Craponne-sur-Arzon

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À ne pas confondre avec Craponne, commune située dans le département du Rhône.

Craponne-sur-Arzon
Craponne-sur-Arzon
L'hôtel de ville (gauche), l'église Saint-Caprais (milieu), le donjon (droite).
Blason de Craponne-sur-Arzon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Puy-en-Velay
Canton Plateau du Haut-Velay granitique
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay
Maire
Mandat
Laurent Mirmand
2014-2020
Code postal 43500
Code commune 43080
Démographie
Gentilé Craponnais, craponnaises
Population
municipale
2 001 hab. (2016 en diminution de 7,83 % par rapport à 2011)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 55″ nord, 3° 50′ 56″ est
Altitude Min. 771 m
Max. 1 063 m
Superficie 33,37 km2
Localisation

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Liens
Site web craponnesurarzon.fr

Craponne-sur-Arzon est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Craponne-sur-Arzon se situe dans le nord du département de la Haute-Loire, à la limite avec les départements du Puy-de-Dôme au nord, et de la Loire à l'est. Craponne-sur-Arzon, commune du Velay, est sur un tripoint départageant les provinces d'Auvergne, du Velay et du Forez. Sauvessanges, Usson-en-Forez, Saint-Georges-Lagricol, Beaune-sur-Arzon, Jullianges, Saint-Victor-sur-Arlanc et Saint-Jean-d'Aubrigoux sont les communes limitrophes. Enfin, à vol d'oiseau, la commune est située à 32 km du Puy-en-Velay, la préfecture, à 45 km de Saint-Étienne et à 77 km de Clermont-Ferrand[1].

Sise sur un plateau granitique[2] situé en grande partie à plus de 900 mètres d'altitude, la commune a une altitude minimale de 771 mètres, près du Bois de l'Or, dans la partie sud-est de la commune, le long de l'Ance. Son altitude maximale est quant à elle de 1063 mètres, point culminant se situant près du lieu-dit Le Fêtre, dans le nord de la commune. L'abbé Régis Pontvianne explique le coeur du bourg se situe à la naissance d'une colline, dans un enfoncement en U, dont l'ouverture est tournée vers le sud[3].

La superficie de la commune est de 3337 hectares.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Deux rivières principales sillonnent la commune de Craponne. La première, l'Ance, prend sa source dans les Monts du Forez près de Pierre-sur-Haute, pour parcourir la commune sur sa partie ouest. Au contraire, l'Arzon traverse la commune sur sa partie est, formant alors l'essentiel de la limite communale à cet endroit. Sa source se situe dans le bois de Viviers, sur la commune de Medeyrolles[3].

La commune est située dans le bassin hydrographique de la Loire.

Lieux-dits habités[modifier | modifier le code]

Preneyrolles, Les Cours, Feneyrolles, La Chomette, Doulioux, Antreuil, Bougernes, Vernières, Rachap, Cubeyrolles, Chabassenelles, Le Crozet, Frimas, Moulin de Frimas, Ineyres, Le Ponternal, Combréus, Courbevaysse, Fiougoux, Le Monteil, Soulages, Meyrac, Le Monteil-de-Soulages, Vernetchabre, Véac, Paucheville, Ranchoux, Rechimas, La Monatte, La Pradelle, Ollias, Malaveilhe, Paulagnac, Pontempeyrat, Petit-Theux, Orcerolles, Aubissoux, Baissac, Rochette[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Longtemps situé au carrefour de chemins, dont la voie gauloise la Bollène, et le chemin de César, voie romaine, trois routes départementales relient ou passent désormais par la commune : la RD1, la RD9 et la RD498.

