Billard

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Billard
Picto
Fédération internationale World Confederation of Billiard Sports
Image illustrative de l'article Billard
Logo de la Confédération Mondiale de Billard Sportif (WCBS)

Le billard est un sport de table (reconnu comme une discipline d'hiver aux Jeux Olympiques) à un ou plusieurs joueurs qui se pratique sur une table recouverte d'un tissu (souvent vert ou bleu) et bordée de bandes (appelée billard) sur laquelle on fait rouler des billes que l’on frappe à l’aide d’une queue.

Variantes[modifier | modifier le code]

Table de billard américain

Les jeux de billard les plus populaires sont : Le Snooker, la Carembole (Billard Français), le Blackball (billard des bars), le billard Américain (8 ou 9-Ball). Il existe cependant d'autres variantes :

  • Table sans poches
  • Table à poches (Pool)
    • Table de bar (2,1x1m)
      • Blackball (aussi appelé Pool en France, souvent rencontré dans les bars car c'est le plus petit des billards, avec 7 billes rouges, 7 jaunes et une noire)
    • Table américaine (avec billes colorée pleines et rayées, numérotées de 1 à 15 - 2,5x1,3m) :
      • 8-ball (ou "jeu à la 8", avec les 15 billes disposées en triangle pour la casse)
      • 9-ball (ou "jeu à la 9", avec seulement les 9 premières billes disposées en losange pour la casse)
    • Table anglaise (3,6x1,8m)
      • Le Snooker (15 billes rouges + 6 billes de couleur)
      • Le "Billard Anglais" (1 bille rouge, une blanche, une blanche pointée ou jaune)
      • Le billard russe (1 rouge, 15 blanches, poches très étroites)
  • Autres variantes
    • le billard "en temps réel" (où les joueurs jouent simultanément)
    • le billard italien (ou 5 birilli)

Homonymes[modifier | modifier le code]

Jeu de la Carambole sur un billard Français

D’autres jeux portent le nom de billard mais reposent sur des principes différents :

Le Jeu[modifier | modifier le code]

Le billard met en jeu des billes de 5 à 7 cm de diamètre (le terme de boule est un abus de langage), celui-ci variant avec le type du billard, sur une table. Cette table, autrefois en chêne ou en granite, est aujourd'hui constituée de plaques d'ardoises d'environ 5 cm d'épaisseur, recouvertes d'un drap de laine tendu. Les bords internes de la table sont capitonnés avec des bandes de caoutchouc recouvertes du même drap : les bandes.

La table peut avoir des poches (trous). Les billes sont empochées lorsqu'elles y tombent.

On joue à l’aide d’une queue, généralement en bois (frêne ou érable suivant le jeu), qui peut être monobloc ou en plusieurs parties, plus des accessoires permettant de l’allonger. Elle est composée d’un fût, souvent protégé par un talon en caoutchouc pour éviter de l’endommager, et d’une flèche reliés par un tourillon dans le cas de branches démontables. Selon les coups joués (massé, rétro, etc...) et selon la taille des billes, les queues utilisées seront différentes (longueur, poids, rigidité, diamètre de flèche).

Billes de snooker

À l’extrémité de la flèche se trouve une virole (généralement plastique ou en laiton) sur laquelle est collé ou vissé un procédé[1]. C’est une pastille en cuir d’un diamètre adapté à la virole, compris entre 8 et 13 mm en fonction de la taille des billes, du mode de jeu et/ou des préférences du joueur. Le procédé peut être vissé (queues d'entrée de gamme) ou plus généralement collé sur la virole. Les procédés aplatissent avec le jeu et doivent être régulièrement refaçonnés, voire changés. Le profilage/façonnage d'un procédé consiste à lui donner une forme sphérique ou ellipsoïdale afin de garantit un maximum de surface de contact avec la bille, notamment pour les effets.

Billard queue.png

Les billes étaient à l'origine fabriquées en ivoire, mais à cause des défauts naturel de ce produit (répartition inhomogène des masse, altération de la sphéricité avec la température et l'hygrométrie, stockage dans un bain de glycérine, etc...) et suite à la prise de conscience du massacre de milliers d'éléphants, la résine phénolique (produit dérivé du pétrole) a remplacé le matériau naturel. En outre, elles marquent très peu lors des impacts avec le procédé (résistance à l'abrasion). Pour les billards français, la résine résiste également bien à l'échauffement du point de contact avec le tapis (qui laisse à la longe des points blancs de résine).

Les tapis de billards à poches sont veloutés (le tapis présente un duvet), tandis que les tapis de billards français sont lisses, en tissu tressé et chauffés. Il existe aussi des masques de tapis pour le billard artistique français, permettant de replacer exactement la centaine de mouches utilisées pour positionner les billes. Lors de l'installation du billard, un soin tout particulier est apporté à sa planéité.

