Maison de Polignac

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Maison de Polignac
Image illustrative de l’article Maison de Polignac
Armes

Blasonnement Fascé d'argent et de gueules de six pièces
Pays ou province d’origine Velay
Fiefs tenus Chalencon, la Voulte, Craponne, Tauriac, Boissez, Tirange, Randon, Rochebaron
Charges Président du Conseil des ministres
Fonctions ecclésiastiques Cardinal
Preuves de noblesse
Admis aux honneurs de la Cour de 1739 à 1782
Autres Duc 1780
Prince romain 1820
Prince de Monaco 1949

La maison de Polignac est une famille subsistante de la noblesse française, d'extraction féodale, originaire du Velay (Haute-Loire). Une de ses branches a accédé au trône de Monaco en 1949 sous le nom de Grimaldi.

Origine[modifier | modifier le code]

La première maison de Polignac était une très ancienne famille remontant aux vicomtes du Velay et de Brioude. Elle s'est vu confiée dès la fin du IXe siècle la charge vicomtale sur le velay par les comtes d'Auvergne, probablement en réaction à la nomination par le roi à la tête du diocèse du Puy, de l'évêque Norbert (c. 880-c. 915[1].

Le château de Polignac se trouve au nord-ouest de la ville du Puy-en-Velay (Haute-Loire). Éteint en 1385, son nom fut relevé à la suite du mariage, en 1349, de Guillaume de Chalencon avec sa dernière représentante, Valpurge de Polignac.

La maison de Chalencon est une famille féodale originaire du Velay, attestée dès 1179 en la personne de Bertrand de Chalencon. Selon Régis Valette, sa filiation est suivie depuis 1205[2]. Sa branche aînée prit le nom de Polignac après 1349, devenant ainsi la seconde maison de Polignac[3].

La Maison de Polignac a été reçue douze fois aux honneurs de la cour au XVIIIe siècle, sur preuves remontant à 1205. Ces preuves furent alors collationnées par le généalogiste Bernard Chérin, réputé pour sa rigueur, selon lequel la Maison de Chalençon, "connue dès le XIe siècle (...) porte les caractères de la haute noblesse"[4].

Représentants les plus notables[modifier | modifier le code]

La maison de Polignac et de Chalençon a été notamment illustrée par :

Sur le trône de Monaco[modifier | modifier le code]

Une des branches cadettes de la famille a accédé en 1949 au trône de Monaco, sous le nom de maison Grimaldi, en la personne du prince souverain Rainier III (1923-2005), fils du comte Pierre de Polignac (1895-1964) et de Charlotte de Monaco (1898-1977), fille naturelle du prince souverain Louis II de Monaco (1870-1949), issu de la famille de Gouyon.

La maison de Polignac conserve le trône monégasque en la personne du prince souverain Albert II de Monaco (né en 1958), fils de Rainier III.

Lien de parenté entre le chef de famille (duc de Polignac) et le prince de Monaco[modifier | modifier le code]

Jules, 1er duc de Polignac

(1745-1817)
émigre en 1789, décédé à Saint-Pétersbourg




Jules, 3e duc de Polignac
(1780-1847)
président du conseil des ministres

Armand, 4e duc de Polignac
(1817-1890)

Héracle, 5e duc de Polignac
(1843-1917)

Armand, 6e duc de Polignac
(1872-1961)

Jean-Héracle, 7e duc de Polignac
(1914-1999)

Armand-Charles, 8e et actuel duc de Polignac
()



Melchior de Polignac
(1781-1855)

Charles de Polignac
(1824-1881)

Maxence de Polignac
(1857-1936)

Pierre de Polignac
(1895-1964)

Rainier III
(1923-2005)
prince de Monaco

Albert II
(1958-)
prince de Monaco

Généalogie[modifier | modifier le code]

Situation contemporaine[modifier | modifier le code]

La maison de Polignac a été admise à l'ANF en 1936[6].

Titres[modifier | modifier le code]

  • Jules de Polignac (1746-1817) fut créé duc héréditaire par Louis XVI le .
  • La maison de Polignac a obtenu le titre de prince romain par bref pontifical de 1820[2] avec autorisation de porter ce titre en France, par ordonnance du , et confirmé dans ce titre de prince, avec transmission en ligne masculine et féminine, par diplôme du roi de Bavière du [7].

Armoiries[modifier | modifier le code]

  • « Fascé d'argent et de gueules de six pièces »[2] (armes Polignac reprises par les Chalencon)

Principales demeures[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marc Mègemont, « Bouzols : Une sentinelle aux marches du Vivarais », Moyen Âge, no 125,‎ mai-juin-juillet 2021, p. 77 (ISSN 1276-4159).
  2. a b et c Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, Paris, 2007
  3. Georges Martin, Histoire et généalogie de la Maison de Polignac, Lyon, l'auteur, , 250 p. (ISBN 2-901990-00-2), p. 13-29
  4. François Bluche, Les Honneurs de la Cour, tome 2, Paris, Les Cahiers nobles n° 11, , p. 30
  5. Henri de La Messelière, Filiations bretonnes, tome 4, p.406
  6. Dictionnaire de la vraie / fausse noblesse, éd. Tallandier, Paris, 2008
  7. Les familles titrées et anoblies au XIXe siècle : titres, anoblissements et pairies de la Restauration, 1814-1830. Tome 5 / par le Vte A. Révérend, p.409

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Jacotin, Preuves de la Maison de Polignac - Recueil de documents pour servir à l'histoire des anciennes provinces du Velay, Auvergne, Gévaudan, Vivarais, Forez (IXe-XVIIIe siècle), 1898-1906, Paris, E. Leroux, 5 volumes in 4° ;
  • Pierre-Roger Gaussin, « Cinq siècles de politique matrimoniale chez les Polignac, quelques fructueuses alliances..., et d'autres qui le furent moins », Cahiers de la Haute-Loire, Le Puy-en-Velay,‎ (lire en ligne) ;
  • Duc de Polignac, La Maison de Polignac - Étude d'une évolution sociale de la Noblesse, 1975, Le Puy, Editions Jeanne d'Arc, un volume in 4°, 521 p. ;
  • Georges Martin, Histoire et généalogie de la Maison de Polignac, 2002, Lyon, l'auteur, un volume in 8°, 250 pages, (ISBN 2-901990-00-2)
  • Jean-Pierre Bernard, « Des vicomtes de Velay et d’Auvergne aux Polignac, questions sur les origines d’une lignée féodale. La réalité des chartes », Cahiers de la Haute-Loire, Le Puy-en-Velay,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]