Le chemin de fer est également parvenu à la ville en 1897, après que la voie de Bonson à Saint-Bonnet-le-Château eût été prolongé pour relier ensuite Sembadel[3]. Après avoir servi au trafic de voyageurs et de fret, et spécialement de bois à destination des galeries de mines stéphanoises, la voie fut finalement fermée à tout trafic dans les années 80. Le tronçon Estivareilles-Bonson fut déferré un peu plus tard. Le tronçon Estivareilles-La Chaise-Dieu, passant par Craponne, fut quant à lui repris par l'association du Chemin de Fer du Haut-Forez dans un but touristique[4]. Concernant le trafic non-touristique, la gare la plus proche est située à Retournac.

Une desserte aérienne est possible avec les aérodromes de Loudes, d'Andrézieux-Bouthéon, de Clermont-Ferrand et de Lyon pour les plus proches[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Craponne, signifiant littéralement source du rocher (de ''crap", rocher, et ''onna'', eau d’une source), est cité dans un document de 990, le Cartulaire du Monastier. La paroisse de Craponne est néanmoins citée plusieurs dizaines d'années avant, en 938, sur le même cartulaire[6]. L'abbé Régis Pontvianne, dans son ouvrage La ville et le canton de Craponne, évoque de son côté une transformation du vocable de l'église communale dédiée à Saint-Caprais, ou encore une déformation de la formule "cras ponam", autrement dit "à plus tard de bâtir"[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Peu ou pas d'éléments préhistoriques ont été repérés sur les lieux de l'actuel centre-bourg de Craponne. Deux voies antiques principales traversent pourtant le territoire de la commune. La première est la Bolène, voie gauloise, qui suivait certains points hauts du relief et reliait plusieurs lieux-dits habités. Une voie plus secondaire existait également avec le chemin des des Faîtes, qui part en direction du nord depuis le bourg[8].

La seconde voie principale est une ancienne voie romaine, qui parcourt la limite ouest de la commune, des lieux-dits de Pontempeyrat et d'Orcerolles jusqu'à la limite sud de la commune et le lieu-dit de Mondouilloux, Beaune-sur-Arzon. Cette voie militaire reliait autrefois Lyon jusqu'à l'actuel Agen mais n'a semble-t-il pas laissé de vestiges sur la commune, autres que son tracé aujourd'hui encore bien délimité[9].

Pour Marcel Bordet, c'est cette position de carrefour qui a donné très tôt la naissance de Craponne sur son emplacement actuel, comme avant-poste avancé du peuple des Vellaves ou de leurs devanciers[10].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La période antérieure au Xe siècle a laissé peu de traces sur la commune : on relève essentiellement les traces d'une ancienne motte féodale à l'ouest près du lieu-dit Courbevaisse, à proximité de la voie reliant la région au Forez. D'une hauteur de 6 mètres, elle est d'un rayon de 28 mètres et est entourée de fossés avec escarpements. Quelques vestiges subsistent au centre de cette motte[11].

La ville est mentionnée pour la première fois dans le Cartulaire du Monastier. Elle est décrite comme étant le chef-lieu d'une viguerie du pagus du Velay, et donc administrée soit par un viguier, soit par un lieutenant du Comte de Velay[12].

Plus tard, le Cartulaire de Chamalières indique Craponne comme chef-lieu d'une paroisse au tout début du XIe siècle. De nombreux hameaux actuels existent déjà à cette époque : Soulages, Frimas, Chabassenelles, Le Vernet, Doulioux...[13]. Trois familles règnent alors sur la paroisse : celles de Beaumont, de Chalencon et de Rochebaron.

C'est la première famille, celle des seigneurs de Rochabaron, qui détient le château-fort XIIe siècle. A cette époque, des habitations sont groupées au nord et à l'est de ce dernier et enserrées dans des remparts[14]. Ces fortifications ont eu fort à faire lors d'une lutte opposant les vicomtes de Polignac aux seigneurs locaux de Beaumont, de Chalencon et de Mons: en effet, ces derniers s'étaient ralliés à la couronne de France de Louis VII, tandis que la maison de Polignac souhaitait garder toute son indépendance dans ses possessions[15]. Une attaque de cette dernière eu lieu dans tout le nord du Velay, occasionnant en mai 1163 une bataille à Craponne et la mort de Guillaume de Mons, venu porter secours à la cité. Après des expéditions de contre-attaque du Roi de France, les vicomtes sont faits prisonniers et des accords de paix mettent fin au conflit en 1173[16].

