Fort de Vaux

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Fort de Vaux
Image illustrative de l'article Fort de Vaux
Description
Type d'ouvrage Fort
Dates de construction 1881-1884
Ceinture fortifiée Verdun
Utilisation
Utilisation actuelle
Propriété actuelle
Garnison
Armement de rempart
Armement de flanquement
Organe cuirassé carapace en béton de ciment de 2,25 m d'épaisseur
Modernisation béton spécial béton et couche de sable
Programme 1900
Dates de restructuration 1888
Tourelles
Casemate de Bourges
Observatoire
Garnison 240
Programme complémentaire 1908 installation en 1904-1906 d'une tourelle de 75 avec observatoire.
Coordonnées 49° 12′ 00″ nord, 5° 28′ 12″ est

Géolocalisation sur la carte : Meuse

(Voir situation sur carte : Meuse)
Fort de Vaux

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fort de Vaux

Le fort de Vaux, situé à Vaux-devant-Damloup, près de Verdun, dans la Meuse (France), est construit de à dans le cadre du système Séré de Rivières et renforcé en . Il est l'un des hauts lieux de la bataille de Verdun en 1916.

Le fort est désarmé en par un décret qui dégarnit aussi le fort de Douaumont : c'est donc un ouvrage sans armement lourd dont la tourelle de 75 mm a explosé dès février à la suite du canonnage des obusiers allemands. Le , les Allemands attaquent ; le village tombe le 2 avril mais le fort tient. Du 2 au , grâce à l'héroïsme du commandant Raynal et de sa garnison, le fort résiste à la 50e division allemande mais après de très durs combats les défenseurs doivent finalement se rendre. Les Allemands échouent cependant à prendre Verdun et à l'automne ils abandonnent le fort de Vaux qui est réoccupé sans combat par les troupes françaises dans la nuit de 2 au .

Le fort de Vaux devient alors l'un des symboles des combats des poilus de la Première Guerre mondiale animés par le sens du devoir jusqu'à l'ultime sacrifice.

Historique de la construction[modifier | modifier le code]

Le fort est construit de 1881 à 1884 en maçonnerie ordinaire[1]. En 1886, la caserne est renforcée au moyen d'une carapace de béton de ciment de 2,25 m d'épaisseur, séparée des maçonneries par une couche de sable de 1 m.

Canon de 75 mm dans une des deux casemates de Bourges du fort de Vaux.

De 1904 à 1906, sont installés une tourelle de 75 mm avec son observatoire en capitale à droite et à gauche, deux observatoires cuirassés et trois coffres en contrescarpe : un coffre double nord-ouest, un coffre simple nord-est et un coffre simple flanquant la gorge. Les deux premiers coffres sont reliés au massif de l'observatoire voisin au moyen de communications bétonnées passant sous les fossés et recouvertes d'une dalle en béton armé de 1,25 m d'épaisseur. Les observateurs ne sont pas, à ce moment, reliés à la caserne bétonnée. Deux casemates dites "de Bourges" sont construites, armées chacune de deux canons de 75 mm : celle de gauche battant les abords du Fort de Douaumont, les ravins de la Fausse-Côte, de la Caillette et du Bazil ainsi que le bois de la Caillette ; celle de droite battant les directions de la batterie de Damloup, les villages de Damloup et d'Abaucourt.

Observatoire d'artillerie face à la Woevre

De 1910 à 1912, les communications bétonnées sont complétées, de façon à relier la caserne bétonnée à tous les organes du fort. Cette caserne peut abriter 150 hommes.

Le fort dispose de deux citernes en sous-sol.

L’attaque du fort de Vaux (2-7 juin 1916)[modifier | modifier le code]

Dispositions de l’armée allemande[modifier | modifier le code]

Morceaux de la tourelle de 75 mm détruite le .
Positions du fort de Vaux et du fort de Douaumont[N 1].

Fin , les Allemands contiennent et écrasent la contre-attaque française sur la rive droite de la Meuse, tandis que sur la rive gauche leur propre offensive progresse : ils sont enfin parvenus à prendre le contrôle de la cote 304 et du Mort-Homme.

