Ordre du Carmel

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Ordre du Carmel
Image illustrative de l'article Ordre du Carmel
Blason de l'Ordre du Carmel
Type Ordre mendiant
Création XIIe siècle (il y a 805 ans)
Reconnaissance canonique 1226, et définitivement en 1274
Fondateur(s) Saint Berthold, Saint Brocard, Albert de Jérusalem
Spiritualité Carmélitaine, Contemplative et apostolique
Liste des ordres religieux
Pietro Novelli (it), Notre-Dame-du-Mont-Carmel.

L'Ordre du Carmel est un ordre religieux catholique contemplatif. Ses membres sont appelés Carmes (pour les hommes) et Carmélites (pour les femmes). Fondé par des ermites sur le mont Carmel en Palestine à la fin du XIIe siècle, les premiers carmes quittent leurs ermitages au début du XIIIe siècle pour se réfugier en Europe. Après bien des tribulations, l'ordre érémitique se transforme en ordre monastique. Il connaît de nombreuses réformes dont la plus marquante est la réforme instituée par Thérèse d'Avila au XVIe siècle.

Il existe aujourd'hui deux branches principales : les Grands carmes (n'ayant pas suivi la réforme de sainte Thérèse d'Avila) et la branche issue de la réforme thérèsienne, les Carmes déchaux. Ces deux branches sont découpées en trois ordres :

  • les carmes (pour les hommes)
  • les carmélites (pour les femmes), appelées le second ordre (du carmel) car leur ordre a été créé après l'ordre des carmes
  • le Tiers-Ordre carmélite (pour les laïcs), appelé le troisième ordre car créé dans un troisième temps

L'Ordre du Carmel est porteur d'une tradition spirituelle riche, qui a une grande importance pour l'Église catholique tout entière, notamment grâce à plusieurs docteurs de l'Église issus de l'Ordre : Thérèse d'Avila, Jean de la Croix, Thérèse de l'Enfant-Jésus. Ils sont spécialement connus pour leur enseignement sur l'oraison, centre de la vie spirituelle du Carmel. De nombreux mystiques ont également laissé des écrits ayant éclairé leur époque et même faisant parfois référence jusqu'à nos jours (Jean de Saint-Samson, Laurent de la Résurrection, Marie-Madeleine de Pazzi, Élisabeth de la Trinité, Maria Candida dell’Eucaristia, Maria Petyt).

Historique[modifier | modifier le code]

Origine et développement au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des Grands carmes.

Dès le XIIe siècle, des hommes s'inspirant du prophète Élie viennent vivre en ermites dans les grottes du Mont Carmel. Albert Avogadro, Patriarche latin de Jérusalem, leur donne une règle de vie en 1209. Cette règle, constituée de quelques thèmes majeurs empruntés à la Bible, est centrée sur la prière. C'est l'acte fondateur de l'ordre, qui prend le nom de « Ordre des Frères de Notre-Dame du Mont Carmel » ou Carmes[1]. Plus tard, en 1247, le pape Innocent IV donnera aux Carmes l'appellation officielle de "Frères de Notre Dame du Mont-Carmel"[1].

Le siège de Jérusalem en 1187, qui achève la reconquête de la Palestine par Saladin, oblige les chrétiens venus d'Occident lors des croisades à partir. De retour en Europe en 1238, ils vivent de plus en plus dans les villes où ils constituent de petites communautés. En 1247, l'ordre érémitique qu'est le Carmel est organisé par le pape Innocent IV en ordre monastique mendiant[E 1]. En 1274, l'existence de l'Ordre est définitivement confirmé par le pape Grégoire X.

En 1435, le pape Eugène IV assouplit les rigueurs de la règle monastique par une mitigation qui entrainera de nombreuses tentatives de contre réforme (tentatives de réformes par Jean Soreth, réforme de Mantoue, Réforme de Touraine)[E 2].

