Le Puy-en-Velay

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Le Puy-en-Velay
Vue générale sur Le Puy-en-Velay en juillet 2007.
Vue générale sur Le Puy-en-Velay en juillet 2007.
Blason de Le Puy-en-Velay
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire (préfecture)
Arrondissement Le Puy-en-Velay (chef-lieu)
Canton Bureau centralisateur de quatre cantons :
Puy-en-Velay-1
Puy-en-Velay-2
Puy-en-Velay-3
Puy-en-Velay-4
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay
Maire
Mandat
Michel Chapuis
2016-2020
Code postal 43000
Code commune 43157
Démographie
Gentilé Ponot(e)s, Anicien(ne)s, Puytois
Population
municipale
18 634 hab. (2014en diminution de -0.94 % par rapport à 2009)
Densité 1 110 hab./km2
Population
aire urbaine
75 018 hab. (2014)
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 39″ nord, 3° 53′ 09″ est
Altitude Min. 600 m
Max. 888 m
Superficie 16,79 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-le-puy-en-velay.fr

Le Puy-en-Velay (anciennement Le Puy[1]) est une commune française de la région Auvergne-Rhône-Alpes, préfecture du département de la Haute-Loire et capitale du Velay. Les habitants sont le plus souvent nommés les Ponots[2], bien que l’appellation de Puytois existe aussi mais peu utilisée.

La ville est réputée pour sa fabrication de dentelle, la culture de lentilles et de verveine. Elle est aussi connue pour être le départ d'un des chemins de Compostelle.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le Puy-en-Velay se situe au centre du département de la Haute-Loire, à 628 mètres d'altitude.
La ville est à 134 km du chef-lieu de région, Lyon, à 75 km de Saint-Étienne, 110 km de Valence et 127 km de Clermont-Ferrand.

Le Puy-en-Velay est sous l'influence des métropoles voisines, plus particulièrement Saint-Étienne et, à un degré moindre, Clermont-Ferrand et Lyon.

La ville est reliée à la métropole forézienne par une route à 2×2 voies, la RN 88, tandis que seule une route nationale, la RN 102, la relie à la capitale auvergnate.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Puy-en-Velay
Aiguilhe
Espaly-Saint-Marcel
Aiguilhe Chadrac
Espaly-Saint-Marcel Puy-en-Velay Brives-Charensac
Espaly-Saint-Marcel
Vals-près-le-Puy
Saint-Christophe-sur-Dolaison
Cussac-sur-Loire
Saint-Christophe-sur-Dolaison
Vals-près-le-Puy
Brives-Charensac

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Puy-en-Velay est traversé du sud-ouest vers le nord-est par le Dolaizon, et, au nord, de l'ouest vers l'est, par la Borne, qui conflue au nord-est, avec le Dolaizon, à la limite avec la commune de Chadrac.

Le Dolaizon au Puy-en-Velay

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat du Puy-en-Velay est de type semi-continental, mais avec des hivers rigoureux, quand souffle la burle. Le record de chaleur (37,4°C) a été enregistré le 7 juillet 2015, le record de froid (−23,2 °C), le 16 janvier 1985. La température moyenne annuelle est de 8,9 °C.

Les relevés suivants ont été effectués à la station Météo France de l'aéroport du Puy - Loudes (833 m) :

Tableau climatologique du Puy-en-Velay sur la période 1981-2010 (records depuis 1983)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −3 −2,8 −0,5 1,8 5,5 8,8 11 10,6 7,7 5,2 0,7 −1,9 3,6
Température moyenne (°C) 1 1,7 4,6 7,3 11,2 15,1 17,8 17,3 13,8 10 4,8 1,9 8,9
Température maximale moyenne (°C) 4,9 6,1 9,7 12,7 16,8 21,3 24,6 23,9 19,8 14,8 8,8 5,7 14,1
Record de froid (°C)
date du record
−23,2
16-01-1985
−20,8
05-02-2012
−22
01-03-2005
−10,2
08-04-2003
−4,4
15-05-1995
−1,3
04-06-1984
1,8
17-07-2000
−0,8
30-08-1986
−2,5
30-09-1995
−9,2
25-10-2003
−13,4
23-11-1998
−18,2
15-12-2001
−23,2
16-01-1985
Record de chaleur (°C)
date du record
17,8
27-01-2016
20,5
23-02-1990
24,3
17-03-2004
25,1
30-04-2005
29,7
11-05-2012
34,1
22-06-2003
37,4
07-07-2015
35,8
13-08-2003
33,5
16-09-1987
26,5
20-10-2014
21,8
01-11-2014
16,9
19-12-2015
37,4
07-07-2015
Ensoleillement (h) 93,7 111,1 166,9 163,8 191 221,4 261,2 234,6 179,7 126,7 84 75,5 1 909,6
Précipitations (mm) 40,3 31,6 37,8 61,4 84,6 68,4 58,8 64,3 75 72,1 54,6 43,1 692
Source : Météo France
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
4,9
−3
40,3
 
 
 
6,1
−2,8
31,6
 
 
 
9,7
−0,5
37,8
 
 
 
12,7
1,8
61,4
 
 
 
16,8
5,5
84,6
 
 
 
21,3
8,8
68,4
 
 
 
24,6
11
58,8
 
 
 
23,9
10,6
64,3
 
 
 
19,8
7,7
75
 
 
 
14,8
5,2
72,1
 
 
 
8,8
0,7
54,6
 
 
 
5,7
−1,9
43,1
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Transports et communications[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le Puy-en-Velay se trouve sur la route reliant Lyon à Toulouse par la RN 88[3]. Cet axe est en grande partie aménagé en voie express 2 × 2 voies entre Firminy et Le Puy-en-Velay.

La ville est reliée à l'A75 et Clermont-Ferrand par la RN 102 et à Saint-Paulien, La Chaise-Dieu et Ambert par la D 906.

La D590 relie le Puy-en-Velay à Langeac, la D 15, à Saint-Julien-Chapteuil et Valence par Saint-Agrève, la D103 permet de parcourir les gorges de la Loire par Lavoûte-Polignac.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

La ville possède une gare SNCF, la gare du Puy-en-Velay, du réseau TER Auvergne, qui dessert les lignes ferroviaires :

La ligne Le Puy - Langogne est fermée. Elle est remplacée par des autocars TER (ligne sncf Le Puy - Mende en Lozère)) quotidiens, desservant ainsi les communes de Costaros, Landos, Pradelles.

Certaines lignes de chemin de fer sont, maintenant, comme la liaison entre Le Puy et Ambert par La Chaise-Dieu, desservies par des cars TER.

Pôle intermodal[modifier | modifier le code]

Ce pôle intermodal, ouvert depuis juillet 2016, est composé de :

  • La boutique TUDIP
  • Les lignes de bus du réseau urbain
  • Les lignes du département de la Haute-Loire
  • Les cars TER
  • La gare TER du Puy-en-Velay
  • Les ramassages scolaires de la communauté d'agglomération,
  • Le parking Bertrand De Doue (180 places)
  • Le parking de la Gare (140 places)
  • Une aire de camping-cars (27 emplacements)
  • Une piste cyclable
  • Un parking à vélo

Aérodrome[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport du Puy - Loudes.

L'aérodrome du Puy-en-Velay - Loudes permet d'aller vers Paris-Orly en moins de 1 h 30 grâce à Hex'air[5]. Il se situe à environ 12 km du centre-ville. La liaison est quotidienne en semaine, le parking gratuit et des véhicules de location à disposition. L’aérodrome n'est pas relié au réseau de transports urbains...

Bus[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Réseau de bus Tudip.
Un bus du réseau TUDIP.

La commune est desservie par les lignes du réseau de bus Tudip.

Ancien tramway[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tramway du Puy-en-Velay.

Un tramway circula de 1896 à 1914.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Carte linguistique du département de la Haute-Loire.

Le nom de la localité est attesté sous la forme Anis au Ve siècle[6], en latin Anicium[7] (à ne pas confondre avec Ruessium, ancienne cité des Vellaves, aujourd'hui Saint-Paulien)[8].

