Tour de France 1996

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Tour de France 1996
Route of the 1996 Tour de France.png

Le Parcours du tour de France 1996

Généralités
Course
Étapes
21
Date
Distance
3 765 km
Pays
Lieu de départ
Lieu d'arrivée
Pays traversé(s)
Partants
198Voir et modifier les données sur Wikidata
Arrivants
129Voir et modifier les données sur Wikidata
Vitesse moyenne
39,235 km/h
Résultats
Vainqueur
Classement par points
Meilleur grimpeur
Meilleur jeune
Meilleure équipe

Le 83e Tour de France se tient du 29 juin au 21 juillet 1996 sur 21 étapes pour 3 765 km. Le départ du Tour a lieu à Bois-le-Duc (’s-Hertogenbosch) aux Pays-Bas ; l'arrivée se juge aux Champs-Élysées. Bjarne Riis est le premier Danois à remporter la course. Cette édition permet de découvrir Jan Ullrich, jeune coureur allemand et coéquipier de Riis au sein de l'équipe Telekom, qui termine deuxième. Le Français Richard Virenque est troisième et remporte le maillot à pois de meilleur grimpeur. Quintuple vainqueur du Tour, l'Espagnol Miguel Indurain termine onzième à 14 min 14 s.

Ce Tour est particulier : il a été un temps considéré « sans vainqueur » à la suite des aveux de dopage de Riis, les organisateurs décidant de ne pas attribuer le titre au deuxième du classement Jan Ullrich, avant que le ils ne décident de réinscrire le nom de Bjarne Riis dans le palmarès de la Grande Boucle[2],[1].

Parcours[modifier | modifier le code]

Le Parcours du Tour de France 1996.

Le départ du tour se déroule le 29 juin 1996 à Bois-le-Duc (Pays-Bas) dans l'enceinte d'un célèbre marché de bétail du pays pour un traditionnel prologue de 9,4 kilomètres. S'ensuivent deux étapes en ligne presque intégralement disputées aux Pays-Bas avant un retour par le nord de la France pour quatre étapes dévolues aux sprinteurs menant vers le massif alpestre qui donnera lieu à trois étapes de haute montagne.

La première reliera Chambéry à la montée des Arcs en empruntant le Col de la Madeleine et le Cormet de Roselend, la suivante qui donnera lieu à un contre la montre individuel vallonné qui mènera les coureurs à Val d'Isère et la dernière qui relie le village de Le Monêtier-les-Bains à la station de ski Italienne de Sestrières avec le redoutable enchaînement col de l'Iseran, col du Galibier et col de Montgenèvre.

Les six étapes de transition suivantes de difficulté moyenne permettront aux coureurs de préparer les deux étapes Pyrénéennes via la région Rhône-Alpes et le Massif central. La difficile montée hors catégorie de Lourdes-Hautacam est au programme de la première étape pyrénéenne avant l'étape reine de ce tour qui marque l'entrée en Espagne par l'ascension de cinq cols parmi les plus durs des Pyrénées (col du Soulor, Aubisque, Marie-Blanque, Soudet et le très difficile Port de Larrau) dont l'arrivée est jugée à Pampelune non loin du domicile de Miguel Indurain.

Deux étapes de plaine à travers le Pays basque et l'Aquitaine précèdent un contre la montre individuel de 63,5 kilomètres qui reliera Bordeaux à Saint-Émilion avant la traditionnelle dernière étape qui mène aux Champs-Élysées à Paris.

Nombreux sont les observateurs qui jugent le parcours de ce tour de France compliqué car il est différent des précédents, « Ce tour pourrait déranger Miguel dans la mesure où les difficultés sont réparties différemment » affirme Bernard Thévenet le double vainqueur du tour en 1975 et 1977. Des mots que confirment Indurain lui-même qui craint beaucoup les étapes de transition entre Alpes et Pyrénées « À la sortie du secteur tracé dans le massif central, on ne saura probablement pas qui gagnera, mais on saura qui ne le gagnera pas »[3].

