19e bataillon de chasseurs à pied
| 19e bataillon de chasseurs à pied | |
Insigne régimentaire du 19e BCP et batailles sur le monument de Gratibus | |
| Création | 1853 |
|---|---|
| Dissolution | 1997 |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Bataillon de chasseurs à pied |
| Rôle | Infanterie |
| Ancienne dénomination | 19e groupe de chasseurs portés Groupe de chasseurs mécanisés |
| Surnom | Bataillon de Grivesnes |
| Devise | « En avant toujours, repos ailleurs » |
| Inscriptions sur l’emblème | Voir drapeau unique des chasseurs |
| Anniversaire | Sidi-Brahim |
| Guerres | Guerre de Crimée Campagne d'Italie de 1859 Guerre de 1870 Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale Guerre d'Algérie |
| Batailles | Bataille de Solférino Bataille de la Marne Bataille de l'Yser Bataille d'Ypres 2e bataille de Champagne Bataille de Verdun Bataille de la Somme Expédition de Narvik |
| Fourragères | aux couleurs du ruban de la Médaille militaire |
| Décorations | Croix de guerre 1914-1918 4 palmes Croix de guerre 1939-1945 1 étoile de vermeil |
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Le 19e bataillon de chasseurs à pied est une unité d'infanterie légère, de l'Armée française, créée en 1853 avec la deuxième vague de formation de bataillons de chasseurs à pied (du 10e au 20e). Il participe à la guerre de Crimée, puis à la Première et la Seconde Guerre mondiale. Il fait ensuite partie des forces françaises d'occupation en Allemagne (FFA), pour devenir force française stationnée en Allemagne (FFSA), sous le nom de 19e groupe de chasseurs portés, puis comme groupe de chasseurs mécanisés. À la suite de son fait d'armes au château de Grivesnes en mars 1918, il est aussi connu comme le bataillon de Grivesnes.
Historique
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Le bataillon participe à la Guerre de Crimée, à la Campagne d'Italie en 1859, où il est présent à la bataille de Solférino, au sein du corps d'armée du maréchal Canrobert, puis à la Guerre franco-prussienne de 1870. Au , le 19e Bataillon de chasseurs du commandant De Marqué fait partie de l'Armée du Rhin.
Avec le 17e régiment d'infanterie du colonel Valentin Weissemburger et le 27e régiment d'infanterie du colonel De Barolet, le 19e bataillon forme la 1re Brigade aux ordres du général Antoine Dominique Abbatucci.
Cette 1re brigade avec la 2e brigade du général Charles Louis de Fontanges de Couzan, deux batteries de 4 et une batterie de mitrailleuses, une compagnie du génie constituent la 3e Division d'Infanterie commandée par le général de division Joseph Florent Ernest Guyot de Lespart.
Cette division d'infanterie évolue au sein du 5e Corps d'Armée ayant pour commandant en chef le général de division Pierre Louis Charles de Failly. Elle participe au Siège de Bitche et à la Bataille de Beaumont.
1871-1914
[modifier | modifier le code]En janvier 1913, le 4e groupe de chasseurs cyclistes est créé par les éléments cyclistes du bataillon.
1914
[modifier | modifier le code]En 1914, le 19e bataillon de chasseurs à pied est en garnison à Verdun (6e région militaire). Il met sur pied à la mobilisation un bataillon de réserve, le 59e bataillon de chasseurs à pied.
Il est affecté à la 83e brigade d'infanterie de la 42e division d'infanterie, d' à ; à la 127e division d'infanterie, de à ; et à la 166e DI, de à [1].
Cette unité de chasseurs à pied va subir de lourdes pertes : pour une unité avec un effectif nominal de 1 700 hommes, elle aura 68 officiers tués, 15 disparus et 174 blessés[2] ; ainsi que 2563 sous-officiers et chasseurs tués, 988 disparus et 4528 blessés[2]. Elle sera 7 fois reconstituée.
