Craponne-sur-Arzon

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À ne pas confondre avec Craponne, commune située dans le département du Rhône.

Craponne-sur-Arzon
Craponne-sur-Arzon
L'hôtel de ville (gauche), l'église Saint-Caprais (milieu), le donjon (droite).
Blason de Craponne-sur-Arzon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Puy-en-Velay
Canton Plateau du Haut-Velay granitique
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay
Maire
Mandat
Laurent Mirmand
2014-2020
Code postal 43500
Code commune 43080
Démographie
Gentilé Craponnais, craponnaises
Population
municipale
2 065 hab. (2015 en diminution de 4,57 % par rapport à 2010)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 55″ nord, 3° 50′ 56″ est
Altitude Min. 771 m
Max. 1 063 m
Superficie 33,37 km2
Localisation

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Liens
Site web craponnesurarzon.fr

Craponne-sur-Arzon est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Craponne-sur-Arzon se situe dans le nord du département de la Haute-Loire, à la limite avec les départements du Puy-de-Dôme au nord, et de la Loire à l'est. Sauvessanges, Usson-en-Forez, Saint-Georges-Lagricol, Beaune-sur-Arzon, Jullianges, Saint-Victor-sur-Arlanc et Saint-Jean-d'Aubrigoux sont les communes limitrophes. Enfin, à vol d'oiseau, la commune est située à 32 km du Puy-en-Velay, la préfecture, à 45 km de Saint-Étienne et à 77 km de Clermont-Ferrand[1].

Sise sur un plateau granitique[2] situé en grande partie à plus de 900 mètres d'altitude, la commune a une altitude minimale de 771 mètres, près du Bois de l'Or, dans la partie sud-est de la commune, le long de l'Ance. Son altitude maximale est quant à elle de 1063 mètres, point culminant se situant près du lieu-dit Le Fêtre, dans le nord de la commune. L'abbé Régis Pontvianne explique le coeur du bourg se situe à la naissance d'une colline, dans un enfoncement en U, dont l'ouverture est tournée vers le sud[3].

La superficie de la commune est de 3337 hectares.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Deux rivières principales sillonnent la commune de Craponne. La première, l'Ance, prend sa source dans les Monts du Forez près de Pierre-sur-Haute, pour parcourir la commune sur sa partie ouest. Au contraire, l'Arzon traverse la commune sur sa partie est, formant alors l'essentiel de la limite communale à cet endroit. Sa source se situe dans le bois de Viviers, sur la commune de Medeyrolles[3].

La commune est située dans le bassin hydrographique de la Loire.

Lieux-dits habités[modifier | modifier le code]

Preneyrolles, Les Cours, Feneyrolles, La Chomette, Doulioux, Antreuil, Bougernes, Vernières, Rachap, Cubeyrolles, Chabassenelles, Le Crozet, Frimas, Moulin de Frimas, Ineyres, Le Ponternal, Combréus, Courbevaysse, Fiougoux, Le Monteil, Soulages, Meyrac, Le Monteil-de-Soulages, Vernetchabre, Véac, Paucheville, Ranchoux, Rechimas, La Monatte, La Pradelle, Ollias, Malaveilhe, Paulagnac, Pontempeyrat, Petit-Theux, Orcerolles, Aubissoux, Baissac, Rochette[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Longtemps situé au carrefour de chemins, dont la voie gauloise la Bollène, et le chemin de César, voie romaine, trois routes départementales relient ou passent désormais par la commune : la RD1, la RD9 et la RD498.

Le chemin de fer est également parvenu à la ville en 1897, après que la voie de Bonson à Saint-Bonnet-le-Château eût été prolongé pour relier ensuite Sembadel[3]. Après avoir servi au trafic de voyageurs et de fret, et spécialement de bois à destination des galeries de mines stéphanoises, la voie fut finalement fermée à tout trafic dans les années 80. Le tronçon Estivareilles-Bonson fut déferré un peu plus tard. Le tronçon Estivareilles-La Chaise-Dieu, passant par Craponne, fut quant à lui repris par l'association du Chemin de Fer du Haut-Forez dans un but touristique[4]. Concernant le trafic non-touristique, la gare la plus proche est située à Retournac.

