Marchantiophyta

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Hepaticophyta • Hépatiques, Marchantiophytes

Marchantiophyta
Description de cette image, également commentée ci-après
Classification
Règne Plantae
Division Embryophyta

Division

Hepaticophyta
H.C.Bold ex Stotler & Crand.-Stot., 1977

Synonymes

  • Hepaticae
  • Hepatophyta
  • Marchantiophyta
Ne pas confondre avec les hépatiques du genre hepatica

Les hépatiques (Hepaticophyta ou Hepatophyta ou Hepaticae) ou marchantiophytes (Marchantiophyta), forment le taxon des plantes embryophytes terrestres qui ont conservé le plus de caractères « ancestraux ».

Caractères généraux[modifier | modifier le code]

Page du « Kunstformen der Natur » (1904) décrivant quelques formes d'hépatiques, par Haeckel
certaines hépatiques peuvent vivre immergées a proximité de la surface, généralement alors en pied de berge
(ici dans la rivière "Les Baillons" à Enquin-sur-Baillons)

Les hépatiques sont généralement de petite taille et peu spectaculaires.

Leur appareil végétatif est formé d'un large ruban chlorophyllien ramifié dichotomiquement et appliqué au substrat. Il est constitué de deux couches de tissus différenciés. En coupe transversale on y voit plusieurs types de cellules parenchymateuses.

Synapomorphies[modifier | modifier le code]

Leurs principales synapomorphies (caractères dérivés propres) sont :

Habitats[modifier | modifier le code]

Elles colonisent des milieux humides et ombragés comme les troncs ou les branches des arbres, milieux pierreux ou sols proches de sources, cours d'eau, mares... Elles sont parfois subaquatiques.

Marchantiopsida ou hépatiques à thalles[modifier | modifier le code]

Ce groupe comprend environ 300 espèces.

Leur morphologie est de type thalloïde, leur face inférieure est en contact avec le substrat et possède des structures unicellulaires, les rhizoïdes, leur permettant de se fixer au substrat.
Leur croissance est dichotome et due à des cellules apicales (il n'y a pas de méristème).
Ils ne possèdent pas de stomates mais des pores aérifères ouverts en permanence. Ces pores débouchent dans une chambre aérifère permettant ainsi la respiration et la photosynthèse.
Il n'y a pas non plus de tissus conducteurs vrais, la conduction a lieu de cellule à cellule.

Reproduction :

  • Asexuée (majoritaire): multiplication végétative grâce à des corbeilles à propagules.
  • Sexuée (quand les conditions sont favorables) : apparition de structures qui vont porter les archégones et les anthéridies sur leurs faces inférieures. La fécondation est zoïdogame. Cela va déboucher à la production d'un embryon puis d'un sporophyte très réduit qui va ressembler à l'embryon et qui va rester fixé au gamétophyte. Il comprend une capsule sporogène où va avoir lieu la méiose. La capsule s'ouvre par déchirement. La phase dominante est la phase gamétophytique haploïde (n).

Jungermanniopsida ou hépatiques à lobes[modifier | modifier le code]

Ce groupe comprend environ 6 800 espèces.

Le gamétophyte est un axe cylindrique rampant qui porte des excroissances ou lobes de plusieurs types : dorsaux, latéraux, le plus grand lobe ventral est dit « amphigastre ».

Le sporophyte est plus volumineux, il est constitué d'un suspenseur : la soie et d'une capsule terminale qui s'ouvre par 4 valves (synapomorphie du groupe).

...parfois épiphytes[modifier | modifier le code]

Les Hépatiques sont une des constituantes de la Bryoflore épiphyte corticole (ou sur les feuilles en zone tropicale humide)[2].
Parmi les éphiphytes, on trouve par exemple :

Symbioses[modifier | modifier le code]

Une grande partie des hépatiques sont mycorhizées par des champignons (Glomerales), ce qui permet aussi probablement à certaines d'entre elles de mieux survivre dans les écosystèmes froids (toundra, taïga et localement en Antarctique[3]).

Article détaillé : Mycorhization.

Liste des ordres[modifier | modifier le code]

Selon ITIS (11 mars 2017)[4] :

Selon NCBI :

Selon une autre source :


Selon une autre source :

Galerie[modifier | modifier le code]

Quelques images illustrant la diversité des hépatiques :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader, Classification phylogénétique du vivant, t. 1, Belin, , 4e éd. (1re éd. 2001) (ISBN 978-2-7011-8294-0), p. 282
  2. page sur les hépatiques corticoles
  3. Williams PG, Roser DJ, Seppelt RD. 1994. Mycorrhizas of hepatics in continental Antarctica. Mycol. Res. 98: 34-36 ISI.
  4. ITIS, consulté le 11 mars 2017