Le Donjon, XII-XIIIe siècle

Le château de Craponne est transmis en 1240 à la famille de Chalencon à la suite du mariage d'Egline de Beaumont et de Bertrand de Chalencon[17]. Ces derniers rendent alors hommage de leurs terres aux comtes de Forez et aux évêques du Puy. La paroisse est alors intégrée au sein du gouvernement écclécisastique du Languedoc, lui-même basé à Toulouse[18]. Au XIVe siècle, la guerre de Cent Ans fait des ravages dans une grande partie de la France, par ses pillages et ses destructions. Le Velay n'échappe pas aux bandes de brigands, les Malandrins", ni aux groupes de paysans entrés en rébellion, menés localement par Seguin de Badefol. Craponne échappe aux destructions grâce à la puissance protectrice de la maison de Polignac, mais est redevable de lourds impôts auprès des brigands. La ville fournit argent et homme d'armes au vicomte de Polignac. Les Anglais finissent par quitter la région entre 1382 et 1387 à la suite des traités de Sailhans et de Rodez[19].

Église Saint-Caprais

Au XVe siècle, la famille de Chalencon prend le contrôle de la baronnie de Craponne, sous le contrôle des vicomtes de Polignac. Au début du siècle, ils accordent aux habitants des baisses de taxe, et font de la chapelle de leur château l'église paroissiale de Craponne, en l'agrandissant grandement par la création de deux nefs latérales[20].

La Guerre de Cent ans fait son retour dans la région par l'incursion des Bourguignons qui visent à prendre Le Puy depuis Montbrison. Craponne est sur leur chemin et ce sont deux femmes, Jeanne Hachette et Catherine Belloreille, qui vont lever la population contre les opposants à la Couronne autour du château. Face à cette opposition soudaine, les Bourguignons préfèrent éviter la bataille et contourner la cité. Cet épisode laissera pourtant une trace. La population en arme regroupée le long des remparts nord du château, la tradition veut que le nom de Faubourg Constant, une des rues actuelles, naisse de ce soulèvement : constant, comme l'a été la fidélité des Craponnais au roi de France.

Suite à la permission du roi Charles VII, par lettres-patentes du 24 juin 1438, de fortifier la ville, des remparts et des tours sont édifiées dans les années 1450. L'église paroissiale est également agrandie de plusieurs chapelles en 1477. Le siècle se termine avec plusieurs mauvaises récoltes entrainant famines ainsi qu'avec diverses épidémies, décimant la population[21].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Craponne entame le siècle alors que ses travaux de fortifications ne sont toujours pas terminés. Une bande de routiers pille d'ailleurs la cité vers 1520, faisant rançonnés et prisonniers les habitants, à l'instar d'Ambert un peu plus tôt. François Ier décide de fortifier l'ensemble des cités du royaume afin de la protéger des conflits naissants et notamment de . C'est le cas de Craponne à partir de 1528, qui a bientôt à subir d'autres calamités, celles des Guerres de Religion. Le baron des Adrets, François de Beaumont, a déjà ravagé Montbrison en 1562 au nom de la réforme protestante. Alors qu'il s'apprête à traverser Craponne pour attaquer Le Puy, il est appelé sur d'autres champs de bataille. C'est le chevalier Blacons qui prend sa suite et qui rassemble sa troupe de plus de 7000 habitants à Pontempeyrat. Craponne est en danger, et plus loin, Le Puy. Pour l'écarter, les Ponots chargent le sieur de Saint-Just de porter 3500 écus à Blacons afin de le détourner de sa route. L'occasion est ratée et les huguenots continuent leur chemin en direction du Puy, contournant toutefois la cité craponnaise. Finalement, la ville du Puy résiste aux attaques protestantes et la bande armée reflue vers le nord, prenant La Chaise-Dieu[22].