Du 31 juillet au 14 août 1914, le bataillon fait sa concentration vers Fresnes-en-Woëvre, se tient en couverture vers Sponville et Mouaville et assure l'organisation défensive de la région Herbeuville.
Le , il participe au combat de Labry aux Éparges.
Du 14 au , il fait mouvement vers la région de Ville-en-Woëvre, puis vers celle de Buzy.
Du 21 au , il participe à l'offensive par Gondrecourt, jusqu'au-delà de la Crusnes.
Durant la Bataille des Ardennes, le , il combat vers Pierrepont et Bazailles, le , vers Nouillonpont. Du 25 au , il se replie, par Azannes et Béthelainville, sur la région de Cheppy.

Du au , il est transporté, par voie ferrée, de la région de Verdun, dans celle de la Neuvillette et fait mouvement vers Sault-Saint-Remy et l'Écaille. À partir du 1er septembre, il fait repli, par Bétheny et Ay, jusque vers Villeneuve-lès-Charleville.
Au cours de la Première bataille de la Marne, du 6 au 10 septembre, dans la Bataille des Marais de Saint-Gond, il participe aux combats vers Villeneuve-lès-Charleville, Soizy-aux-Bois, Talus-Saint-Prix et Corfélix. Le , il fait mouvement de rocade vers Connantre et combat dans cette région. À partir du 10, il poursuit, par Germinon et Juvigny, jusque dans la région d'Auberive-sur-Suippe. Du 14 au , il combat devant Auberive-sur-Suippe. À partir du , il combat vers Prosnes et la ferme des Marquises. Du au , il fait un mouvement de rocade. À partir du , il affronte l'ennemi vers le fort de la Pompelle et la ferme d'Alger ; puis, il stabilise et occupe un secteur vers Sillery et le nord de Saint-Léonard, déplacé à gauche le , vers le fort de la Pompelle et les abords est de Reims.
Du 17 au , le bataillon est mis en retrait du front et transporté par voie ferrée, de la région d'Épernay, dans celle de Dunkerque. Du - , il fait mouvement, par Furnes, vers la région de Nieuport. À partir du , il est engagé dans la bataille de l'Yser, le , dans la bataille d'Ypres, il combat vers Lombartzyde, Nieuport, Ramscapelle, Perwyse et Dixmude. Le , il fait unmouvement de rocade et combat vers Woumen et Clercken. Le , il fait un nouveau mouvement de rocade et combat vers Bikschote et Kortekeer Cabaret.
À partir du , il assure l'occupation d'un secteur vers Kortekeer Cabaret et la Maison du Passeur. Du 9 au , il occupe un nouveau secteur vers le château d'Herenthage et Verbranden-Molen : le , des attaques françaises ont lieu sur la cote 60 et sur la ferme Grœnenbourg. Le , le secteur est déplacé, à droite, vers Zwarteleen et le canal d'Ypres à la Lys. Du au , il est retiré du front, transporté, par voie ferrée, de la région de Cassel, dans celle d'Amiens, et mis au repos vers Guyencourt.
1915
[modifier | modifier le code]En 1915, du 11 au , il est transporté par voie ferrée vers la Neuville-aux-Bois. À partir du , il est transport par voie ferrée et par camions vers le front. Du au mois de juin, il assure l'occupation d'un secteur vers le Four de Paris et Bagatelle (guerre des mines) : il y a de violentes actions locales répétées. Du au , le bataillon est dans la région de Génicourt-sur-Meuse, assure l'occupation d'un secteur vers Seuzey et Vaux-lès-Palameix.
Du au , le bataillon est retiré du front et mis au repos vers Rosnes. Du 2 au , il fait mouvement par étapes vers la région de Cheppes, mis au repos et à l'instruction. Du au , il fait mouvement vers le camp de Noblette. À partir du , il est engagé dans la 2e bataille de Champagne : il combat dans la région butte de Souain, à la ferme Navarin. Puis il occupe le terrain conquis, à l'est de la route de Souain à Somme-Py. Du 4 au , il est retiré du front, gagne le camp de la Noblette, et mis au repos.
