et Maxime Carsel. Cette même année sort leur nouvel album, Evangelisti chez Verycords et Warner Bros Records[14].

Polémiques[modifier | modifier le code]

En 2006, un single, Chirac en prison, crée une polémique, les chaînes de télévision et de nombreuses radios refusant de le diffuser. Toutefois, Ouï FM (radio rock parisienne) la diffuse régulièrement et la radio publique Le Mouv' la diffuse aussi de temps en temps. Par ailleurs, Les Guignols de l'info réalisent un clip remarqué pour cette chanson. Les Wampas n'ont pu interpréter cette chanson en direct à la télévision qu'une seule fois, au cours de l'émission 20h10 pétantes, sur Canal+. À noter qu'ils l'ont joué également lors de l'émission Concerts sauvages sur France 4. Il s'agissait en vérité d'un concert du groupe Louise Attaque organisé place du palais royal, donc devant le Conseil d'état et ces derniers invitèrent les Wampas à jouer la chanson sous les fenêtres de cette haute institution. Le groupe avoue d'ailleurs avoir lancé cette chanson pour tester la capacité d'autocensure des médias audiovisuels français.

La réaction la plus notable fut celle de François Goulard, maire de Vannes et Ministre de l'Enseignement Supérieur, qui tenta de faire interdire le concert du groupe prévu dans sa ville (voir l'interview vidéo[15] de Didier Wampas), mais ne put que réquisitionner les jeunes militants de l'UMP pour faire arracher les affiches[citation nécessaire].

Didier Wampas écrira également une chanson controversée, Les Rockeurs de Droite, pour la reformation du groupe Bijou SVP. Didier Wampas est aussi connu pour avoir égratigné d'autres groupes ou chanteurs comme Manu Chao ou Louise Attaque notamment à travers la chanson Manu Chao, critiquant le comportement de certains artistes. Didier Wampas déclare lors d'une interview que Manu Chao avait bien pris la chanson, bien qu'il se soit opposé à ce que la pochette de son album soit détournée pour le single[16]. Louise Attaque n'aurait pas réagi à la chanson, et a même participé au clip vidéo du titre.

Membres[modifier | modifier le code]

Date Chant Basse/Contrebasse Batterie Guitare 1 Guitare 2 Albums
1983 Didier Wampas Alain Wampas Marietti Francis Wampas François Quivoron
1984
1985 Niko Wampas Marc Police
1986 Tutti frutti
1987
1988 Ben Sam Chauds, sales et humides
1989
1990 …Vous aiment
1991
1992 Chris Black Philippe Almosnino
1993 Simple et tendre
1994 Jean-Michel Lejoux
1995
1996 Trop précieux
1997
1998 Joseph Dahan Chicoutimi
1999
2000 Kiss
2001
2002
2003 Never trust a guy who after having been a punk, is now playing electro
2004
2005 Tony Truant
2006 Rock'n'Roll Part 9
2007
2008
2009 Les Wampas sont la preuve que Dieu existe
2010
2011
2012
2013
2014 Les Wampas font la gueule
Juin/Juillet 2014 Effello Wampas
2015 Philippe Almosnino
2015 Eric Starczan
2016 Effello Wampas

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Albums live[modifier | modifier le code]

Compilation[modifier | modifier le code]

Vidéos[modifier | modifier le code]

  • 2004 : Never Trust a DVD ! (concert)
  • 2005 : For the Rock (documentaire)
  • 2006 : Psychomovie (documentaire sur la conception de Rock'n'Roll Part 9, en édition limitée avec l'album)
  • 2007 : For the rock 2 : Les portes du futur (documentaire 2h + 30 minutes de bonus)

Singles et EP[modifier | modifier le code]

  • Dracu Bop (1985)
  • J'ai quitté mon pays (1988)
  • Touche pipi (1988)
  • Petite fille (1990)
  • Le costume violet (1991)
  • Comme un ange (qui pleure) (1992)
  • Les bottes rouges (1992)
  • Les îles au soleil (los) (1993)
  • Le demi du Vendredi (1994)
  • C'est l'amour (1996)
  • Trop précieux (1996)
  • Ma mère me rend folle (1998)
  • J'ai avalé une mouche (2000)
  • I love you (2000)
  • Manu Chao (2003)
  • Je t'ai donné ma vie (2003)
  • Où sont les femmes ? (2003)
  • Chirac en prison (2006)
  • Rimini (2006)
  • Faut voter pour nous (2007)
  • Universal (2008)
  • Persistance rétinienne (2009)

Hommage[modifier | modifier le code]

