Tour de France 1996

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Tour de France 1996
Généralités
Course
Étapes
21
Date
Distance
3 765 km
Pays traversé(s)
Lieu de départ
Lieu d'arrivée
Partants
198Voir et modifier les données sur Wikidata
Vitesse moyenne
39,235 km/h
Résultats
Vainqueur
Deuxième
Troisième
Classement par points
Meilleur grimpeur
Meilleur jeune
Meilleure équipe
Route of the 1996 Tour de France.png

Le Tour de France 1996 est la 83e édition du Tour de France, course cycliste qui s'est déroulée du 29 juin au sur 21 étapes pour 3 765 km. Le départ du Tour a lieu à Bois-le-Duc (’s-Hertogenbosch) aux Pays-Bas ; l'arrivée se juge aux Champs-Élysées. Bjarne Riis est le premier Danois à remporter la course. Cette édition permet de découvrir Jan Ullrich, jeune coureur allemand et coéquipier de Riis au sein de l'équipe Telekom, qui termine deuxième. Le Français Richard Virenque est troisième et remporte le maillot à pois de meilleur grimpeur. Quintuple vainqueur du Tour, l'Espagnol Miguel Indurain termine onzième à 14 min 14 s.

Ce Tour est particulier : il a été un temps considéré « sans vainqueur » à la suite des aveux de dopage de Riis, les organisateurs décidant de ne pas attribuer le titre au deuxième du classement Jan Ullrich, avant que le ils ne décident de réinscrire le nom de Bjarne Riis dans le palmarès de la Grande Boucle[2],[1].

Parcours[modifier | modifier le code]

Le départ du tour se déroule le à Bois-le-Duc (Pays-Bas) dans l'enceinte d'un célèbre marché de bétail du pays pour un traditionnel prologue de 9,4 kilomètres. S'ensuivent deux étapes en ligne presque intégralement disputées aux Pays-Bas avant un retour par le nord de la France pour quatre étapes dévolues aux sprinteurs menant vers le massif alpestre qui donnera lieu à trois étapes de haute montagne.

La première reliera Chambéry à la montée des Arcs en empruntant le Col de la Madeleine et le Cormet de Roselend, la suivante qui donnera lieu à un contre-la-montre individuel vallonné qui mènera les coureurs à Val d'Isère et la dernière qui relie le village de Le Monêtier-les-Bains à la station de ski Italienne de Sestrières avec le redoutable enchaînement col de l'Iseran, col du Galibier et col de Montgenèvre.

Les six étapes de transition suivantes, de difficulté moyenne, permettront aux coureurs de préparer les deux étapes pyrénéennes via la région Rhône-Alpes et le Massif central. La difficile montée hors catégorie de Lourdes-Hautacam est au programme de la première étape pyrénéenne, avant l'étape reine de ce tour qui marque l'entrée en Espagne par l'ascension de cinq cols parmi les plus durs des Pyrénées (col du Soulor, Aubisque, Marie-Blanque, Soudet et le très difficile Port de Larrau), dont l'arrivée est jugée à Pampelune, non loin du domicile de Miguel Indurain.

Deux étapes de plaine à travers le Pays basque et l'Aquitaine précèdent un contre-la-montre individuel de 63,5 kilomètres qui reliera Bordeaux à Saint-Émilion avant la traditionnelle dernière étape qui mène aux Champs-Élysées à Paris.

Nombreux sont les observateurs qui jugent le parcours de ce Tour de France compliqué car il est différent des précédents. « Ce Tour pourrait déranger Miguel dans la mesure où les difficultés sont réparties différemment », affirme Bernard Thévenet, le double vainqueur du Tour en 1975 et 1977. Des mots que confirment Indurain lui-même, qui craint beaucoup les étapes de transition entre Alpes et Pyrénées : « À la sortie du secteur tracé dans le massif central, on ne saura probablement pas qui gagnera, mais on saura qui ne le gagnera pas »[3].

Participants[modifier | modifier le code]

Équipes sélectionnées[modifier | modifier le code]

Dix-huit équipes sont qualifiées pour le Tour de France grâce à leur place au classement UCI. Quatre équipes invitées s'y ajoutent : Kelme (19e au classement UCI), Brescialat (23e), Agrigel-La Creuse (29e) et Aubervilliers (33e). Le choix de ces deux dernières équipes, alors classées (29e) et 33e au classement UCI, surprend. Il est surtout dû à la volonté des organisateurs d'augmenter le nombre de coureurs Français dans le peloton au départ de l'épreuve. Parmi les équipes écartées, Aki et Petit Casino avaient participé au Tour 1995 (la seconde sous le nom de Chazal), et s'y étaient montrées discrètes[4]. L'équipe Aki est néanmoins sélectionnée en tant que réserviste, en cas de défection d'une des équipes titulaires, au même titre que l'équipe belge Collstrop[5]. Le peloton de ce Tour est composé de neuf équipes italiennes, quatre françaises, trois espagnoles, deux néerlandaises, une allemande, une américaine, une belge et une équipe saint-marinaise.

