Louis X

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Louis X
Illustration.
Sceau de Louis X, dit le Hutin,
Paris, Archives nationales.
Titre
Roi de France

(1 an, 6 mois et 7 jours)
Couronnement ,
en la cathédrale de Reims
Prédécesseur Philippe IV
Successeur Jean Ier
Roi de Navarre
Louis Ier

(11 ans, 2 mois et 1 jour)
Couronnement , en la cathédrale de Pampelune
Prédécesseur Jeanne Ire
(et Philippe IV le Bel)
Successeur Jean Ier
Comte de Champagne

(11 ans, 2 mois et 1 jour)
Prédécesseur Jeanne Ire
(et Philippe IV le Bel)
Successeur Jeanne II
Biographie
Dynastie Capétiens
Date de naissance
Lieu de naissance Paris (France)
Date de décès (à 26 ans)
Lieu de décès Vincennes (France)
Sépulture Basilique de Saint-Denis
Père Philippe IV le Bel
Mère Jeanne Ire de Navarre
Conjoint Marguerite de Bourgogne (1305-1315)
Clémence de Hongrie (1315-1316)
Enfants Jeanne II Red crown.png
Jean Ier Red crown.png

Louis X
Rois de France
Rois de Navarre

Louis X[1], dit « le Hutin » (c'est-à-dire « l'entêté[2] »), né le à Paris, mort le à Vincennes, est roi de Navarre de 1305 à 1316 (sous le nom de Louis Ier) et roi de France de 1314 à 1316, douzième de la dynastie dite des Capétiens directs. Il est le fils aîné du roi de France Philippe IV le Bel et de la reine Jeanne Ire de Navarre.

Le bref règne de Louis est marqué par l'hostilité de la noblesse aux réformes fiscales et de centralisation initiées par Enguerrand de Marigny, Grand chambellan de France, sous le règne de son père. L'oncle de Louis — Charles de Valois, chef du parti des grands féodaux — convainc son neveu de faire exécuter Marigny. Louis autorise les serfs à racheter leur liberté — ce qui constitue les premiers pas de l'abolition du servage —, fait abolir l'esclavage et réadmet les Juifs de France dans le royaume.

En 1305, Louis a épousé Marguerite de Bourgogne, avec laquelle il a eu une fille, Jeanne II. Marguerite est plus tard convaincue d'adultère et meurt en prison. En 1315, Louis épouse Clémence de Hongrie, qui donne naissance à Jean Ier le Posthume quelques mois après la mort du roi. La mort de Jean conduit par la suite à une succession disputée sur le trône de France.

Jeunesse, mariages et sacre[modifier | modifier le code]

Jean de Joinville présente à Louis, alors roi de Navarre, son ouvrage intitulé La Vie de Saint Louis.

Louis, né à Paris le 4 octobre 1289, est le fils aîné du roi de France Philippe IV le Bel et de la reine de Navarre Jeanne Ire[3]. Le 4 avril 1305, à la mort de sa mère, il hérite de la couronne de Navarre et du comté de Champagne. La Navarre est administrée localement par un gouverneur nommé par le roi de France. Philippe le Bel, qui maintient ses fils sous sa dépendance et son strict contrôle selon les habitudes héritées de Philippe Auguste, n'autorise Louis à se rendre en Navarre qu'en août 1307 pour s'y faire couronner par l'assemblée des nobles, les Cortes. Louis part pour la Navarre avec son épouse Marguerite de Bourgogne et une forte délégation de nobles français. Les époux sont tous deux couronnés à Pampelune, le 1er octobre 1307, roi et reine de Navarre.

Le 21 septembre 1305, Louis a épousé Marguerite de Bourgogne, fille du duc Robert II de Bourgogne et d'Agnès de France, dernière fille du roi de France Louis IX ; Marguerite est donc la cousine germaine du père de Louis. De leur mariage, ils n'ont qu'une seule fille, Jeanne, née en 1311. Avant son premier mariage, Louis a eu une fille illégitime prénommée Eudeline, qui deviendra plus tard nonne, puis abbesse du couvent des Cordeliers de Paris[1]. Au début de l'année 1314, Marguerite est impliquée dans l'affaire de la tour de Nesle : elle est convaincue d'adultère avec le chevalier Philippe d'Aunay, sous le témoignage de la reine d'Angleterre Isabelle, fille de Philippe le Bel et sœur de Louis[4]. Ses deux belles-sœurs Jeanne et Blanche de Bourgogne — respectivement épouses des frères cadets de Louis, Philippe de Poitiers et Charles de la Marche — sont elles aussi arrêtées[5]. Marguerite et Blanche sont déclarées coupables et condamnées à être emprisonnées à vie dans la forteresse de Château-Gaillard tandis que Jeanne parviendra plus tard à prouver son innocence auprès de son époux Philippe de Poitiers.