Sur les grandes tables de snooker, 3 chevalets artificiels, appelés "reposoirs", sont aussi disponibles afin de permettre au joueur de tirer lorsqu'il n'a physiquement pas la possibilité de tenir sa queue correctement :

  • le "râteau" ou "X" qui permet de reposer la queue de manière basique,
  • l'"araignée" qui permet de faire chevalet au dessus d'une bille gênant le tir,
  • le "cygne" qui permet de faire chevalet au dessus d'une bille gênant le tir ET de déporter le point d'appui plus en avant.

Aspect humain[modifier | modifier le code]

Le billard connait un engouement très vif dans certains pays (notamment au Royaume-Uni où les compétitions de snooker sont diffusées à la télévision et est le troisième sport le plus populaire après le football et le rugby), par le côté spectaculaire de certains modes de jeu, et la discipline nécessaire à sa maîtrise.

Un spectacle[modifier | modifier le code]

Ronnie O'Sullivan, joueur professionnel de snooker

L’observation des nombreuses compétitions de billard montre que le jeu peut être complexe et faire appel à des techniques élaborées, comme celles de l’effet de rotation sur elle-même qu’on donne à une bille, dont on peut noter quelques applications :

  • modifier la trajectoire naturelle pour revenir en place après avoir percuté une autre bille ou atteindre une zone voulue (effet rétrograde, ou rétro, coulé, effet latéral) ;
  • donner à la bille percutée un effet à son tour, l’effet se répercutant lors d’un choc selon le principe de l’engrenage ;
  • donner à la bille d’attaque une trajectoire courbe pour atteindre une zone « cachée » par d’autres billes (massé).

La coutume voulant par ailleurs que le joueur ne mette pas les pieds sur la table de billard, l’angle d’attaque nécessaire à certains coups nécessite aussi des techniques de maniement de la queue, parfois spectaculaires également (par exemple dans le dos).

Le billard repose sur des lois simples, mais leur maîtrise demande une rigueur, une précision et une intelligence qui vont au-delà des effets plus ou moins spectaculaires prisés du public.

On peut parler véritablement de spectacle en voyant les champions de carambole suivants : Caudron, Bury, Blomdahl, Zanetti, Jaspers, Soumagne, Tilleman, Cuenca, Swertz ....

Une discipline[modifier | modifier le code]

Concentration d'un joueur de billard

Qualités physiques[modifier | modifier le code]

  • L'œil : pour des raisons évidentes de visée.
  • Le bras : le mouvement devant être parfaitement maîtrisé en force, en vitesse et en direction. Une bonne forme physique est un plus, voire une nécessité, pour une maîtrise parfaite du geste. Une fois en place, ayant défini tous les paramètres de son coup, un joueur averti peut exécuter son coup les yeux fermés.
  • Le corps humain dans son ensemble : il joue bien entendu dans la maîtrise du geste. Que ce soit sur un coup précis, ou d’une manière générale tout au long d’une compétition. Le billard ne demande pas une force particulière, mais une certaine résistance, les compétitions étant très longues, et une certaine dynamique pour gérer les alternances chaise/table.

Des "nerfs d’acier"[modifier | modifier le code]

  • La concentration : la « lecture » d’une table est primordiale avant l’action elle-même. Le temps nécessaire varie en fonction des joueurs et de leur expérience.
  • La patience : plus le niveau est élevé, plus le joueur est susceptible de « faire de la chaise », en clair rester assis pendant que son adversaire œuvre. Certains joueurs ne regardent pas ce que fait l’adversaire, d’autres suivent attentivement. Chacun développe sa propre méthode pour rester « dans la partie » et pouvoir donner le meilleur de soi-même une fois appelé à la table.
  • La ténacité : comme dans tout sport/jeu, il est inévitable de commettre quelques erreurs, ou pour le moins quelques imprécisions. Le joueur doit pouvoir surmonter cela. Le billard est un combat contre soi-même, avant d’être un face-à-face avec l’adversaire.

Aspect technique[modifier | modifier le code]

Les billes en mouvement lors de la casse.

Les jeux de billards demandent :

  • Précision : pour la visée et le dosage de la force d'impact
  • Technique : pour maîtriser les effets et les rebonds sur bandes (méthode des diamants) et initialement le maniement de la queue.
  • Intelligence de jeu : pour se faciliter la replace ou le rapport pour le prochain coup.

L'adresse[modifier | modifier le code]

Le but à l'adresse (position de tir), est d'être le plus stable possible et de n'avoir que son avant bras arrière en mouvement. Ceci permet de limiter les gestes parasites pouvant dégrader le coup. L’œil de visée doit être au dessus et au plus proche de la queue afin de mieux s'assurer de la direction du tir. Le bras avant peut être soit tendu (ancienne école) ou légèrement coudé (nouvelle école).

Les doigts de la main avant enfin, sont positionnés en chevalet et permettent de supporter la flèche de la queue au moment du tir. Il existe 2 techniques de chevalet :

  • chevalet ouvert (la queue repose sur le "V" dessiné en croisant le pouce sur la première phalange de l'index), souvent utilisé en Snooker
  • chevalet fermé (la queue passe dans la boucle faite entre le pouce et l'index), souvent utilisé pour les billards français et Américain.