Participants[modifier | modifier le code]

Équipes sélectionnées[modifier | modifier le code]

Dix-huit équipes sont qualifiées pour le Tour de France grâce à leur place au classement UCI. Quatre équipes invitées s'y ajoutent : Kelme, Brescialat, Agrigel-La Creuse et Aubervilliers. Le choix de cette dernière équipe, alors classée 33e au classement UCI, surprend. Il est surtout dû à la volonté des organisateurs d'augmenter le nombre de coureurs Français dans le peloton au départ de l'épreuve. Parmi les équipes écartées, Aki et Petit Casino avaient participé au Tour 1995 (la seconde sous le nom de Chazal), et s'y étaient montrées discrètes[4]. Le peloton de ce Tour sera composé de neuf équipes Italiennes, quatre Françaises trois Espagnoles, deux Néerlandaises, une Allemande, une Américaine, une Belge et une équipe Saint-Marinaise.

Équipe Leader
Drapeau : Espagne Banesto Drapeau : Espagne Miguel Indurain
Drapeau : Espagne ONCE Drapeau : Suisse Alex Zülle
Drapeau : France Laurent Jalabert
Drapeau : Allemagne Team Deutsche Telekom Drapeau : Danemark Bjarne Riis
Drapeau : Italie Mapei - GB Drapeau : Suisse Tony Rominger
Drapeau : Italie MG Technogym Drapeau : Suisse Pascal Richard
Drapeau : Italie Gewiss - Playbus Drapeau : Russie Evgeni Berzin
Drapeau : États-Unis Motorola Drapeau : États-Unis Lance Armstrong
Drapeau : France Festina Drapeau : France Richard Virenque
Drapeau : Pays-Bas Rabobank Drapeau : Danemark Rolf Sörensen
Drapeau : France Gan Drapeau : Royaume-Uni Chris Boardman
Drapeau : Saint-Marin Saeco Drapeau : Italie Mario Cipollini
Équipe Leader
Drapeau : Italie Polti Drapeau : France Luc Leblanc
Drapeau : Italie Panaria - Vinavil Drapeau : Slovaquie Ján Svorada
Drapeau : Italie Carrera - Blue Jean Drapeau : Autriche Peter Luttenberger
Drapeau : Italie Roslotto - ZG Mobili Drapeau : Lettonie Piotr Ugrumov
Drapeau : Pays-Bas TVM Drapeau : Pays-Bas Jeroen Blijlevens
Drapeau : Italie Ceramiche Refin - Mobilvetta Drapeau : OuzbékistanDjamolidine Abdoujaparov
Drapeau : Belgique Lotto Drapeau : Moldavie Andrei Tchmil
Drapeau : Espagne Kelme - Artiach Drapeau : Espagne Fernando Escartín
Drapeau : Italie Brescialat Drapeau : Pologne Zenon Jaskuła
Drapeau : France Agrigel-La Creuse Drapeau : France Jacky Durand
Drapeau : France Aubervilliers-93 Drapeau : France Cyril Saugrain

Favoris et principaux coureurs a suivre[modifier | modifier le code]

198 coureurs de 24 nationalités différentes participent au Tour. Les pays les mieux représentés sont l'Italie (62 coureurs), la France (37) et l'Espagne (23).

Au départ du Tour, l'Espagnol Miguel Indurain, qui domine la course depuis 1991, fait figure de grand favori. Il vient de remporter le Critérium du Dauphiné libéré. Il est en lice pour une sixième victoire, ce qu'aucun coureur n'a réalisé auparavant[5],[6].

