Bezonvaux

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Bezonvaux
Chapelle Saint-Gilles.
Chapelle Saint-Gilles.
Blason de Bezonvaux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Canton Belleville-sur-Meuse
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Verdun
Maire Maurice Michelet
Code postal 55400
Code commune 55050
Démographie
Population
municipale
0 hab. (2014)
Densité 0 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 14′ 15″ nord, 5° 28′ 06″ est
Altitude 257 m (min. : 226 m) (max. : 367 m)
Superficie 9,23 km2
Localisation

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Bezonvaux est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est. Cette commune, qui ne possède aucun habitant, est l'un des neuf villages français détruits durant la Première Guerre mondiale qui n'ont jamais été reconstruits.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Ce village fantôme est traversé par la route départementale 24 qui relie Gremilly à Haudiomont en serpentant au pied des côtes bordant la Meuse à l'est de Verdun. Ces côtes, de même que le territoire agricole de la commune, sont maintenant couvertes par la forêt de Verdun. Le territoire du village couvre 923 hectares et s'étage entre 226 et 367 mètres d'altitude. Bezonvaux est voisin d'Ornes, village détruit et non reconstruit.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bezonvaux
Ornes Maucourt-sur-Orne
Douaumont Bezonvaux
Vaux-devant-Damloup Dieppe-sous-Douaumont

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de Bezonvaux, qui prend sa source à trois kilomètres à l'ouest du village, rejoint le ruisseau de Vaux à Mogeville et se jette ensuite dans l'Orne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom pourrait provenir de celui d'un comte austrasien Boson qui en aurait été le seigneur vers le VIIIe siècle. Quoi qu'il en soit Besonval existait déjà au XIe siècle et bénéficia en 1252 d'une charte d'affranchissement.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1540 la paroisse de Bezonvaux est une annexe de celle de Douaumont. C'est en 1624 qu'un curé est affecté au village, Beaumont-en-Verdunois devient alors annexe de la paroisse de Bezonvaux. Au début du XVIIIe siècle Beaumont, devenu plus important que Bezonvaux, le curé déménage pour s'y installer mais en 1803, Bezonvaux est rattaché à Ornes tout en conservant son église. L'église paroissiale, construite au XVIIIe siècle et restaurée en 1848, était dédiée à Saint-Gilles, Elle a été détruite en même temps que le village, entre 1916 et 1918. La chapelle actuelle a été construite entre 1927 et 1932 à une centaine de mètres des ruines de l'ancienne.

Le village possédait déjà une école, ou du moins un local en faisant office, vers 1750. À partir de 1824 la commune fait effectuer des travaux dans une maison qu'elle vient d'acheter pour y aménager une salle de classe. Un projet de maison commune servant à la fois de mairie, de four à pain communal, de logement pour l'instituteur et d'école voit le jour en 1886. À cette époque, 44 enfants sont scolarisés. Le dernier instituteur du village, Émile Joseph Richard, a été tué devant la mairie par un obus le 3 janvier 1915.

Un moulin à farine, actionné par le ruisseau de Bezonvaux, était en service jusqu'à la destruction du village. Il était situé en aval du village.

En 1803, la population du village était de 199 habitants ; juste avant la Première Guerre mondiale, elle était de 149 habitants après être montée à 317 en 1851.

Le , le tonnerre des canons marque le début de la bataille de Verdun. Situé sur le secteur de Verdun, le village perdu par les troupes françaises le et repris le disparaitra totalement sous l'acharnement des pilonnages des obus français et allemands.
Quoique situé à proximité de la zone des combats, le village n'a été vidé complètement de ses habitants que le , peu de temps avant que les Allemands ne le prennent d'assaut le 25 février. Le , un sévère combat y oppose les Français et les Allemands. Après l'armistice, il ne restait pas un mur debout et les terres cultivables étaient labourées par de profonds trous d'obus dont beaucoup n'avaient pas explosé. Pour ces raisons, le territoire du village fut déclaré zone rouge. Le village est désormais abandonné.

À la fin des hostilités, il est décidé de conserver cette commune, déclarée « village mort pour la France », en mémoire des événements qui s'y sont déroulés.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration territoriale[modifier | modifier le code]

La commune appartient au canton de Charny-sur-Meuse jusqu'à sa disparition en 2015, date à laquelle elle rejoint celui de Belleville-sur-Meuse.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La commune est administrée par une commission municipale de trois membres nommés par le préfet de la Meuse. Le président de la commission assure les fonctions de maire.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 25 juin 2013 Jean Laparra    
25 juin 2013 2015 poste vacant    
juillet 2015 en cours Maurice Michelet    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du Syndicat intercommunal à vocation multiple du Val de Meuse.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 0 habitants, en augmentation de Division par zéro, % par rapport à 2009 (Meuse : -1,29 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
268 191 216 278 262 276 277 313 317
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
287 257 248 243 235 217 239 221 181
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
173 156 149 0 3 22 13 0 0
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
0 0 0 0 0 0 0 0 0
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Stèle dédiée au sergent Maginot
  • Chapelle Saint-Gilles, construite en 1932.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • André Maginot (1877-1932), député et ministre. Pendant la Première Guerre mondiale, le café-tabac de Bezonvaux lui servit pendant plusieurs semaines de cantonnement. Il était alors à la tête d'une compagnie qu'il avait créée de patrouilleurs chargée de collecter des informations sur les positions ennemies. Une stèle rappelle cet épisode.
  • Albert Besson (1896-1965), alors aspirant, grièvement blessé à Bezonvaux le 26 décembre 1916 au cours d'une mission.

Décoration française[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bezonvaux Blason Ecartelé au 1er d'azur semé de croix recroisetées au pied fiché d'or à deux bars adossés de même, au 2e de gueules à trois bandes d'argent à la biche couchée d'or brochant, au 3e de gueules à trois bandes d'argent à la bombe de sable allumée d'or brochant, au 4e d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean et Jean-Claude Laparra, Sacrifié pour Verdun : Bezonvaux, village détruit pendant la Grande Guerre, Connaissance de la Meuse, , 150 p. (ISBN 978-2950398598)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]