Musée Crozatier au Puy-en-Velay

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Musée Crozatier
Musee Crozatier facade jardin.jpg
Musee Crozatier facade nuit.jpg
Façade sur jardin et sur rue du musée
Informations générales
Type
Ouverture
Surface
4385 m² (dont 2800 m² d'espaces d'exposition)
Visiteurs par an
20 365 (2018)
42 559 (2019)
Site web
Collections
Collections
Peinture, sculpture, arts graphiques, objets d'art, archéologie, histoire naturelle, mécanique, artisanat, dentelle.
Époque
Nombre d'objets
160 000 items (dont 100 000 dentelles)
Bâtiment
Architecte
Achille Normand
Antoine Martin
Laurent Beaudouin
Protection
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Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
2 rue Antoine-Martin
43000 Le Puy-en-Velay
Coordonnées
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Le musée Crozatier est un musée encyclopédique, créé en 1820, situé dans le jardin Henri-Vinay au Puy-en-Velay, en Auvergne-Rhône-Alpes. Depuis 2016, il est géré par la communauté d'Agglomération du Puy-en-Velay.

Histoire[modifier | modifier le code]

Création du musée[modifier | modifier le code]

Après une première tentative résultant d’une initiative préfectorale du 26 germinal an IX qui n’eut pas de suite, le musée est créé en 1820[1]. En 1819, le préfet Armand de Bastard charge le vicomte Gabriel de Becdelièvre de mener des recherches sur les antiquités du département. Il en identifie un nombre suffisant pour justifier la recherche d’un local. Le choix se porte sur une église désaffectée qui avait fait partie du couvent des religieuses de Sainte-Marie (aujourd'hui Centre Pierre-Cardinal). Le musée, qui s’appelle alors musée Caroline[2], accroît rapidement ses collections. La gestion du musée est assurée par la société académique du Puy-en-Velay. À cette époque, le musée comprend trois sections : antiquités, médailles, statues, tableaux, dessins et gravures pour la première, minéralogie pour la deuxième et zoologie pour la troisième. En raison de l'augmentation des collections, la construction d’un nouveau bâtiment est envisagée et décidée par le conseil municipal en 1848. Le projet de l’architecte départemental Achille Normand est accepté en 1850. L’inauguration a lieu en 1851. Cette construction est rapidement trop petite et il est décidé de l'agrandir. Le fondeur Charles Crozatier, lègue 100 000 francs à la ville pour permettre l'édification d'un nouveau bâtiment. C’est en 1862 que les plans d'Antoine Martin, architecte de la ville, sont adoptés. Le musée est inauguré en 1868 et il prend le nom de Charles Crozatier.

Une très belle vue sur la ville haute peut être observée de la salle du Dôme, au premier étage du musée.

La rénovation (2013-2018)[modifier | modifier le code]

Le musée est fermé pour rénovation complète de 2013 à 2018[3]. Le projet comprend la démolition et la reconstruction du bâtiment sur rue, la rénovation de l'édifice Crozatier et la modernisation de la muséographie. Le cabinet d'architecture lauréat du concours lancé en 2007 est Beaudoin Architectes de Nancy. La façade de verre réalisée par le verrier Emmanuel Barrois ancre le musée Crozatier dans la modernité du XXIe siècle, tout en ménageant une transition avec la construction du XIXe siècle.

Depuis , le musée accueille à nouveau les visiteurs.

Collections[modifier | modifier le code]

La diversité des collections du musée (peinture, sculpture, arts graphiques, objets d'art, archéologie, histoire naturelle, mécanique, artisanat, dentelle) permet une découverte de l'histoire du Velay et une vue d'ensemble sur l'art et les sciences, à travers 4 galeries : historique, beaux-arts, scientifique et d'artisanat local.[4]

La galerie historique[modifier | modifier le code]

Elle présente les grands jalons de l'histoire, de la préhistoire au XVIe siècle.

La galerie beaux-arts[modifier | modifier le code]

Elle offre un panorama de l'histoire de la peinture et de la sculpture du XVe siècle au début du XXe siècle. Sujets antiques, mythologiques, religieux et historiques voisinent avec des portraits et des paysages.