Deux équipes fournissent chacune deux adversaires importants d'Indurain. L'équipe espagnole Once a pour leaders le Français Laurent Jalabert et le Suisse Alex Zülle. Jalabert vient de remporter le Grand Prix du Midi libre et la Route du Sud, puis a du abandonner lors du Critérium du Dauphiné libéré. Vainqueur du Tour d'Espagne 1995 et quatrième du Tour de France 1995, il occupe la tête du classement mondial UCI et pense pouvoir gagner le Tour[7]. Son coéquipier Alex Zülle, deuxième en 1995, est également considéré comme un des principaux rivaux d'Indurain.

L'équipe Mapei - GB se présente avec le Suisse Tony Rominger et l'Espagnol Abraham Olano. Rominger a terminé deuxième du Critérium du Dauphiné libéré en juin, derrière Indurain et possède une grande expérience sur les grands tours. Abraham Olano champion du monde en titre s'est classé troisième du Tour d'Italie et a dominé le Tour de Romandie. Bon rouleur capable de suivre les meilleurs grimpeurs, il présente des caractéristiques proches de celles de Miguel Indurain.

Le Russe Evgueni Berzin, leader de l'équipe Gewiss, a remporté le Tour d'Italie 1994, ce qui fait de lui le seul coureur à avoir battu Indurain lors d'un grand tour depuis 1991. Bon rouleur et grimpeur, il tarde cependant à confirmer ce succès obtenu à 24 ans. Il s'est toutefois plusieurs fois imposé contre la montre en début de saison, lors de Tirreno-Adriatico et du Tour d'Italie notamment[8].

Parmi les autres coureurs a suivre en vue du classement général, le très expérimenté Danois Bjarne Riis troisième du Tour l'année précédente qui bénéficiera du support de la Telekom sa nouvelle équipe construite autour de lui ainsi que le jeune Autrichien de la Carrera Peter Luttenberger qui vient de remporter le Tour de Suisse et le Français Richard Virenque auteur de nombreuses places d'honneur durant la saison qui sera accompagné de son précieux lieutenant Suisse Laurent Dufaux.

Du côté des sprinteurs pour lesquels la première semaine devrait être très favorable, les noms de Mario Cipollini, Ján Svorada très performants depuis le début de saison et qui bénéficient d'une équipe construite autour d'eux ainsi que celui d'Erik Zabel le jeune sprinteur de la Telekom ressortent souvent.

Déroulement de la course[modifier | modifier le code]

Au départ du Tour de France 1996, Miguel Indurain fait figure de grand favori. Face à lui, un immense défi : devenir le premier coureur à remporter six Tours de France. Pour l'empêcher d'y parvenir, ses adversaires sont présents en nombre. Alex Zülle et Laurent Jalabert de l'équipe ONCE, Tony Rominger et Abraham Olano de l'équipe Mapei ou encore le Danois Bjarne Riis viennent pour gagner.

Si Zülle remporte le prologue, la première semaine n'offre pas les traditionnels contre-la-montre individuel et par équipe. C'est donc dans l'inconnu que les Alpes se profilent à l'horizon.

La première étape conduit les coureurs aux Arcs, après l'ascension du col de la Madeleine et du Cormet de Roselend. Dès la première difficulté, Laurent Jalabert est lâché, c'est une grosse surprise. Dans la descente difficile de la Madeleine, Zülle glisse dans le ravin, tout comme Johan Bruyneel un peu plus loin, mais les deux coureurs s'en sortent sans gravité. Dans la montée finale, le Français Luc Leblanc attaque et s'impose au sommet devant le Suisse Tony Rominger, mais la grande sensation est causée par la défaillance de Miguel Indurain qui cède deux minutes. Le lendemain, un contre-la-montre en altitude est proposé aux coureurs avec l'ascension d'une bonne partie du col de l'Iseran : c'est le Russe Evgueni Berzin qui s'impose, confortant ainsi son maillot jaune. Le deuxième de l'étape, Bjarne Riis fait forte impression, d'autant que son jeune équipier Jan Ullrich prend la sixième place. Tony Rominger et Abraham Olano résistent également. Miguel Indurain quant à lui abandonne une minute supplémentaire. Une troisième étape de montagne alpine est au programme, mais le mauvais temps oblige les organisateurs à l'amputer des ascensions des cols de l'Iseran et du Galibier. Sur les 50 km restants, c'est Bjarne Riis qui fait étalage de sa supériorité. Attaquant très tôt, il résiste jusqu'à Sestrières où il s'impose. Derrière, Indurain et Rominger mènent la chasse, tandis que le maillot jaune Berzin est lâché. Riis prend la tête du classement général à la sortie des Alpes, mais Tony Rominger pointe derrière lui.