L'origine du nom puy, vient de la transformation du latin classique podium devenu en Latin vulgaire podiu : "hauteur", "petite éminence" voire « montagne élevée »[9]. L’amuïssement du d intervocalique a amené la forme Poï, maintenue dans des textes jusqu'au XIIIe siècle et existant toujours dans la toponymie de chemins ou passages (vio di Poï). Puis la forme s'est diphtongué le devenant uoï ou uey[10], forme adoptée par l'occitan dans sa graphie classique (Lo Puèi). Le dialecte du Puy utilise lou (ou le) Peui[10], attesté depuis le XVIIIe siècle (cf écrits d' Antoine Clet). La forme Le Pei existe plus couramment dans le reste du Velay septentrional et du domaine auvergnat[11].

Évolution selon différentes éditions du Petit Larousse :

  • Le Petit Larousse 1906 (réédition) indique : Puy (Le) autrefois Le Puy-en-Velay et « Aniciens, Ponots ou Podots » comme gentilé.
  • Le Petit Larousse 1985 indique : Puy (Le) autrefois Le Puy-en-Velay et « Aniciens ou Ponots » comme gentilé.
  • Le Petit Larousse 2000 indique : Puy-en-Velay (Le) anciennement Le Puy et « Aniciens ou Ponots » comme gentilé.
  • Le Quid 2005 pour sa part, indique (p. 713) pour Puy (Le) les gentilés suivants : « Ponots, Aniciens, Podiens, Podots, Panots ».

Par décret du , Journal officiel du et avec effet au , Le Puy devient Le Puy-en-Velay.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Route de l'étain via la vallée du Rhône.

La route de l'étain passait par la vallée du Rhône, qui était l'unique voie d'approvisionnement en minerai pour les pays méditerranéens pendant l'âge du bronze. L'étain, venu d'Armorique et de Cornouailles, était transporté jusqu'à l'estuaire de la Loire. De là, il remontait le fleuve afin de rejoindre le Rhône[12]. Ce trajet est attesté par Diodore de Sicile qui, au Ier siècle av. J.-C., parlait d'un périple de trente jours pour atteindre l'embouchure du Rhône[13]. Certains suggèrent un passage par Roanne[12], d'autres par la route du Puy-en-Velay et le col du Roux[14], près de Saint-Cirgues-en-Montagne[13]. Trafic qui n'était pas sans risque comme en témoigne l’hypogée de Roaix, daté de la fin du chalcolithique. Situé au quartier des Crottes, il contenait 30 corps qui tous portent des traces de blessures ou de traumatismes mortels, résultat d'une guerre locale liée au trafic de l'étain[15].

Antiquité et Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Après avoir conquis ce site occupé par des Vellaves (tribu gauloise), les Romains s’installent au Puy, appelé alors Anicium. À l'époque romaine, le site est un centre religieux situé à l'emplacement de la cathédrale actuelle. Le site était à l'origine gaulois. Une dédicace latine se trouve au revers de la porte du For de la cathédrale : ADIDONI ET AUGUSTO | SEXTUS MUSICUS TALONIUS D. S. P. P. (de sua pecunia posuit) (en français : À Adidon et à Auguste. Le musicien Sextus Talonius a élevé ce monument à ses frais). De nombreux vestiges gallo-romains ont été remployés pour la construction du clocher.

En 2005, lors de la construction d’un lotissement au lieu-dit Coste Deferne, ont été mis au jour les vestiges d'une villa gallo-romaine datant du dernier tiers du Ier siècle de notre ère et encore en activité aux IIIeIVe siècle[16].

À l’époque des persécutions contre les chrétiens ont été « tués en haine de la foi » saint Julien de Brioude, saint Ferréol, saint Ilpize, saint Marcel. Après la conversion de l'Empire romain au christianisme, fut mis à mort au VIIe siècle saint Théofrède, le fondateur de l’abbaye du Monastier-sur-Gazeille.

Lors des invasions barbares du IVe siècle, Ruessium (Saint-Paulien) ne fut pas épargné (la ville fut saccagée, ses habitants massacrés, ses maisons détruites). Certains considèrent que, vers 365, l’évêque Vosy renonça à reconstruire et décida de se fixer au Puy, dont la position était plus facile à défendre et la situation plus favorable.

La fin du Ve siècle constitue pour l'Auvergne une période troublée. Malgré l'opposition de Sidoine Apollinaire, évêque de Clermont, et des Gallo-Romains fidèles à Rome, l'empereur Julius Nepos laisse les Wisigoths prendre en 475 le contrôle de la province, dont le Velay fait partie. C'est le comte Victorius, un Gallo-Romain, qui est nommé duc des Arvennes par le roi Euric. Après la bataille de Vouillé au printemps 507, Clovis conquiert toute l'Aquitaine.

L'installation de l'évêché[modifier | modifier le code]

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Les historiens discutent de la date à laquelle l'évêque de la cité des Vellaves s'installe à Anicium. Les textes disponibles, entre histoire et légendes, ne sont pas suffisamment fiables.

La Notitia Galliarum mentionne, au Ve siècle, huit cités pour l'Aquitaine Première ; celles des Bituriges Cubes, des Arvernes, des Rutènes, des Albigeois, des Cadurques, des Lémovices, des Gabales et des Vellaves. L'église catholique ayant repris dans son organisation celle de l'Empire romain, le chef-lieu de la cité est le siège d'un l'évêché, et la métropole de la province celui de l'archevêque. Les historiens considèrent que les premiers évêques ont dû installer leur siège à Ruessium (actuellement Saint-Paulien), située sur la via Agrippa, plutôt qu'à Anicium (actuellement Le Puy-en-Velay).

Une deuxième discussion a eu pour sujet la liste des premiers évêques de la cité des Vellaves et leur ordre dans la liste des évêques : saint Vosy, saint Scutaire, saint Suacre, saint Hermentaire, saint Aurèle et saint Bénigne. Un martyrologe lyonnais du IXe siècle donne le nom d'Evodius (Euodius) pour le Velay le 12 novembre : « ... et en Velay, Euodius ». Le nom d'Evodius est celui d'une famille sénatoriale de Clermont. On retrouve ce nom parmi les évêques, prêtres et diacres présents au concile de Valence, qui débute le 12 juillet 374. Il semble, mais sans certitude, qu'il ait été évêque de la cité des Vellaves[17].

La tradition locale cite les noms de deux évêques saint Georges et saint Vosy (Euodius ou Evode) vers le IIIe siècle et IVe siècle mais aucune preuve ne permet d'affirmer la véracité de ces faits[réf. nécessaire].

La légende parle de la guérison d'une femme sur la pierre des fièvres située à l'entrée principale de l'église (aujourd'hui dans la chapelle du Saint-Crucifix de l'abside Nord). Cette femme aurait reçu en rêve l'ordre de demander à saint Georges, évêque de Ruessium, de construire une église sur le mont Anis, Anicium. Un cerf aurait tracé dans la neige les limites de l'église. La légende raconte que de « saints vieillards vêtus de blanc » venant du sud auraient apportés la première relique de la Vierge à saint Vosy, premier évêque du Puy, et à l'architecte Scutaire, son successeur au Ve siècle.

D'autres histoires racontent que des miracles ayant été constatés sur le mont Anis, l’évêque Vosy confia à Scutaire, architecte romain, la mission d’y édifier une église.

Les noms des premiers évêques font penser que leur origine est orientale.

La première église dédicacée à la Vierge n'a pas pu l'être avant le Troisième concile œcuménique d'Éphèse en 431.

Le concile d'Éphèse va condamner Nestorius et rappeler les dogmes proclamés aux conciles de Nicée en 325 :

  • le Fils « vrai Dieu de vrai Dieu, engendré et non créé, consubstantiel au Père »
  • et de Constantinople en 381 - le « Saint-Esprit consubstantiel au Père »,
  • et ajouter Marie, Mère de Dieu « Theotokos ».

Ce concile va entraîner un développement de la dévotion populaire à la Vierge, Mère de Dieu et du culte marial. En Occident, à Rome, vers 435, le pape Sixte III dédie à Marie l'église du pape Libère construite sur l'Esquilin. C'est la basilique Sainte-Marie-Majeure. C'est la première église consacrée à la Vierge en Occident.