Louis est sacré roi de France aux côtés de sa seconde épouse Clémence de Hongrie.

Le 29 novembre 1314, Philippe le Bel meurt. Louis lui succède sur le trône mais refuse de reprendre auprès de lui son épouse Marguerite. Cette dernière meurt le 30 avril 1315 à Château-Gaillard, sans doute de froid même si la légende veut qu'elle ait été étranglée sur ordre de Louis X pour lui permettre de se remarier[6]. Le 19 août 1315, Louis X épouse en secondes noces Clémence de Hongrie, fille de Charles d'Anjou, dit « Charles-Martel », roi titulaire de Hongrie, et de Clémence de Habsbourg. Clémence est par ailleurs la nièce-par-alliance de Charles de Valois, oncle et puissant conseiller de Louis. Quelques jours plus tard, le 24 août, Louis est sacré roi de France à Reims aux côtés de sa nouvelle épouse.

Règne[modifier | modifier le code]

Bien que Louis X n'ait régné que deux courtes années, de novembre 1314 à juin 1316, on peut tout de même noter certains éléments de sa politique. Succédant à Philippe le Bel, il doit faire face aux révoltes suscitées par la politique de son prédécesseur et menées par les barons qu'il calme par des concessions. Louis tente d'accroître les revenus royaux et amorce plusieurs réformes, dont la libération des serfs et l'autorisation des Juifs de retourner en France.

Les ligues des grands féodaux[modifier | modifier le code]

Isolé dans un conseil étroit, Louis X doit rechercher l'appui de ses frères Philippe de Poitiers et Charles de la Marche. Les trois frères, dont la descendance est douteuse depuis l'affaire de la tour de Nesle, n'ont pas d'héritier mâle et leurs épouses sont en prison pour leur inconduite. Charles de Valois est tout puissant et il a trois fils dont l'aîné est le futur Philippe VI de Valois ; il est un de ceux qui entendent revenir sur les décisions prises par les conseillers honnis de Philippe le Bel, issus pour la plupart de la haute bourgeoisie. En conséquence, Louis X s'allie à son frère Philippe de Poitiers en échange de l'héritage du comté de Bourgogne. Philippe IV avait acheté les droits de la Comté Franche à Othon IV de Bourgogne en échange d'une alliance matrimoniale : les deux filles d'Othon ont épousé respectivement Philippe de Poitiers et Charles de la Marche mais en acceptant de perdre leurs droits de succession sur le comté de Bourgogne. Ainsi l'aînée, Jeanne II de Bourgogne, a conservé la jouissance et le titre du comté, tandis que sa cadette Blanche a reçu en compensation une dot 20 000 marcs d'argent. Selon le testament de Philippe le Bel, le comté doit revenir à la couronne si Philippe de Poitiers et Jeanne de Bourgogne n'ont pas de fils. Philippe de Poitiers monnaye son appui en exigeant que son épouse Jeanne puisse léguer le comté de Bourgogne à sa fille aînée, en plus de l'Artois qui lui vient de sa mère Mahaut. Cet accord, par lequel Louis X paye la stabilité de son début de règne, amènera toutefois sous le règne de Louis XI la difficile succession de la Bourgogne et de l'Artois, réunies entre les mains des Habsbourg par mariage, et sous Louis XIV la guerre de Dévolution de l'Artois et de la Franche-Comté.

Afin d'apaiser les nobles normands turbulents, Louis X leur confère plusieurs privilèges dans la Charte aux Normands, octroyée le 19 mars 1315. Miniature du XIVe siècle.

La fronde menée par les nobles est soutenue par le peuple, opprimé par les taxes et les impôts. Elle fait de nombreuses victimes, notamment Enguerrand de Marigny qui est pendu, Pierre de Latilly ou encore Raoul de Presles qui sont torturés. Louis X renonce à les défendre, tant la parole du roi est devenue inaudible. La monarchie subit un véritable recul pendant ses deux années de règne, surtout dans le domaine fiscal : le roi ne peut plus lever d'impôts indirects puisque la noblesse veut battre sa propre monnaie et les provinces, bien que fidèles à la couronne, sont rebelles à de nouvelles taxes. Ne pouvant briser la résistance des nobles, Louis X choisit de négocier. Avec habileté, il met les abus sur le compte des officiers royaux et joue sur les particularismes locaux. Il octroie ainsi une série de chartes provinciales durant toute l'année 1315, qui ont pour fonction de répondre aux attentes de la population. Les baillis et sergents royaux intervenant dans tout le comté d'Amiens ainsi que celui de Vermandois, au mépris des droits du comte, ont interdiction sur ordonnance de Louis X d'exercer leurs prises, ajournements et autres faits de justice. Il répond donc aux attentes des ligues nobiliaires en garantissant leurs privilèges, leurs droits de haute justice et y compris celui de port d'armes à travers ces chartes provinciales destinées à satisfaire les différentes requêtes nobiliaires dans les différentes provinces du royaume. D'autres chartes régionales de ce type ont été certainement concédées dans les mêmes conditions. Ces ordonnances, qui redonnent un certain pouvoir aux nobles et à l'aristocratie ainsi que les droits et prérogatives qu'ils ont perdus sous Philippe le Bel, contribuent à affaiblir le pouvoir royal au détriment de l'idée d'unité souveraine qu'ont menée les prédécesseurs de Louis X.