Après le difficile menu des Alpes, le peloton décompresse durant sa descente vers les Pyrénées. Seule la 14e étape arrivant à Super Besse est l'occasion d'une attaque des Français Richard Virenque et Luc Leblanc. Riis et Indurain résistent, mais Tony Rominger perd 50 secondes.

Lors de la 17e étape menant au sommet du Hautacam, Bjarne Riis conforte son maillot jaune en remportant la victoire. Il est le premier maillot jaune vainqueur d'une étape en ligne depuis Laurent Fignon en 1989. Derrière lui, Miguel Indurain craque et cède deux minutes supplémentaires, tandis que Richard Virenque réalise une belle opération au classement général, tout comme Tony Rominger. Le lendemain, dans une étape titanesque de 250 km en haute montagne, la course va exploser. À la suite d'une offensive de l'équipe Festina dans le difficile col du Soudet, Indurain et Rominger sont lâchés. Dans le port de Larrau, terrible montée menant en Espagne, un groupe de huit coureurs se forme en tête de la course : le maillot jaune Bjarne Riis, son jeune équipier Jan Ullrich, les deux Festina Richard Virenque et Laurent Dufaux, l'ancien champion du monde Luc Leblanc, ainsi que les outsiders Piotr Ugrumov, Peter Luttenberger et Fernando Escartín. Ces huit coureurs occuperont les huit premières places au classement général final. Finalement, Laurent Dufaux s'impose à Pampelune devant Riis. Indurain, Rominger et Olano cèdent près de dix minutes. Riis a réussi à assurer son maillot jaune, tandis que son équipier Ullrich est désormais à la deuxième place du classement général.

Jan Ullrich révèle son formidable talent en remportant le contre-la-montre final devant Miguel Indurain. Bjarne Riis remporte le Tour de France 1996 devant le jeune Allemand et le Français Richard Virenque. Riis est le premier Danois vainqueur du Tour. Son équipe Telekom truste toutes les victoires : en plus de Riis et Ullrich, Erik Zabel remporte pour la première fois le maillot vert. Miguel Indurain termine quant à lui à la 11e place pour son dernier Tour de France.

Dopage[modifier | modifier le code]

Pendant le déroulement même de la course, le Danois Bjarne Riis a été visé par des rumeurs de dopage. Son passé de coureur dans la sulfureuse équipe Gewiss, encadrée par le célèbre docteur Michele Ferrari (qui a introduit l'EPO dans le milieu cycliste au début des années 1990), et sa facilité en montagne ont soulevé de nombreuses interrogations. Dans le peloton, Riis se voyait affublé du surnom de « Monsieur 60 % », en référence à son hématocrite estimé à 60 % au vu de ses performances retentissantes (aujourd'hui, un coureur dont le taux est supérieur à 50 % est mis hors course).

De plus, un soigneur de l'équipe Telekom de Bjarne Riis, Jeff d'Hont, a affirmé en 2007 que Jan Ullrich aurait subi plusieurs injections d'EPO durant le Tour 1996, une méthode qui pourrait bien expliquer la supériorité insolente de l'équipe Telekom dans cette épreuve. À la suite de cette déclaration, d'autres coureurs de l'équipe comme Erik Zabel vainqueur du maillot vert, Rolf Aldag ou Udo Bölts ont avoué s'être dopés. Le 25 mai 2007, c'est finalement Bjarne Riis lui-même qui avoue s'être dopé lors du Tour 1996. Il ne s'estime d'ailleurs plus digne de cette victoire.