Les autres doigts de la main sont bien étalés sur le tapis afin de garantir un maximum de stabilité.

La méthode des diamants[modifier | modifier le code]

Afin de faciliter les coups sur les billards américains et français, des repères en forme de losange appelés "diamants" sont disposés afin de permettre des calculs fins de trajectoire lorsque les rebonds sur bande sont nécessaires. La technique est connue par "méthode des diamants" ou "diamond system".

Règles de base du Billard[modifier | modifier le code]

Début du jeu[modifier | modifier le code]

Les billes (et quilles selon le jeu) sont positionnées sur le tapis sur la mouche leur correspondant. Pour certains jeux, un certain nombre de billes (souvent 15) peuvent être regroupées dans un triangle ou losange. Le premier coup s'appelle alors la casse et consiste à éclater de manière plus ou moins importante le triangle de billes.

But du jeu[modifier | modifier le code]

On distingue 3 types de comptage de points :

  • En fonction du coup (tables françaises)
  • En fonction de la valeur de la bille empochée (billards à poches)
  • En fonction des quilles renversées (bouchon ou 5-quilles)

Le jeu se termine lorsque un score prédéterminé à l'avance est atteint par l'un des deux joueurs ou lorsqu'il ne reste plus de billes sur la table. En général, une partie est divisée en plusieurs manches. A noter que a terminologie anglo-saxonne diffère légèrement de la terminologie française concernant le nombre de manches gagnantes :

  • Française : Partie en 3 manches gagnantes.
  • Angle-saxonne : "Partie au meilleur des 5 manches" (même sens).

L'étiquette[modifier | modifier le code]

Le billard possède une étiquette qu'il est recommandé de connaître :

  • En salle
    • Ne pas parler durant un coup (comme au tennis)
    • Ne pas parler fort dans une salle de billard
    • Ne pas fumer (la fumée encrasse le tapis)
    • Ne rien boire à proximité (et ne surtout pas poser de verre sur le billard !)
    • Jouer au mieux même si la partie est mathématiquement perdue.
    • Ne pas se mettre dans l'axe de visée de son adversaire (axe de tir et/ou d'empoche)
    • En cas de joli coup de votre adversaire :
      • taper 2 ou 3 fois le talon de la queue sur le sol (basique)
      • claquer des doigts (effet distingué, pour un très joli coup)
      • Les applaudissements sont réservés au publics lors des compétitions lors d'un joli coup ou en fin de manche.
      • Au snooker, il est de coutume d'applaudir le coup donnant le gain mathématique de la manche (sans compter les fautes potentielles)
    • Ne pas manifester trop ostensiblement sa joie après une victoire ou un joli coup (ou jurer après un coup raté)
    • Si un joueur est seul dans la salle, lui proposer une partie, notamment si c'est une personne nouvelle.
    • Fair-play : Relever une faute de sa part même si l'adversaire (ou l'arbitre) ne l'a pas vue.
    • Si nécessaire, Se talquer les mains loin de la table et avec parcimonie (pour ne pas marquer le tapis)
  • En compétition
    • Etre en tenue (gilet + cravate ou nœud papillon)
    • Se serrer la main avant et après le match. Serrer aussi la main à l'arbitre.
    • S'asseoir pour laisser son adversaire jouer (rester debout lui ferait penser que vous vous attendez à ce qu'il manque son coup.

Techniques de jeu[modifier | modifier le code]

La visée[modifier | modifier le code]

Le terme quantité de bille est souvent utilisé pour quantifier la visée. La quantité de bille désigne l'axe avec lequel la bille de choc vient percuter la bille objet. En fonction de la quantité de bille les trajectoire de la bille d'impact et de la bille objet seront différentes, ainsi que leurs vitesses.

Billard quantite bille.png

  • Viser « pleine bille » revient à aligner l’axe sur les 2 centres de gravité. Le transfert de masse lors du choc est entier, la bille de visée héritant de toute la force. La bille de choc s'arrête à l'impact.
  • Viser « 3/4 pleine » revient à aligner le centre de la bille de choc avec un point situé à la moitié du rayon de la bille de visée. Elle hérite des 3/4 de la force, 1/4 restant à la blanche
  • Viser « 1/2 de bille » aligne l’axe de visée sur la tangente de la bille visée. Le transfert est équivalent
  • Viser « 1/4 de bille » ou « 3/4 fine » revient à aligner le centre de la bille de choc avec un point situé à l’extérieur de la bille de visée, à distance d’un demi rayon. Le rapport est cette fois 1/4 pour la visée, 3/4 pour la bille de choc.
  • Viser « Finesse » aligne le centre de la bille de choc avec un point à l’extérieur de la bille de visée à distance d’un rayon (en pratique un peu moins afin de garantir le contact). Seule une petite quantité de force est transmise à la bille de visée.