La dédicace à Marie de l'église d'Anicium ne doit pas être antérieure au VIe siècle. Cette dédicace a dû se faire sans cérémonie particulière[réf. souhaitée]. En effet, dans les premiers temps de l'Église, les églises n'avaient pas de dédicace et, en dehors de la messe, il n'y avait aucune cérémonie particulière pour la consécration d'une église.

Le transfert du siège de l'évêque de Ruessium à Anicium a dû se faire en même temps. C’est au VIe siècle que Podium Aniciense commença à prendre de l’importance et supplanter Ruessium[réf. nécessaire].

On n'est pas certain de la présence de l'évêque à Anicium avant le VIe siècle. Le linteau de la porte papale (retrouvé lors de fouilles et mis là en 1847), située dans le porche du For, est un réemploi gallo-romain. Il porte le texte « SCUTARI PAPA VIVE DEO » = « Vivez en Dieu, Scutaire ». Scutaire, saint Scutaire, est un des premiers évêques apparaissant dans la liste des évêques du Puy. Le terme PAPA a été ajouté après coup, peut-être pour justifier le nom donné à la porte qui ne s'ouvrait que pour le souverain pontife et les dignitaires ecclésiastiques. L'autre face de cette pierre portait l'inscription citée au début. La frise en S au-dessus du linteau est celtique. Elle se retrouve au pied du chevet. Une inscription scellée dans le chevet parle d'un certain GUTTVATER, prêtre gaulois.

Un texte de Grégoire de Tours cite l'évêque du Puy, Aurèle, vers 591, à propos d'un faux Christ berrichon qui serait venu avec une troupe au Puy près des basiliques proches de la cathédrale. L'évêque Aurèle lui aurait envoyé des hommes énergiques dont un l'aurait tué. Ce texte permet d'assurer qu'à cette époque le siège de l'évêché du Velay était au Puy et que la ville avait déjà plusieurs églises.

Aurèle aurait été enterré dans la basilique Saint-Vosy. De cette basilique il ne subsiste plus aujourd'hui que la crypte dans l'enceinte du Grand séminaire[réf. nécessaire].

D'autres évènements ont pu jouer un rôle dans l'histoire de l'évêché.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, le culte de la Vierge est suffisamment important pour que la ville change son nom d'Anicium en le Puy Notre-Dame.

En 876, on connaît la vicairie Notre-Dame ou Sainte-Marie qui comprend en plus de la ville du Puy, Lantriac, Monnet, Malafosse et Crouziols.

En 924, après que Guillaume II, duc d'Aquitaine, comte d'Auvergne et du Velay ait reconnu la suzeraineté du roi Raoul, ce dernier accorde le 8 avril à l'évêque Adalard, avec l'accord de Guillaume II, le bourg contigu à l'église Notre-Dame du Puy avec tout ce qui était du domaine du comte : droits de marché, droit de monnaie... L'évêque devint alors le seigneur du bourg du Puy Notre-Dame.

Le 8 mars 955, l'évêque Godescalc s'étant rendu à Laon, il obtient du roi Lothaire la confirmation du don fait par le roi Raoul en 924.

Le 18 juillet 961, l'évêque Godescalc consacre la chapelle Saint-Michel d'Aiguilhe.

À partir du Xe siècle, le Velay devient comté évêché, au profit de l’évêque du Puy. La ville devient la capitale du Velay, siège du comté et de l’évêché. Ainsi Le Puy devint la capitale des Vellaves.

Déjà célèbre en raison des guérisons opérées par la « Pierre aux fièvres », qui y conduit même quelques musulmans venus d’Espagne, la ville le devint davantage lorsque saint Louis lui fit don de la Vierge noire. Dès lors, Le Puy connut une très grande prospérité, due à la venue de milliers de pèlerins. Ce pèlerinage du Puy resta, durant tout le Moyen Âge, le plus renommé de France, d’autant que l’une des quatre grandes voies conduisant à Saint-Jacques-de-Compostelle passait par-là. L’évêque Godescalc est cité comme le premier pèlerin de Compostelle en 951.

En 1095, le pape Urbain II désigne l’évêque du Puy, Adhémar de Monteil comme légat pour la première croisade.

En 1138, le roi Louis VII le Jeune est avec sa cour au Puy où il célèbre la fête de l'Annonciation de la Vierge. Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, écrit à saint Bernard qu'il l'y a rencontré pour lui demander la confirmation d'un de ses religieux choisi comme évêque de Langres.

En 1142, Raymond II, comte de Tripoli (1137-1142), fils de Pons de Saint-Gilles, donne à l'évêque du Puy, Humbert d'Albon (1128-1144), tout ce qu'il possède dans le « comté des Vellaves ». C'est la première mention d'un comté du Velay. Jusque là on utilisait la formule « Pagus Vellaicus ». Le Velay était une partie de l'Auvergne. Ce document est transmis à Robert III qui est comte d'Auvergne et du Velay.

Au moment de la féodalité, le Velay avait été donné en apanage au duc de Guyenne, Guillaume d’Auvergne. En 1162, un différend s’éleva entre celui-ci et l’évêque du Puy. Ce dernier, ayant été molesté, porta l’affaire devant le roi de France Louis VII le Jeune, qui donna raison au prélat et retira son comté à Guillaume pour l’offrir à l’évêque. En octobre 1185, le roi Philippe II Auguste se rend au Puy et permet à l'évêque de prélever un péage de treize deniers podienses pour chaque charge entrant dans la ville : cinq pour l'évêque, trois pour l'Eglise et cinq pour le vicomte de Polignac[18]. Dès lors, celui-ci ne releva plus, pour le temporel, que du souverain qui, en 1307, intégra définitivement le Velay au domaine royal, Philippe le Bel partageant désormais sa seigneurie avec le pontife. Ceci, afin de faire pièce aux Polignac, véritable dynastie, la plus illustre de la région, qui rançonnaient les riches pèlerins et les marchands attirés nombreux par la perspective de fructueuses affaires.

Si le roi de France se décida à intervenir, c’est qu’avant lui un pauvre charpentier, Durand, avait déclaré la guerre sainte à ces « Cotereaux. » Ayant reçu mission de la Vierge de réunir les hommes valides, il donna la chasse à ces aventuriers, dont il pendit jusqu’à 500 à la fois. Le goût du sang entraîna ces nouveaux croisés à de tels excès que le roi dut y mettre bon ordre. D’où le traité de partage de 1307. L’évêque, qui s’était appuyé sur les commerçants pour résister aux Polignac, dut consentir des concessions et Le Puy devint une commune élisant ses consuls.

Tour Pannessac, du XIIIe siècle.

La ville s'entoure de remparts entre 1220 et 1240 qui vont lui servir de limite jusqu'au XVIIIe siècle. La tour Pannessac est l'un de ses vestiges. Elle a été classée Monument Historique fin XIXe siècle[19].

Le Puy, au Moyen Âge, est une ville religieuse mais aussi une ville littéraire prestigieuse. L’académie de Saint-Mayol accueille des étudiants venus de toute l’Occitanie. La ville est également renommée pour ses cours poétiques en langue d'oc.

Maison typique.

Le Velay dépend du gouvernement royal de la généralité du Languedoc créée en 1377 ayant pour chef-lieu Montpellier, une sénéchaussée indépendante demeure au Puy jusqu’en 1789.

La ville du Puy n'est pas éloignée de la voie Regordane qui reliait Paris à Saint-Gilles.

XVIe, XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Outre son pèlerinage, Le Puy doit aussi une partie de sa prospérité à sa dentelle, mentionnée pour la première fois en 1408. Malheureusement, en 1640, le Parlement de Toulouse, assailli de réclamations par les nobles et les bourgeois qui se plaignaient de ne plus trouver de servantes (on comptait à cette époque dans la région 70 000 femmes fabriquant de la dentelle sur leur carreau) en interdit le port sur les vêtements, d’où désolation et chômage chez les dentellières. C’est alors que saint François Régis, père jésuite, ému de cette situation, parvint à faire annuler la décision du Parlement.

