Rassemblement pour la France (Charles Pasqua)

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Ne doit pas être confondu avec Rassemblement du peuple français.
Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le RPF fondé par Charles Pasqua et Philippe de Villiers. Pour le RPF fondé par Nicolas Stoquer, voir Rassemblement pour la France.

Rassemblement pour la France
Image illustrative de l’article Rassemblement pour la France (Charles Pasqua)
Logotype officiel.
Présentation
Président Igor Kurek
Fondation
Scission de RPR et MPF
Siège 100, avenue Charles de Gaulle
92521 Neuilly-sur-Seine Cedex[1]
Positionnement Droite[2]
Idéologie Euroscepticisme modéré[3]
Souverainisme
Gaullisme
Affiliation européenne Alliance pour l'Europe des Nations
Couleurs Bleu
Site web www.rpf-site.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Le Rassemblement pour la France (RPF), connu de 2003 à 2011 sous le nom de Rassemblement pour la France et l'indépendance de l'Europe (RPFIE), est un parti politique français créé par Charles Pasqua et Philippe de Villiers en 1999. Il regroupe des dissidents du Rassemblement pour la République (RPR) et du Mouvement pour la France (MPF) et a été membre du parti européen Alliance pour l'Europe des Nations. Sa ligne est principalement souverainiste et gaulliste.

Histoire électorale[modifier | modifier le code]

Aux élections européennes de 1999, Charles Pasqua et Philippe de Villiers conduisent la liste souverainiste intitulée « Rassemblement pour la France et l'Indépendance de l'Europe » (RPFIE). Elle obtient 13,1 % des voix et 13 élus, parmi lesquels Marie-France Garaud, William Abitbol et Jean-Charles Marchiani.

Le congrès fondateur du Rassemblement pour la France (RPF) a lieu le 21 novembre de la même année[1].

Le RPF éclate à l'été 2000. Philippe de Villiers dénonce la gestion du parti par Charles Pasqua et relance le Mouvement pour la France (MPF). William Abitbol et ses partisans lancent le mouvement Combats souverainistes, qui se ralliera à la candidature de Jean-Pierre Chevènement à l'élection présidentielle de 2002. D'autres militants créent l'Entente souverainiste. Charles Pasqua et Jean-Charles Marchiani restent au sein du RPF.

Aux élections législatives de 2002, le RPF obtient 94 222 voix (soit 0,3 % des voix) au premier tour, et gagne deux sièges à l'Assemblée nationale à l'issue du second tour.

En 2003, le RPF devient le Rassemblement pour la France et l'indépendance de l'Europe (RPFIE). Le parti cesse en 2004 d'avoir des députés au Parlement européen. Charles Pasqua a siégé au Sénat dans le groupe UMP, en tant qu'apparenté jusqu'en septembre 2011.

Relations avec d'autres mouvements[modifier | modifier le code]

Lors de la fondation de l'Union pour un mouvement populaire en 2002, des élus et des adhérents du RPF se sont intégrés individuellement, mais aussi collectivement à partir du 7 septembre 2002 via Debout la République, devenu le courant souverainiste au sein de l'UMP, et à partir du 24 octobre 2002 via l'association Nation et progrès créée par une vingtaine d'élus locaux du RPF sous la houlette de l'eurodéputée Isabelle Caullery. Cette association regroupe quelque 200 élus locaux et militants lors du congrès fondateur de l'UMP le 17 novembre 2002 et soutient la candidature de Nicolas Dupont-Aignan à la présidence du parti[4].

Le 22 octobre 2002, le bureau politique du RPF autorise formellement la double appartenance avec l'UMP [5].

Le bureau politique du RPF a appelé lors de l'élection présidentielle de 2007 à voter Nicolas Sarkozy. Lors de cette élection, Charles Pasqua a appelé Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) et Christine Boutin (Forum des républicains sociaux) à retirer leur candidature au profit de Nicolas Sarkozy.

Le RPF bénéficie d'aides financières de l'UMP : celles-ci s'élèvent pour l'année 2008 à 160 000 euros[6].

Affaire judiciaire[modifier | modifier le code]

Dans le cadre des élections européennes de 1999, le RPF est soupçonné d'avoir utilisé 7,5 millions de francs venant de la vente du casino d'Annemasse, dont Charles Pasqua avait autorisé l’exploitation en 1994, lorsqu'il était ministre. L'instruction est menée de 2001 à 2006 par le juge Philippe Courroye. Sept personnes sont mises en examen, dont Charles Pasqua[7]. En mars 2008, Charles Pasqua est condamné à 18 mois d’emprisonnement avec sursis pour « faux », « financement illégal de campagne électorale » et « abus de confiance », une peine qui est confirmée en appel en septembre 2009. La Cour de cassation rejette l'année suivante le recours de Charles Pasqua contre cette peine[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Rassemblement pour la France (RPF) sur www.france-politique.fr
  2. (en) John Erik Fossum et Philip R. Schlesinger, The European Union and the Public Sphere: A Communicative Space in the Making?, Routledge, (ISBN 9781134174621, lire en ligne)
  3. (en) Paul Taggart et Aleks Szczerbiak, The Party Politics of Euroscepticism in EU Member and Candidate States, Sussex European Institute, , 45 p. (lire en ligne), p. 10
  4. Sébastien Dartois, « La mise en place de l'UMP en Lorraine - L'étude des fédérations de la Meurthe-et-Moselle et de la Meuse », Université de Nancy II - Faculté de Droit, Sciences Économiques et Gestion, année universitaire 2002/2003 (consulté le 23 décembre 2007)
  5. Laurent de Boissieu, « Rassemblement pour la France (RPF) », France Politique, (consulté le 23 décembre 2007)
  6. David Le Bailly, « Les gâtés et les frustrés de l'UMP », Paris Match, 22 décembre 2009.
  7. Charles Pasqua est mis en examen pour « faux », « financement illégal de campagne électorale » et « abus de confiance ». Sont également mis en examen Michel Tomi, Marthe Mondoloni, tenanciers d'établissements de jeux, Edgard Vincensini, Daniel Romo, Gilbert Musiquian et Robert Assadourian. La procédure contre Robert Feliciaggi a été suspendue après son assassinat à l'aéroport d'Ajaccio.
  8. https://www.lemonde.fr/politique/article/2015/06/30/charles-pasqua-un-habitue-des-tribunaux_4664223_823448.html