Une desserte aérienne est possible avec les aérodromes de Loudes, d'Andrézieux-Bouthéon, de Clermont-Ferrand et de Lyon pour les plus proches[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Craponne, signifiant littéralement source du rocher (de crap, rocher, et onna, eau d’une source)[réf. souhaitée], est cité pour la première fois dans un document vers 990[réf. souhaitée]. Situé dès l’époque gallo-romaine au carrefour de voies stratégiques, le bourg campagnard de Craponne se développa en ville marchande, où se tenaient marchés et foires, ainsi qu’en témoignent encore de nombreux toponymes (rue de la Friperie, Marchédial, etc.). À l’époque féodale, le bourg était entouré d’une muraille d’enceinte, construite en 1450, de laquelle deux petites tours défensives ont été préservées jusqu’à aujourd’hui, et défendu en outre par un château, démoli, à l’exception de la tour d'entrée du château (improprement encore appelé aujourd'hui, le donjon) en 1576. Ce château appartint jusqu'en 1240 aux barons de Beaumont, avant de passer aux mains des seigneurs de Chalençon, qui deviendront les Polignac en 1420.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Craponne-sur-Arzon.svg

Description :

Parti : au premier fascé d'argent et de gueules de six pièces, au second d'azur à la fasce d'or, accompagné en chef d'une fleur de lys d'argent et en pointe d'un étui de crosse du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Henri Arnaud    
    Georges Bellut UDF Conseiller général (1988-1994)
mars 2001 mars 2014 Christian Robert UMP  
mars 2014 en cours Laurent Mirmand DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7].

En 2015, la commune comptait 2 065 habitants[Note 1], en diminution de 4,57 % par rapport à 2010 (Haute-Loire : +1,35 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 5333 2933 2153 2623 8283 7793 7634 0363 627
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 7813 6303 8473 7313 7133 6013 6933 5304 082
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 7673 8303 7133 3793 3203 0873 2193 0642 891
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
2 9253 0043 0863 1863 0082 6532 2172 1712 065
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le donjon.
Église Saint-Caprais : nef gothique.
  • Le bourg a gardé deux tours défensives de l’ancienne enceinte murée : la tour du Marchédial (au nord-est) et la tour Pasturel (à l’est), toutes deux datant de la fin XVIe siècle.
  • La tour d'entrée du château (improprement appelé le donjon[10]), haute tour carrée datant du XIIe ou du début du XIIIe siècle, est le seul élément à subsister de l’ancien château démoli en 1576. Répondant à une finalité militaire, la tour, d’aspect austère, n’est percée que de deux portes, d’une étroite fenêtre, et de trous de boulin près du sommet, propres sans doute à recevoir des consoles amovibles devant supporter autrefois un hourdage de bois.
  • L’église Saint-Caprais[11], sise à l’emplacement de l’ancienne chapelle castrale, fut élevée aux XIVe et XVe siècles, puis reconstruite aux alentours de 1500, mais la fondation d'une église est mentionnée dès la fin du XIIe siècle. L’édifice, de style gothique languedocien, assez rare dans le Velay, se compose, outre d’un chœur et d’une abside pentagonale, de cinq travées de nef : la troisième, la plus ancienne, pourrait dater du XIVe, tandis que les deuxième et quatrième travées remontent à 1416 ; la première travée, à l’ouest, ainsi que la façade occidentale, sont datées de 1782. Le toit d’ardoise et la flèche du clocher sont du XIXe siècle. Parmi le mobilier et les décorations sont à signaler : une descente de croix de Guy François (1640), un socle de statue de Pierre Vaneau (XVIIe), la chaire et les boiseries de Gabriel Samuel (1735), vitraux de 1866.
  • Plusieurs hôtels particuliers et maisons du XVIIIe au XIXe siècles sont protégées au titre des monuments historiques : l’hôtel Calemard de Montjoly[12] (XVIIe et XVIIIe siècles), racheté par la commune et aménagé en Maison du Patrimoine ; l’hôtel de Vinols d’Ineyre[13] (XVIIe), avec imposante façade Louis XIV ; et la boucherie-charcuterie Girard[14] (fin XIXe et début XXe).
  • L’hôtel de ville (1913), de style néo-roman et néo-Renaissance, est un don de Félix Allard, entrepreneur de travaux publics, à sa ville natale.
  • La chapelle d'Aubissoux.
  • Le chemin de César, à l'est de Craponne, entre les lieux-dits Aubissoux et Theux-Fraisse, qui correspond à un chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
  • La Bolène, voie préhistorique, traverse la commune dans le sens nord-sud (de Pontempeyrat à Chomelix).