1916
[modifier | modifier le code]Du au , il occupe un secteur vers la butte de Souain et le nord de la ferme des Wacques : le , une attaque allemande est lancée. Le , le front s'élargit, à gauche, au nord-est de Saint-Hilaire-le-Grand. Le , une attaque allemande par gaz est repoussée. Le 1er juin, le front s'élargit de nouveau, à sa gauche, jusque vers l'Epine de Védegrange. Du 3 au , le bataillon est retiré du front, transporté par camions dans la région de Vadenay, mis au repos. À partir du , des camions le transportent dans la région de Vaubecourt ; le bataillon est mis au repos. Du 22 juin au , il est transporté par camions à Verdun. À partir du , il est engagé dans la bataille de Verdun, vers le bois Fumin et le sud de Damloup. Le , les allemands attaquent la batterie de Damloup : le 4, l'armée française contre-attaque.
Du 6 au , le bataillon est retiré du front, transporté par camions dans la région de Bar-le-Duc. À partir du , il est transporté par voie ferrée dans la région de Fère-en-Tardenois, puis fait mouvement vers Soissons. Du au , il occupe un secteur vers Pernant et Soissons. Du au , il est retiré du front, mis au repos et à l'instruction vers Fère-en-Tardenois. À partir du , il est transporté par voie ferrée, dans la région d'Amiens, mis au repos et à l'instruction. Du au , il fait mouvement vers le front, engagé dans la bataille de la Somme, vers Bouchavesnes et la ferme de Bois l'Abbé. Les 20 et , des attaques allemandes ont lieu. Les 25, 26 et , des attaques françaises les repoussent. Du 3 au , le bataillon est retiré du front, transporté par camions dans la région de Méricourt-sur-Somme, mis au repos, sauf quelques éléments maintenus dans le secteur jusqu'au .
Du au , il fait mouvement vers le front. À partir du , il est engagé à nouveau dans la bataille de la Somme, vers Bouchavesnes et la ferme de Bois l'Abbé. Du 12 au , il est retiré du front et mis au repos vers Formerie. Du au , il fait mouvement vers le front et occupe un secteur vers Rancourt et le nord de Bouchavesnes. Entre le 10 et le , il est retiré du front (relèvé par l'armée britannique), transporté par camions dans la région de Crépy-en-Valois, puis dans celle de la Ferté-Milon, et mis au repos.
Du au , le bataillon fait mouvement par étapes vers la région de Ville en Tardenois et est mis à l'instruction. La division est formée le à Igny-le-Jard. Du au , la division est à l'instruction dans la région de Château-Thierry, puis, à partir du , dans celle de Neuilly-Saint-Front. Du au , elle occupe un secteur vers Chavonne et Chivy, déplacé à gauche le , vers Moussy-sur-Aisne et Condé-sur-Aisne. Du 7 au , elle est retirée du front et mise au repos vers Chacrise. Du 16 au , elle se tient prête, vers Soupir, à intervenir dans l'offensive en cours. Elle ne sera pas engagée. Du au , elle occupe un secteur vers le Panthéon et l'Epine de Chevregny ; le , elle attaque et progresse vers la ferme de Bovettes (2e bataille de l'Aisne). Du 9 au , elle est retirée du front vers Septmonts. Du au , elle retourne vers le front, et, à partir du , occupe un secteur vers l'Epine de Chevregny et le Panthéon : le , elle subit une attaque allemande. Du 2 au , elle est au repos vers Villers-Hélon. Du – , elle fait mouvement, par étapes, vers Oulchy-le-Château et Villers-Cotterêts. Le , elle embarque à destination de Luxeuil et de Plombières-les-Bains. À partir du , elle fait mouvement vers le front. Du au , elle occupe un secteur vers le col du Bonhomme et Provenchères-sur-Fave.

Du au , le bataillon est retiré du front et rejoint par étapes le camp de Villersexel. À partir du , il est au repos et à l'instruction. À partir du , il est transporté par voie ferrée dans la région de Bruyères pour faire des travaux. Le , il est dans la Somme.