Le Puy résista toujours victorieusement aux attaques des Huguenots cévenols qui firent subir de grands dommages à la ville. L’évêque, Mgr de Sénectaire, prit l’épée et revêtit la cuirasse pour repousser au loin les ennemis de la Vierge. Pendant de longs mois, Le Puy se refusa à reconnaître Henri IV comme roi de France malgré son abjuration.

XVIIIe siècle[20][modifier | modifier le code]

Le Puy au XVIIIe siècle vit une situation de quasi-autonomie : les états du Velay y siègent mais les centres de gouvernance qui sont Montpellier (généralité) et Toulouse (parlement) sont à plusieurs journées de cheval.

La ville est importante pour l’époque. Il n’existe pas de décompte fiable mais une estimation haute donne vingt mille habitants, ce qui la mettrait un peu en dessous de Montpellier, à un tiers de Toulouse et un cinquième de Lyon.

Des travaux routiers importants ont lieu durant le siècle sur les grands axes, issus de chemins antiques : les routes de Lyon, Clermont et du « midi » sont rendues carrossables. Ces axes deviendront les actuelles routes nationales 88 et 102.

De très nombreux régiments sont de passage au Puy.

La ville est cantonnée jusqu’aux années 1760 à l’intérieur de son mur d'enceinte puis s’étend par l’ouverture sur le Breuil aménagé par l'architecte Portal en 1786. L’hôtel de ville actuel est construit dans les années 1762-1764, une caserne est construite à l’emplacement de l’actuelle caserne Romeuf.

La ville est entourée de nombreux vignobles aujourd’hui disparus : les traces existent au cadastre et dans la toponymie (lieux-dits: les vignes, les vigneaux) et dans certaines architectures rurales (les "chibottes" de Vals-près-le-Puy).

Le plus grand fait divers ponot de l’époque a lieu le 16 octobre 1754 : l’attaque par Louis Mandrin du dépôt de tabac de la rue du Consulat fait plusieurs morts. Mandrin lui-même y est blessé.

Les idées nouvelles se propagent : la loge franc-maçonne "La parfaite union" est fondée en 1770[21].

Deux personnalités dominent :

- l'évêque Mgr Jean-Georges Lefranc de Pompignan préside les états du Velay et publie certains écrits qui ont été attaqués par Voltaire.

- Antoine Clet : libraire et imprimeur du roi. Il a écrit plusieurs comédies "burlesques" qui constituent de remarquables descriptions de la vie au Puy dans les années 1750.

Dans les années 1770, François Peyrard (1759 - 1822) originaire de l’est du Velay est élève au Collège. Il sera un acteur majeur de l’instruction publique durant la Révolution française, un des organisateurs de l’École polytechnique dont il sera le premier bibliothécaire. À son excellente formation classique reçue au Puy, il associera des qualités de mathématiciens qui feront de lui le traducteur de référence pour des ouvrages de géométrie grecque. Il publiera et complètera aussi les travaux du grand mathématicien Étienne Bézout. D’un tempérament tourmenté, il mourra dans la misère.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

À la Révolution, le Velay retrouva le nom du peuple gaulois qui avait consacré à leur dieux ces lieux magnifiques, sous l’Empire, le département de la Haute-Loire avec Le Puy comme chef-lieu.

En 1866, la gare ferroviaire du Puy-en-Velay fut mise en service.

La ville se dota, en 1896, du tramway du Puy-en-Velay, qui circula jusqu'à la Première Guerre mondiale.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Première Guerre mondiale deux sites de l'agglomération du Puy ont servi de prison.

Le premier est l'ancien orphelinat de la Roche-Arnaud (aujourd'hui disparu) où ont été enfermés des gradés militaires allemands[22].

Le second site est celui de l'ancienne Chartreuse à Brives-Charensac (aujourd'hui groupe scolaire Paradis-La Chartreuse) dont les bâtiments ont servi à emprisonner jusqu’à 600 prisonniers civils (allemands, austro-hongrois, alsaciens-lorrains). Ces civils étaient essentiellement des touristes, considérés comme ennemis du fait de la Guerre, se trouvant en France lors de la mobilisation d’août 1914[23].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la ville est libérée par la 1re DB[24] fin août 1944. L'écrivain Robert Sabatier participa à cette libération et en laisse une description dans ses mémoires "Je vous quitte en vous embrassant bien fort" [25].

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En novembre 2012, la statue de Notre-Dame de France est rénovée. À l'occasion d'une complète restauration de la statue et de son piédestal en pierre, une réflexion a été menée afin d'améliorer son intégration dans l'environnement naturel et le patrimoine architectural et culturel de la cité. Ainsi, la couleur de la statue, jusqu'à présent un rouge couleur tuile, sera remplacée par un rouge un peu plus soutenu, car « la mairie voulait que Notre-Dame de France soit peinte, comme en 1986, d'un flamboyant rouge cuivré. »[26].

En 2016, le Pensionnat Notre Dame de France (PNDF ou "le pensio") est détruit[27] après avoir fermé pour raison financière en 2010. Cet établissement fondé en 1854 par les Frères des écoles chrétiennes fut l'un des plus célèbres du Massif-central et eut comme élèves[28] Émile Fayolle, Pierre de Nolhac, Jean Boiteux, Louis Jouvet,...

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Fusion de communes[modifier | modifier le code]

Le , la commune du Puy fusionne avec celle de Taulhac-près-le-Puy. Le , Le Puy fusionne à nouveau avec la commune d'Ours-Mons[29].

Division administrative[modifier | modifier le code]

Le Puy-en-Velay est chef-lieu de cinq cantons :

Cantons limitrophes de Puy-en-Velay
Nord
Ouest Puy-en-Velay Est
Sud-Ouest Autres cantons Sud-Est

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
5 - 13 février 1911[30] Louis Régis Rome (dit "Romette") - Camelot, ramasseur de mégots, vendeur de journaux...
1935 - 1944 Eugène-Gaston Pébellier PSF Commerçant
Député de la Haute-Loire (1936-1942)
Déclaré inéligible en 1944.
1953 - 1965 Eugène-Gaston Pébellier CNIP Commerçant
Député de la Haute-Loire (1953-1958)
Conseiller général (1951-1967)
1965 - Célestin Quincieu RI Agent commercial
Conseiller général (1967-1970)
1977 - 1984 Roger Fourneyron UDF-CDS Éducateur spécialisé
Député de la Haute-Loire (1974-1981)
1984 - 1990 Bernard Jammes UDF-PR -
1990 - 1995 Pierre Philibert UDF-PR -Pharmacien
1995-2001 Serge Monnier UDF-CDS Professeur agrégé de philosophie
Député de la Haute-Loire (1995-1997)
2001 - 2008 Arlette Arnaud-Landau PS Agent du Trésor
Vice-présidente du conseil régional d'Auvergne (2004-2015)
2008-2016 Laurent Wauquiez LR Maître des requêtes au Conseil d'État
Député de la Haute-Loire de 2004 à 2007 puis de 2012 à 2017
Secrétaire d'État (2007-2010), Ministre chargé des Affaires européennes (novembre 2010 - juin 2011)
Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (juin 2011-juin 2012)
Président conseil régional depuis 2015
[31] Michel Chapuis UDI Éducateur
Conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Élections au Puy-en-Velay.

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Le Puy-en-Velay sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Le Puy-en-Velay Maire Michel Chapuis 2016 2020
Cantonales Le Puy-en-Velay-Est Conseiller général Jean-Claude Ferret 27 mars 2011 2015
Le Puy-en-Velay-Nord Conseiller général Gérard Convert 16 mars 2008 2015
Le Puy-en-Velay-Ouest Conseillère générale Christiane Mosnier 27 mars 2011 2015
Le Puy-en-Velay-Sud-Est Conseiller général Pierre Robert 16 mars 2008 2015
Le Puy-en-Velay-Sud-Ouest Conseiller général Marc Bolea 16 mars 2008 2015
Législatives 1re circonscription Député Laurent Wauquiez Juin 2017
2e circonscription Député Jean-Pierre Vigier Juin 2017
Régionales Auvergne puis Auvergne-Rhône-Alpes Président du conseil régional Laurent Wauquiez 2015
Présidentielles France Président de la République Emmanuel Macron mai 2017 mai 2022

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville du Puy-en-Velay est jumelée avec :

Économie[modifier | modifier le code]

Le Puy-en-Velay est le siège de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Puy-en-Velay/Yssingeaux.