L'opération suivante doit leur permettre d'atteindre les positions d'où ils pourront lancer l'assaut final sur la ville de Verdun : les objectifs sont la ferme de Thiaumont, Fleury et les forts de Souville et de Vaux.

Cinq divisions provenant du 1er corps bavarois et des 10e corps de réserve et 15e corps de réserve sont désignées pour mener l'offensive, qui débute le . L'attaque de Vaux est planifiée pour le quatrième jour de l'offensive mais le 15e corps de réserve ayant atteint tous ses objectifs dès le , l'assaut sur le front démarre dès le lendemain, .

Le fort de Vaux au début de la bataille[modifier | modifier le code]

Article connexe : Place fortifiée de Verdun.

Le fort de Vaux est plus petit que celui de Douaumont. Lorsque le , l'ordre est donné de se préparer à l'évacuation de la rive droite de la Meuse, des charges de démolition, placées depuis 1915, sont armées afin de pouvoir faire sauter l'ouvrage à tout moment mais deux jours plus tard un obus de 420 mm pénètre dans le fort et détruit la pièce où sont entreposés les détonateurs. Un autre obus frappe la tourelle de 75 mm, toujours garnie de ses charges de démolition, provoquant une énorme explosion qui prive le fort de ses derniers canons ; ses quatre autres canons de 75 mm — répartis dans deux casemates de Bourges — ayant été retirés en 1915, la garnison les a remplacés par des mitrailleuses.

En 1916, le fort de Vaux est commandé par le commandant Raynal, âgé de 49 ans, qui a commencé la guerre à la tête du 7e régiment de tirailleurs algériens. Il est blessé à l'épaule par une balle de mitrailleuse en puis grièvement blessé en décembre lorsque son poste de commandement est touché de plein fouet par un obus. Après dix mois d'hospitalisation, le commandant Raynal revient sur le front le pour être à nouveau blessé à la jambe par un shrapnel quelques jours plus tard, ce qui lui vaut d'être promu officier de la Légion d'honneur. Encore convalescent au début de 1916, il ne marche qu'avec difficulté et la guerre semble terminée pour lui. C'est alors que le ministre de la Guerre annonce que les officiers qui ne peuvent pas servir en première ligne du fait de leurs blessures peuvent être nommés au commandement de forteresses. S'étant porté volontaire, le commandant Raynal demande à servir à Verdun où les Allemands viennent de lancer leur offensive.

Le commandant Raynal prend son poste le  ; à ce moment, les fantassins français s'accrochent à une ligne de tranchées situées devant le fort de Vaux mais uniquement pour éviter un assaut surprise de nuit car de jour la position est intenable. Le fort lui-même est tenu par la 6e compagnie du 142e régiment d'infanterie, une compagnie de mitrailleuses et un détachement d'artilleurs et du génie, soit 250 hommes. À cette garnison s'ajoutent des soldats du 101e régiment d'infanterie et du 142e qui se sont réfugiés dans le fort lorsque l'offensive allemande les a chassés de leurs positions. C'est également le cas d'une compagnie de mitrailleuses du 53e régiment d'infanterie que Raynal conserve dans le fort, avec l'accord de son colonel[2].

Lorsque le fort de Vaux est finalement encerclé, le , le commandant Raynal a, avec lui, plus de 500 hommes, quatre pigeons voyageurs et un cocker répondant au nom de "Quiqui" qui appartient à un des sapeurs. Il n'y a pas beaucoup de vivres mais l'approvisionnement en eau est en principe assuré grâce à une citerne de 5 000 litres.