La région n'en a pas fini avec les Guerres de Religion puisqu'une nouvelle bande, celle du capitaine Merle, commence de nouveau à ravager le pays. Malgré l'influence du puissant baron de Saint-Vidal, ce capitaine attaque et prend rapidement Craponne en 1574, pillant et rançonnant les habitants. Il reprend rapidement son chemin et s'en va sur Ambert qu'il prendra, pourchassé par le baron de Saint-Vidal.

Tour Pasturel, XVIe siècle.

La fin des années 1570 et 1580 sont principalement occupées par la finalisation des remparts de la ville qui se font attendre depuis longtemps. La tour Pasturel, du nom de Jean Pasturel, marchand ayant notamment financé sa construction, est édifiée à cette époque et subsiste encore aujourd'hui à l'angle sud-est du bourg. Paradoxalement, c'est dans ces années qu'est décidée la destruction du château de Craponne, enserré dans les murailles de la ville. A l'instar de nombreux autres châteaux de la région, on craint en effet qu'il serve de protection et de moyen de défense aux bandes huguenotes et de pillards qui subsistent encore[23]. De ce château, ne subsiste aujourd'hui que l'actuel donjon, qui n'était alors qu'une des entrées principales de l'édifice défensif.

Comme ailleurs, la cité n'est pas épargnée par la peste, qui y fait son retour en l'année 1586, accompagnée d'une famine importante. C'est de cette époque que date l'actuelle chapelle Saint-Roch édifiée par les habitants sur l'ancienne route du Puy. Saint Roch est en effet très souvent invoqué face à la peste.

Le siècle se termine avec les derniers soubresauts des Guerres de Religion dans la région, avec les incursions de la Ligue catholique opposés aux royalistes et aux huguenots. En 1594, Craponne est alors sous la domination de Philiberte de Clermont, veuve de François-Armand XVI, et de Diane de Sénecterre, veuve de Christophe de Polignac, baron de Chalencon. Les deux étaient seigneurs de Craponne[24].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Craponne-sur-Arzon.svg

Description :

Parti : au premier fascé d'argent et de gueules de six pièces, au second d'azur à la fasce d'or, accompagné en chef d'une fleur de lys d'argent et en pointe d'un étui de crosse du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Henri Arnaud    
    Georges Bellut UDF Conseiller général (1988-1994)
mars 2001 mars 2014 Christian Robert UMP  
mars 2014 en cours Laurent Mirmand DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[26].

En 2016, la commune comptait 2 001 habitants[Note 1], en diminution de 7,83 % par rapport à 2011 (Haute-Loire : +1,08 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 5333 2933 2153 2623 8283 7793 7634 0363 627
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 7813 6303 8473 7313 7133 6013 6933 5304 082
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 7673 8303 7133 3793 3203 0873 2193 0642 891
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 9253 0043 0863 1863 0082 6532 2172 1712 001
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique



Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie d'une offre d'enseignement importante pour sa taille, doublée dans le public comme dans le public, à l'instar de nombreuses communes de Haute-Loire. Ainsi, l'école élémentaire privée Saint-Joseph côtoie l'école élémentaire publique, à laquelle s'additionne une école maternelle. Environ 250 enfants se placent dans ces deux établissements rayonnant au-delà de la commune de Craponne-sur-Arzon, et notamment dans les villages n'ayant aucun établissement scolaire ou d'un seul statut. Enfin, le collège public des Hauts-de-l'Arzon côtoie celui privé de Notre-Dame[29].

Après le collège, les Craponnais souhaitant poursuivre leur cursus scolaire en lycée général s'orientent généralement vers les établissements du Puy-en-Velay.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le donjon.
Église Saint-Caprais : nef gothique.

Le bourg a gardé deux tours défensives de l’ancienne enceinte murée : la tour du Marchédial (au nord-est) et la tour Pasturel (à l’est), toutes deux datant de la fin XVIe siècle.