Des femmes proches de ces communautés de Frères Carmes sont attirées par leur vie de prière. Ainsi par exemple, des béguinages aux Pays-Bas donnent naissance à des monastères de carmélites dans la seconde moitié du XVe siècle. Jean Soreth, frère du couvent des Carmes de Caen, supérieur de l'Ordre du Carmel de 1451 à 1471, travaille à la transformation de quelques béguinages des Pays-Bas en monastères de carmélites. Le mouvement ainsi lancé se répand en Bretagne avec la duchesse de Bretagne Françoise d'Amboise[2] mais aussi en Italie et en Espagne.

La Réforme thérèsienne et son extension en Europe[modifier | modifier le code]

Dans le contexte de la tourmente protestante et du Concile de Trente, deux grandes figures marquent en Espagne la vie du Carmel : sainte Thérèse d'Avila (1515-1582) et saint Jean de la Croix (1542-1591) qui fondent les Carmes déchaussés en 1568. Ils renouvellent dans l'ordre le sens de la prière et de la pauvreté à travers l'humilité et une vie cachée[3].

Après la fondation du premier monastère de la réforme, le couvent Saint-Joseph à Avila en 1562, 16 communautés féminines et 15 communautés masculines nouvelles sont érigées en Espagne en seulement 20 ans[4].

En 1604, le cardinal de Bérulle et Barbe Acarie fondent le premier carmel déchaussé en France où ils connaissent rapidement un très grand succès (74 carmels féminins et 67 couvents de Carmes réformés sont présents à la fin du XVIIe siècle contre seulement 6 couvents de carmélites non réformées)[5]. Plusieurs grands noms de la noblesse ou de la société parisienne entrent au Carmel comme Mademoiselle de La Vallière, ou Louise de France.

Persécutions et effondrement de l'Ordre[modifier | modifier le code]

Les Guerres de religions entrainent des exactions et la destruction de plusieurs couvents. Le Siècle des lumières est un temps de fléchissement spirituel pour la vie religieuse confrontée aux remises en questions du rationalisme, les vocations religieuses diminuent[E 3].

L'empereur Joseph II du Saint-Empire romain germanique, avant même la Révolution française décide de supprimer tous les couvents des ordres religieux contemplatifs (le Carmel, mais également les visitandines). Tous les monastères de son empire (Allemagne, Autriche, Pologne, une partie de l'Italie, les Pays-Bas) sont supprimés, et les religieux et religieuses soit expulsés soit envoyés dans les couvents d'autres ordres. Même l'intervention et la visite du pape Pie VI ne le fait pas changer d'avis[6].

La Révolution française entraine la fermeture de tous les couvents de Carmes et de Carmélites en France (l'Assemblée constituante supprime les congrégations religieuses à vœux solennels le 18 août 1790). Les biens des religieux sont saisis et vendus. Les Carmes disparaissent de France jusqu'en 1840, les carmélites restent et entrent dans la clandestinité[6]. Plusieurs religieux et religieuses sont exécutés[7].

En Espagne, au cours du XIXe siècle, plusieurs émeutes et révoltes amènent les populations à brûler des couvents, voir à y massacrer les religieux. En 1835 le gouvernement ordonne la suppression des couvents qui comptent moins de 12 membres. C'est ainsi que plus de 900 couvents sont fermés[6]. En 1936, avant même le début de la Guerre d'Espagne, les milices républicaines attaquent et incendies de nombreux couvents, et vont même jusqu'à massacrer les religieux (voir Terreur rouge : Violences antireligieuses)[8].

La renaissance du Carmel[modifier | modifier le code]

Frères carmes.
Sœurs carmélites.
Article détaillé : La renaissance du Carmel.

Expansion des couvents[modifier | modifier le code]

Après la fermeture des couvents de France en 1792, des carmélites organisent des couvents clandestins. Mère Thérèse-Camille de l’Enfant Jésus (Marie-Thérèse-Françoise-Camille de Soyecourt) qui a pu récupérer la fortune familiale va utiliser cet argent pour racheter des anciens couvents saisis et vendus par la république afin de réinstaller des religieuses. En 1800, Mme de Soyecourt organise un premier couvent clandestin qui servira de plaque tournante pour recueillir les carmélites isolées et les renvoyer vers de nouveaux couvents (clandestins). Ainsi, en 1804, 25 couvent sont reconstitués[6]. Après la chute de Napoléon les restaurations de couvents de Carmélites se poursuivent et de nouvelles fondations voient le jour (57 restaurations et fondations jusqu'en 1850)[9]. Les Carmes déchaux, qui avaient fuient la France reviennent y fonder un premier couvent en 1840. Les fondations se multiplient en France jusqu'à la fin du XIXe siècle. En 1901, on compte alors 132 couvents de carmélites, soit 58 de plus qu'avant la Révolution[6]. À partir de la seconde moitié du XIXe siècle les carmels français lancent des fondations sur d'autres continents (Inde, Palestine)[10].