L’attaque allemande[modifier | modifier le code]

Le fort de Douaumont ayant été pris rapidement — dès le , soit quatre jours après le début de l'offensive allemande sur Verdun — les Allemands concentrent leurs forces pour parvenir à créer une brèche décisive qui leur permettrait de marcher sur la ville de Verdun. Cependant toutes leurs offensives sont stoppées par une armée française qui connaît l'importance de garder cette place forte stratégique et lutte avec acharnement : à l'ouest ils sont contenus au Mort-Homme et ne parviennent pas à prendre la cote 304, à l'est ils s'enlisent du côté du village de Fleury-devant-Douaumont (qui change de mains seize fois durant la bataille) car celui-ci est sous le feu des forts de Souville et de Vaux. Ainsi, les forces allemandes décident de s'emparer dans les plus brefs délais du fort de Vaux qui représente un objectif primordial. Elles se donnent les moyens d'y parvenir en concentrant un maximum de troupes d'infanterie sur la rive droite de la Meuse, si bien que la veille de l'assaut elles se retrouvent dans des proportions de quatre contre un sur un front de six kilomètres. De plus, leur supériorité dans le domaine de l'artillerie est écrasante.

Le 1er juin, sous le couvert d'un feu très intense, quatre compagnies allemandes du 39e régiment progressent vers l'ouvrage fortifié. Les Français se retranchent dans les coffres de contre-escarpe et une âpre lutte s'engage dans les fossés du fort. Le 2 juin, dans le coffre double situé au nord, les Allemands utilisent des lance-flammes à travers les créneaux, forçant les soldats français à se replier vers la caserne, tandis qu'au nord-est, à la suite de très violents combats au corps à corps, les Allemands parviennent à s'emparer du coffre simple et à pénétrer dans les galeries de liaison souterraines. Aussitôt, les défenseurs s'organisent et construisent des barrages de fortune avec tout ce qui leur tombe sous la main. Le chaos s'installe rapidement du fait de l'étroitesse des galeries (1,70 m en hauteur sur 1,20 m de large) qui empêche de manœuvrer correctement mais également à cause de l'obscurité. On se bat à la grenade, au lance-flammes à la baïonnette ou encore à la pelle de tranchée. Plus de 600 Français s'entassent dans la caserne souterraine. La chaleur devient étouffante ; la situation qui est déjà très préoccupante devient catastrophique lorsque les citernes d'eau sont percées par des explosions souterraines. Dès lors, la soif tenaille les défenseurs du fort. Les 4 et 6 juin, les Allemands attaquent par la gaine ouest à partir du coffre de contre-escarpe simple (nord-est) et parviennent à repousser les défenseurs dans les tréfonds des tunnels mais n'arrivent cependant pas à s'emparer définitivement du bastion. Certains soldats français parviennent à s'échapper par une ouverture dans le béton mais la plupart des défenseurs poursuivent la résistance. Le , une expédition de secours est finalement montée par les Français mais elle est très rapidement anéantie et les soldats assiégés comprennent qu'ils ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes. Finalement, le 7 juin à h 30, c'est un groupe de 250 survivants éreintés, meurtris, assoiffés et à bout de forces qui finit par déposer les armes, au terme de six jours de combats effroyables. Les honneurs militaires leur sont rendus par leurs ennemis pour leur résistance héroïque.

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Reddition[modifier | modifier le code]

Le à h 30 du matin, Raynal remet la reddition du fort de Vaux. Attaqués depuis des jours aux lance-flammes, épuisés, blessés, assoiffés, ce sont de véritables fantômes à qui les Allemands rendent les honneurs. Raynal et ses hommes partent en captivité. Le commandant est conduit au quartier général du Kronprinz où on le complimente pour sa vaillante résistance. Le Kronprinz, n'ayant pas pu faire retrouver le sabre du commandant Raynal — qu'il ne pouvait avoir rendu lors de sa reddition : étant blessé il l'avait simplement laissé chez lui pour ne pas être gêné avec sa canne — lui remet alors un poignard de pionnier allemand en signe de respect et ensuite il lui remet un sabre[3].

Tentative de reprise du fort (8-17 juin 1916)[modifier | modifier le code]

Le lendemain, le général Nivelle dilapide en pure perte la vie de ses hommes du 2e Zouaves et du Régiment d'infanterie coloniale du Maroc dans une vaine tentative pour reprendre le fort alors que même son état-major, n'est cette fois pas d'accord. À peine les troupes ont-elles gagné leur position de départ, sous une pluie battante qui remplit d'eau les trous d'obus, qu'elles se retrouvent sous le feu des obusiers de 210 mm ; c'est le barrage préliminaire à l'attaque que la 50e division allemande s'apprête à lancer de son côté. Une poignée de soldats parvient à atteindre le fossé du fort et à jeter quelques grenades avant d'être fauchés par les mitrailleuses qui tirent depuis les superstructures du fort. Après dix jours de combats terribles, le 2e Zouaves est relevé le 17 juin après avoir perdu plus de 850 hommes dans cette attaque (115 tués, 106 disparus et 625 blessés)[4].