Le 7 juin 2007, ASO, société organisatrice du Tour de France, déclare que Bjarne Riis « ne peut plus être considéré comme le vainqueur du Tour[9] ». Pour ASO, Bjarne Riis n'est donc plus le vainqueur du Tour de France 1996 et cette édition sera à l'avenir considérée comme étant sans vainqueur. Un blanc suivra donc l'année 1996 dans les palmarès officiels de la Grande Boucle. Mais le 4 juillet 2008, les organisateurs du Tour de France reviennent en arrière et attribuent à nouveau la victoire à Bjarne Riis.

Les étapes[modifier | modifier le code]

Étape Date Villes étapes km Type Vainqueur d'étape Leader du classement général
Prologue 29 juin ’s-Hertogenbosch’s-Hertogenbosch 9,4 Contre-la-montre Drapeau : Suisse Alex Zülle Drapeau : Suisse Alex Zülle
1re étape 30 juin ’s-Hertogenbosch’s-Hertogenbosch 209 Drapeau : France Frédéric Moncassin Drapeau : Suisse Alex Zülle
2e étape 1er juil. ’s-HertogenboschWasquehal 247,5 Drapeau : Italie Mario Cipollini Drapeau : Suisse Alex Zülle
3e étape 2 juil. WasquehalNogent-sur-Oise 195 Drapeau : Allemagne Erik Zabel Drapeau : France Frédéric Moncassin
4e étape 3 juil. SoissonsLac de Madine 232 Drapeau : France Cyril Saugrain Drapeau : France Stéphane Heulot
5e étape 4 juil. Lac de MadineBesançon 232 Drapeau : Pays-Bas Jeroen Blijlevens Drapeau : France Stéphane Heulot
6e étape 5 juil. Arc-et-SenansAix-les-Bains 207 Drapeau : Pays-Bas Michael Boogerd Drapeau : France Stéphane Heulot
7e étape 6 juil. ChambéryLes Arcs (Savoie) 200 Étape de montagne Drapeau : France Luc Leblanc Drapeau : Russie Evgueni Berzin
8e étape 7 juil. Bourg-Saint-MauriceVal-d'Isère 30,5 Contre-la-montre Drapeau : Russie Evgueni Berzin Drapeau : Russie Evgueni Berzin
9e étape 8 juil. Le Monêtier-les-Bains[10]Sestrières 46 Étape de montagne Drapeau : Danemark Bjarne Riis Drapeau : Danemark Bjarne Riis
10e étape 9 juil. TurinGap 208,5 Drapeau : Allemagne Erik Zabel Drapeau : Danemark Bjarne Riis
11e étape 11 juil. GapValence 202 Drapeau : Colombie José Jaime González Drapeau : Danemark Bjarne Riis
12e étape 12 juil. ValenceLe Puy-en-Velay 143,5 Drapeau : Suisse Pascal Richard Drapeau : Danemark Bjarne Riis
13e étape 13 juil. Le Puy-en-VelaySuper Besse 177 Drapeau : Danemark Rolf Sørensen Drapeau : Danemark Bjarne Riis
14e étape 14 juil. BesseTulle 185 Drapeau : Ouzbékistan Djamolidine Abdoujaparov Drapeau : Danemark Bjarne Riis
15e étape 15 juil. BriveVilleneuve-sur-Lot 176 Drapeau : Italie Massimo Podenzana Drapeau : Danemark Bjarne Riis
16e étape 16 juil. AgenLourdes-Hautacam   199 Étape de montagne Drapeau : Danemark Bjarne Riis Drapeau : Danemark Bjarne Riis
17e étape 17 juil. Argelès-GazostPampelune 262 Étape de montagne Drapeau : Suisse Laurent Dufaux Drapeau : Danemark Bjarne Riis
18e étape 18 juil. PampeluneHendaye 154,5 Drapeau : Pays-Bas Bart Voskamp Drapeau : Danemark Bjarne Riis
19e étape 19 juil. HendayeBordeaux 226,5 Drapeau : France Frédéric Moncassin Drapeau : Danemark Bjarne Riis
20e étape 20 juil. BordeauxSaint-Émilion 63,5 Contre-la-montre Drapeau : Allemagne Jan Ullrich Drapeau : Danemark Bjarne Riis
21e étape 21 juil. PalaiseauParis 147,5 Drapeau : Italie Fabio Baldato Drapeau : Danemark Bjarne Riis

