Ordre de la Couronne de chêne

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Ordre de la Couronne de chêne
Illustration.
Avers
Croix de chevalier de l'ordre de la Couronne de chêne.
Conditions
Décerné par Drapeau du Luxembourg Luxembourg
Type Ordre honorifique civil et militaire
Décerné pour Services civils ou militaires spécialement rendus ainsi que les succès d'artiste distingués
Éligibilité Militaires ou civils
Détails
Statut Toujours décerné
Devise « Je maintiendrai »
Grades LUX Order of the Oak Crown - Grand Cross BAR.png Grand-croix
LUX Order of the Oak Crown - Grand Officer BAR.png Grand officier
LUX Order of the Oak Crown - Commander BAR.png Commandeur
LUX Order of the Oak Crown - Officer BAR.png Officier
LUX Order of the Oak Crown - Knight BAR.png Chevalier
Grand maître Henri
Chancelier Xavier Bettel
Statistiques
Création
Première attribution
Ordre de préséance
Illustration.
Ruban de la médaille
Écu timbré d'une couronne royale doublée à mi-hauteur d'un bonnet de pourpre et entouré du ruban et de la croix de l'ordre de la Couronne de chêne.

L'ordre de la Couronne de chêne est un ordre honorifique fondé en 1841 par le roi Guillaume II des Pays-Bas au titre du Grand-Duché de Luxembourg.

Historique[modifier | modifier le code]

Lors de sa première visite au Grand-Duché, en juin 1841, et alors qu'il séjournait au château Bellevue sur les hauteurs du Limpertsberg devant la forteresse de Luxembourg, Guillaume II, roi des Pays-Bas et Grand-Duc de Luxembourg (qui régna de 1840 à 1849), fit part au gouverneur (chef du gouvernement grand-ducal) Gaspard-Théodore-Ignace de la Fontaine (1841-1848) de son intention de créer une décoration spécifiquement luxembourgeoise. Un chêne situé devant la terrasse du château pourrait avoir inspiré au grand-duc le nom du nouvel ordre. Toujours est-il que le ruban de la décoration (vert foncé et jaune orangé) rappelle, de fait, le vert des chênes des forêts luxembourgeoises ainsi que l'or des genêts en fleurs aperçus le long des routes et dans les landes lors du voyage depuis la Hollande vers la capitale du Grand-Duché de Luxembourg.

Le , un arrêté royal grand-ducal institua le nouvel ordre; celui-ci comportait quatre classes: grand-croix, chevalier de l'étoile de l'ordre (correspondant au grade de grand-officier), commandeur et chevalier. L'article 2 de l'arrêté précise que le souverain du Luxembourg est le grand-maître de l'ordre et que la grande maîtrise est inséparable de la couronne grand-ducale.

En , un nouvel arrêté institua une cinquième classe, à savoir celle d'officier. Et une médaille, déclinée en bronze, argent et or, fut annexée à l'ordre pour la reconnaissance de certains mérites ponctuels ou plus communs. Par ailleurs, le titre de chevalier de l'étoile fut abandonné pour celui de grand officier.

Par un arrêté du , une médaille en vermeil vint remplacer la médaille en or créée en 1858.

Enfin, tant que le Grand-Duché vécut en union personnelle avec le royaume des Pays-Bas, les décorations furent administrées depuis La Haye. Depuis la fin de l'union personnelle en 1890, avec l'avènement au Grand-Duché de la Maison de Nassau-Weilbourg, tout ce qui concerne l'ordre de la Couronne de Chêne se règle à Luxembourg.

Grand-croix

Structure[modifier | modifier le code]

5 Classes
  • LUX Order of the Oak Crown - Grand Cross BAR.png Grand-croix
  • LUX Order of the Oak Crown - Grand Officer BAR.png Grand officier
  • LUX Order of the Oak Crown - Commander BAR.png Commandeur
  • LUX Order of the Oak Crown - Officer BAR.png Officier
  • LUX Order of the Oak Crown - Knight BAR.png Chevalier
3 Médailles
  • LUX Order of the Oak Crown - Gold Medal BAR.png Médaille en vermeil
  • LUX Order of the Oak Crown - Silver Medal BAR.png Médaille en argent
  • LUX Order of the Oak Crown - Bronze Medal BAR.png Médaille en bronze

Titulaires[modifier | modifier le code]

Grand Croix[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

  • Henri Conneau, (1803-1877), grand-officier, médecin particulier et ami de l'empereur Napoléon III.
  • Guy de Muyser, (1926-), grand-officier, maréchal de la cour hre du Grand-Duc de Luxembourg.
  • Léon Platteau, (1905-1974), grand-officier, résistant belge.
  • Georges Imhaus, (1817-1888), commandeur, directeur de la Presse et de la Librairie au Ministère de l'Intérieur. Receveur Général des Finances, Trésorier Payeur Général.
  • Pierre Julitte, (1910-1991), commandeur, résistant français.
  • Charles Rouen, (1838-xx), commandeur, historien et militaire belge.
  • Ferdinand de Posch, (1869-1952), commandeur, militaire belge.
  • Edmond Joseph Klein, (1866-1942), commandeur, naturaliste luxembourgeois[1].
  • Yves Cotrel, (1925-2019), commandeur, médecin et chirurgien français dans le domaine de l'orthopédie, et inventeur de méthodes et traitement de la scoliose.
  • Joseph Augustre Dutreux, (1808-1890), officier, industriel luxembourgeois.
  • Johannes Nolet de Brauwere van Steeland, (1815-1888), officier, homme de lettres néerlandais, académicien.
  • Père Jean Bernard, (1907-1994), officier, prêtre catholique luxembourgeois et écrivain, il fut résistant et emprisonné de jusqu'en au camp de concentration de Dachau.
  • Carel Joseph Fodor, (1803-1860), officier, personnalité néerlandaise du monde des affaires.
  • Philibert Guettet, officier, médecin hydrothérapeute français, né à Perrecy-les-Forges Saône et Loire, , décédé à St-Seine-l'Abbaye Côte d'Or, , décoré par le roi des Pays-Bas en 1845.
  • Chrétien Mersch (lb), (1803-1895), officier, ingénieur en chef des travaux publics, Conseiller d'Etat.
  • Alexandre-Guillaume Chotin, (1801-1880), chevalier.
  • Clément Adrien Vincendon-Dumoulin, (1811-1858), chevalier, membre de l'expédition Dumont d'Urville au Pôle Sud et dans l’Océanie, sur les corvettes L'Astrolabe et "la Zélée", fait le premier calcul de l'inclinaison magnétique permettant ainsi de localiser le Pôle Sud magnétique () et dresse la première carte de la Terre Adélie (1840).
  • Adolphe Sax, (1814-1894), chevalier, musicien et facteur d'instrument de musiques, de nationalité belge, il est notamment l'inventeur du saxophone.
  • Haentgès Théodore, (1870-1937), chevalier, industriel, fabricant de meubles, membre du Conseil de la Mission en faveur des Luxembourgeois de France, nommé le .

Textes législatifs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Weiller, Distinctions honorifiques du Grand-Duché de Luxembourg - I. Décorations officielles; Luxembourg (Ministère d'État), 1988; pp. 88-102.
  • (nl) Jean Schoos, Die Orden und Ehrenzeichen des Grossherzogtums Luxemburg und des ehemaligen Herzogtums Nassau; Luxembourg (Éditions Saint-Paul), 1990.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]