« Le Général NIVELLE, commandant l'Armée, fit appel pour rétablir la situation au 2e Zouaves et au Régiment Colonial du MAROC dont il forma une Brigade Provisoire sous les ordres du Colonel SAVY. Le 6 juin, le Régiment, enlevé en auto, venait cantonner à minuit à HAUDAINVILLE et se préparait au combat. « Général, avait dit le Général NIVELLE au Général HIRSCHAUER en lui amenant les Chefs de Corps du 2e Zouaves et du Régiment d'Infanterie Coloniale du MAROC, je vous présente les Colonels des deux plus beaux Régiments de FRANCE! » Le 2e Zouaves eut à cœur de prouver qu'il méritait cette parole si flatteuse dans la bouche d'un tel Chef et c'est en chantant que les Bataillons montèrent à VAUX, où ils savaient que les attendaient les plus dures épreuves de toute la campagne. Le 11e Bataillon, sous les ordres du Commandant JÉRÔME, devait prendre position dans la nuit du 7 au 8 à la Tranchée de BESANÇON, à quelques dizaines de mètres à l'Ouest du fort, et se lancer à l'assaut à 3 heures. Des guides du 298e devaient le conduire par le boyau d'ALTKIRCH. Par trois fois sous un bombardement effroyable, le Colonel du 298e envoya les hommes nécessaires vers le fort de TAVANNES ; trois fois tous ces braves trouvèrent la mort. Le Commandant JÉRÔME ne trouva personne à TAVANNES pour lui indiquer la route et, après un long retard, il prit le boyau de l'ÉTANG, plus praticable, mais beaucoup plus long. Vers 2 heures, il atteignait le P. C. du bois FUMIN avec deux de ses Compagnies ; les deux autres, échelonnées à quelque distance, privées de tout guide dans une nuit noire, sur un terrain coupé de ravins profonds et inconnu de tout Officier, soumis en outre à un effroyable bombardement de 305 et de 210, avaient essaye de prendre le boyau d'ALTKIRCH, avaient dû revenir en arrière et prendre le boyau de l'ÉTANG où elles s'étaient mélangées à d'autres unités. Sentant approcher l'heure de l'attaque, le Commandant JÉRÔME prenait la tête de son Bataillon avec quelques Officiers et sa liaison et s'avançait vers les Tranchées de départ. Avec les premières lueurs du jour, l'ennemi intensifiait encore son tir. À mi-chemin environ entre le P, C. du bois FUMIN et la première ligne, le Commandant JÉRÔME, tous les Officiers qui l'accompagnaient et toute la liaison tombaient mortellement frappés par une rafale de 210. À 3 heures, le Bataillon, privé de tous ses Chefs, n'avait pu parvenir à la Tranchée de BESANÇON ; l'attaque ne pouvait avoir lieu. Ordre était donné aux survivants, commandés par un jeune Sous-lieutenant, d'aller se reformer au tunnel de TAVANNES. Le Colonel DECHERF prescrivait au 1er Bataillon (Commandant PASQUIER) d'assurer, le 8 au soir, la relève du 298e à la Tranchée de BESANÇON. À 3 heures 30, l'ennemi attaquait et était repoussé par le 298e. À 18 heures, il renouvelait une attaque par surprise et réussissait à s'emparer de la Tranchée de BESANÇON et de tous ses occupants. Quand le 1er Bataillon arriva, vers 21 heures, il trouva ses emplacements aux mains de l'ennemi et il eut une superbe attitude. Le Capitaine CHÉNORIOT, qui se trouvait en tête, est saisi par deux Allemands, fait prisonnier et privé de ses armes. Il se laisse faire sans résistance et, au moment d'être dirigé sur l'arrière, bousculé par les deux Soldats, un trait d'héroïque initiative illumine son esprit ; « Tenez vous, tranquilles, maintenant, crie-t-il à ses deux gardiens, et n'oubliez pas que je suis Capitaine. » Les Allemands, impressionnés, desserrent leur étreinte ? Deux coups de poing les envoient rouler à terre. Le Capitaine gagne l'arrière à la course sous le feu de l'ennemi. Cette scène a duré quelques minutes à peine ; il a le temps d'alerter les unités du Bataillon qui arrivent et de faire organiser une nouvelle position à quelques mètres de la Tranchée perdue. Alors commença une période, de dix jours de souffrances atroces que les Zouaves supportèrent avec un sublime héroïsme. Le bombardement ne cessait pas, effroyable. Impossible d'enterrer les morts ; impossible d'assurer le ravitaillement. Les hommes n'avaient, par la chaleur de juin et au milieu de la puanteur des cadavres, qu'un quart d'eau par jour et par section. Le Commandant GILBERT, du 5e Bataillon, avait été à son tour mortellement blessé. 19 Officiers et 846 hommes étaient tombés. Les survivants avaient supporté sans se plaindre les plus dures souffrances. Mais, malgré ses attaques incessantes, l'ennemi n'avait pas progressé d'un mètre et c'est avec une émotion visible que le Général HIRSCHAUER vint, le 17 juin, le Régiment étant relevé, féliciter et remercier le Colonel DECHERF. »