Du au , des éléments sont engagés, dès leur débarquement, vers Grivesnes, dans la bataille de l'Avre (2e bataille de Picardie). Ils résistent à l'offensive allemande. Au début d'avril, ils stabilisent le front et occupent un secteur vers Thory et le nord d'Ainval. Du 11 au , ils sont retirés du front, puis, à partir du , transportés par voie ferrée. dans la région de Bayon et mis au repos. Le , ils font mouvement vers Rosières-aux-Salines. Du au , ils occupent un secteur vers Emberménil et le Sânon. Du au , ils sont retirés du front, font mouvement vers Rosières-aux-Salines, puis transportés par voie ferrée dans la région de Neuilly-en-Thelle où ils sont mis au repos. Du au , ils font mouvement vers le front et occupent un secteur vers Cantigny et Mesnil-Saint-Georges.

Du au , le bataillon est engagé dans la 3e bataille de Picardie, jusqu'au , vers Grivesnes (du 11 au , en 2e ligne) ; à partir du , vers Beuvraignes, et les abords sud de Roye. À partir du , le bataillon est dans la poussée vers la position Hindenburg ; des combats ont lieu sur le ruisseau des Trois Doms ; ils se concluent le franchissement de l'Avre, du canal du Nord et du canal Crozat. Puis, le bataillon organise des positions conquises, à l'est de Jussy. Du au , les hommes sont retirés du front, mis au repos vers Beuvraignes et Tilloloy. À partir du 20, ils font mouvement vers Nesle et Béthencourt, puis se portent en soutien vers le bois de Savy. À partir du 25, le bataillon est engagé, vers le bois de Savy, dans la bataille de Saint-Quentin, en liaison avec l'armée britannique : prise de Francilly-Selency, débordement de Saint-Quentin par le nord, franchissement du canal de Saint-Quentin, et poursuite jusqu'à Montigny-en-Arrouaise. Du 14 au , le bataillon est mis au repos vers Saint-Quentin, puis vers Chaulnes. Du au , il fait mouvement vers le front, est engagé dans la 2e bataille de Guise (4 – ), puis dans la « poussée vers la Meuse ».

Il franchit l'Oise et poursuit jusqu'à la Capelle. Le , les parlementaires allemands sont reçus dans le secteur de la 166e DI, sur la route d'Haudroy à la Capelle.
La 166e D.I. poursuit vers Fourmies et jusqu'à Momignies, où elle se trouve lors de l'armistice.
En février 1919, le 19e BCP est envoyé à Bruxelles. Des soldats déclenchent un incident : ils couvrent le Manneken-Pis d'une bande molletière. Le commandant Ducornez présente ses excuses au bourgmestre Adolphe Max, offre à la statue un uniforme du bataillon, et la fait caporal d'honneur du régiment[3],[4]. La statue sera habillée de cet uniforme le , pour le centenaire de cette remise[5].
En août 1919[réf. souhaitée], le 19e bataillon de chasseurs devient un bataillon de chasseurs alpins (BCA). Le 30e BCA participe à l'occupation de la Sarre, en garnison à Trèves.
De 1927 à 1929, il est commandé par le commandant de Gaulle. Pendant l'hiver 1928-1929, le bataillon est touché par une épidémie de grippe : elle fait 143 morts dans les troupes françaises dont 30 au bataillon malgré les mesures sanitaires appliquées. De Gaulle intervient pour empêcher un chasseur disposant de relations à Paris d'être muté à cause conditions hivernales difficiles[6],[7].
Le 30e BCA est dissous le [réf. souhaitée].
Recréé comme bataillon de chasseurs à pied en octobre 1939 au camp de Mailly[8], il est engagé dans l'offensive de la Sarre[réf. nécessaire].