La replace et le rapport[modifier | modifier le code]

Au billard, après le premier impact, la trajectoire des 2 billes est importante. On distingue :

  • La replace : dans les billards à poches, c'est la capacité à positionner la bille d'impact (blanche) en position favorable pour le prochain coup, tout en ayant empoché la bille objet.
  • Le rapport : au billard français, c'est la capacité à faire revenir la bille objet en position favorable pour le prochain coup.

Lorsqu'un joueur joue sans prendre en compte la replace ou le rapport, on dit qu'il fait de "l'alimentaire" (pour alimenter son compteur de points, voire son moral).

Pour gérer la replace et/ou le rapport, la maîtrise des effets est primordiale. Elle permet de maîtriser la trajectoire des deux billes là ou un coup "bille en tête" ne permet que de gérer la trajectoire d'une seule bille (grâce à la visée).

Les effets[modifier | modifier le code]

La bille est mise en mouvement par le contact avec le procédé. si ce contact n'est pas central (zone verte sur le schéma), il induit en plus du déplacement de la bille, une rotation de cette dernière.

Les effets sont utilisés pour :

  • Favoriser la replace de la bille de choc (usage principal) ou éviter que cette dernière aille dans une direction non souhaitée.
  • Atteindre des billes en courbant la trajectoire de la bille de choc.
  • Favoriser l'empoche de billes en leur communiquant un effet (inverse) via la bille de choc.
Billard effets ptcontact.png

La craie[modifier | modifier le code]

Placer la queue pour faire les différent effets : (1) Massé, (2) Saut, (3) Coulé, (4) Pleine, (5) Rétro.
La craie, ou « bleu », indispensable pour les effets

Frapper la bille en dehors de la zone jaune est risqué et inutile. Le procédé risque de glisser sur la bille, modifiant totalement la trajectoire, et provoquant généralement une faute de jeu. Afin d'éviter cela, le joueur applique sur le procédé de la craie, plus communément appelé du « bleu » (le bleu étant juste un colorant, il est possible de trouver des craies rouges, vertes, orange, violettes, grises...).

Et même si c'est sa dénomination officielle, la craie... n'est pas de la craie (carbonate de calcium) : c'est en fait une poudre constituée d'abrasifs extrêmement durs, dont le but est de faire accrocher le procédé sur la bille, et donc la mettre en rotation. Sans l'utilisation de la craie, la manipulation des effets serait impossible. Elle est à base d'un mélange de silicate et d'alumine (très dur, utilisé aussi dans les toiles émeri). Lors de l'impact, la poudre de craie va créer des micro-sillons dans la résine de la bille. Ces micro-sillons permettent initialement l'accroche du procédé sur la bille, ils vont aussi devenir des nids à poussières (notamment la poudre de craie elle même) et donner un aspect terne à la bille sur le long terme. il devient alors nécessaire de repolir les billes (avec liquide anti-rayures similaires à ceux utilisés pour les voitures, à la main ou dans des machines dédiées).

Les effets de base[modifier | modifier le code]

Il existe 5 effets de base

Les 5 effets de base sont :

  • "bille en tête" : la bille est frappée dans la zone verte sur l'illustration. La bille va alors glisser sur le tapis avant que l'adhérence de ce dernier ne vienne la mettre rapidement en rotation naturelle. Si la bille de choc arrive droit sur la bille objet, on obtient l'effet "Carreau" : la bille de choc reste sur place après le contact.
  • "Le rétro" : la bille est alors frappée sous la ligne L2. Pendant que la bille glissera sur le tapis, elle tournera dans le sens inverse à son avancement, jusqu'à ce que les frottements du tapis ralentissent cette rotation inverse et rétablissent in fine une rotation naturelle. Lors de l'impact, si la bille de choc est toujours en rotation inverse, elle repartira en arrière.
  • "Le coulé" : la bille est frappée au-dessus de la ligne L2. La bille est alors en sur-rotation (elle tourne dans le sens de son déplacement, mais plus vite qu'un roulage naturel). Comme pour le rétro, cet effet se perd avec la distance parcourue par la bille. Si la bille arrive sur la bille objet avec cette sur-rotation, elle continuera à avancer après l'impact. C'est l'effet inverse du rétro. Cet effet augmente aussi la distance parcourue par la bille.
  • les "effets latéraux" : frapper à gauche ou à droite de la ligne L1 induit une rotation de la bille sur elle même, comme une toupie. En théorie cet effet ne modifie pas la trajectoire de la bille s'il est appliqué pur (sur la ligne L2). Lors de l'impact sur la bille objet, la trajectoire de la bille de choc va être légèrement infléchie dans le sens de l'effet. Mais c'est surtout sur la bande que les effets latéraux sont les plus marqués.

Les effets latéraux peuvent être combinés avec des coulés ou des rétros (ex. "coulé, effet à gauche") pour combiner leurs avantages. Quant à la frappe naturelle, le point de contact est légèrement au dessus de la "bille en tête" (zone verte), pour conférer à la bille une rotation identique à sa rotation naturelle sur le billard (pas de "glissade" de la bille après l'impact).