— Historique du 2e Régiment de Marche de Zouaves. Du 2 août 1914 au 11 novembre 1918

Reprise du fort par l'armée française[modifier | modifier le code]

Le fort est repris dans la nuit du 2 au par la 21e compagnie du 298e régiment d'infanterie sans aucun combat. Une patrouille française en s'approchant du fort, constate que celui-ci est abandonné par les Allemands, la position étant intenable. Il est alors réaménagé en observatoire et réarmé de mitrailleuses. D'importants travaux de remise en état sont entrepris : on creuse des casemates, un puits et près de 1 500 mètres de galeries souterraines pour l'installation de l'électricité destinée à l'éclairage, à la ventilation et à la communication entre les points de défenses du fort[5].

Cliché aérien du fort de Vaux en 1916.

Liste de quelques tués et blessés du fort de Vaux[modifier | modifier le code]

La liste ci-dessous, non exhaustive, recense seulement quelques noms parmi ceux de plusieurs centaines de poilus tombés au fort de Vaux ou dans ses environs immédiats pendant la première Guerre mondiale[6] :

  • Eugène Jean Arrachart, né le à Albert (Somme), soldat au 305e régiment d'infanterie, matricule 12544, classe 1914, tué à l'ennemi le au fort de Vaux ;
  • Jean Aubrerie (17 juin 1884 - 18 avril 1916), soldat de 2e classe au 5e régiment d'infanterie, disparu au cours d'un combat au fort de Vaux[7] ;
  • Auguste Pierre Constant Baby, né le à Lorris (Loiret), médecin auxiliaire au 97e régiment d'infanterie, matricule 14385, classe 1911, tué à l'ennemi le à Vaux[8] ;
  • Joseph Jean Balluais, né le à Placé (Mayenne), soldat au 53e régiment d'infanterie, mort pour la France le au fort de Vaux ;
  • Albert Besson, canonnier au 114e régiment d'artillerie lourde, tué à l'ennemi le lors de la bataille de Verdun ;
  • Albert Calixte Besson, soldat de 2e classe au 114e bataillon de chasseurs, tué à l'ennemi le à Froide Terre devant Verdun ;
  • Albert Charles Besson, aspirant de la 2e compagnie du 119e régiment d'infanterie (matricule 6222 - active), grièvement blessé le à Bezonvaux ;
  • Jacques Chêle, né le à Banyuls-sur-Mer, tué à l'ennemi le au Fort-de Vaux, sergent au 53e régiment d'infanterie (n° matricule 305 - centre de recrutement de Perpignan)[9]. Croix de Guerre. A été déclaré mort pour la France[10], le 17 juillet 1916. « Vieux serviteur d'un calme résolu, d'une bravoure à toute épreuve. Le 22 mai, étant aux tranchées de première ligne, s'est découvert pour suivre le mouvement de l'ennemi qui nous contre-attaquait. A été tué d'une balle à la tête ». Un secours de 200 francs a été payé à sa veuve, Françoise Chêle (née Draper) résidant à Cerbère (66), le 27 juillet 1916[réf. nécessaire] ;
  • Alfred Auguste Chitel, né le à Caen (14), soldat au 5e régiment d'infanterie, matricule 9389, tué le au fort de Vaux son corps n'a jamais été retrouvé ;
  • Yves Coquebert de Neuville, capitaine, tué au fort de Vaux en 1916 ;
  • André Curan, caporal à la 11e compagnie du 53e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le au fort de Vaux ;
  • Benoît Désarbre, soldat au 158e régiment d'infanterie, matricule 10912, né à Roanne (Loire) le , mort pour la France le au fort de Vaux ;
  • Henri Émile Jules Dupuis, né le à Paris 6e, soldat au 53e régiment d'infanterie, matricule 2993, classe 1913, tué le au fort de Vaux[11] ;