La ville se développe peu à peu, les entreprises les plus importantes sont l'entreprise Gagne, le centre national Pajemploi, les Tanneries du Puy, le Foyer Vellave, Fontanille. Le plus gros employeur est le centre hospitalier Émile-Roux.

La ville abrite une usine de fabrication de pneumatiques du groupe français Michelin.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Hébergement[modifier | modifier le code]

Il existe 13 hôtels[32] (dont 4 deux étoiles, 8 trois étoiles et 1 non classé )offrant, au total, 399 chambres. Une auberge de jeunesse a une capacité de 50 places.

Le camping de Bouthezard (3 étoiles) à Aiguilhe offre 72 emplacements..

Nombre de visiteurs[modifier | modifier le code]

La cathédrale Notre-Dame-de-France est la plus fréquentée.443 715 personnes ont visité l’édifice entre le et le , soit 3 % de plus que l’année précédente[33]. La cathédrale reçoit, la plupart des pèlerins qui s’engagent sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (16 243 marcheurs d’octobre 2014 à septembre 2015). 

La statue de la Vierge, sur le rocher corneille a reçu au cours de la même période plus de 87 000 visiteurs (payants).

À proximité du Puy-en-Velay le rocher Saint-Michel d’Aiguilhe est en troisième position et La forteresse de Polignac occupe la quatrième place.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Vue générale prise de la chapelle Saint-Michel d'Aiguilhe.

Les habitants de la commune sont appelés les Ponots, Ponotes ou Aniciens et Aniciennes[34].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[35],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 18 634 habitants, en diminution de -0,94 % par rapport à 2009 (Haute-Loire : 1,52 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
11 060 10 601 12 318 14 844 14 930 14 924 14 674 14 995 15 723
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
16 666 17 015 19 532 19 233 19 250 18 825 19 031 20 308 20 793
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
20 570 21 420 20 944 18 488 19 821 20 288 21 660 22 705 23 453
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
25 125 26 389 26 594 24 064 21 743 20 490 19 321 18 537 18 634
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramides des âges[modifier | modifier le code]

En 2014, la population de 18 634 habitants, comprenait 8 549 hommes et 1 089 femmes :

Pyramide des âges du Puy en Velay en pourcentage (2014)[38].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,9 
90  ans ou +
2,8 
7,4 
75 à 89 ans
14,9 
16,0 
60 à 74 ans
16,1 
18,4, 
45 à 59 ans
19,2 
17,2 
30 à 44 ans
14,2 
25,3 
15 à 29 ans
20,0 
14,7 
0 à 14 ans
12,8 

Population de 15 à 64 ans par type d'activité[modifier | modifier le code]

11 782 personnes ont, en 2014[32],  de 15 à 64 ans. Parmi elles 55,8 % sont des actifs ayant un emploi , 12,1 % sont chômeurs, 14 % sont élèves, étudiants ou stagiaires non rémunérés,, 7,8 % retraités et 10,4 % sont d'autres inactifs.

Logement[modifier | modifier le code]

La commune comprend  11 974 logements[32], dont 9 900 résidences principales, 445 résidences secondaires et logements occasionnels et 1 630 logements vacants.

2 574 logements sont des maisons et 9 232 des appartements. Sur les 9 900 occupants des résidences principales 2 031 le sont depuis moins de 2 ans, 2 374 de 2 à 4 ans, 1 839 de 5 à 9 ans et 3 956 depuis 10 ans ou plus.

3 770 personnes son propriétaires de leurs résidences principales et 5 918 sont locataires.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'académie de Clermont-Ferrand, et accueille divers établissements[39] :

Écoles : 7 écoles publiques et 6 écoles privées.

Collèges : 2 collèges publics et 3 collèges privés

Lycées : 3 lycées.

Études supérieures 

Cultes religieux[modifier | modifier le code]

Catholique

Le Puy-en-Velay est le siège d'un diocèse catholique dont elle abrite la cathédrale (Cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation), plusieurs paroisses[40], et de nombreuses églises catholiques.

Protestant

Une église protestante : le temple et presbytère du Puy-en-Velay[41], dessiné par l'architecte parisien Augustin Rey (1864-1934), et qui célèbre en 2014 son 120e anniversaire[42].

Musulman

Une mosquée : la mosquée Arrahma, sur les hauteurs de la ville, dans un ancien corps de ferme restauré, à l'architecture typiquement locale[43] ; et un nouveau second lieu de culte, en centre ville, inauguré en 2012 par le maire[44].

Foires et marchés[modifier | modifier le code]

place du Plot.
  • Marché alimentaire le samedi matin, en centre-ville, dont la place du Plot.Spécialités locales du département, entre autres, le fromage aux artisous.
  • Brocante le samedi matin, place du Clauzel.
  • Marché forain samedi toute la journée, boulevard du Breuil.
  • Foire de la Toussaint[45].
  • Foire exposition tous les deux ans durant l'Ascension, organisée par l'Association FEVA (Foire Exposition Velay-Auvergne)[46].La dernière a eu lieu au printemps 2015.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Puy-en-Velay est classée ville d’art et d’histoire. La déambulation dans la vieille ville permet de parcourir plusieurs siècles d'architecture, depuis le baptistère Saint-Jean caché derrière la cathédrale datant du Xe siècle jusqu'aux immeubles de la rue Pannessac dont les façades permettent de parcourir l'architecture civile du XVIe au XVIIIe siècle. Des sculptures romaines sont engravées dans les murs de la cathédrale.

La cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation[modifier | modifier le code]

Monument majeur de l'art roman, la cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation a été inscrite en 1998 sur la liste du patrimoine mondial par l'Unesco au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France.

Cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation.
Façade de la cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation.

La statue de Notre-Dame-de-France[modifier | modifier le code]

Le Rocher Corneille et la statue de Notre-Dame de France
Le Rocher Corneille et la statue de Notre-Dame de France.
Article détaillé : Statue de Notre-Dame de France.

Le rocher Corneille avec la statue de Notre-Dame de France : de la plateforme on a une belle vue sur les toits rouges de la ville. Le rocher est surmonté d'une statue de la Vierge Marie, qui mesure plus de 16 mètres et pèse 110 tonnes, peinte en rouge. Elle fut érigée en 1860 avec la fonte du fer de 213 canons venant de la prise de Sébastopol en 1855 pendant la guerre de Crimée et donnés par Napoléon III. (Sculpteur : Jean Marie Bienaimé Bonnassieux ; fondeur : Prenat à Givors). Elle a été rénovée fin 2012, retrouvant sa couleur « rouge cuivrée datant de 1986. »[26]

Le Rocher Corneille.
Statue Notre-Dame de France.


L'Hôtel-Dieu[modifier | modifier le code]

Hôtel-Dieu Puy-en-Velay

L'Hôtel-Dieu et sa pharmacie hospitalière qui ont connu 10 siècles d'activités hospitalières au Puy-en-Velay. L'Hôtel-Dieu est un monument majeur du quartier cathédral classé par l'Unesco au patrimoine mondial de l'Humanité au titre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle[47]. Il a été récemment réhabilité par l'architecte Jean-Michel Wilmotte.

Autres édifices religieux[modifier | modifier le code]

Voir aussi :

  • Les cultes religieux au Puy-en-Velay
  • La pharmacie hospitalière de l'Hôtel-Dieu, est l'une des plus anciennes et plus grandes de France. Au XVIe siècle, on faisait appel à des apothicaires pour suivre les malades de façon régulière. Elle fut dotée d'une Tisanerie au XIXe siècle composée de séchoirs à plantes destinées à être servies en tisanes.
    Faiences d'apothicaires.jpg

À proximité :

Divers édifices[modifier | modifier le code]

  • L'hôtel de ville :
Construit en 1764, achevé en 1766, de l'architecte Jean-Claude Portal. Il est inscrit aux monuments historiques depuis 1951[48].
  • Le théâtre municipal :
Théâtre à l'italienne, construit dès 1887, inauguré en 1893 par Raymond Poincaré, inscrit comme monument historique depuis 1991[49]. Fermé en 2000 pour raisons de sécurité, il rouvre 6 ans plus tard, après 2 ans et demi de travaux[50], sous la municipalité d'Arlette Arnaud-Landau.
  • Le jardin Henri-Vinay[51] (baptisé ainsi en 1922, en l'honneur du maire en fonction de 1865 à 1874), dit « le fer à cheval » par sa géométrie, dans lequel se trouve le musée Crozatier.