Après la guerre civile espagnole, sainte María de las Maravillas de Jesús restaure le couvent de Cerro de los Angeles et fonde 10 nouveaux couvents en Espagne et à l'étranger (un couvent en Équateur). L'ordre des carmes déchaux se développe rapidement en Espagne pour atteindre les 149 couvents[11]. En Grande-Bretagne plusieurs fondations de couvents ont lieu au milieu du XIXe siècle. Ces couvents essaime à leur tour dans différents pays anglophones (Australie, Irlande, États-Unis)[11].

D'autres personnalités contribuent à la restauration du Carmel : l'espagnol Francisco Palau y Quer, l'officier polonais Joseph Kalinowski, le pianiste et carme allemand Hermann Cohen. En 1831 en Inde, le bienheureux Kuriakose Elias Chavara fonde la Congrégation des Serviteurs de Marie Immaculée du Mont-Carmel, communément appelés Carmes de Marie Immaculée. Il fonde également la congrégation féminine du Carmel de Marie en 1866. Ces deux congrégations se répandent en Afrique et en Europe.

Renouveau spirituel[modifier | modifier le code]

Sainte Thérèse de Lisieux et sainte Élisabeth de la Trinité renouvellent le message spirituel du Carmel. La lecture d' Histoire d'une âme de la sainte de Lisieux a un immense retentissement, ainsi que sa canonisation en 1925. En 1933, le Carmel de Cologne accueille Edith Stein, philosophe juive réputée, sous le nom de sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix. Son œuvre théologique et philosophique a beaucoup influencé son époque, et jusqu'à aujourd'hui.

Au XXe siècle le père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus fonde le premier Institut séculier carmélitain : Notre Dame de Vie, faisant partie du Tiers-Ordre carmélitain. La fin du XXe siècle voit le développement et l’expansion du carmel séculier.

Présentation de l'Ordre[modifier | modifier le code]

La famille carmélitaine[modifier | modifier le code]

La famille Carmélitaine comprend aujourd'hui deux branches :

Globalement, le Tiers ordre constitue l'ordre plus nombreux (pour les deux branches de l'Ordre), devant les religieuses, puis les frères Carmes.

À ces branches se rajoutent différentes communautés de Carmélites apostoliques (religieuses non cloitrées), rattachées à l'Ordre des Carmes Déchaux, dont par exemple :

  • La Fédération Carmélitaine Apostolique qui rassemble trois congrégations[13](Notre Dame du Mont Carmel d’Avranches, Les Sœurs de la Providence de la Pommeraye, Sainte Thérèse d’Avesnes sur Helpe).
  • Les Carmélites de Saint Joseph (fondées en 1872)[14].
  • les Carmélites de la Charité, (fondées en 1826 par sainte Joaquina Vedruna), rassemble plus de 2500 religieuses[11],[15].
  • La congrégation des Carmes de Marie-Immaculée (ou CMI) ( fondée en Inde en 1830[16] par Kuriakose Elias Chavara)[17].
  • La Congrégation de la Mère du Carmel (CMC) (fondée en Inde en 1866 par Kuriakose Elias Chavara)[18].
  • Les Carmélites du Sacré-Cœur de Jésus, (fondées en 1911), dépassent le millier de carmélites[11].

La famille carmélitaine comprend également :

Organisation et structuration[modifier | modifier le code]

Les carmes et carmélites travaillent pour subvenir à leurs besoins. Ce point est indiqué dès le départ dans la règle du Carmel[19]. Si pour les Grands carmes, la taille des couvents n'est pas limitée (le couvent de l'Incarnation à Avila comptait 200 religieuses au XVIe siècle, Thérèse d'Avila a limité les effectifs des couvents de déchaux à 20 personnes plus la prieure.