Événements[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Festival country Rendez-Vous.

Depuis 1993, Craponne est devenu la capitale européenne de la musique country puisque la commune accueille le premier et le plus grand festival de musique country[15] d'Europe chaque année le dernier week-end de juillet.

D'autre part, les Rencontres Astronomiques du Printemps sont présentes dans la ville depuis 2004[16]. Plus de 300 astronomes amateurs se regroupent tous les ans lors du weekend de l'Ascension afin d'observer le ciel et d'échanger entre passionnés.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille Torrilhon, dont Jean Baptiste, développeur plus qu'inventeur du caoutchouc synthétique (attribuée à Bouchardat vers 1879) qui fit la fortune de Clermont Ferrand, de Michelin et de l'Auvergne contemporaine. Un nom de rue à Clermont-Ferrand lui est associé en reconnaissance de son œuvre ;
  • Fabien Delon (1904-1978), y est né le 12 mars 1904. Il est le père d'Alain Delon (1935).
  • Henri Crohas (1951- ), entrepreneur né dans la commune, fondateur de la société Archos.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Jacotin, Siège de Craponne en 1163 : in Tablettes historiques de la Haute-Loire 1870, Le Puy-en-Velay, Tablettes historiques de la Haute-Loire, (lire en ligne)
  • François-Hubert Forestier, Apports récents de la géologie, de l’archéologie et de la microtoponymie à la localisation d’activités « industrielles » anciennes sur le plateau de Craponne-sur-Arzon. Fonderies et exploitations minières à l'époque gallo-romaine : in Cahiers de la Haute-Loire 1985, Le Puy-en-Velay, Cahiers de la Haute-Loire,

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lionel Delvarre delvarre@yahoo.fr, « Lion1906 : Localisation Interactive Orthodromie et Navigation », sur www.lion1906.com (consulté le 15 octobre 2018)
  2. « Géologie du Velay », sur temoinsdupasse.free.fr (consulté le 14 octobre 2018)
  3. a b c et d Régis Pontvianne, La Ville et le Canton de Craponne, , 663 p., p. 199
  4. « La ligne - Chemin de Fer du Haut-Forez », sur www.cheminferhautforez.com (consulté le 15 octobre 2018).
  5. « Comment venir ? », sur The Green Escape Music festival (consulté le 15 octobre 2018).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. Notice no PA00092658, base Mérimée, ministère français de la Culture : Donjon
  11. Notice no PA00092659, base Mérimée, ministère français de la Culture : Eglise Saint-Caprais
  12. Notice no PA00092959, base Mérimée, ministère français de la Culture : Hôtel Calemard de Montjoly
  13. Notice no PA00092963, base Mérimée, ministère français de la Culture : Hôtel de Vinols d'Ineyre
  14. Notice no PA00092958, base Mérimée, ministère français de la Culture : Boucherie-charcuterie Girard
  15. Site officiel du Festival Country Rendez-Vous.
  16. http://www.astrorap.fr/index.php/com-jce/marchives


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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