Réforme du servage et rappel des Juifs[modifier | modifier le code]

Louis X reçoit un diplôme des Juifs, qu'il réadmet en France sous des conditions strictes. Peinture du XIVe siècle.

Louis X abolit effectivement l'esclavage au sein du royaume de France le 2 juillet 1315 par une ordonnance[7]. Louis continue cependant à exiger des revenus et se met à la réforme du servage pour y parvenir. Arguant que tous les hommes sont nés libres, il déclare que les serfs français sont donc libérés, bien que chaque serf doive acheter sa liberté[8]. Une commission est établie pour entreprendre la réforme, qui établit le peculium, ou la valeur, de chaque serf[9]. Pour les serfs appartenant directement au roi, tout le peculium revient à la couronne ; pour les serfs appartenant à des sujets du roi, le montant doit être partagé entre la couronne et le seigneur féodal concerné[10]. En l'occurrence, tous les serfs ne sont pas prêts à payer de cette manière et, en temps voulu, Louis déclare que les biens de ces serfs sont de toute façon saisis, et que les profits vont payer l'expédition militaire en Flandre[11].

Louis est également responsable d'un changement-clé dans la politique envers les Juifs. En 1306, son père Philippe IV avait expulsé la minorité juive de toute la France, un événement « bouleversant » pour la plupart de ces communautés[12]. Louis a commencé à reconsidérer cette politique, motivée par les revenus supplémentaires qui pourraient être apportés à la couronne si les Juifs étaient autorisés à revenir[13]. En conséquence, Louis émet une charte le 28 juillet 1315 qui autorise le retour des Juifs dans le royaume, bien que celui-ci soit soumis à des conditions particulières. En effet, les Juifs ne sont réintégrés en France que douze ans, après quoi l'accord pourra être résilié. Ils doivent porter un brassard en tout temps, ne peuvent vivre que dans les zones où il y a eu des communautés juives auparavant et doivent initialement être privés d'usure[14]. C'est la première fois que les Juifs de France sont couverts par une telle charte, et Louis prend soin de justifier sa décision en se référant à la politique de son ancêtre Saint Louis, à la position du pape Clément V et à un argument selon lequel le peuple de France aurait demandé le retour des Juifs. Pour les Juifs, le résultat de ce rappel est moins satisfaisant que pour le roi car ils dépendent directement de sa juridiction pour le droit de résidence et de protection[15].

La campagne de Flandre[modifier | modifier le code]

Louis X guerroie dans le comté de Flandre, où il cherche à obtenir une solution militaire au problème flamand persistant. Dessin du XVe siècle.

Louis X poursuit les efforts de son prédécesseur pour trouver une solution militaire au problème épineux du comté de Flandre. Le comte de Flandre règne au XIVe siècle sur un « état immensément riche »[16], qui jouit d'une existence largement autonome en marge du royaume de France. Les rois de France prétendent exercer leur suzeraineté sur la Flandre, mais avec peu de succès jusque-là[17]. Philippe IV a tenté d'affirmer la suzeraineté française, mais son armée, commandée par Robert II d'Artois, a été vaincue à Courtrai en 1302[18] et, malgré une victoire à la bataille de Mons-en-Pévèle deux ans plus tard, la situation reste profondément instable.

Louis X mobilise une armée le long de la frontière flamande le 31 juillet 1315, mais la situation française devient rapidement tendue par l'absence de combats et l'enlisement de l'ost royal dans la Lys en crue. Le roi doit alors rebrousser chemin piteusement. Louis interdit en représailles les exportations de céréales et d'autres matériaux vers la Flandre. Cette mesure s'avère difficile à faire respecter, et le roi doit faire pression sur les officiers de l'Église dans les régions frontalières, ainsi que sur Édouard II d'Angleterre, pour soutenir ses efforts pour empêcher les navires marchands espagnols de commercer avec les Flamands sous embargo[19]. Un résultat non escompté de cet embargo est le développement des activités de contrebande, ce qui réduit l'avantage — et par conséquent le montant — du commerce, conformément aux restrictions royales dans la région frontalière. Louis est également contraint de réquisitionner directement de la nourriture pour ses forces, ce qui entraîne une série de plaintes de la part des seigneurs locaux et de l'Église[20].