La galerie scientifique[modifier | modifier le code]

Elle propose d'importantes collections d'histoire naturelle et de paléontologie, qui répondent à un ensemble de mécaniques évoquant les innovations technologiques du XIXe siècle.

La galerie du Velay[modifier | modifier le code]

Elle met à l'honneur les spécificités de la culture vellave : objets de pèlerinage, fonderie, verrerie et céramique côtoient les ouvrages en dentelle, dont la dentelle du Puy exportée jusqu'en Amérique.

Insolite[modifier | modifier le code]

Le musée conserve notamment les masques mortuaires des suppliciés de l'Auberge Rouge[5].

Expositions[modifier | modifier le code]

Liste des expositions temporaires organisées par le musée :

  • 150 ans de dentelle au musée Crozatier, 2001[6]
  • Le carrosse et la momie, 2002[7]
  • Marcoville, 2003
  • Pierre Julien (1731-1804), sculpteur du roi, 2004[8]
  • Regard du XIXe siècle sur les fresques de la cathédrale du Puy, 2005[9]
  • Charles Maurin (1856-1914), peintre symboliste, 2006[10]
  • André Jacquemin : gravures, 2007[11]
  • Quoi de neuf ? 5 ans d'acquisition, 2009
  • Mammouths & Cie, 2010[12]
  • Regards sur Marie, 2011 (à l'Hôtel-Dieu du Puy-en-Velay)[13]
  • Révélation(s), 2016 (à l'Hôtel-Dieu du Puy-en-Velay)
  • Picasso et la maternité, 2017 (à l'Hôtel-Dieu du Puy-en-Velay)[14]
  • Naissance & Renaissance du musée Crozatier, 2018
  • Fragiles héritages, 2018 (à l'Hôtel-Dieu du Puy-en-Velay)
  • Par ici les celtes, pratiques funéraires à l'âge du fer dans le sud du Massif Central, 2019[15]
  • Ça tourne ! La fabrique du cinéma d'animation, 2019-2020

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Baptiste Vibert, Musée du Puy, catalogue de la section des beaux-arts. Le Puy : Notice historique sur le musée du Puy, ed. M.P. Marchessou, , 135 p. (lire en ligne), pp. V-XV
  2. Céline Demars, « Qui sont les cinq hommes à l'origine du musée Crozatier du Puy-en-Velay ? », sur L'Éveil de la Haute-Loire, le 12 avril 2020 (consulté le 13 avril 2020)
  3. « Le Musée est en cours de rénovation. » article, sur le site de la ville du Puy-en-Velay., consulté le 12 novembre 2013 ; Musée Crozatier, site de l'Office de tourisme, consulté le 11 octobre 2017.
  4. Le musée Crozatier au Puy-en-Velay, Archéologia, Hors-série n°22, 2018
  5. Christine Bouschet, Peyrebeille. L’affaire de l’auberge sanglante, Mon Petit Editeur, , p. 25
  6. Emmanuel Magne, Bruno Ythier, La dentelle, des manufactures aux musées, Musée Crozatier, Le Puy-en-Velay, 2001, 191 p.
  7. Gilles Grandjean, Le carrosse et la momie, Musée Crozatier, Le Puy-en-Velay, 2002, 224 p.
  8. Gilles Grandjean, Guilhem Scherf, Pierre Julien (1731-1804), sculpteur du roi, Somogy, Paris, 2004, 136 p.
  9. Gilles Grandjean, Emmanuel Magne, Regard du XIXe siècle sur les fresques de la cathédrale du Puy, Musée Crozatier, Le Puy-en-Velay, 2005, 136 p.
  10. Gilles Grandjean, Charles Maurin. Un symboliste du réel, Fage éditions, Lyon, 2006, 256 p.
  11. Gisèle Lambert, André Jacquemin : gravures, Fage éditions, Lyon, 2007, 107 p.
  12. Haute-Loire : des volcans, des mammouths & des hommes, Editions Jeanne-d'Arc, Le Puy-en-Velay, 2010, 112 p.
  13. Gilles Grandjean, Philippe Malgouyres, Regards sur Marie, Fage éditions, Lyon, 2011, 148 p.
  14. Florence Saragoza,Picasso et la maternité, 1,2,4 éditions, Clermont-Ferrand, 2017, 96 p.
  15. Par ici les celtes, Archéologia, Hors-série n°26, 2019

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]