  • Henri Isaïe Favre, né le à Baix (Ardèche), chef de bataillon au 321e régiment d'infanterie, tué d'une balle dans la tête le 6 juin 1916[12], chevalier de la Légion d'honneur (1907), croix de guerre avec palmes, médaille coloniale avec agrafes " Algérie et Sahara", citation à l'ordre du régiment et à l'ordre de l'armée, mort pour la France[13] ;
  • Georges Gallion, né le à Koné, Nouvelle-Calédonie, soldat au 1er régiment d'infanterie coloniale (du Maroc), matricule 7314, tué au combat le , au Bois Constant, à l'âge de 19 ans, aucune sépulture n'a pu être retrouvée. Citation à la médaille militaire (croix de guerre étoile de bronze, médaille de Verdun) ;
  • Georges Garing, né le à Paris, sous-lieutenant au 2e zouaves, tué à l'ennemi le  ;
  • Hébert Fernand Ernest Guibal, sous-Lieutenant au 158e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Vaux ;
  • Pierre Marie Lepipec, soldat au régiment d'infanterie coloniale du Maroc tué le au fort de Vaux ;
  • Aristide Liger, né en à Gy en Sologne, voltigeur à la 6e compagnie du 82e régiment d'infanterie, matricule 773, tué à l'ennemi le  ;
  • Jean-Marie Mahé, né le à Quessoy (Cotes du Nord), diacre, sous-lieutenant au 24e régiment d'infanterie, mort pour la France le au fort de Tavannes près de Vaux ;
  • Louis Marie Métayer, né le à Maël-Carhaix (22), 2e régiment de zouaves, matricule 498, mort pour la France le au fort de Vaux ;
  • Jean Marie Pierre Moraux, né le à Pleine-Fougères (35), soldat au 35e régiment d'infanterie, matricule 1232, tué par éclats d'obus le au fort de Vaux son corps n'a jamais été retrouvé ;
  • Émile Pierre Morin, né le à Saint-Arnoult-en-Yvelines (Seine-et-Oise), caporal au 101e régiment d'infanterie, 3e compagnie, disparu le près de la redoute no 3 du fort de Vaux. Son corps n'a jamais été retrouvé. Déclaré mort pour La France le [14] ;
  • Pierre Nicolle (6 avril 1894 - 9 mars 1916), soldat au 408e régiment d'infanterie , 9ecompagnie , matricule 1420, mort pour la France, tué d'une balle à la tête sur les hauts du fort de Vaux[15] ;
  • Leu de Peindray d'Ambelle, né le à Saint-Louis (Réunion), soldat de 2e classe au 41e régiment d'infanterie coloniale, tué à l'ennemi le au bois de Chesnois, près du fort de Vaux son corps n'a jamais été retrouvé ;
  • Marcel de Peindray d'Ambelle, né le } à La Plaine des Palmistes (Réunion) sergent au régiment d'infanterie coloniale du Maroc, tué le au fort de Vaux ;
  • Joseph Victor Pelissolo, né le à Nice, soldat de 2e classe au 24e régiment d'infanterie, mort pour la France le [16] ;
  • Antonin Auguste Petit, né le à Oris-en-Rattier (Isère), soldat au 2e régiment de marche de zouaves, classe 1916, tué à l'ennemi le au fort de Vaux, titulaire de la médaille militaire, croix de guerre avec étoile d'argent, médaille de Verdun ;
  • Louis Viala, né le à Lautrec (81) soldat du 7e régiment d'infanterie coloniale du Maroc, tué à l'ennemi le au fort de Vaux ;
  • Émile-Marius Vincent, né le à Séverac-le-Château (Aveyron) soldat au 10e bataillon de chasseurs à pieds, blessé très grièvement le au combat du fort de Vaux, amputé du bras gauche (éclats d'obus articulation épaule gauche), chasseur remarqué pour son courage alors qu'il a contribué à repousser une attaque ennemie. Il se retire à Séverac-le-Château où, malgré son handicap, il a exercé le métier de facteur à bicyclette, apprécié et estimé de tous[réf. nécessaire] . Titulaire de la croix de guerre avec palme il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1934.