Évolution des classements[modifier | modifier le code]

Étape Maillot jaune
Jersey yellow.svg
Maillot vert
Jersey green.svg
Maillot à pois
Jersey polkadot.svg
Maillot blanc
Jersey white.svg
Par équipe
Jersey yellow number.svg
Prologue Alex Zülle Alex Zülle non décerné Christophe Moreau ONCE
1re étape Jan Svorada Paolo Savoldelli
2e étape Wilfried Nelissen
3e étape Frédéric Moncassin José Luis Arrieta Jeroen Blijlevens
4e étape Stéphane Heulot Frédéric Moncassin Wilfried Nelissen Stéphane Heulot Gan
5e étape
6e étape Léon van Bon Rabobank
7e étape Evgueni Berzin Richard Virenque Jan Ullrich Mapei
8e étape Telekom
9e étape Bjarne Riis
10e étape Erik Zabel
11e étape Mapei
12e étape Rabobank
13e étape Mapei
14e étape
15e étape
16e étape
17e étape Festina
18e étape
19e étape
20e étape
21e étape
Vainqueur Bjarne Riis Erik Zabel Richard Virenque Jan Ullrich Festina

Classements finals[modifier | modifier le code]

Classement général[modifier | modifier le code]

Cycliste Pays Équipe Temps
1 Bjarne Riis[1] Drapeau du Danemark Danemark Deutsche Telekom en 95 h 57 min 16 s
2 Jan Ullrich Drapeau de l'Allemagne Allemagne Deutsche Telekom + 1 min 41 s
3 Richard Virenque Drapeau de la France France Festina-Lotus 4 min 37 s
4 Laurent Dufaux Drapeau de la Suisse Suisse Festina-Lotus 5 min 53 s
5 Peter Luttenberger Drapeau de l'Autriche Autriche Carrera-Longoni 7 min 07 s
6 Luc Leblanc Drapeau de la France France Polti 10 min 03 s
7 Piotr Ugrumov Drapeau de la Lettonie Lettonie Roslotto-ZG Mobili 10 min 04 s
8 Fernando Escartín Drapeau de l'Espagne Espagne Kelme-Artiach 10 min 26 s
9 Abraham Olano Drapeau de l'Espagne Espagne Mapei-GB 11 min 00 s
10 Tony Rominger Drapeau de la Suisse Suisse Mapei-GB 11 min 53 s

Classements annexes[modifier | modifier le code]

Classement par points[modifier | modifier le code]

Classement par points (1–10)[11]
Rang Coureur Pays Équipe Points
1 Erik Zabel Drapeau de l'Allemagne Allemagne Telekom 335
2 Frédéric Moncassin Drapeau de la France France Gan 284
3 Fabio Baldato Drapeau de l'Italie Italie MG-Technogym 255
4 Djamolidine Abdoujaparov Drapeau de l'Ouzbékistan Ouzbékistan Refin 204
5 Jeroen Blijlevens Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas TVM 158

Prix de la montagne[modifier | modifier le code]