Les effets "techniques"[modifier | modifier le code]

Il existe 2 effets un peu plus complexes à maîtriser le piqué et le massé :

  • Le "massé" consiste à venir percuter la bille verticalement avec le procédé on peut alors considérer que sur le schéma avec L1 et L2, la bille est vue du dessus et l'impact se produit en périphérie du cercle jaune. Ce coup va donner uniquement de la rotation à la bille. Le choc lors de l'impact va néanmoins légèrement déplacer la bille, aussi, cette dernière va avoir une trajectoire courbe du à l'effet. La technique du massé est souvent utilisée lorsqu'il y a un besoin indispensable de contourner une ou plusieurs billes.
  • Le "piqué" est utilisé de 2 manières différentes :
    • avec une queue classique afin d'obtenir la courbe d'un massé et un déplacement plus important de la bille blanche (courbe moins prononcée).
    • avec une "queue de piqué" (queue spécifique autorisée dans certains types de jeux), pour faire sauter la bille de choc au dessus d'un groupe de billes à ne pas toucher.

La technique des effets[modifier | modifier le code]

Les effets sont complexes à maîtriser. La force du coup entre également en jeu. L’effet s’oppose à la résistance du tapis, et donc perd graduellement de la puissance. On peut d’ailleurs considérer un coup au centre de puissance faible comme un léger coulé, la bille prenant un effet naturel dû à son mouvement. En revanche si le coup est fort, le coup est effectivement sans effet puisque la bille ne tourne pas sur elle-même, mais glisse sur le tapis.

Le coup de queue est primordial, et doit être adapté. Ce terme regroupe la puissance du coup, l’horizontalité de la queue, l’accompagnement ou non du mouvement, la fluidité du geste, etc. Un coup « pénétrant » est généralement préférable à un coup sec, il permet en effet d’obtenir un meilleur rendement entre l’effet imprimé et la vitesse de la bille (le procédé reste plus longtemps en contact avec la bille, transférant plus d'énergie de rotation).

Un effet latéral en rétro (ou coulé) entraîne 2 déviations de la bille :

  • Déviation du côté opposé à l'impact lors de l'impact (si on met de l'effet à droite, la bille partira légèrement à gauche de l'axe de tir)
  • Déviation du côté de l'impact lors du mouvement de la bille (si on met de l'effet à droite, la bille fera un arc de cercle vers la droite).

C'est pourquoi, pour les longs coups, seuls les effets rétro ou coulés peuvent être envisagés, encore que rapidement gommés par la rotation naturelle de la bille.

D’une manière générale, l’utilisation d’effets complique les choses, puisque l’on ajoute un facteur à l’équation. Quand cela n’est pas nécessaire, il est préférable de l’éviter en se basant sur les principes suivants. Les effets sont une composante essentielle du billard artistique.

Éclatement naturel[modifier | modifier le code]

On appelle « éclatement » la résultante du choc entre deux billes. Théoriquement un choc naturel (sans effet) modifie la trajectoire de la bille d’attaque et induit une trajectoire à la bille visée telle que leurs directions forment un angle de 90°.

Billard eclatement.png

Cet angle de 90° peut être modifié par les effets :

  • Un effet rétro donne une rotation inverse au sens de déplacement. La bille a donc tendance à revenir sur elle-même. Cet effet augmente l’angle d’éclatement.
  • Le coulé donne une rotation dans le sens du déplacement, la bille a donc tendance à continuer sur sa trajectoire initiale après le choc. Cet effet diminue l’angle d’éclatement.
  • Les effets latéraux n’ont aucune incidence sur l’éclatement, à part dans certains cas extrêmes.

C’est toujours la trajectoire de la bille d’attaque qui est modifiée par ces effets, celle de la bille de visée étant définie uniquement par le point d’impact.

Réaction des bandes[modifier | modifier le code]

Billard bande.png

En jouant sans effet, l’angle de réflexion égale l’angle d’incidence, comme en optique. Les effets latéraux ainsi que les effets rétro et coulé modifient l’angle de réflexion. La force du coup ainsi que la qualité et la hauteur des bandes modifient légèrement la réflexion[2]. En effet un coup fort et proche de la perpendiculaire à la bande (angle d'incidence élevé) va avoir tendance à enfoncer cette dernière ; en plus d'amortir la bille, la bande va diminuer l'angle de réflexion. La bille rebondira plus proche encore de la perpendiculaire.

