164e régiment d'infanterie

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164e Régiment d'Infanterie
Image illustrative de l’article 164e régiment d'infanterie
Insigne régimentaire du 164e Régiment d'Infanterie

Création 15 Avril 1913
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type régiment d'infanterie
Rôle infanterie
Inscriptions
sur l’emblème
Gorkum 1794-1795
Verdun 1916
Les monts 1917
Soissonnais 1918
L'Ailette 1918
L'Aisne 1918
Anniversaire Saint-Maurice
Guerres Première Guerre mondiale
Bataille de France
Fourragères aux couleurs du ruban de la Médaille militaire
Décorations Croix de guerre 1914-1918
cinq palmes

Le 164e régiment d'infanterie (164e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir de la 164e demi-brigade de première formation.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 1913: Création du 164e Régiment d'Infanterie, le 15 avril
  • 1914: À la mobilisation, il donne naissance au 364e Régiment d'Infanterie
  • 1919: Dissout en décembre.
  • le 24 août 1939 Reformé sous le nom de 164e régiment d'infanterie de forteresse.
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Colonels/chef-de-brigade[modifier | modifier le code]

(*) Officier qui devint par la suite général de brigade. (**) Officier qui devint par la suite général de division.

  • mars 1914 : colonel Bagès,
  • octobre 1914 : cdt Meyer,
  • décembre 1914 : cdt puis lieutenant-colonel Roussel,
  • 22/01/1915 - 15/07/1915: Colonel Nayral Maurin de Bourgon
  • février 1918 : lieutenant-colonel Jamet,
  • avril 1918 : lieutenant-colonel Leroy,
  • septembre 1918 : lieutenant-colonel Leyraud.
insigne de béret d'infanterie

Historique des garnisons, combats et batailles du 164e RI[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas, avant 1912, de régiment ayant porté ce numéro.

De 1871 à 1914[modifier | modifier le code]

En application de la loi du 23 décembre 1912, créant 10 nouveaux régiments (de 164 à 173), le 164e régiment est constitué le , à partir des unités du 1er GIF[1].

Le 1er bataillon vient du 4e bataillon du 91e RI,

le 2e bataillon, du 4e bataillon du 94e RI,

le 3e bataillon, du 4e bataillon du 161e RI,

et le 4e bataillon, du 4e du 162e RI.

Le 4e bataillon est détaché à la garnison de Longwy.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1914 ; Casernement : Verdun Affectations:

À la mobilisation, le régiment aligne 3 030 hommes, 170 sous-officiers et 63 officiers.

1914[modifier | modifier le code]

  • Meuse : Étain (24-25 août)
  • Bataille de la Marne (5 au 13 septembre) Juvécourt (6 sept.)
  • Bataille de la Woëvre et des Hauts-de-Meuse : Saint-Mihiel (26-28 septembre), Mort Homme et bois de Cumières (29 septembre)

1915[modifier | modifier le code]

  • Opérations d'avril en Woëvre : Gussainville (5 avril) (fermes du Haut Bois et de l'hôpital)
  • Opérations en Woëvre : Bois Le Prêtre (avril)

1916[modifier | modifier le code]

  • Bataille de Verdun : Herbebois (21-24 février)
  • Bataille de la Somme : fortin de Biache (5 juillet), Biaches, le bois Blaise (9-11 juillet)

1917[modifier | modifier le code]

  • Verdun : Vaux-Damloup,
  • Champagne : Mont Haut (avril mai), le Téton (14 juillet)

1918[modifier | modifier le code]

Marne : Montagne de Paris (15-31 juillet). Fontenay, Cote 129 (29 août), Ferme Colombe (25-27 septembre). Ligne Hundling-Stellung[2] (22 octobre)

Le 1er bataillon de marche du 164e RI[modifier | modifier le code]

Créé le 30 décembre 1914, il comprend 4 compagnies du régiment et 5 sections de mitrailleuses.

Il alterne travaux et tenue de secteurs dans la région fortifiée de Verdun (Douaumont, Bezonvaux, plateau des Caurrières, côte du Poivre, cote 378).

Il est dissous le 26 janvier 1916.

Le 2e bataillon de marche du 164e RI[modifier | modifier le code]

Formé le 5 avril 1915 avec 4 compagnies du régiment (27e, 27e bis, 32e et 32e bis).

En défense à la Tranchée de Calonne dès avril 1915.

Effectue ensuite des travaux de fortifications dans la zone de Verdun, alternat avec la tenue de secteurs.

Le bataillon est dissous le 20 février 1916.