Il est retiré du front en avril 1940, affecté à la 24e demi-brigade de chasseurs, de la 2e division légère de chasseurs, pour participer à l'expédition de Narvik et embarque à Brest, mais lors de son escale en Écosse, il reçoit l'ordre de faire demi-tour. Débarqué le en France, il est envoyé dans la Somme le , en pleine attaque allemand. Il combat près du village du Quesne, du 7 au . Il y perd les deux tiers de son effectif et est cité à l'ordre de l'armée. Après l'armistice, il est dissous le , la plupart de l'unité ayant été capturée entre le 15 et le 22[8].
Il est recréé, comme 19e bataillon de chasseurs portés, le , à partir de volontaires parisiens. Il part le pour Kehl, où il franchit le Rhin au sein de la 9e division d'infanterie coloniale. Il participe à la campagne d'Allemagne, passant à Schwenningen et Radolfzell. Il est en Autriche à la fin des hostilités, au sein de la 5e division blindée[réf. souhaitée].
De 1945 à nos jours
[modifier | modifier le code]Le bataillon reçoit la croix de guerre 39 - 45 avec étoile de vermeil des mains du général Pierre Kœnig à Sigmaringen, le .
De 1945 à 1956, il est en garnison en Allemagne au sein de la 5e DB, à Biberach, puis à Landau.
Durant la guerre d'Algérie, jusqu'en 1962, le 19ème Bataillon de Chasseurs Portés - sous les ordres des Commandants Martini puis de Grimouard - est stationné à Mascara (dans le département d'Oran) ; une Compagnie opérationnelle - commandée par le Capitaine Thomas puis par le capitaine Choquet - est stationnée à Dublineau dans le « Quartier de Pacification Nord » de Mascara ; une autre Compagnie opérationnelle (commandée par le Capitaine Vadan) est fixée à Aïn Fekkan dans le « Quartier de Pacification Sud » de Mascara à Thiersville.
Le 19e B.C.P. est dissous au camp de Sissonne le . Il est recréé le sous la forme de « 19e Groupe de Chasseurs Portés » à Villingen-am-Schwarzwald. Il reste en garnison à Villingen-Schwenningen, dans la Forêt-Noire, au sein de la 3e division blindée de Freiburg puis de la 1re division blindée de Baden Baden. Le 19e Groupe de Chasseurs Portés entretient une Compagnie d'Éclairage de Brigade, ( CEB ) stationnée à Donaueschingen, pour la XIIe Brigade mécanisée, état-major à Offenburg.
Le 19eGC défile sur les Champs-Élysées en 1993, dans le cadre de la 1re DB, puis, en 1994, dans le cadre du corps européen.
Au 19e Bataillon, est créé l'insigne de spécialité « fantassin mécanisé / chasseurs », porté encore aujourd'hui au 16e Bataillon.
Il est dissous en . Une amicale perpétue son souvenir, dénommée Chasseurs de Grivesnes, dont le siège social est en région parisienne,
En 2016, la 5e compagnie du 16e Bataillon de chasseurs reçoit la garde des traditions du 19e. L'amicale Chasseurs de Grivesnes assure son parainnage.
Chefs de corps
[modifier | modifier le code]De sa création en janvier 1854 jusqu'à sa dissolution en 1997, le bataillon garde la mémoire des chefs de corps qui l'ont commandé.
