Les Islettes

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Les Islettes
L'église de la Nativité-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie.
L'église de la Nativité-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Canton Clermont-en-Argonne
Intercommunalité Communauté de communes du Centre Argonne
Maire
Mandat
José Dominguez
2014-2020
Code postal 55120
Code commune 55253
Démographie
Gentilé Islettois
Population
municipale
818 hab. (2012)
Densité 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 41″ N 5° 00′ 14″ E / 49.1114, 5.003949° 06′ 41″ Nord 5° 00′ 14″ Est / 49.1114, 5.0039
Altitude Min. 156 m – Max. 245 m
Superficie 5,55 km2
Localisation

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Les Islettes est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

C'est un village situé au cœur de l'Argonne, et frontalier avec le département de la Marne.

À l'est de la Biesme, le village marque aujourd'hui l'entrée occidentale de la Meuse. Il s'est développé dans un premier temps selon une structure traditionnelle autour d'une église, pour continuer son urbanisation en forme linéaire, le long de la route (aujourd'hui RN3, d'ailleurs déclassée depuis peu et devenue D603 mais autrefois voie impériale) qui le traverse.

Les Islettes représentent également la frontière occidentale de la forêt d'Argonne.

Carte de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Les Islettes vient du fait que c'était 3 petites îles qui sont aujourd'hui reliées. Il a été, à plusieurs reprises, un poste-frontière entre deux entités territoriales. Aujourd'hui la Marne et la Meuse, la Champagne-Ardenne et la Lorraine, mais hier, le Saint Empire Germanique et le Royaume de France, séparés par la rivière de la Biesme.

Histoire[modifier | modifier le code]

La gare des Islettes au début du XXe siècle.

Le nom des Islettes a été donné aux fameuses faïences fabriquées au XVIIIe siècle par la maison Bernard. Ces faïences sont l'objet de collection. La vallée de Biesme, où se situe le village des Islettes, fut longtemps un centre de production industrielle jusqu'au début du XXe siècle : outre la faïencerie, on y comptait des verreries. L'ancienne verrerie du village, aujourd'hui détruite, se situait dans le quartier de la Cardine, au Sud du village.

Le chemin de fer (ligne de Saint-Hilaire-au-Temple à Hagondange) dessert la commune depuis 1869.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Régis Drouet    
mars 2014 en cours José Dominguez    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 818 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
946 1 064 1 082 1 278 1 296 1 404 1 317 1 291 1 162
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 170 1 177 1 284 1 280 1 465 1 539 1 635 1 718 1 631
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 488 1 603 1 568 1 427 1 426 1 413 1 247 882 993
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 074 1 023 927 788 815 813 826 825 851
2012 - - - - - - - -
818 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église de la Nativité-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie,la première attestée en 1649, pendant la Révolution, elle est utilisée pour des cérémonies patriotiques rendue au culte en 1798 la commune refuse d'effectuer les réparations urgentes elle est donc reconstruite en 1827.
  • L'église Saint-Laurent aux Senades.
  • La chapelle Notre-Dame-de-la-Vallée l'ancienne datée de 1866, gravement ébranlée en 1940 par l'explosion du pont voisin et reconstruite en 1951.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Eugène de Bigault de Granrut (1828-1894) et son frère Gabriel Alfred prirent la décision d’éteindre une partie des fours de la vallée, du Four de Paris, devenus peu rentables et de délocaliser leur activité à Loivre. Après la mort d'Eugène de Granrut, la verrerie des Islettes est rachetée par Louis-Émile de Bigault du Granrut, successeur des demoiselles de Bigault de Parfonrut. Elle fut la seule de cette région à survivre jusqu'en 1936[3].
  • Louis-Émile de Bigault du Grandrut (1854-1924)[4], industriel (maître des verreries), maire des Islettes et conseiller d'arrondissement, président du comité de l'Action libérale populaire de Verdun avant 1914, candidat aux législatives de 1919 sur la liste républicaine démocratique libérale.
  • Robert de Bigault du Granrupt (1885-1936)[4], fils du précédent, ingénieur ECP, industriel, maire des Islettes à partir de 1929, ancien combattant (officier d'artillerie, officier de la Légion d'honneur, 7 citations), chef d'escadron d'artillerie de réserve, président de la section locale d'anciens combattants, vice-président du Centre républicain meusien dans la seconde moitié des années 1930, membre de l'Union catholique.
  • André du Granrupt (1887-1944), frère du précédent, président de la section locale de l'Union catholique, président fondateur de la section locale des Croix-de-feu, vice-président du Centre républicain meusien à la mort de son frère Robert en novembre 1936[5] .

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Islettes (Les) Blason De gueules à deux carafes d'argent en cours de façonnage sur deux cannes de verrier d'or passées en sautoir, accompagnées, en chef, d'un chêne d'or englanté d'argent et, en pointe, d'une assiette d'argent chargée d'un coq hardi de gueules; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lis d’or, ordonnées 2-1 et d'un bâton de gueules péri en bande.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yvonne Brossard, Les Islettes : les faïences de l'Argonne, Impr. Grou-Radenez, Paris, 1975, 82 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
  3. Texte réunis et commentés par Marc André et Michel De Paepe, La verrerie champenoise Charbonneaux -BSN Reims, de 1870 à nos jours, Dié, La Manufacture,‎
  4. a et b Faire-part de décès
  5. Jean-François Colas, "Les droites nationales en Lorraine dans les années 1930 : acteurs, organisations, réseaux", thèse de doctorat, Université de Paris X-Nanterre, 2002