Musée Crozatier au Puy-en-Velay

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Musée Crozatier
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Informations générales
Surface
3716 m²
Visiteurs par an
26 547 (2003)
28 089 (2004)
20 732 (2005)
24 087 (2006)
19 101 (2007)[1]
Site web
Collections
Collections
Peinture, sculpture, préhistoire, sciences naturelles, géologie, mécanique, dentelle.
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
Jardin Henri Vinay
43000 Le Puy-en-Velay
Coordonnées
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Le musée Crozatier a été créé en 1820, au Puy-en-Velay. Le bâtiment dans son lieu actuel a été inauguré en 1851 ; il est situé au fond du jardin Henri-Vinay (dit le « fer à cheval » à cause de sa forme).

Histoire et description[modifier | modifier le code]

Après une première tentative résultant d’une initiative préfectorale du 26 germinal an IX qui n’eut pas de suite, le musée est créé en 1820[2]. En 1819, le préfet charge le vicomte de Becdelièvre de mener des recherches sur les antiquités du département. Il en identifie un nombre suffisant pour justifier la recherche d’un local. Le choix se porte sur une église délabrée qui avait fait partie du couvent des religieuses de Sainte-Marie. Le musée, qui s’appelle alors musée Caroline, accroît rapidement ses collections. La gestion du musée est confiée en 1825 à la société académique. Le musée comprend trois sections : antiquités, médailles, statues, tableaux, dessins et gravures pour la première, minéralogie pur la seconde et zoologie pour la troisième. L'augmentation des collections conduit a souhaiter la construction d’un nouveau bâtiment. C’est ce que décide le Conseil Municipal en 1848 (M. Eyraud, maire). Le projet de l’architecte départemental Normand est accepté en 1850. L’inauguration a lieu en 1851. Cette construction est trop petite et il est rapidement décidé un agrandissement. Le coût prévu des travaux est partiellement assuré par Charles Crozatier, sculpteur et membre de la société, qui donne 100 000 francs, complété ensuite par sa veuve pour 26 000 francs. C’est en 1962 que les plans de M. Martin, architecte de la ville, sont adoptés. L’inauguration a lieu en 1868, le musée porte alors le nom de Charles Crozatier, en même temps que celle du jardin public, initiative de M. Vinay. Les deux ailes latérales, prévues dans le projet Martin, sont construites ensuite.

Une très belle vue sur la haute ville peut être observée au sommet des marches à l'entrée du musée.

Le musée est fermé depuis le début de 2013 ; sa réouverture est prévue pour le printemps 2018[3].

Collections[modifier | modifier le code]

La diversité des collections du musée (peinture, sculpture, préhistoire, sciences naturelles, géologie, la mécanique, la dentelle, les arts régionaux) permet une découverte de l'histoire du Velay et de la Haute-Loire.

Le musée conserve notamment les masques mortuaires des suppliciés de l'Auberge Rouge[4].

Peinture française[modifier | modifier le code]

Martin Drolling et Joseph Soumy (ce dernier né au Puy-en-Velay) figurent parmi les peintres français dans les collections du musée.

Relevés des fresques de la cathédrale du Puy[modifier | modifier le code]

Le musée conserve des relevés établis à deux époques[5],[6] :

  • relevés à échelle réduite réalisés par Florentin et Émile Giraud lors des restaurations du milieu du XIXe siècle ; ce sont les seuls témoins des fresques romanes du bras sud du transept, aujourd'hui disparues ;
  • relevés à taille réelle effectués par Léon Giron[7] vers 1900.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Veille Info Tourisme, p. 109
  2. Vibert Jean-Baptiste, Musée du Puy, catalogue de la section des beaux-arts. Le Puy : Notice historique sur le musée du Puy, ed. M.P. Marchessou, , 135 p. (ark:/12148/bpt6k6524690p), pp. V-XV
  3. « Le Musée est en cours de rénovation. » article, sur le site de la ville du Puy-en-Velay., consulté le 12 novembre 2013 ; Musée Crozatier, site de l'Office de tourisme, consulté le 11 octobre 2017.
  4. Christine Bouschet, Peyrebeille. L’affaire de l’auberge sanglante, Mon Petit Editeur, , p. 25
  5. Regard du XIXe siècle sur les fresques de la cathédrale, Le Puy-en-Velay, Éd. Jeanne-d'Arc, 136 p.
  6. Léon Pressouyre, Robert Dulau, Jannie Mayer, Le Dévoilement de la couleur : relevés et copies de peintures murales du Moyen Âge et de la Renaissance, exposition, Paris, Conciergerie, 15 décembre 2004 - 28 février 2005, Éditions du CTHS, 2004, 222 p.
  7. Notable ponot, peintre et homme de lettres, il a été directeur du musée.

Article connexe[modifier | modifier le code]

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