Les religieux, regroupés dans un couvents, élisent un responsable (le père supérieur, ou la mère supérieure pour les carmélites). Ce responsable est élu lors d'un chapitre pour 3 ans. Les couvents sont regroupés en province. Un pays peut être découpé en plusieurs provinces, ou, s'il y a peu de couvents, la province peut inclure les couvents de plusieurs pays. Les communautés séculières du Tiers-Ordre carmélitain sont rattachées aux provinces carmélitaines comme les couvents de l'ordre. Les différents couvents d'une province élisent (pour 3 ans) lors du chapitre provinciale, le responsable de la province nommé provincial. L'ensemble des provinces Carmes élisent (pour 3 ans) le prieur générale de l'ordre appelé général de l'ordre. Le général de l'ordre est commun aux deux branches chaussées et "déchaussées.

Les moines Carmes déchaux et les moniales Carmélites déchaussées vivent le même rythme de prière et consacrent quatre heures chaque jour à la prière, dont deux heures à l' oraison silencieuse (ils prient quotidiennement 5 offices de la Liturgie des Heures). Les frères carmes ont également des activités apostoliques de prédication axées sur la tradition spirituelle du Carmel. Les laïcs du tiers ordre s'engagent également à prier la Liturgie des Heures, mais celle-ci est (pour eux) limité aux Laudes et aux Vêpres.

La règle du Carmel[modifier | modifier le code]

La règle du Carmel rédigée en 1209 était destinée à des ermites vivants dans les grottes du Mont Carmel[E 4]. Celle-ci a dû être légèrement modifiée le pape Innocent IV en 1247 quand les ermites ont dû se réfugier en Europe et quitter la vie érémitique pour passer à une vie monastique. Par la suite de d'autres révisions ont eu lieu[E 1],[E 2].

Article détaillé : Histoire de la règle du Carmel.

Le charisme du Carmel[modifier | modifier le code]

Initialement contemplatif, la spiritualité du Carmel évolue lors de son retour en Europe et de la fin du mode de vie érémitique. Après l'approbation d'Innocent IV en 1247, le charisme du Carmel se développe selon une double dimension : une vie contemplative et une vie apostolique (vie mixte). Cette évolution de la spiritualité carmélitaine ne s'achève qu'au XIVe siècle[E 1].

La mission apostolique se retrouve dans la paternité d'Élie, le "prophète de Feu", vénéré dès les premiers temps par les ermites sur le Mont Carmel. Élie fait partie intégrante de la spiritualité du Carmel. Le père carme Kilian, prieur général de l'Ordre en 1959, auteur de plusieurs livres, insiste sur le charisme fondamental de l'Ordre « qui est d'être des "prophètes de feu" à la suite d’Élie, invitant chacun à mettre Dieu au centre de sa vie »[20],[E 5]. La Vierge Marie (vénérée sous l'appellation de Notre Dame du Mont-Carmel) est également très présente dans la spiritualité carmélitaine[21],[E 6],[E 7].

L'oraison est un temps de prière à laquelle le carme doit se consacrer. Ce temps de prière est décrit dans la Règle comme un "veiller dans la prière". Le Frère carme Bruno Secondin, professeur de théologie indique que « Prier, c'est alors passer dans le secret du cœur de Dieu que la Parole révèle et communique; c'est s'avancer vers Quelqu'un qui habite la Parole, qui est la Parole vivante »[E 4]. Ce temps de prière silencieuse (et les moyens d'y entrer), même s'il n'est pas exclusif du Carmel, a beaucoup été développé et mis en valeur par l'Ordre.

Le blason de l'Ordre[modifier | modifier le code]

Exemples de blasons[modifier | modifier le code]

Symbolique du blason[modifier | modifier le code]

Le blason du Carmel existe sous de multiples formes plus ou moins simplifiées. La plus basique conserve juste les 3 étoiles avec le cœur marron entouré de deux lobes blancs.