  • La tour d'entrée du château (improprement appelé le donjon[30]), haute tour carrée datant du XIIe ou du début du XIIIe siècle, est le seul élément à subsister de l’ancien château démoli en 1576. Répondant à une finalité militaire, la tour, d’aspect austère, n’est percée que de deux portes, d’une étroite fenêtre, et de trous de boulin près du sommet, propres sans doute à recevoir des consoles amovibles devant supporter autrefois un hourdage de bois.
  • L’église Saint-Caprais[31], sise à l’emplacement de l’ancienne chapelle castrale, fut élevée aux XIVe et XVe siècles, puis reconstruite aux alentours de 1500, mais la fondation d'une église est mentionnée dès la fin du XIIe siècle. L’édifice, de style gothique languedocien, assez rare dans le Velay, se compose, outre d’un chœur et d’une abside pentagonale, de cinq travées de nef : la troisième, la plus ancienne, pourrait dater du XIVe, tandis que les deuxième et quatrième travées remontent à 1416 ; la première travée, à l’ouest, ainsi que la façade occidentale, sont datées de 1782. Le toit d’ardoise et la flèche du clocher sont du XIXe siècle. Parmi le mobilier et les décorations sont à signaler : une descente de croix de Guy François (1640), un socle de statue de Pierre Vaneau (XVIIe), la chaire et les boiseries de Gabriel Samuel (1735), vitraux de 1866.
  • Plusieurs hôtels particuliers et maisons du XVIIIe au XIXe siècles sont protégées au titre des monuments historiques : l’hôtel Calemard de Montjoly[32] (XVIIe et XVIIIe siècles), racheté par la commune et aménagé en Maison du Patrimoine ; l’hôtel de Vinols d’Ineyre[33] (XVIIe), avec imposante façade Louis XIV ; et la boucherie-charcuterie Girard[34] (fin XIXe et début XXe).
  • L’hôtel de ville (1913), de style néo-roman et néo-Renaissance, est un don de Félix Allard, entrepreneur de travaux publics, à sa ville natale.
  • La chapelle d'Aubissoux.
  • Le chemin de César, à l'est de Craponne, entre les lieux-dits Aubissoux et Theux-Fraisse, qui correspond à un chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
  • La Bolène, voie préhistorique, traverse la commune dans le sens nord-sud (de Pontempeyrat à Chomelix).

Événements[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Festival country Rendez-Vous.

Depuis 1993, Craponne est devenu la capitale européenne de la musique country puisque la commune accueille le premier et le plus grand festival de musique country[35] d'Europe chaque année le dernier week-end de juillet.

D'autre part, les Rencontres Astronomiques du Printemps sont présentes dans la ville depuis 2004[36]. Plus de 300 astronomes amateurs se regroupent tous les ans lors du weekend de l'Ascension afin d'observer le ciel et d'échanger entre passionnés.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille Torrilhon, dont Jean Baptiste, développeur plus qu'inventeur du caoutchouc synthétique (attribuée à Bouchardat vers 1879) qui fit la fortune de Clermont Ferrand, de Michelin et de l'Auvergne contemporaine. Un nom de rue à Clermont-Ferrand lui est associé en reconnaissance de son œuvre ;
  • Fabien Delon (1904-1978), y est né le 12 mars 1904. Il est le père d'Alain Delon (1935).
  • Henri Crohas (1951- ), entrepreneur né dans la commune, fondateur de la société Archos.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Jacotin, Siège de Craponne en 1163 : in Tablettes historiques de la Haute-Loire 1870, Le Puy-en-Velay, Tablettes historiques de la Haute-Loire, (lire en ligne)
  • François-Hubert Forestier, Apports récents de la géologie, de l’archéologie et de la microtoponymie à la localisation d’activités « industrielles » anciennes sur le plateau de Craponne-sur-Arzon. Fonderies et exploitations minières à l'époque gallo-romaine : in Cahiers de la Haute-Loire 1985, Le Puy-en-Velay, Cahiers de la Haute-Loire,

