Sommedieue

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Sommedieue
L'église Saint-Jean-Baptiste.
L'église Saint-Jean-Baptiste.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Canton Dieue-sur-Meuse
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Meuse et de la Vallée de la Dieue
Maire
Mandat
Daniel Sanzey
2014-2020
Code postal 55320
Code commune 55492
Démographie
Population
municipale
947 hab. (2012)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 09″ N 5° 27′ 51″ E / 49.0858, 5.464249° 05′ 09″ Nord 5° 27′ 51″ Est / 49.0858, 5.4642
Altitude Min. 215 m – Max. 392 m
Superficie 33,63 km2
Localisation

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Sommedieue

Sommedieue est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à une quinzaine de kilomètres de Verdun et à soixante kilomètres de la capitale régionale Metz, Sommedieue est un petit village très vallonné, traversé par la rivière la Dieue qui lui donne son nom.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Sommedieue provient du Latin Summa, source et du Gaulois Deva, divine, attesté en Summa Deuvia en 984 [1].

Histoire[modifier | modifier le code]

À la source de la Dieue, le site de Sommedieue est occupé dès l'époque gallo-romaine, ainsi qu'en témoignent le mallus gaulois et les vestiges archéologiques découverts. Le village est, au Moyen Âge, situé dans une enclave barroise du Verdunois. La nomination à la cure est confiée par l'évêque de Verdun à l'abbaye Saint-Paul en 1201. Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, Sommedieue reste une petite agglomération de maisons de bûcherons et de charbonniers ; c'est au XIXe siècle que le village entreprend une industrialisation en se dotant d'un moulin, d'une scierie, de tourneries et d'une fabrique de chaises et de meubles. À la fin du XIXe siècle, Sommedieue compte environ 300 ouvriers. Nombre de ces activités ont depuis périclité.

Durant la Première Guerre mondiale, en décembre 1914, la Ligne de front se situe dans la commune, tenue par le 106e régiment d'infanterie. Le 25 décembre 1914, le 67e régiment d'infanterie attaque les allemands, en réplique l'artillerie allemande bombarde la commune. "La canonnade s'exalte, rebondit et tressaille, avec des éclats cuivrés, de stridences, des espèces de rires. Elle nous cogne sur les nerfs, nous fait courir dans les reins de grands frissons glacés. On dirait une fanfare puissante et sauvage dont le rythme nous empoigne violemment, nous jette à une frénésie morne où nous nous enfonçons sans pouvoir nous débattre, sans le vouloir, vaincus."[2]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2008 en cours Daniel Sanzey    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 947 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
615 601 639 738 926 1 024 1 159 1 202 1 172
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 100 1 172 1 260 1 233 1 197 1 308 1 336 1 126 1 287
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 498 1 365 1 418 1 362 1 184 1 232 1 230 871 1 018
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 037 983 879 949 968 980 944 937 947
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'hôtel de Ville, dans la salle du conseil : Marianne du peintre Lucien Lantier
  • L'église Saint-Jean-Baptiste XVIIIe siècle.
  • Les deux maisons de maîtres appelées châteaux avec parc.
  • Le fort du Rozelier, 1887 - 1890, renforcé en 1904.
  • L'ouvrage Saint-Symphorien, 1804.
  • Les belles maisons de XVIIIe siècle, dont plusieurs datées.
  • Plusieurs lavoirs du XIXe siècle : Saint-Joseph, la Ninade, etc.
  • Les nombreuses sources dont la plus connue est la Fontaine du Curé.
  • Le camping municipal au lieu-dit les Épichées.
  • L'aérodrome communal ouvert à la circulation aérienne publique sur l'ancienne base aérienne américaine du Rozelier.
  • Le terrain militaire et abri souterrain de munitions.
  • Dans le Fond d'Hinvaux, vestige d'un chemin de fer militaire pour artillerie lourde sur voie ferrée (ALFV).
  • La nécropole nationale de 1914/1918.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Hohnadel et Philippe Bestetti, La Bataille des forts, éditions Heimdal, Bayeux, 1995

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat, Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 246
  2. 'La boue', Maurice Genevoix, p482, (ISBN: 2-7441-1806-0)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.