Places et fontaines[modifier | modifier le code]

  • La place du Plot, et la fontaine du Plot, ou fontaine de la Bedoyre, construite au XIIIe siècle, détruite en partie et reconstruite au XVIIIe siècle, et classée Monument Historique en 1907[52].
  • La place des Tables, et la fontaine des Tables, ou fontaine de l'Ange, du XIVe siècle, détruite en partie et reconstruite au XIXe, et classée Monument Historique en 1907[53].
  • La place du Breuil, et sa fontaine Crozatier, du sculpteur Charles Crozatier, construite de 1857 à 1859, et inscrite Monument Historique en 2006[54].

Chemins de Compostelle[modifier | modifier le code]

Ici commence la via Podiensis

Le Puy-en-Velay est le point de départ de la Via Podiensis, un des itinéraires contemporains du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. La commune suivante traversée est Vals-près-le-Puy, avec son église Saint-Christophe.

Nota : de lien en lien on pourra ainsi aller de ville en village jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le Guide du Pèlerin ne mentionne rien sur la ville, si ce n’est qu’elle a donné son nom à cette via qui y passe. Rien n'y indique qu'elle soit un point de départ comme il est dit habituellement, comme ci-dessous :

« les Bourguignons et les Teutons » dont parle Aimery Picaud, et, plus généralement, les Jacquets venus de l’est de l’Europe, débutaient leur pérégrination par le grand sanctuaire marial qui a donné son nom à la via Podiensis.

Depuis 1998 la ville du Puy-en-Velay a deux monuments classés patrimoine mondial de l'Humanité :au titre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle ː l'ensemble cathédral et l'Hôtel-Dieu[55].

Godescalc premier pèlerin de Compostelle[modifier | modifier le code]

En l’an 950 ou 951 (chaque année a ses fervents partisans), Godescalc, évêque du Puy, se rend en pèlerinage à Santiago de Compostela. Il n'existe qu'une simple mention de ce voyage, disant qui était « accompagné d'une suite nombreuse ». Cette mention a ouvert la voie à toutes les spéculations. Ainsi a-t-on pu écrire :

« C’est une véritable troupe qui se déplace ! Outre l’évêque et les membres du clergé l’accompagnant, on y compte des troubadours, jongleurs, pages au service des ecclésiastiques, des barons et sénéchaux, tous ces beaux messieurs étant protégés par de nombreux gens d’armes : archers et lanciers. »

Le parcours suivi est bien mal connu (et pourtant quelques cités n’hésitent pas à revendiquer leur passage). Par contre, ce pèlerinage est authentifié par les écrits de Gomesano, moine du couvent espagnol de Saint-Martin d’Albeda (proche de Logroño) : « L’évêque Godescalc, animé d’une manifeste dévotion, a quitté son pays d’Aquitaine, accompagné d’un grand cortège, se dirigeant vers l’extrémité de la Galice pour toucher la miséricorde divine en implorant humblement la protection de l’apôtre saint Jacques. »

À la fin d’un manuscrit, il arrive que le scribe mentionne son nom, son âge, la date de son travail. Ces données forment le colophon. Dans celui du De Virginitate, copié pour Godescalc, en 951, le moine Gomesano, s’exprime ainsi : « Le très saint évêque Godescalc emporta ce petit livre d’Hispanie en Aquitaine durant l’hiver, dans les premiers jours de janvier… » Godescalc serait donc parti fin 950, et son retour serait début 951, d’après cette inscription.

Le Puy et l’accueil des pèlerins[modifier | modifier le code]

Le premier hôpital fut l’Hôtel-Dieu, bâti contre la cathédrale. Il commença à fonctionner vers 1140. Son acte de fondation n'existe plus. Mais Le Puy étant un important centre de pèlerinage, sa destination première fut de recevoir les pèlerins qui venaient y vénérer Notre-Dame. Aucun texte ne permet de dire qu'il a été fondé pour les pèlerins de Compostelle, mais ses portes étaient largement ouvertes pour eux.

De nombreuses donations contribuaient à assurer des revenus à ce lieu d’accueil, tandis que des quêteurs se répandaient dans tout le royaume, et même à l’étranger, comme en témoigne une boîte à aumônes, conservée à Ripoll (en Catalogne), marquée « Nostra Senyora del Puig de França » qui - selon des témoignages recueillis, il y a une vingtaine d’années - était encore en usage au début du XXe siècle.

En 1210 l’évêque Bertrand de Chalancon concède de fabriquer et vendre les insignes de pèlerinage dans l’église Sainte-Claire. Ces coquilles sont découvertes au cimetière du Clauzel où étaient ensevelis ceux qui mouraient dans cet hôpital. À la fin du XVIe siècle, fut retrouvée une matrice permettant de fabriquer ces médailles de pèlerinage, ornées de coquilles et représentant saint Jacques pèlerin.

L’église Sainte-Claire était le siège d’une confrérie Saint-Jacques érigée à la fin du XVIe siècle. De cette même époque, il existe un témoignage du pèlerinage à Compostelle d’un bourgeois de la ville, Jean Jacmon « 1591 et le 16 Ceptembre, suis party de ceste ville pour m’en aller à Saint-Jacques en Galice et en suis revenu et arrivé en ceste ville la veille de Saint-André. »

Le Puy eut aussi son hôpital Saint-Jacques, mentionné pour la première fois dans un testament de 1253. On ignore malheureusement tout de son fonctionnement. Il était situé à l'extérieur de la ville proche de la rue et de la porte Saint-Jacques. Ceci permet de penser qu'il était destiné à accueillir les personnes atteignant la ville en venant de la Margeride.

Culture[modifier | modifier le code]

Spécialités[modifier | modifier le code]

La dentelle du Puy[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dentelle du Puy.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

L'infusion de plantes[modifier | modifier le code]

  • L’emploi de la flore locale pour l‘élaboration de tisanes médicinales par le personnel soignant de l'Hôtel-Dieu depuis le XIe siècle, a donné naissance à une tradition d'utilisation des plantes en infusions au Puy-en-Velay[56]. L'infusion de verveine [57] de Pagès infusions est aujourd'hui emblématique de la ville.

Spécialités culinaires[modifier | modifier le code]

  • La Lentille verte du Puy, qui bénéficie d'une AOC depuis 1996 et d'une AOP depuis 2008.
  • La verveine du Velay, digestif alcoolisé produit depuis 1859.
  • Le Maurin (Quina), apéritif issu de la macération de cerises, d'amandes douces et de quinquina dans du vin, depuis 1884. Cet apéritif a été rendu célèbre grâce à la publicité dessinée en 1906 par l’affichiste Leonetto Cappiello.
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Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Radios locales[modifier | modifier le code]

Le Puy-en-Velay possède quelques radios locales :

Télévision locale[modifier | modifier le code]

La chaîne publique France 3 Auvergne émet sur Le Puy comme toutes les autres chaînes gratuites grâce aux émetteurs TNT de la Denise, de la Roche-Arnaud et du Bois de Chantuzier qui est le grand émetteur de la Haute-Loire. Le bureau de France 3 Haute-Loire est présent au Puy.

Presse locale[modifier | modifier le code]

Le journal L'Éveil de la Haute-Loire est entièrement consacré à l'actualité du département. Sa rédaction est implanté au Puy. Le Progrès est le grand quotidien régional basé à Lyon ayant aussi une rédaction locale au Puy. Il y a aussi La Montagne, le quotidien régional de l'Auvergne et du Limousin éditant dans la Haute-Loire et La Gazette de la Haute-Loire, l'autre journal local du département. Le site Zoom d'Ici est le site web d'information de la Loire (Zoom42.fr) et de la Haute-Loire (Zoom43.fr).