L'écu centrale représente deux lobes blancs surplombant un cœur marron : le tout symbolisant les deux pans blanc du manteau carmélitain s'ouvrant sur la robe de bure (brune). La partie brune monte et se termine sur une croix ; elle indique que la croix est la voix qui conduit au Mont Carmel où se fait la rencontre avec Dieu[22].

Les 3 étoiles peuvent représenter, selon une interprétation habituelles les 3 vertus théologales (foi, espérance et charité)[22], ou bien les trois vœux prononcés lors de l'entrée en religion (pauvreté, obéissance et chasteté).

Le blason, de l'ordre reprend deux versets bibliques ancrés sur le prophète Élie (considéré comme le père fondateur de l'ordre)[22] :

  • la devise écrite en latin autour du blason « Zelo zelatus sum pro Domino Deo Exercituum » (Je suis rempli d'un zèle jaloux pour le Seigneur Sabaoth) 1 Rois 19,10 qui est d'ailleurs la devise du Carmel[23]
  • la main brandissant une épée flamboyante rappelle la victoire d’Élie sur les prêtres de Baal sur le mont Carmel (1 Rois 18,22-40) « Le prophète Élie se leva comme un feu, sa parole brûlait comme une torche » (L'Ecclésiastique chap 48 v1)[24],[25]

Prieurs Généraux de l’Ordre[modifier | modifier le code]

Branche des Grands Carmes[modifier | modifier le code]

Ordre des Carmes Déchaux[modifier | modifier le code]

Liste des couvents de l'ordre[modifier | modifier le code]

Personnalités dans l'Ordre du Carmel[modifier | modifier le code]

Les saints et bienheureux du Carmel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des saints du Carmel.

Sainte Thérèse d'Avila, saint Jean de la Croix et sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, tous trois Docteurs de l'Église, sont souvent considérés aujourd'hui comme les trois maîtres du Carmel.

Dans l'Ordre des Carmes Déchaux[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie carmélitaine[modifier | modifier le code]

La doctrine de ces auteurs tourne beaucoup autour du thème de la nuptialité (telle qu'évoquée entre autres dans le Cantique des cantiques, le livre d'Osée et même par Jésus dans les évangiles), soit de l'union de l'âme avec Dieu qui est l'époux. Les écrits de Thérèse d'Avila et de Jean de la Croix constituent un véritable enseignement sur l'art de l'oraison, et en particulier de la contemplation mystique au cours de laquelle Dieu prend lui-même l'initiative durant l'oraison.

Autres ouvrages de synthèse[modifier | modifier le code]