Équipe Leader
Drapeau : Espagne Banesto Drapeau : Espagne Miguel Indurain
Drapeau : Espagne ONCE Drapeau : Suisse Alex Zülle
Drapeau : France Laurent Jalabert
Drapeau : Allemagne Team Deutsche Telekom Drapeau : Danemark Bjarne Riis
Drapeau : Italie Mapei - GB Drapeau : Suisse Tony Rominger
Drapeau : Italie MG Technogym Drapeau : Suisse Pascal Richard
Drapeau : Italie Gewiss - Playbus Drapeau : Russie Evgueni Berzin
Drapeau : États-Unis Motorola Drapeau : États-Unis Lance Armstrong
Drapeau : France Festina Drapeau : France Richard Virenque
Drapeau : Pays-Bas Rabobank Drapeau : Danemark Rolf Sörensen
Drapeau : France Gan Drapeau : Royaume-Uni Chris Boardman
Drapeau : Saint-Marin Saeco Drapeau : Italie Mario Cipollini
Drapeau : Italie Polti Drapeau : France Luc Leblanc
Drapeau : Italie Panaria - Vinavil Drapeau : Slovaquie Ján Svorada
Drapeau : Italie Carrera - Blue Jean Drapeau : Autriche Peter Luttenberger
Drapeau : Italie Roslotto - ZG Mobili Drapeau : Lettonie Piotr Ugrumov
Drapeau : Pays-Bas TVM Drapeau : Pays-Bas Jeroen Blijlevens
Drapeau : Italie Ceramiche Refin - Mobilvetta Drapeau : Ouzbékistan Djamolidine Abdoujaparov
Drapeau : Belgique Lotto Drapeau : Moldavie Andrei Tchmil
Drapeau : Espagne Kelme - Artiach Drapeau : Espagne Fernando Escartín
Drapeau : Italie Brescialat Drapeau : Pologne Zenon Jaskuła
Drapeau : France Agrigel-La Creuse Drapeau : France Jacky Durand
Drapeau : France Aubervilliers-93 Drapeau : France Cyril Saugrain

Favoris et principaux coureurs à suivre[modifier | modifier le code]

198 coureurs de 24 nationalités différentes participent au Tour. Les pays les mieux représentés sont l'Italie (62 coureurs), la France (37) et l'Espagne (23).

Au départ du Tour, l'Espagnol Miguel Indurain, qui domine la course depuis 1991, fait figure de grand favori. Il vient de remporter le Critérium du Dauphiné libéré. Il est en lice pour une sixième victoire, ce qu'aucun coureur n'a réalisé auparavant[6],[7].

Deux équipes fournissent chacune deux adversaires importants d'Indurain. L'équipe espagnole Once a pour leaders le Français Laurent Jalabert et le Suisse Alex Zülle. Jalabert vient de remporter le Grand Prix du Midi libre et la Route du Sud, puis a dû abandonner lors du Critérium du Dauphiné libéré. Vainqueur du Tour d'Espagne 1995 et quatrième du Tour de France 1995, il occupe la tête du classement mondial UCI et pense pouvoir gagner le Tour[8]. Son coéquipier Alex Zülle, deuxième en 1995, est également considéré comme un des principaux rivaux d'Indurain.

L'équipe Mapei - GB se présente avec le Suisse Tony Rominger et l'Espagnol Abraham Olano. Rominger a terminé deuxième du Critérium du Dauphiné libéré en juin, derrière Indurain et possède une grande expérience sur les grands tours. Abraham Olano, champion du monde en titre, s'est classé troisième du Tour d'Italie et a dominé le Tour de Romandie. Bon rouleur capable de suivre les meilleurs grimpeurs, il présente des caractéristiques proches de celles de Miguel Indurain.

Le Russe Evgueni Berzin, leader de l'équipe Gewiss, a remporté le Tour d'Italie 1994, ce qui fait de lui le seul coureur à avoir battu Indurain lors d'un grand tour depuis 1991. Bon rouleur et grimpeur, il tarde cependant à confirmer ce succès obtenu à 24 ans. Il s'est toutefois plusieurs fois imposé contre la montre en début de saison, lors de Tirreno-Adriatico et du Tour d'Italie notamment[9].

Parmi les autres coureurs à suivre en vue du classement général, le très expérimenté Danois Bjarne Riis, troisième du Tour l'année précédente, qui bénéficiera du support de la Telekom, sa nouvelle équipe construite autour de lui, ainsi que le jeune Autrichien de la Carrera Peter Luttenberger, qui vient de remporter le Tour de Suisse, et enfin le Français Richard Virenque, auteur de nombreuses places d'honneur durant la saison, qui sera accompagné de son précieux lieutenant suisse Laurent Dufaux.

Du côté des sprinteurs, pour lesquels la première semaine devrait être très favorable, les noms de Mario Cipollini, Ján Svorada, très performants depuis le début de saison et qui bénéficient d'une équipe construite autour d'eux, ainsi que celui d'Erik Zabel, le jeune sprinteur de la Telekom, ressortent souvent.