Le 4e bataillon[modifier | modifier le code]

Ce bataillon, qui ne sera jamais joint au régiment, fait partie de la garnison de Longwy au déclenchement des hostilités.

La garnison ne comportait qu'un autre bataillon[3] d'infanterie, une batterie et demie d'artillerie et quelques autres éléments, 3 500 hommes en tout.

Le 8 août 1914, la ville est assiégée[4] et sévèrement bombardée. Elle résiste jusqu'au 26 août. Les survivants du bataillon sont en majorité capturés[5].

Le 4e bataillon du 164e RI sera nommé dans la citation à l'ordre de l'armée, accordée le 13 mai 1920 à la garnison de Longwy pour sa résistance.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En décembre 1919, le régiment est dissous.

La C.H.R[6] et les 2 premiers bataillons sont versés au 109e RI. Le 3e bataillon est versé, pour sa part, au 21e RI.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Reformé le 24 août 1939 sous le nom de 164e régiment d'infanterie de forteresse secteur fortifié de Boulay. Région Militaire, Centre Mobilisateur d'infanterie ; réserve A RIF type Metz/Lauter ; il est mis sur pied par le CMI 67/66 Metz. Il est composé de 3 bataillons de mitrailleurs le Ier, IIe et (IIIe a 2 compagnies seulement) et des compagnies d'ouvrages et de casemates. Il est responsable du sous-secteur de Hombourg-Budange avec PC au château de Hombourg. Les bataillons occupent les quartiers de Férange-Ebersvillers, Helling et Klang. En 1940, à la suite de la dissolution de la RFM, le 164e RIF est affecté au secteur fortifié de Thionville et occupe les quartiers d'Ising, Helling et Klang. Les bataillons d'intervalle passent à compter du 15 juin à la Division de marche Besse alors que les équipages d'ouvrages intègrent le groupement Cochinard. C'est un adjudant-chef du 164e RIF qui, le 18 juin 1940, confia le drapeau à Camille Mathieu un spinalien et qui, à la suite du bombardement de sa maison en 1944, le remit à un de ses voisins lequel le remettra à l'armée après la Libération[7].

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

Recréé en 1963 en tant que Centre d'instruction - 164e Régiment d'infanterie à Verdun, il a pour mission de former les engagés volontaire du rang au profit de toute l'armée de Terre.

En septembre 1970, le C.I.-164e R.I. est dissous. Le 164e R.I. est recréé en tant que régiment de réserve du 150e Régiment d'infanterie, toujours à Verdun. Les deux régiments sont dissous en 1990.

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment[modifier | modifier le code]

1914-1918[modifier | modifier le code]

  • Verdun*
  • Biaches
  • Le Mont-Haut*
  • Mont-Renaud*
  • Ambleny
  • Soissons*
  • l'Aisne et Pommiers
  • l'Ailette*
  • la Souche
  • la Serre

(*) Bataille portée au drapeau du régiment.

Drapeau du régiment[modifier | modifier le code]

Les noms de huit batailles s'inscrivent en lettres d'or sur le drapeau[8] :

Fourragère aux couleurs de la Médaille militaire

164e régiment d'infanterie -drapeau.svg

Décorations[modifier | modifier le code]

Décoré de la Croix de Guerre le 26 novembre 1917, pour ses 2 citations à l'ordre de l'armée. Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec cinq citations à l'ordre de l'armée.Croix de guerre 1914-1918 française.jpg

Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire décernée le 15 octobre 1918.


Traditions et uniformes[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

Insigne[modifier | modifier le code]

Ecu losangique vert fond jaune main tenant épée armes de Verdun.
L'insigne du 164e R.I.F., issu du "162e R.I.F.", n'a jamais été fabriquée.

Personnages célèbres ayant servi au 164e RI[modifier | modifier le code]


Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Groupe d'Infanterie de Forteresse. C'est celui de la place de Verdun.
  2. La Hundling-Stellung, dernière ligne de défense allemande composée de tranchées, casemates, barbelés.... qui passait par Saint-Quentin-le-Petit.
  3. Le 5e bataillon du 45e RI territorial.
  4. « par environ une division avec l'artillerie lourde de 2 corps d'armée » affirme l'historique.
  5. L'historique rapporte « de courageuses tentatives… pour gagner Verdun après la capitulation », mais sans autres précisions.
  6. Compagnie Hors Rang.
  7. À partir du Recueil d'Historiques de l'Infanterie Française (Général Andolenko - Eurimprim 1969).
  8. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]