- Cdt CAUBERT de CLERY 11.1.1854 au 29.6.1855
- Cdt GODINE 4.7.1855 au 22.9.1855
- Cdt REINAUD-FONVERT 23.9.1855 au 5.11.1855
- Cdt LETOURNEUR 14.11.1855 au 4.7.1859
- Cdt DE WALDNER-FREUDSTEIN 5.7.1859 au 17.8.1866
- Cdt BLUEM 22.8.1866 au 2.8.1869
- Cdt De Marqué 25.8.1869 au 1.9.1870
- Cdt GIOVANNINELLI 18.8.1870 au 19.9.1871
- Cdt LABRUNE 20.9.1871 au 10.2.1876
- Cdt CORREARD 11.2.1876 au 9.4.1881
- Cdt MARTIN 9.4.1881 au 17.4.1888
- Cdt SOYER 17.4.1888 au 11.10.1892
- Cdt RODEL 12.10.1892 au 27.4.1896
- Cdt J B DUMAS 28.4.1896 au 9.2.1902
- Cdt DELEUZE 13.2.1902 au 10.4.1907
- Cdt GRATIER 17.4.1907 au 12.4.1911
- Cdt ODDON 21.4.1911 au 5.1914
- Cdt MIELET 5.1914 au 24.8.1914
- Cdt PAYARD 26.8.1914 au 7.9.1914
- Cdt SALLIS 7.9.1914 au 8.9.1914
- Cdt HENNEQUIN 8.9.1914 au 9.9.1914
- Cdt BOULANT 12.9.1914 au 13.9.1914
- Cdt DUCORNEZ 13.9.1914 au 26.9.1919 _ commandant le 19e avec le grade de capitaine, chef de bataillon le avec le grade de commandant, ancien capitaine du 8e B.C.P.
- Cdt VETILLART 10.1919 au 15.10.1927
- Cdt DE GAULLE 15.10.1927 au 25.10.1929
- Cdt AUDRAN 11.1929 au 1.4.1930
- Cdt GIABICANI 6.10.1939 au 12.6.1940 _ captif en Allemagne
- Lt-Col. MOILLARD 1.9.1944 au 26.4.1945 _ 1re B.C.P. et 19e B.C.P.
- Cdt PUTZ 26.4.1945 au 5 10.12.1945
- Cdt BRITSCH 10.12.1945 au 4.1.1947
- Cdt DE PEYRELONGUE 4.1.1947 au 22.10.1948
- Lt-Col. MONTAGNON 22.10.1948 - 1950
- Lt-Col. ROCOLLE 1950-1952
- Lt-Col. REDON 1952-1954
- Lt-Col ROUVIN 1954-1956
- Lt-Col DE VILLEMANDY 1956-1958
- Lt-Col SUIRE 1958-1959
- Commandant MARTINI 1959-1961
- Commandant DE GRIMOUARD 1961-1963
- Commandant DE DINECHIN 1963
- Colonel GUERIN 1.6 au 29.06.1963 _ commandant du 19°B.C.P. après la dissolution du 6°R.T.M.
- Colonel Roger ANDRE : 1963-1965 - Compagnon de la Libération
- Colonel BORET : 1965-1967
- Colonel RENAUDAT : 1967-19.08.1969
- Colonel JARRIGE : 19.08.1969-1971
- Colonel TABOUIS : 1971-1973
- Colonel LE PEILLET : 1973-26.08.1975
- Colonel REYES : 26.08.1975-1977
- Colonel Jean CHEVALIER : 1977-1979
- Colonel FREDON : 1979-1981
- Colonel GABASTON : 1981-12.09.1983
- Colonel COIGNARD : 13.09.1983-14.09.1985
- Colonel FAVREAU : 14.09.1985-14.09.1987
- Colonel Gildas LE DEROFF : 14.09.1987-1989
- Colonel Jacques SEARA : 1989-1991
- Colonel CHAUVOT de BEAUCHÊNE : 1991-1993
- Colonel Michel LAGRANGE : 1993-1995
- Colonel Jacques CAQUELARD : 1995-1997
Faits d'armes faisant honneur au bataillon.
[modifier | modifier le code]- Combat de Grivesnes le
Devise
[modifier | modifier le code]« En avant toujours, repos ailleurs »
Comme tous les bataillons de chasseurs à pied le 19e a un refrain : Trou du cul, trou du cul, plein de poils sales. Trou du cul, trou du cul poilu.. Ce refrain, un peu paillard semble avoir été composé lors de la campagne de Crimée, il refléterait les très mauvaises conditions d'hygiène des troupes qui y furent engagées. En 1929, Charles de Gaulle, alors qu'il dirige le bataillon tente d'imposer une version plus édulcorée, sur l'insistance de Mme De Gaulle : « Le beau dix, le beau dix-neuvième. N'est pas le, n'est pas le dernier. », mais le refrain original gardera toujours la faveur de la troupe et restera en usage, jusqu'à la dissolution de l'unité. Ce deuxième refrain est communément appelé "refrain du 19 pour les dames" et sonné lorsque l'assemblée comporte des femmes et des enfants en lieu et place de l'autre.[réf. nécessaire]
Personnalités ayant servi au sein du bataillon
[modifier | modifier le code]- Maurice Bourlon (1875-1914), préhistorien.
