Henri Adeline

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Officier général francais 2 etoiles.svg Henri Adeline
Henri Adeline nommé général le 8 mai 1945
Henri Adeline nommé général le 8 mai 1945

Naissance
Verdun
Décès (à 72 ans)
Châlons-sur-Marne
Origine Drapeau de la France France
Grade Général de brigade
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Légion d'honneur(Chevalier)
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1914-1918
2 citations
Croix de guerre 1939-1945
2 citations
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs
1 citation

Emblème
Liste des Compagnons de la Libération

Henri Adeline (né le à Verdun - mort le à Châlons-sur-Marne[1]) est un général et un résistant français. Il combattit dans les rangs de l'armée de terre française pendant les deux guerres mondiales, et s'engagea à partir de 1943 dans les maquis de Dordogne puis, lors de la Libération, combattit dans le sud-ouest et contre les poches allemandes de Royan et de la Rochelle. Il est Compagnon de la Libération.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le 25 avril 1945, à Saint-Palais-sur-Mer, le général de Gaulle passe en revue les troupes qui ont participé à la conquête de Royan. A cette occasion il est fait compagnon de la libération. De gauche à droite : Le général de Gaulle, André Diethelm, ministre de la Guerre, le général de Larminat et le colonel Adeline.
Henri Adeline Lieutenant au 8ème Génie à Tours, en mai 1922

D'origine lorraine[2], il suit des études secondaires au collège de Verdun puis au lycée de Troyes[2]. Il est admis à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1916 (promotion des Drapeaux et de l'amitié franco-américaine)[2]. Il y reste un an et part pour le front comme aspirant du 278e régiment d'infanterie en août 1917[2]. Il est blessé par un éclat d'obus en juillet 1918[2]. De 1920 à 1922, il sert dans différentes affectations dans le service des transmission au Maroc[2]. Il va suivre ensuite des cours à l'école technique du Génie et est ensuite affecté à Nancy, au 18e régiment du génie[2]. Il suit les cours de l'école de Guerre entre 1930 et 1932[2] puis est affecté à l'état-major de la 20e région militaire toujours à Nancy[2] avant de partir au 6e régiment du génie à Angers[2].

En septembre 1939, il est affecté à l'état-major du 12e corps d'armée en Alsace[2], corps d'armée qui se retrouve encerclé en Alsace en juin 1940. Le 24 juin, refusant de se rendre, il prend la tête d'un petit groupe d'officier et de sous-officiers et à pied, a rejoindre la zone libre à plus de 250 km de là[2].

Au sein de l'Armée d'armistice, il commande le 1er bataillon du génie à Bergerac[2]. En novembre 1942, lorsque les Allemands envahissent la zone libre, il rentre en contact avec l'Armée secrète (AS) et l'Organisation de résistance de l'armée[2] (ORA) qu'il rejoint dès 1943.

En avril 1944, il commande un maquis à coté de Bergerac et est adjoint militaire au chef de l'Armée secrète pour le sud de la Dordogne[2].

En août 1944, dirigeant les maquis de l'Armée secrète et des FTP de Dordogne Sud, il poursuit les colonnes allemandes qui se replient sur Bordeaux[2]. Il libère Bergerac, Libourne, puis Bordeaux, désertée par la Wehrmacht, le 28 août[2].

Puis début septembre, il prend le commandement de tous les groupements FFI du Sud-Ouest (environ 12 000 hommes ) et va être en charge de contrôler la poche allemande de La Rochelle et celle de de Royan et de la pointe de Grave[2]. Après une réunion le 18 septembre 1944 avec le général de Gaulle dans son PC de Saintes, il doit réduire cette dernière pour permettre de dégager le port de Bordeaux[2] et temporiser pour la Rochelle, De Gaulle craignant une destruction du port par les Allemands[2].

En octobre 1944, est créé le "front de l'Ouest" en charge des poches allemandes sur toute la façade atlantique française, commandé par le général de Larminat, sous le commandement duquel passe Adeline, toujours en charge du front de Royan et de la Rochelle. Il commande l'attaque contre Royan à la tête de la division "Gironde" entre 14 et le 18 avril 1945[2].

Il est fait compagnon de la Libération le 25 avril 1945 par le général de Gaulle.

Il fut promu général de brigade le .

Après guerre, il est nommé chef des troupes du génie en Algérie[2] puis dirige ensuite le génie de la 1ère Région militaire où il va faire construire près de 1500 logements pour les cadres militaires en région parisienne[2].

Il prend sa retraite militaire en 1955 et va alors diriger un bureau d'étude qui va superviser la construction de plus de mille appartements en région parisienne, à Strasbourg et à Saint-Georges-de-Didonne[2] .

Il était marié à Jeanne Fallet (1896-1971) dont il a eu quatre enfants[3].

Le général Adeline meurt le , à la suite d'un accident de voiture, à Châlons-sur-Marne où son épouse est tuée sur le coup. Il est inhumé à Sivry-sur-Meuse[4] (Meuse), sa région d'origine et où il possédait une maison de vacances[4].

Distinctions et décorations[modifier | modifier le code]

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Legion Honneur Commandeur ribbon.svg Ordre de la Liberation 2nd ribbon.svg Croix de Guerre 1914-1918 ribbon.svg
Croix de Guerre 1939-1945 ribbon.svg Medaille de l'Aeronautique ribbon.svg Croix de Guerre des Theatres d'Operations Exterieurs ribbon.svg
Croix du Combattant Volontaire de la Resistance ribbon.svg

Publications[modifier | modifier le code]

  • Manuel d'électricité du gradé radiotélégraphiste, 1939[5]
  • La libération du Sud-Ouest : Bordeaux-Royan-La Rochelle (août 1944-mai 1945), 1948[6]
  • Considérations sur le Génie au Combat, 1952

Odonymes[modifier | modifier le code]

2 voies publiques sont nommées d'après lui :

  • Avenue Général-Adeline à Viry-Chatillon en région parisienne
  • Impasse Général-Adeline, à Bergerac (Dordogne).

Une place de Sivry-sur-Meuse devrait prendre son nom courant 2017[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Combattants de l'aube - Les Compagnons de la Libération d'origine lorraine, Jérôme Estrada de Tourniel, Editions Serpenoise, 2014. Un chapitre lui est consacré.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Henri Adeline, 1038 compagnons, Compagnons - Musée de l'Ordre de la Libération », sur www.ordredelaliberation.fr (consulté le 27 décembre 2016)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w et x Henri Adelin sur le site de l'Ordre de la Libération.
  3. « Henri ADELINE - Dominique FORTIN - Geneanet », sur gw.geneanet.org (consulté le 27 décembre 2016)
  4. a, b et c « Bientôt la place du Général Adeline à Sivry-sur-Meuse », L'Est Républicain,‎ (lire en ligne)
  5. « Henri Adeline (1898-1971) - Auteur - Ressources de la Bibliothèque nationale de France », sur data.bnf.fr (consulté le 27 décembre 2016)
  6. « Général Henri ADELINE et la Résidence du Cap de Vallières », sur saintgeorgesdedidonnehier.blogs.sudouest.fr (consulté le 27 décembre 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]