Classement du Prix du meilleur grimpeur (1–10)[11]
Rang Coureur Pays Équipe Points
1 Richard Virenque Drapeau de la France France Festina 383
2 Bjarne Riis Drapeau du Danemark Danemark Telekom 274
3 Laurent Dufaux Drapeau de la Suisse Suisse Festina 176
4 Laurent Brochard Drapeau de la France France Festina 168
5 Luc Leblanc Drapeau de la France France Polti 158

Classement par équipes[modifier | modifier le code]

Classement par équipes[11]
Rang Équipe Temps
1 Festina-Lotus 287 h 46 min 20 s
2 Deutsche Telekom + 15 min 14 s
3 Mapei-GB + 51 min 36 s
4 Roslotto + 1 h 22 min 29 s
5 ONCE +1 h 37 min 10 s

Classement des jeunes[modifier | modifier le code]

Classement des jeunes[11]
Rang Coureur Pays Équipe Temps
1 Jan Ullrich Drapeau de l'Allemagne Allemagne Telekom 95 h 58 min 57 s
2 Peter Luttenberger Drapeau de l'Autriche Autriche Carrera + 5 min 26 s
3 Manuel Fernández Ginés Drapeau de l'Espagne Espagne Mapei + 24 min 47 s
4 Leonardo Piepoli Drapeau de l'Italie Italie Refin + 25 min 55 s
5 Michael Boogerd Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas Rabobank + 1 h 12 min 04 s

Classement de la combativité[modifier | modifier le code]

Classement de la combativité[11]
Rang Coureur Pays Équipe Points
1 Richard Virenque Drapeau de la France France Festina 49
2 Bjarne Riis Drapeau du Danemark Danemark Telekom 47
3 Michele Bartoli Drapeau de l'Italie Italie MG-Technogym 44
4 Danny Nelissen Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas Rabobank 34
5 Laurent Roux Drapeau de la France France TVM 33

Liste des coureurs[modifier | modifier le code]

Banesto 
ONCE 
Deutsche Telekom 
Mapei-GB 
MG Maglificio-Technogym 
Gewiss-Playbus 
Motorola 
Festina-Lotus 
Rabobank 
GAN 
Saeco-AS Juvenes San Marino 
Polti 
Panaria-Vinavil 
Carrera-Longoni 
Roslotto-ZG Mobili 
TVM-Farm Frites 
Refin-Mobilvetta 
Lotto-Isoglass 
Kelme-Artiach 
Brescialat 
Agrigel-La Creuse 
Aubervilliers 93 

NP : non-partant ; A : abandon ; HD : hors délai ; E : éliminé.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Le 25 mai 2007, Bjarne Riis a reconnu s'être dopé lors du Tour de France 1996. Au moment de cet aveu, les faits étaient prescrits par les règlements. Bjarne Riis reste donc vainqueur.
  2. (fr) « Le Tour 1996 réattribué à Riis », lefigaro.fr, 4 juillet 2008.
  3. « Miguel Indurain en quête d'un sixième sacre », Gazette de Lausanne,‎ (lire en ligne)
  4. « Les quatre dernières équipes pour le Tour de France sont connues », sur lesoir.be,‎ (consulté le 28 août 2011)
  5. « Un Tour forcément historique », sur lesoir.be,‎ (consulté le 28 août 2011)
  6. « Dans les mémoires : Le Tour 1996 - Bjarne Riis », sur cyclismag.com,‎ (consulté le 28 août 2011)
  7. http://autobus.cyclingnews.com/results/archives/tour96/26_6.html
  8. « Une sixième victoire et Indurain serait à son Tour seul au monde », sur humanite.fr,‎ (consulté le 29 août 2011)
  9. « Riis rayé du palmarès du Tour de France », France 2, 7 juin 2007.
  10. L'étape partait initialement de Val-d'Isère et était longue de 190 km, mais les mauvaises conditions météo ont conduit à la neutralisation de la première partie de la course.
  11. a, b, c, d et e Bruno Deblander, « Bjarne Riis est entré dans Paris », Le Soir,‎ , p. 22 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]