- Jean-Marie Curtil (1915-1965)
- Émile Le Senne (1881-1914), historien, son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au champ d'honneur.
- Pierre Nicolas Auguste Alfred Mairot, alors lieutenant
- Manneken-Pis, statue faite caporal d'honneur du bataillon en mars 1919[4]
- Albert Souques (1890-1952), Compagnon de la Libération.

Décorations
[modifier | modifier le code]Pour tous les bataillons de Chasseurs, il n'existe qu'un seul drapeau, le drapeau des chasseurs. Dans chaque bataillon, le fanion est la représentation de cet unique drapeau. À ce titre, il reçoit des honneurs spéciaux[réf. nécessaire].
Le fanion du Dix-neuvième porte[réf. nécessaire] :
- La Croix de guerre 1914-1918 avec 4 palmes ; (quatre citations à l'ordre de l'armée)[9]
- La Croix de guerre 1939-1945 avec 1 étoile de vermeil ; (une citation à l'ordre du corps d'armée)
- La fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire[9] ;
- Les dates et inscriptions suivantes :
- 1854-1859
- 1870-1871
- 1914-1918
- GRIVESNES
- 1939-1945
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- la F.N.A.C. site des chasseurs a pieds, alpins et mécanisés,
- Carnet de campagne 1914 du sous-lieutenant Gabriel Grosdenis, 19e bataillon de chasseurs à pied
- Amicale du 19e B.C.P. http://amicale19bcp.fr/ Appelez nous : 06 50 41 37 73
Sources et bibliographie
[modifier | modifier le code]- Auguste Anatole Léandre Ducornez et Claude Jules Pierre Groc, Le 19e bataillon de chasseurs à pied pendant la guerre 1914-1918, Nancy, Berger-Levrault, , 192 p., lire en ligne sur Gallica
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Parcours et historique des bataillons de Chasseurs durant 14/18 », sur chtimiste.com (consulté le )
- Ducornez et Groc 1920, p. 176.
- ↑ Catherine Gauthier et Gonzague Pluvinage, « Deuil, souvenir et folklore. Quand Manneken-Pis commémore les soldats de la Grande Guerre », Cahiers Bruxellois Brusselse Cahiers, vol. XLVI, no 1F, , p. 63 (ISSN 1784-5157 et 2466-8443, DOI 10.3917/brux.046f.0063, lire en ligne, consulté le )
- « Bruxelles, centenaire de la tenue « Chasseur » du Manneken », FNAC (fédération nationale des amicales de chasseurs) info, no 101, , p. 6-7 (lire en ligne)
- ↑ « Manneken-Pis et le 19e Bataillon de chasseurs à pied », sur www.bruxelles.be, (consulté le )
- ↑ Edmond Pognon, De Gaulle et l'armée, Plon, , 376 p. (ISBN 978-2-259-30076-6, lire en ligne), chap. IX (« Bleu jonquille »)
- ↑ Georges Blond et Germaine Blond, Pétain, 1856-1951, Presses de la Cité, , 648 p. (ISBN 978-2-258-18984-3, lire en ligne), chap. 5 (« La muraille de Chine »)
- Roger Bourderon, « 1939-1940: la drôle de guerre et la débâcle vues par le caporal-chef Marcel Gibert », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, nos 105-106, , p. 265–285 (ISSN 1271-6669, DOI 10.4000/chrhc.885, lire en ligne, consulté le )
- « Citations collectives des Bataillons de Chasseurs durant 14/18 », sur chtimiste.com (consulté le )