Mise en corrélation des principes[modifier | modifier le code]

Considérons un choc simple :

  • si l’on applique un effet rétro ou coulé à la bille de choc (cf. chapitres précédents), on modifie la distance qu'elle parcourt et la direction qu'elle prend après le choc, mais en aucune façon la direction et la distance parcourue par la bille visée. Si l'on applique un effet latéral à la bille de choc on modifie comme pour les effets rétros et coulés la distance qu'elle parcourt et la direction qu'elle prend après le choc ainsi que la direction de la bille visée.
  • plus la quantité de bille est faible, moins le rétro et le coulé ont d’influence sur la direction de la bille de choc. Il faut de « l’appui » pour que ces effets soient efficaces. Plus le mouvement originel de la bille est contrarié, plus l'effet a l'occasion de s'exprimer, puisqu'il va à l’encontre du mouvement originel. Une faible quantité de bille modifie peu la trajectoire d'origine.

Quantité de bande[modifier | modifier le code]

  • La remarque précédente peut être transposée aux effets latéraux après un choc à la bande. Plus l’angle d’incidence est élevé, moins l’appui sur la bande est franc, et par conséquent l’effet moins efficace.

Chocs successifs[modifier | modifier le code]

  • Lors de n’importe quel changement de trajectoire, une bille a tendance à prendre un effet naturel dû en grande partie à la résistance au mouvement du drap. C’est assez trivial, la bille étant sphérique. On peut constater facilement ce comportement sur plusieurs bandes successives.
  • Tout effet de la bille de choc induit un effet inverse sur la bille de visée, suivant le principe de l’engrenage. Si la bille de visée touche une bande (ou une autre bille) après l’éclatement initial, sa trajectoire naturelle peut en être modifiée. Bien sûr les « pertes » dues aux différents chocs et à la résistance du drap sont importantes. L'effet « induit » est donc diminué comparativement à celui imprimé à la bille de choc, jusqu'à devenir négligeable au fur et à mesure du temps et/ou des chocs successifs.

Expertise et hasard[modifier | modifier le code]

On constate que si les principes de base sont très simples, la pratique peut devenir très complexe tant les paramètres sont nombreux. Ajoutons à cela les facteurs matériels, par exemple les différences de résistance des draps, d’élasticité des bandes, les impuretés potentielles pouvant dévier une trajectoire, etc. On imagine rapidement la maîtrise nécessaire aux joueurs avertis, et comprend les exigences matérielles des champions, comme dans tout sport.

Ces principes sont indépendants du mode de jeu, leur connaissance est utile à tous.

En revanche leur application peut varier d’un billard à l’autre, principalement à cause du matériel. Le drap d’un snooker n’est pas du même type que celui d’un billard français, le chauffage d’un billard influence le roulement et la prise des effets, de même la qualité des bandes, voire des billes. Les points de référence quant à la force et aux effets varient donc d’une table à l’autre, même pour des billards de taille, marque et modèle identiques. Il est nécessaire d’adapter son jeu en fonction.

Y a-t-il une part de chance au billard ?

Bien sûr. Si le joueur peut maîtriser tous les paramètres sur un coup particulier, il ne le peut pas sur l’ensemble des coups d’une partie. Cependant, plus le niveau est élevé, moins la chance entre en ligne de compte. Ce qui peut passer pour de la chance aux yeux du néophyte est souvent pour un bon joueur le fruit de son expérience et de sa réflexion. On parlera plutôt de « réussite », lorsqu’un joueur tente un coup de manière réfléchie, mais un coup qu’il ne serait pas capable de reproduire à l’identique. Lors des compétitions de très haut niveau, à l’instar de beaucoup d’autre sports ou jeux d’adresse, les tables sont récentes, les draps, bandes et billes sont neufs et nettoyés pendant et/ou entre les parties, ceci afin d’éviter les coups de chance ou de malchance liés au matériel. Dans le monde du billard professionnel, un coup de chance - notamment lorsqu'il s'agit de mettre la bille noire en fin de partie - s'appelle "un coup de panda".

Remarque

Comme dans beaucoup de disciplines, en regardant une compétition de très haut niveau on peut avoir une impression de facilité. Il faut néanmoins garder à l’esprit que d’une manière générale, plus la maîtrise du joueur est élevée, moins elle est visible. Dans le cas idéal d’une partie parfaitement maîtrisée, on ne verra pas de coup spectaculaire. Un coup hors du commun est généralement le résultat d’un précédent mal réalisé, d’une erreur de jugement ou d’une action défensive de l’adversaire.

Origine[modifier | modifier le code]

Mythe ou réalité ?[modifier | modifier le code]

Le nom du billard viendrait de son inventeur, un tailleur anglais vivant à Londres en 1560, prénommé Bill qui avait pour habitude de jouer avec les trois billes qui composaient son enseigne en les poussant sur son comptoir à l’aide de son mètre de couturier : d’où le nom donné au jeu : Bill’s yard (littéralement : « le mètre de Bill »). Cette anecdote, rapportée par un journaliste dans l'Intermédiaire des Chercheurs et des Curieux sous le titre d'Histoire du billard, a été rapidement démontée, car le jeu existait déjà depuis trois siècles et les tables étaient apparues en 1469[3].