Festivités[modifier | modifier le code]

Fêtes du Roi de l'Oiseau[modifier | modifier le code]

  • Chaque année, la troisième semaine de septembre, sont organisées de grandes fêtes Renaissance dites Fête du Roi de l'Oiseau, en référence à une ancienne tradition (le jeu du papegai) où le vainqueur d'un tir (à l'arc) à l'oiseau devenait pour un an roi de la ville.

Festivals[modifier | modifier le code]

Fête foraine[modifier | modifier le code]

La vogue s'installe place du Breuil tous les ans, de la mi-octobre à la mi-novembre, ce qui fait d'elle « l’une des vogues les plus longues de France. »[63]

Anciennes traditions[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle fut créée au Puy-en-Velay la Confrérie des Cornards, confrérie bachique célébrant le bien-vivre et le bien-manger. La Confrérie partait une fois par an en procession burlesque, jusqu'à Saint-Germain-Laprade, en entonnant sa Chanson des Cornards. La maison de cette confrérie existe toujours : La Maison des Cornards, du XVIIe siècle, au 16 de la rue Chamarlenc, au Puy-en-Velay[64]. On peut encore voir sur le fronton les mascarons de deux cornards, et les inscriptions au-dessus de chacun de ces deux 'cocus' : « voies le cornard rian » et « a que les cornes von bien sur un fron comme le mien ».

La tradition associe la construction de l’Hôtel-Dieu à la légende des époux Grasmanent au VIe siècle. Ces bourgeois-bienfaiteurs, tenanciers d’une auberge au Puy, auraient légué leurs biens pour bâtir l’Hôpital des Pauvres de Notre-Dame, actuel Hôtel-Dieu. À sa création, probablement au Xe siècle, l’Hôtel-Dieu était un établissement de charité destiné à l’accueil des pèlerins et des plus démunis pour devenir ensuite un établissement hospitalier où le personnel soignant était responsable des soins.

On trouve les premières traces d’un savoir-faire local lié à l’utilisation de la richesse florale de la Haute-Loire à l’Hôtel-Dieu du Puy-en-Velay, au XIe siècle, dont l’organisation  était assurée par deux chanoines du Chapitre Cathédral. Au XIVe siècle, les écrits rapportent qu’un chanoine parmi le personnel soignant se spécialise dans la médecine et utilise régulièrement les plantes. La médecine médiévale alors pratiquée à l’Hôtel-Dieu reposait sur les bienfaits des plantes médicinales, qu’elles soient sauvages ou cultivées dans des jardins. L’Hôtel-Dieu se fournit auprès des jardins botaniques dit « jardins des simples » qui se trouvent dans les environs du Puy, notamment au Domaine du Sauvage à Chanaleilles.

Les « remèdes » étaient à l’origine élaborés à partir de plantes traditionnelles utilisées seules, d’où l’appellation de «simples». Les «potions» composées de plusieurs plantes sont apparues bien plus tard. Sélectionnées pour leurs propriétés thérapeutiques, les plantes fraîches bouillies, séchées ou broyées étaient administrées sous forme de tisanes, décoctions, onguents, en inhalations ou sirops.

Pharmacie de l'Hôtel-Dieu.

Au XVIIIe siècle, l’établissement dispose d’un « office » de médecins et d’une apothicairerie qui se transforme rapidement en pharmacie. L’Hôtel-Dieu devient alors un véritable centre de soin[65]. Par la suite, une tisanerie apparaîtra au XIXe siècle. Elle se composait d’un ensemble de grands séchoirs à plantes destinées à être servies en tisanes. Avec la sophistication rapide de la médecine et l’apparition des molécules de synthèse, le savoir-faire des pharmaciens s’est éloigné des plantes médicinales. Les infusions sont alors consommées juste pour le plaisir.

C’est dans ce contexte de terroir et de tradition ancestrale que de nombreuses herboristeries se sont développées localement au XIXe siècle[66]. La société Pagès infusions, située à Espaly-Saint-Marcel en Haute-Loire et héritière de ce savoir-faire ancestral, est la plus ancienne marque d'infusions en France.

Le Puy-en-Velay dans les œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

Films tournés au Puy-en-Velay[modifier | modifier le code]

  • 1995/96 : Le Secret de Saint-Junien de Christiane SPIERO, avec notamment Caroline TRESCA, Grace de Capitani, André VALARDY, Luc THUILLIER. Le téléfilm est principalement tourné sur la commune de Rosière, de nombreux ponots ont été sollicités afin de faire simple figurants ou effectuer de petits rôles (BONNARDELLE Justine, EXBRAYAT Maëlle, Medhi...)
  • 2005 : Saint-Jacques… La Mecque de Coline Serreau (ville, gare, cathédrale, début du chemin de St Jacques)
  • 2005-2009 : Kaamelott, série d'Alexandre Astier. La série se rend plusieurs fois au Puy-en-Velay pour y tourner les images du Roi Arthur, sortant son épée Excalibur du rocher où elle se trouve emprisonnée.

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Sentiers de grande randonnée (GR)[modifier | modifier le code]

Le Puy-en-Velay est le départ de plusieurs sentiers de grande randonnée (GR) :

La commune est aussi traversée par un GR :

  • le GR 3, qui suit le trajet du fleuve de la Loire dans son intégralité.

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Le Grand Trail du Saint-Jacques qui trouve son arrivée au Puy-en-Velay après un trail sur le chemin Saint-Jacques-de-Compostelle.
  • Les 15 km internationaux du Puy, est une course qui se déroule tous les ans, le 1er mai. Des courses plus courtes se déroulent en début d'après-midi pour les enfants et adolescents.
  • L'international de pétanque du Puy se déroule pendant 4 jours (du jeudi au dimanche) la 3e semaine d'août. Il rassemble plus de 2000 joueurs et joueuses français et étrangers[67].

Équipes sportives[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

(Liste chronologique et par thématique, non exhaustive)

Artistes et littéraires[modifier | modifier le code]

  • Pèire Cardenal (1180-1278), troubadour né probablement au Puy où il passe son enfance à la chanoinerie ; un des centres associatifs et culturels de la ville porte le nom : le centre Pierre Cardinal.
  • Guillaume Tardif (v. 1436-v. 1492), humaniste et homme de lettres, précepteur, puis « liseur » du roi Charles VIII, y est né.
  • Roberto Michel (1720-1786), sculpteur français qui s'installa et a travailla en Espagne ; directeur de l'Académie royale espagnole des arts et premier sculpteur de la cour d'Espagne. Est né au Puy.
  • Pierre Julien (1731-1804), sculpteur français, considéré comme un maître du néo-classicisme, fit son apprentissage au Puy. Le musée Crozatier du Puy conserve une partie de ses œuvres.
  • Charles Crozatier, (1795-1855), sculpteur, né au Puy, auteur de la fontaine Crozatier place du Breuil, et dont le musée de la ville porte le nom : le musée Crozatier.
  • Charles Calemard de Lafayette (1815-1901), écrivain, surnommé « le Poète des Champs », né et mort au Puy.
  • Achille Eyraud (1821-1882), romancier (parfois sous le pseudonyme d'Achille Lafont), homme de théâtre, chroniqueur, poète et avocat, né et enterré au Puy.
  • Joseph Soumy (1831-1863), artiste peintre et graveur français, y est né.
  • Aimé Giron (1836-1907), écrivain qui trouva son inspiration dans l’histoire et les légendes du Velay, avocat au Puy où il est né. Une rue du Puy porte son nom.
  • Charles Maurin (1856-1914), artiste peintre et graveur français, y est né.
  • Charles Cottet (1863-1925), artiste peintre et graveur, né dans la commune.
  • Gabriel Moiselet (1885-1961), artiste peintre et affichiste, né dans la commune.
  • Philippe Kaeppelin (1918-2011), artiste plasticien, sculpteur, peintre, d'art liturgique et d'art profane ; habitait pour la moitié du temps au Puy-en-Velay où il est né et mort.
  • Michel Peyrelon (1936-2003), comédien né au Puy (125 films et téléfilms dont Les Valseuses, Dupont Lajoie, Adieu Poulet...).
  • Jean-Claude Risset (1938-2016), compositeur et spécialiste d'informatique musicale, né au Puy.
  • Karen Brunon, né en 1975 au Puy, violoniste classique et chanteuse.