Mort et succession[modifier | modifier le code]

Au début du mois de juin 1316, Louis X boit du vin glacé alors qu'il est échauffé après une partie de jeu de paume à Vincennes et est peu après pris d'un malaise. Pris de remords de n'être pas intervenu, il fait dédommager les enfants d'Enguerrand de Marigny qu'il n'a pas pu sauver et fait rendre à Raoul de Presles les biens dont il a été spolié. Louis meurt le 5 juin 1316 d'une pleurésie ou d'une pneumonie[21], bien que des rumeurs d'empoisonnement aient circulé. En raison des circonstances de sa mort, Louis X devient le premier joueur de paume identifié dans l'Histoire[22]. Il est inhumé dans la nécropole royale de la basilique de Saint-Denis, où il est rejoint par son épouse Clémence de Hongrie à sa mort en 1328.

Enceinte, la reine Clémence donne naissance le 14 novembre 1316 à un fils, Jean Ier le Posthume. Celui-ci meurt au bout de cinq jours de règne. La question d'une éventuelle illégitimité de la princesse Jeanne, issue de la première union de Louis, à la succession au trône de France, se pose à la noblesse française. En effet, l'absence d'héritier mâle direct ne s'est encore jamais produite au cours du miracle capétien. La succession à la couronne française, préalablement élective, s'était faite peu à peu par l'usage. Selon le « principe de la masculinité » qui régit alors les fiefs, la noblesse française préfère offrir le trône au frère de Louis X, Philippe V le Long, qui était déjà régent depuis la mort de Louis.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Références culturelles[modifier | modifier le code]

Louis X est un personnage majeur de la série de romans Les Rois maudits de Maurice Druon. Il est interprété par Georges Ser dans l'adaptation télévisée de 1972 et Guillaume Depardieu dans celle de 2005.

Dans son poème humoristique Les belles familles, paru en 1946 dans son recueil Paroles, Jacques Prévert cite tous les rois de France prénommés Louis, mais ne cite le surnom que d'un seul d'entre eux : « Louis X dit le Hutin »[23].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Généalogie de Louis X de France sur le site Medieval Lands.
  2. « Dictionnaire le Littré » (consulté le 1er mars 2015).
  3. Baynes, p.18.
  4. Drees, p.398
  5. Jim Bradbury, The Capetians: Kings of France 987-1328, (Hambledon Continuum, 2007), 277.
  6. Maurice Druon, Les rois maudits : roman historique, Le livre de poche, 1970-1977 (ISBN 9782253003069, OCLC 15320495, lire en ligne), Tome 2 ː La reine étranglée.
  7. Recueil général des anciennes lois françaises, vol. 3, no 494, p. 102.
  8. Bishop, p.296.
  9. Stephen, p.377.
  10. Stephen, p.377.
  11. Jeudwine, p.18.
  12. Chazan, p.79.
  13. Chazan, p.79.
  14. Chazan, pp79-80.
  15. Chazan, p.79.
  16. Holmes, p.16.
  17. Holmes, p.16.
  18. Holmes, p.16.
  19. Kulsrud, p.212.
  20. Jordan, pp.169–170.
  21. Gillmeister, pp. 17–21.
  22. Gillmeister, pp.17–21.
  23. Texte du poème Les belles familles, sur le site www.wikipoemes.com

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources imprimées[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Elizabeth A. R. Brown, « Kings like semi-Gods: the Case of Louis X of France », Majestas, 1, 1993, p. 5-37.
  • Charles-Victor Langlois, Saint Louis, Philippe le Bel, les derniers Capétiens directs (1226-1338), t. III, 2e partie, Paris, Librairie Hachette, coll. « Histoire de France depuis les origines jusqu'à la Révolution », , 434 p. (lire en ligne)
    Réédition : Charles-Victor Langlois, Saint Louis, Philippe le Bel, les derniers Capétiens directs (1226-1338), Paris, Jules Tallandier, coll. « Collection Monumenta historiae » (no 2), , 448 p. (ISBN 2-235-00497-0, lire en ligne).
  • François Menant, Hervé Martin, Bernard Merdrignac et Monique Chauvin, Les Capétiens : histoire et dictionnaire, 987-1328, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », , LXXIX-1220 p. (ISBN 2-221-05687-6, présentation en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]