En France, les premières tables de billard seraient apparues à cause du climat. Les nobles adeptes du croquet voulant jouer quel que soit le temps auraient introduit une version du jeu adaptée à l’intérieur des bâtiments, et par la suite développé une version sur table en poussant les billes non plus avec la tête des cannes de croquet, mais avec l’extrémité du manche. Le mot « billard » est attesté en français dès le XIVe siècle, il dérive de « bille » (dans le sens de « pièce de bois », mot d'origine gauloise) et il est d'abord employé pour désigner « un bâton recourbé pour pousser les boules ». Les sens modernes (« jeu », « table », puis « maison où se tient le jeu ») se développent à partir du XVIe siècle. Le terme ne dérive donc pas du mot « bille » (petite boule) comme on pourrait le penser[réf. nécessaire].

En France[4][modifier | modifier le code]

Au début, le jeu était pratiqué à même le sol, comme une variété de croquet avec des arceaux.

En Angleterre, en Italie et en Espagne, il avait des règles à peu près identiques et exigeait l’emploi de boules de bois ou billes de 10 cm de diamètre,  manipulées à l’aide d’un bâton recourbé appelé baliyard en Angleterre, velorto en Espagne, biglia en Italie et lihard en France. Cela dura environ deux siècles, puis le billard se joua sur des tables en conservant la plupart de ses principes antérieurs.

Au cours du XVème siècle, le premier modèle de table connu est attribué au maître ébéniste Henri de Vigne qui l’aurait conçu et réalisé en 1469 sur commande du roi Louis XI pour sa résidence du château de la Bastille. Ses dimensions étaient de huit pieds de long et quatre de large, il pesait 618 livres. Quatre aulnes de drap d’Elbeuf recouvraient une dalle de pierre. Mais c’est entre les années 1550 et 1630 que le jeu de billard entre dans les mœurs. Il existait alors, à Paris, de 120 à 150 billards dont les tables avaient des formats variant de 6 à 12 pieds. Ce jeu était alors pratiqué aussi bien par des nobles que par des bourgeois, des écoliers ou des valets.

C’est le 16 mai 1634 que fut utilisé pour la première fois le mot « académie » pour une salle de billard. Le cardinal de Richelieu aimait le billard et, en 1636, il installa l’Académie Royale pour la noblesse dans la rue Vieille-du-Temple.

La connaissance complète de ce jeu était exigée lors des examens de sortie donnant droit à l’admission chez les mousquetaires du Roi.

C’est en 1680 que fut créé, à Verviers (Belgique), par Henri Simonis, un tissage de laine qui allait prendre une extension considérable et permettre au jeu d’évoluer un peu plus vers ce qu’il est aujourd’hui.

Le premier traité de billard fut imprimé à Paris en 1588. Il fallut attendre décembre 1696 pour voir paraître le deuxième ouvrage édité sur le continent, à La Haye.

Cependant, la première étude « scientifique » fut celle de M. de Mairan, en 1728. Très importante, elle fut déposée à l’Académie Royale des Sciences le 14 avril 1728. Le jeu de billard prit un tel essor qu’en 1790 on en comptait 800 dans les salles de la capitale.

Les parties jouées en 16 points jusqu’alors commencèrent à se jouer en 30 points grâce à l’amélioration du matériel. Le « billard français » tel qu’on le connaît aujourd’hui apparaît en 1850.

Les queues de billard se transformèrent de manière révolutionnaire à la suite de l’ajout du procédé, petite rondelle de cuir inventée par le professeur Mingaud et qui permettait d’exécuter des coups jusqu’alors inconnus.

Ce procédé se couvrait d’une craie appelée « blanc d’Espagne ». Mingaud avait fait paraître en 1831, un traité intitulé « Le noble jeu du billard – Coups extraordinaires et surprenants ». Le premier « rétro » de l’histoire du billard, c’est à lui qu’on le doit !

La découverte et l’application des bandes de caoutchouc ainsi que l’ardoise pour les tables datent de 1835.

En 1840, le Palais Royal (salle de jeu parisienne) alignait 40 billards occupés jour et nuit.

À partir de 1860, le chauffage des tables de billard s’effectuait avec des lampes à pétrole placées au-dessous. En 1900, on les chauffa au gaz et enfin, en 1925, à l’électricité.

Le jeu à trois billes remonte en France à 1850. C’est en 1873 qu’eut lieu le premier championnat du monde professionnel, qui fut remporté par le Français Garnier qui réalisa une moyenne générale de 9.32 avec une série de 113.

Concernant la facture des billes, l’ivoire est peu à peu remplacé depuis 1935 par des matières de synthèse.

Substitution de l’ivoire par le celluloïd[modifier | modifier le code]

En 1865, John Wesley Hyatt prit un brevet pour le celluloïd substituant l’ivoire des billes[5].

Organisation des clubs de Billard[modifier | modifier le code]

Organisation Administrative[modifier | modifier le code]

L'entité régissant la vie associative et les compétitions de billard françaises est la Fédération Française de Billard (FFB). Tout joueur de billard peut s'y inscrire, s'il est à jour de sa cotisation annuelle.