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lionel Delvarre delvarre@yahoo.fr, « Lion1906 : Localisation Interactive Orthodromie et Navigation », sur www.lion1906.com (consulté le 15 octobre 2018)
  2. « Géologie du Velay », sur temoinsdupasse.free.fr (consulté le 14 octobre 2018)
  3. a b c et d Régis Pontvianne, La Ville et le Canton de Craponne, , 663 p., p. 199
  4. « La ligne - Chemin de Fer du Haut-Forez », sur www.cheminferhautforez.com (consulté le 15 octobre 2018).
  5. « Comment venir ? », sur The Green Escape Music festival (consulté le 15 octobre 2018).
  6. « Société d'histoire de la région de Craponne en Velay - CRAPONNE ET SON HISTOIRE », sur www.craponne-en-velay.com (consulté le 11 février 2019)
  7. Régis Pontvianne, La ville et la canton de Craponne, , 662 p., p. 16
  8. « Société d'histoire de la région de Craponne en Velay - CRAPONNE ET SON HISTOIRE », sur www.craponne-en-velay.com (consulté le 11 février 2019)
  9. Roger Faure, « En suivant la voie Bolène », sur forezhistoire.free.fr, (consulté le 7 janvier 2019)
  10. « Société d'histoire de la région de Craponne en Velay - CRAPONNE ET SON HISTOIRE », sur www.craponne-en-velay.com (consulté le 11 février 2019)
  11. Abbé Régis Pontvianne, La ville et le canton de Craponne, , 663 p., p. 23 et 24
  12. Abbé Régis Pontvianne, La ville et le canton de Craponne, , 663 p., p. 25
  13. Abbé Régis Pontvianne, La ville et le canton de Craponne, , 663 p., p. 27
  14. Abbé Régis Pontvianne, La ville et le canton de Craponne, , 663 p., p. 30
  15. Abbé Régis Pontvianne, La ville et le canton de Craponne, , 663 p., p. 32
  16. Abbé Régis Pontvianne, La ville et le canton de Craponne, , 663 p., p. 33
  17. « Société d'histoire de la région de Craponne en Velay - CRAPONNE ET SON HISTOIRE », sur www.craponne-en-velay.com (consulté le 11 février 2019)
  18. Abbé Régis Pontvianne, La ville et le canton de Craponne, , 663 p., p. 39
  19. Abbé Régis Pontvianne, La ville et le canton de Craponne, , 663 p., p. 45
  20. Abbé Régis Pontvianne, La ville et le canton de Craponne, , 663 p., p. 48 et 49
  21. Abbé Régis Pontvianne, La ville et le canton de Craponne, , 663 p., p. 51 à 53
  22. Abbé Régis Pontvianne, La ville et le canton de Craponne, , 663 p., p. 58 et 59
  23. Abbé Régis Pontvianne, La ville et le canton de Craponne, , 663 p., p. 63 à 65
  24. Abbé Régis Pontvianne, La ville et le canton de Craponne, , 663 p., p. 70
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  29. « Établissements scolaires de la ville de Craponne-sur-Arzon - Etablissements Scolaires », sur www.etablissements-scolaires.fr (consulté le 11 février 2019)
  30. Notice no PA00092658, base Mérimée, ministère français de la Culture : Donjon
  31. Notice no PA00092659, base Mérimée, ministère français de la Culture : Eglise Saint-Caprais
  32. Notice no PA00092959, base Mérimée, ministère français de la Culture : Hôtel Calemard de Montjoly
  33. Notice no PA00092963, base Mérimée, ministère français de la Culture : Hôtel de Vinols d'Ineyre
  34. Notice no PA00092958, base Mérimée, ministère français de la Culture : Boucherie-charcuterie Girard
  35. Site officiel du Festival Country Rendez-Vous.
  36. http://www.astrorap.fr/index.php/com-jce/marchives


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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