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2013, 40 808 personnes ont visité le Fort de Vaux[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les lignes noires indiquent les positions allemandes lors de la bataille de Verdun en 1916

Références[modifier | modifier le code]

  1. Collectif 1932, p. 1-2
  2. Sylvain Eugène Raynal 1919, p. 98
  3. Sylvain Eugène Raynal 1919, p. 186-188
  4. JMO du 2e Zouaves du 6 au 17 juin 1916
  5. Le fort de Vaux - Fortifications Séré de Rivière -
  6. « Fichier des morts pour la France de la guerre 1914-1918, Ministère de la Défense », sur memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le 30 mai 2016)
  7. « Fiche de Jean Aubrerie », sur memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le 30 mai 2016)
  8. « Fiche de Auguste Pierre Constant Baby », sur memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le 30 mai 2016)
  9. « Fiche de Jacques Chêle », sur memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le 21 mai 2016)
  10. « Fiche de Jacques Chêle », sur memorialgenweb.org (consulté le 21 mai 2016)
  11. « Fiche de Henri Émile Jules Dupuis », sur memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le 30 mai 2016)
  12. Sylvain Eugène Raynal 1919, p. 162
  13. « Fiche de Henri Isaïe Favre », sur memorialgenweb.org (consulté le 30 mai 2016)
  14. « Fiche de Émile Pierre Morin », sur memorialgenweb.org (consulté le 8 juin 2016)
  15. « Fiche de Pierre Nicolle », sur memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le 30 mai 2016)
  16. « Fiche de Joseph Pelissolo », sur memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le 30 mai 2016)
  17. « Les chiffres clés économiques du tourisme en Lorraine (2013) », sur observatoire-lorraine.fr (consulté le 30 mai 2016)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Laurent Binois et Jean-Luc Kaluzko, Vaux, histoire d'un fort : la construction du fort de Vaux et les événements de 1916, Louviers, s Ysec, , 80 p. (ISBN 2-84673-028-8, notice BnF no FRBNF38993647).
  • Sylvain Eugène Raynal (Colonel) (préf. Eugène Étienne), Le drame du fort de Vaux : journal du commandant Raynal, Verdun, Éditions lorraines Frémont, , 256 p. (ASIN B003UAJPJO). Réédition en 1949 par les éditions Albin Michel, Paris
  • Collectif, Notice sur le Fort de Vaux et son rôle pendant la bataille de Verdun, Verdun, Éditions Lorraines Frémont, coll. « La bataille de Verdun dans l’Histoire », , 24 p. (ASIN B0000DTBDH). Document utilisé pour la rédaction de l’article (Fascicule décrivant le fort, sa prise par les Allemands, sa reprise par les Français et comportant un guide de visite du fort).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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