Esnes-en-Argonne

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Esnes-en-Argonne
Mairie
Mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Canton Clermont-en-Argonne
Intercommunalité Communauté de communes de Montfaucon-Varennes-en-Argonne
Maire
Mandat
Véronique Adler
2014-2020
Code postal 55100
Code commune 55180
Démographie
Population
municipale
137 hab. (2012)
Densité 9,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 12′ 31″ N 5° 12′ 43″ E / 49.2086111111, 5.2119444444449° 12′ 31″ Nord 5° 12′ 43″ Est / 49.2086111111, 5.21194444444
Altitude 127 m (min. : 205 m) (max. : 311 m)
Superficie 14,76 km2
Localisation

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Esnes-en-Argonne

Esnes-en-Argonne est une commune française située dans le département de la Meuse et la région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée d'Esnes-en-Argonne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Avant 1922, Esnes-en-Argonne s'appelait Esnes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est quasiment entièrement détruit pendant la guerre 1914-1918.

Esnes est en 1920 le premier chantier de reconstruction du Service civil volontaire international, organisation de volontariat fondée par l'ingénieur suisse Pierre Ceresole.

Pendant la deuxième guerre mondiale, le territoire de la commune a été de nouveau lieu de combat.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Bernard Leroy    
mars 2014 en cours Véronique Adler    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 137 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
590 673 695 642 725 686 677 739 694
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
640 667 621 586 577 562 563 554 507
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
496 486 455 228 198 187 192 178 210
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
172 157 126 112 104 113 124 125 130
2012 - - - - - - - -
137 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.
  • L'église Saint-Martin, de 1861, détruite pendant la guerre 1914-18, reconstruite en 1927.
  • La grotte de Lourdes à coté du cimetière communal.
  • Le monument aux morts sous forme de plaques sur un mur en ruine, avec le relief d'un jeune paysan semant dans un champ autour d'une croix, symbole de la vie qui reprend[3].
  • L'ancien château d'Esnes-en-Argonne, détruit pendant la guerre 1914-18. Dans les caves du château se trouvait une poste de secours, où les blessés de la Cote 304 étaient secourus.

Nécropole nationale d'Esnes-en-Argonne[modifier | modifier le code]

Ce cimetière militaire français de 3,4 ha abrite les dépouilles de 6 661 soldats français pendant la Première Guerre mondiale, 3 661 reposent dans des tombes individuelles et 3 000 dans deux ossuaires. Dans le premier ossuaire reposent les soldats morts pour la France des régions de Béthelainville, Avocourt, Sivry-la-Perche, Côte 304, Esnes et Montzéville, dans le deuxième ossuaire reposent les soldats des régions Béthincourt, Bois-des-Forges, Cumières, Mort-Homme, Chattancourt et Malancourt.

Monument de la cote 304[modifier | modifier le code]

Le monument de la côte 304.

Ce monument de la première guerre mondiale[4], sous la forme d'une haute borne quadrangulaire, a été érigé à la mémoire des unités ayant combattus pour la prise de cette position. Le nom des différentes unités sont gravés sur le monument. Il a été inauguré le 14 juin 1934 par Philippe Pétain[5].

Autres monuments de guerre[modifier | modifier le code]

  • Les lieux de combat : Cote 304, Bois Camard, Bois Éponge, plateau et col de Pommerieux. Il y a toujours des tombes de guerre individuelles éparpillées sur ces lieux.
  • Le monument du 173e Régiment d'Infanterie (guerre 1914-18).
  • Le triple monument du 23e Régiment d'Infanterie Coloniale, du 3e Régiment d'artillerie Coloniale, et du Colonel Crosson (guerre 19439-1945)
  • Le monument de la visite Mittérand-Kohl à Esnes (surnommé le monument de François Mitterrand).
  • Le mémorial de 76 I.D.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

François Mitterrand citoyen d'honneur d'Esnes-en-Argonne.
  • François Mitterrand, ancien président de la Répubique Française, citoyen d'honneur d'Esnes-en-Argonne. Pendant la guerre 1939-1945, Mitterrand, alors sergeant-chef au 23e RIC, a été blessé à la Côte 304 et soigné au village d'Esnes. Le 22 septembre 1984, la rencontre Mitterand - Kohl, les deux chefs d'État visitent aussi Esnes-en-Argonne. [6] À la suite de cela, Mitterrand est fait citoyen d'honneur d'Esnes-en-Argonne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Esnes-en-Argonne Blason De gueules à la barre de vairée appointée d'azur et d'argent et à la bande d'argent chargée de trois fleurs de lis d'azur brochant sur le tout.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]