  • Robert Serrou et Pierre Vals, Le Carmel, Carmélites et Carmes, Éditions Horay, 1957, 208 p.
  • Sr Pascale-Dominique Nau, Suivre le Christ avec sainte Thérèse d'Avila, (Bayonne, 2008).
  • Sr Pascale-Dominique Nau, Quand Dieu parle: Saint Jean de la Croix et la lectio divina, (Bayonne, 2008).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : O.C.D. Autres liens externes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Les origines sur le Mont Carmel », sur Le Carmel en France, par l’Ordre des Carmes Déchaux (France) : Provinces de Paris et d’Avignon-Aquitaine, carmel.asso.fr (consulté le 7 août 2013)
  2. Françoise d'Amboise épouse le duc de Bretagne à l'âge de 15 ans. Veuve à 30 ans, elle fonde un couvent de carmélites près de Vannes avec l'aide de Jean Soreth et y prend l'habit.
  3. « La réforme thérésienne au 16e siècle en Espagne », sur Le Carmel en France, par l’Ordre des Carmes Déchaux (France) : Provinces de Paris et d’Avignon-Aquitaine, carmel.asso.fr (consulté le 7 août 2013)
  4. « Historique de la réforme thérésienne », sur Le Carmel en France, par l’Ordre des Carmes Déchaux (France) : Provinces de Paris et d’Avignon-Aquitaine, carmel.asso.fr (consulté le 7 août 2013)
  5. « Extension du Carmel réformé en Europe », sur Le Carmel en France, par l’Ordre des Carmes Déchaux (France) : Provinces de Paris et d’Avignon-Aquitaine, carmel.asso.fr (consulté le 14 août 2013)
  6. a, b, c, d et e « Révolution et persécutions religieuses (18è-19è siècles) », sur Le Carmel en France, par l’Ordre des Carmes Déchaux (France) : Provinces de Paris et d’Avignon-Aquitaine, carmel.asso.fr (consulté le 12 août 2013)
  7. Voir l'article Pontons de Rochefort, ou les Carmélites de Compiègne.
  8. « 3 Carmélites martyres de Guadalajara (Espagne) (1936) », sur Abbaye Saint Benoit de Port-Valais, abbaye-saint-benoit.ch (consulté le 11 septembre 2013)
  9. Frère Louis Marie de Jésus, « Mort et Résurrection du Carmel Féminin Français, 1789-1850 », sur Société Historique de Compiègne, histoire-compiegne.com,‎ 8 mais 1994 (consulté le 10 septembre 2013), p. 163 à 169
  10. Amédée Brunot : Mariam, la petite arabe, 2009, ((ISBN 2-706-70668-6))
  11. a, b, c et d « Renaissance du Carmel en Europe », sur Le Carme en France, carmel.asso.fr (consulté le 13 septembre 2013)
  12. « Présentation des monastères », sur Le Carmel en France, carmel.asso.fr (consulté le 18 septembre 2013)
  13. « Nos trois Congrégations : hier et aujourd’hui », sur Le Carmel en France, carmel.asso.fr (consulté le 10 septembre 2013)
  14. « Qui sommes nous ? », sur Carmélites de Saint Joseph, carmelitesdesaintjoseph.com (consulté le 16 septembre 2013)
  15. « Sœurs Carmélites de la Charité, CCV », sur VIDIMUS DOMINUM, vd.pcn.net (consulté le 13 septembre 2013)
  16. Lors de leur fondation, la congrégation est nommée congrégation religieuse autochtone pour les hommes. C'est plus tard qu'elle prendra le nom de Carmes de Marie-Immaculée (ou CMI).
  17. (en) « CARMELITES OF MARY IMMACULATE (C.M.I) », sur blessedchavara.net, Blessed Chavara (consulté le 27 mai 2014)
  18. (en) « About Us », sur cmcsisters.org, Congregation of Mother of Carmel (consulté le 27 mai 2014)
  19. « La Règle du Carmel », sur Le Carmel en France, carmel.asso.fr (consulté le 19 septembre 2013)
  20. Élie prophète de feu, Editions Parole et Silence par le père Kilian, janvier 2006
  21. Marie et le Carmel - Une présence amoureuse, Editions Parole et Silence par Christopher O'Donnell, mars 2011
  22. a, b et c Revue Communautés Carmélitaines Séculières aujourd'hui, Nouvelle édition 2008, Editions du Carmel. Page 29.
  23. « L'actualité de notre monastère, Les fêtes, 20 juillet, fête de saint Élie », sur Les carmélites de terre sainte, labeauteducarmel.net (consulté le 16 septembre 2013)
  24. Traduction de L'Ecclésiastique sur le site labibleenligne.com
  25. Menestrier, P182 ; cité dans Armoiries et emblèmes d'ordres religieux sur les vases de pharmacie, Rudolf E. A. Drey, 1978, page 14-15 (voir l'extrait sur le site persee.fr).

« De l'érémitisme chrétien aux Carmes », sur Abbaye St Hilaire du Vaucluse (consulté le 20 juin 2013)

  1. a, b et c De l'érémitisme chrétien aux Carmes Chapitre Les Carmes au XIIIe siècle
  2. a et b Chapitre Les Carmes au XVe siècle
  3. Chapitre Carmes déchaux ou déchaussés - (1593)
  4. a et b Chapitre Plans annoté du Mont Carmel / Le couvent de Saint-Brocard à Wadi Siach (on le date de 1263)
  5. Chapitre Élie Prophète de Feu
  6. Chapitre Marie et le Carmel - Une présence amoureuse
  7. Chapitre Prier au Carmel à l'exemple de Marie