Pour les compétitions, la FFB divise la France en 4 secteurs géographiques (Nord-est, Nord Ouest, Sud-Est et Sud-Ouest, Paris étant dans le secteur Nord-Est). Chaque région de France possède sa ligue de Billard, regroupant joueurs et arbitres pour toutes les disciplines. Dans certains cas, le découpage va jusqu'aux comités départementaux (CDB).

Au niveau supra-national, la FFB est membre de la Confédération Européenne de Billard (CEB), elle même membre des 3 structures de la Confédération Mondiale de Billard Sportif (WCBS) :

  • WCBS (Membre du Comité International Olympique)
    • Union Mondiale de Billard (UMB)
      • Carambole (Libre, 1 bandes, 3 bandes, Artistique)
      • Quilles
    • Association Mondiale de Pool (WPA)
      • Américain (8 & 9-ball)
      • Blackball
    • Fédération Mondiale de Snooker (WSF)
      • Professionnels : WPBSA (Association Mondiale de Billard Anglais & Snooker Professionnels)
        • Snooker
        • Billard Anglais
      • Amateurs : IBSF (Fédération Internationale de Billard Anglais & Snooker)
        • Snooker
        • Billard Anglais

Sport Olympique ?[modifier | modifier le code]

Depuis 1998, la WCBS est membre du CIO, cependant malgré plus de 15 ans de demandes incessantes (dont une en cours pour les JO de Tokyo en 2020), le billard ne s'est toujours pas fait une place au sein de la liste fermée des sports olympiques. La raison principale est que la liste est limitée et que pour que le billard puisse y rentrer, un autre sport doit être retiré.

Le billard et l’art[modifier | modifier le code]

Café de nuit de Vincent van Gogh

Le billard est fréquemment utilisé en tant qu’élément de décor, en particulier dans le septième art. La salle de billard d’un particulier est un élément de statut soulignant son aisance financière. C’est souvent le décor de discussions tendues. La salle de billard enfumée d’un bar est au contraire souvent un lieu de détente, l’occasion de discussions entre amis. Le billard permet de souligner les qualités ou l’état d’esprit d’un personnage :

  • son sang-froid, sa précision dans le cas d’un coup réussi ;
  • sa fébrilité, sa surprise dans le cas d’un coup raté.

La partie de billard peut-être utilisée comme un ressort dramatique : elle fait l’objet d’un pari. Plusieurs films traitent du billard, le plus souvent sous l’angle des joueurs professionnels et des paris :

"Passer sur le billard"[modifier | modifier le code]

Cette expression, signifiant passer sur la table d’opération, daterait de la Première Guerre mondiale, où, manquant de table d’opération, on aurait mis les blessés sur des tables de billard réquisitionnées[réf. nécessaire].

Pendant la guerre de 1870, le café des Soquettes à Sedan, se serait transformé en hôpital provisoire. Les blessés du champ de bataille, dont le maréchal Mac-Mahon, auraient été soignés sur les tables de billard du restaurant. De là est peut-être née l’expression « passer sur le billard »[réf. nécessaire]

Autre hypothèse plausible, à la fin du XIXe siècle, la maison Heymen-Billard, fondée à l'origine par Louis Alexandre Billard (v 1809-1884), médecin et dentiste, fabrique sous le nom Billard des fauteuils dentaires. De par leur succès, le patient passait sur le billard, au sens de passer sur le fauteuil dentaire, l'expression aurait ainsi été étendue à l'ensemble des opérations chirurgicales[6].

Napoléon aimait ainsi que ses lieutenants le billard et ils en transportaient lors de leurs campagnes, n'ayant pas assez de table les chirurgiens ont utilisés les tables de "billard", d’où serait née l'expression "passer sur le billard"

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. inventé par l'officier français Mingaud en 1807
  2. animation montrant le fonctionnement du rebond avec l'égalité des angles d'incidence et de réflexion, sur le site billard-cfbl.com
  3. voir l'ouvrage de Richard Lablée cité en source, page 15
  4. Fédération française de billard, 100 ans que ça roule - 1903-2003, le billard fête son histoire !, Paris, Fédération française de billard,‎ , 22 p.
  5. Recherches de John Wesley Hyatt, par Philippe Rouyer - Université de Rouen
  6. Henri Morgenstern, Les dentistes français au XIXe siècle, Editions L'Harmattan, Paris,‎ (lire en ligne), p. 13.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Théorie mathématique des effets du jeu de billard. Paris, Carilian-Goeury, 1835. de Coriolis
  • Billard - Théorie du jeu. Paris, Chiron, 2004, de Petit R., livre préfacé par la FFB.
  • La pratique du billard. Revue Pour la Science, avril 1998, disponible sur le site de vulgarisation scientifique http://www.regispetit.com/bil_pra.htm
  • Le billard - Histoire et règles du jeu. Paris, Hatier, 1992, de Richard Lablée. Préface de F. Dreher, président de la FFB

Liens externes[modifier | modifier le code]