Entrepreneurs et industriels[modifier | modifier le code]

Journalistes[modifier | modifier le code]

Maison natale de Jules Vallès, place de la Platrière.

Militaires[modifier | modifier le code]

La Statue Lafayette du XIXe siècle, boulevard Saint-Louis.

Politiques et hommes de loi[modifier | modifier le code]

Religieux[modifier | modifier le code]

Scientifiques et philosophes[modifier | modifier le code]

  • Auguste Aymard (1808–1889), préhistorien et paléontologue, découvreur de l'espèce fossile Entelodon magnus, est né et mort au Puy.
  • Émile Reynaud (1844-1918), photographe, professeur de sciences, inventeur et réalisateur, dont la famille est originaire du Puy-en-Velay, s’y installe pendant plusieurs années et y proposera, en 1875, des conférences de vulgarisation scientifique avec projections lumineuses. Celles-ci obtiendront un beau succès auprès de la population locale.
  • André Chantemesse (1851-1919), médecin et bactériologiste, élève de Pasteur, auteur du premier vaccin contre la fièvre typhoïde, y est né.
  • Simone Weil (1909-1943), philosophe, humaniste, écrivain et militante politique, commence sa carrière d’enseignante de philosophie dans un lycée du Puy ; solidaire des syndicats ouvriers de la ville, elle se joint au mouvement de grève de l'hiver 1931-1932 contre le chômage et les baisses de salaire, ce qui provoque un scandale. Un autre lycée du Puy porte aujourd'hui son nom, le lycée où elle exerçait étant maintenant une école élémentaire (l'école Michelet).

Sportifs[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason du Puy-en-Velay.

Armes de la ville du Puy-en-Velay :

« D’azur, semé de fleurs de lis d’or à une aigle d’argent au vol abaissé, brochant sur le tout ; l’écu accolé de deux palmes de sinople liées d’azur. »

À ce sujet, Malte-Brun précise, dans la notice de La France illustrée consacrée au Puy, que « ces armes furent accordées à la ville d'Anis par Hugues Capet, à la sollicitation de Gui Foulques, évêque du Velay ». Ce qui est pour le moins surprenant, puisque la majorité des historiens situe la naissance de l’art et de la science héraldique dans le courant du XIIe siècle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Cubizolles, Le Diocèse du Puy-en-Velay : Des origines à nos jours, Nonette, éditions Créer, (ISBN 2848190302 et 9782848190303), p. 380-382.
  • Daniel Fruman, Le Trésor brodé de la cathédrale du Puy-en-Velay - Chefs-d'œuvre de la collection Cougard-Fruman, Albin Michel, 2010 (ISBN 978-2-226-18191-6).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Changement de nom par décret du 10 mars 1988
  2. Ou, dans la forme ancienne, les Aniciens et les Aniciennes.
  3. DIR Massif Central : RN88 Contournement du Puy-en-Velay
  4. TER SNCF Auvergne
  5. Aéroport Le Puy-en-Velay Loudes
  6. Émile Desforges - Nouvelles recherches sur les origines de Clermont-Ferrand - Page 559
  7. S. Vilatte - Anicium : du sanctuaire païen à la christianisation des Vellaves.
  8. Françoise La Conterie - Noms de terroirs vellaves: d'après le compois de Châteauneuf-lès-Monastier (1672) - Page 8.
  9. Étymologie 'Podium' et 'Puy', dans Monde primitif, analisé et comparé avec le monde moderne de Antoine Court de Gébelin, 1787.
  10. a et b Jean ARSAC, Toponymie du Velay, Les Cahiers de la Haute-Loire, , § 604
  11. Karl-Heinz Reichel, Grand dictionnaire général auvergnat-français, Nonette, Créer, , 878 p. (ISBN 2-8481-9021-3), p. 611
  12. a et b La route de l'étain
  13. a et b Les chemins du Roux
  14. Entre les communes du Roux et de Saint-Cirgues-en-Montagne, la route départementale D160 emprunte aujourd'hui le tunnel du Roux
  15. Jean Gagnepain, Préhistoire du Verdon : Alpes de Haute-Provence et Var, des origines à la conquête romaine, Édisud et Parc naturel du Verdon, Aix-en-Provence, 2002. (ISBN 2-7449-0347-7), p. 76.
  16. Inrap rapport d'activité 2006 p. 20
  17. Cubizolles 2005, p. 22-23.
  18. Hector du Lac de la Tour d'Aurec, Histoire du département de la Haute-Loire, (Vélai), Canton du Puy, Le Puy, Imprimerie J.B. de la Combe,
  19. La Tour Pannessac, site des Monuments Historiques, sur Culture.gouv.fr., consulté le 12 novembre 2013.
  20. Césaire-Antoine Fabre, La Haute-Loire -Précis d'histoire, le Puy, Imprimerie La Haute-Loire, (lire en ligne)
  21. « Le Réveil », sur reveil.anicien.free.fr (consulté le 1er novembre 2015)
  22. Fanny Hoessl, Mon été 1914 au Puy, Prisonnière cent jours en France, Éditions Jeanne-d'Arc, 2014, p. 145.
  23. Fanny Hoessl, Mon été 1914 au Puy, Prisonnière cent jours en France, Éditions Jeanne-d'Arc, 2014, 222 pages.
  24. Stéphane Simonnet, Claire Levasseur (cartogr.) et Guillaume Balavoine (cartogr.) (préf. Olivier Wieviorka), Atlas de la libération de la France : 6 juin 1944- 8 mai 1945 : des débarquements aux villes libérées, Paris, éd. Autrement, coll. « Atlas-Mémoire », (1re éd. 1994), 79 p. (ISBN 978-2-746-70495-4 et 2-746-70495-1, OCLC 417826733, notice BnF no FRBNF39169074), p. 32
  25. Robert Sabatier, Je vous quitte en vous embrassant bien fort, Paris, Albin Michel,
  26. a et b Article La Montagne, 01 décembre 2012.
  27. Quartier du Pensio : fin des démolitions avant l’été, journal Le Progrès, 6 mai 2016.
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  29. Commune de Puy (43157)., sur le site de l'Insee.
  30. Louis Régis ROME, consulté le 30 avril 2014.
  31. Le Puy-en-Velay : Michel Chapuis s’assied dans le fauteuil du maire
  32. a, b et c « Dossier complet Commune du Puy-en-Velay (43157) », sur insee.fr, (consulté le 14 juillet 2017)
  33. Rémi Barbe, « Redécouvrir Le Puy-en-Velay.La fréquentation touristique des principaux sites du Puy -en-Velay », Le Progrès,‎ (lire en ligne)
  34. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 23/07/2008.
  35. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  36. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  37. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  38. « Dossier complet Commune du Puy-en-Velay (43157) », sur Insee (consulté le 14 juillet 2017).
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  45. Article sur la Foire de la Toussaint 2013, journal La Montagne, du 02/11/2013 ; consulté le 28 novembre 2013.
  46. Site du FEVA.
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  48. L'hôtel de ville du Puy-en-Velay, sur le site des Monuments Historiques, de culture.gouv.fr.
  49. Le théâtre, sur le site des Monuments Historiques, de Culture.gouv.fr.
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  59. Site du Festival Court mais bon.
  60. Site du Festival 'Les Musicales'
  61. Site du Festival Interfolk.
  62. a et b Liste des lieux de concerts, sur le site du Festival de La Chaise-Dieu.
  63. Article sur la fête foraine 2013, sur le site de la ville du Puy-en-Velay.
  64. La Maison des Cornards, sur Histoire Locale.fr, consulté le 10 décembre 2013.
  65. Charles Guyotjeannin, Revue d'histoire de la pharmacie,
  66. Archives départementales de la Haute-Loire.
  67. Succès pour l'International de pétanque sur lepuyenvelay.fr
  68. « Site du COP rugby »
  69. La statue Lafayette, sur le site des Monuments Historiques.