Duos sur disques[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

  • 1987 : Au pays du touche pipi sur la compilation Mon grand frère est un rockeur
  • 1989 : Houa houa hou sur la compilation Sang neuf en 89
  • 1989 : Adieu à un ami sur Everyday is a hollyday, album hommage à Buddy Holly
  • 1990 : Seul sur Rock'n horreur
  • 1990 : La seule (reprise des Ramones) sur Le légume du jour #6
  • 1991 : Rien à foutre (reprise des Ramones), sur la compilation Rock Hardi #1
  • 1992 : J'ai dansé avec l'amour sur l'album Ma grand-mère est une rockeuse hommage à Édith Piaf et Fréhel
  • 1998 : Yesterday sur la compilation Rock Hardi
  • 2002 : Dernière station avant l'autoroute sur l'album Les Fils du coupeur de joints (2002) album hommage à Hubert-Félix Thiéfaine
  • 2009 : Rock and roll mops sur On n'est pas là pour se faire engueuler !, album hommage à Boris Vian

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire bordélique des Wampas - Philippe "Wampas" Martinot - Hors collection éditions - 2007

Classements[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Année Information Classement des ventes[18]
Drapeau de la France France
1986
Tutti frutti
NC
1988
Chauds, sales et humides
NC
1990
Les Wampas vous aiment
NC
1993
Simple et tendre
NC
1996
Trop précieux
NC
1997
Toutafonlive
NC
1998
Chicoutimi
NC
2000
Kiss
NC
2003
Never trust a guy who after having been a punk, is now playing electro
43
2004
Never trust a live !
29
2006
Rock'n'Roll Part 9
33
2009
Les Wampas sont la preuve que Dieu existe
34

Singles[modifier | modifier le code]

Année Information Classement des ventes[18] Album
Drapeau de la France France
2003
Manu Chao
20
Never trust a guy who after having been a punk, is now playing electro
2006
Chirac en prison
46
Rock'n'Roll Part 9
2006
Rimini
86

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • En 2010, Didier Wampas joue dans le court-métrage Changement de cap, réalisé par Jérôme Bleitrach, et diffusé sur Canal+.
  • En 2011, les Wampas tournent dans le film Le Grand Soir de Benoît Delépine et Gustave Kervern (scène de concert au BT59 à Bordeaux).
  • En 2017, Didier Wampas et le groupe figurent dans le film Satire dans la campagne de Marc Large et Maxime Carsel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les Wampas - Les Wampas font la Gueule - chronique », sur lordsofrock.net (consulté le 21 juin 2017).
  2. Émission consacrée au festival de Chainaz-les-Frasses sur Radio Aix-les-Bains le 11 septembre 2016
  3. a, b, c, d et e « Wampas, en hommage à Rahan ! », sur Rock Made in France, (consulté le 21 juin 2017).
  4. « Les Wampas - Tutti frutti », sur albumrock.net (consulté le 21 juin 2017).
  5. a et b « Biographie », sur rfimusique.com/artiste/rock/wampas/biographie (consulté le 21 juin 2017).
  6. « L'Eurovision se met au punk », sur 20minutes.fr, (consulté le 21 juin 2017).
  7. « Demain. Les Wampas ouvrent les portes du futur », sur lemans.maville.com/Ouest France (consulté le 21 juin 2017).
  8. « Les WAMPAS - Les Wampas Sont La Preuve Que Dieu Existe (2009) », sur fp.nightfall.fr, (consulté le 21 juin 2017).
  9. « Indochine, Les Wampas, Miss Kittin – Stade de France – 26 Juin 2010 », sur eatmusic.fr (consulté le 21 juin 2017).
  10. « Les Wampas reviennent ! », sur Ouï FM, (consulté le 21 juin 2017).
  11. « LES WAMPAS - Les Wampas Font La Gueule », sur ferarock.org (consulté le 21 juin 2017).
  12. « "Les Wampas font la gueule" mais partent quand même en concert », sur culturebox.francetvinfo.fr (consulté le 21 juin 2017).
  13. Interview par Radio Aix sur le festival Chaina'zik - 10 septembre 2016.
  14. « Les Wampas, la vie en rock », sur RFI Musique (consulté le 21 juin 2017).
  15. infos musique & interviews d'artistes (pop, rock, variétés, etc.): Les Wampas, sur le site powerpodcast.typepad.com
  16. Interview Les Wampas, Paris, 27 février 2003, sur le site foutraque.com
  17. Les paroles prononcées dans « Eccl. 5:1 » sont celles que l'on retrouve dans une bible standard à Eccl. (pour Ecclésiaste) 5e chapitre, et en fait le 2e verset.
  18. a et b Fiche Les Wampas, sur Lescharts.com - consulté le .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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