Déroulement de la course[modifier | modifier le code]

Au départ du Tour de France 1996, Miguel Indurain fait figure de grand favori. Face à lui, un immense défi : devenir le premier coureur à remporter six Tours de France. Pour l'empêcher d'y parvenir, ses adversaires sont présents en nombre. Alex Zülle et Laurent Jalabert, de l'équipe ONCE, Tony Rominger et Abraham Olano, de l'équipe Mapei, ou encore le Danois Bjarne Riis, de l'équipe allemande Telekom, viennent pour gagner.

Si Zülle remporte le prologue, la première semaine n'offre pas les traditionnels contre-la-montre, individuel et par équipe. C'est donc dans l'inconnu que les Alpes se profilent à l'horizon.

La première étape conduit les coureurs aux Arcs, après l'ascension du col de la Madeleine et du Cormet de Roselend. Dès la première difficulté, Laurent Jalabert est lâché, c'est une grosse surprise. Dans la descente difficile de la Madeleine, Zülle glisse dans le ravin, tout comme Johan Bruyneel un peu plus loin, mais les deux coureurs s'en sortent sans gravité. Dans la montée finale, le Français Luc Leblanc attaque et s'impose au sommet devant le Suisse Tony Rominger, mais la grande sensation est causée par la défaillance de Miguel Indurain qui cède deux minutes. Le lendemain, un contre-la-montre en altitude est proposé aux coureurs, avec l'ascension d'une bonne partie du col de l'Iseran : c'est le Russe Evgueni Berzin qui s'impose, confortant ainsi son maillot jaune. Le deuxième de l'étape, Bjarne Riis fait forte impression, d'autant que son jeune équipier Jan Ullrich prend la sixième place. Tony Rominger et Abraham Olano résistent également. Miguel Indurain, quant à lui, abandonne une minute supplémentaire. Une troisième étape de montagne alpine est au programme, mais le mauvais temps oblige les organisateurs à l'amputer des ascensions des cols de l'Iseran et du Galibier. Sur les 50 km restants, c'est Bjarne Riis qui fait étalage de sa supériorité. Attaquant très tôt, il résiste jusqu'à Sestrières où il s'impose. Derrière, Indurain et Rominger mènent la chasse, tandis que le maillot jaune Berzin est lâché. Riis prend la tête du classement général à la sortie des Alpes, mais Tony Rominger pointe derrière lui.

Après le difficile menu des Alpes, le peloton décompresse durant sa descente vers les Pyrénées. Seule la 14e étape arrivant à Super Besse est l'occasion d'une attaque des Français Richard Virenque et Luc Leblanc. Riis et Indurain résistent, mais Tony Rominger perd 50 secondes.

Lors de la 17e étape menant au sommet du Hautacam, Bjarne Riis conforte son maillot jaune en remportant la victoire. Il est le premier maillot jaune vainqueur d'une étape en ligne depuis Laurent Fignon en 1989. Derrière lui, Miguel Indurain craque et cède deux minutes supplémentaires, tandis que Richard Virenque réalise une belle opération au classement général, tout comme Tony Rominger. Le lendemain, dans une étape titanesque de 250 km en haute montagne, la course va exploser. À la suite d'une offensive de l'équipe Festina dans le difficile col du Soudet, Indurain et Rominger sont lâchés. Dans le port de Larrau, terrible montée menant en Espagne, un groupe de huit coureurs se forme en tête de la course : le maillot jaune Bjarne Riis, son jeune équipier Jan Ullrich, les deux Festina Richard Virenque et Laurent Dufaux, l'ancien champion du monde Luc Leblanc, ainsi que les outsiders Piotr Ugrumov, Peter Luttenberger et Fernando Escartín. Ces huit coureurs occuperont les huit premières places au classement général final. Finalement, Laurent Dufaux s'impose à Pampelune devant Riis. Indurain, Rominger et Olano cèdent près de dix minutes. Riis a réussi à assurer son maillot jaune, tandis que son équipier Ullrich est désormais à la deuxième place du classement général.

Jan Ullrich révèle son formidable talent en remportant le contre-la-montre final devant Miguel Indurain. Bjarne Riis remporte le Tour de France 1996 devant le jeune Allemand et le Français Richard Virenque. Riis est le premier Danois vainqueur du Tour. Son équipe Telekom truste toutes les victoires : en plus de Riis et Ullrich, Erik Zabel remporte pour la première fois le maillot vert. Miguel Indurain termine quant à lui à la 11e place pour son dernier Tour de France.

Dopage[modifier | modifier le code]

Pendant le déroulement même de la course, le Danois Bjarne Riis a été visé par des rumeurs de dopage. Son passé de coureur dans la sulfureuse équipe Gewiss, encadrée par le célèbre docteur Michele Ferrari (qui a introduit l'EPO dans le milieu cycliste au début des années 1990), et sa facilité en montagne ont soulevé de nombreuses interrogations. Dans le peloton, Riis se voyait affublé du surnom de « Monsieur 60 % », en référence à son hématocrite estimé à 60 % au vu de ses performances retentissantes (aujourd'hui, un coureur dont le taux est supérieur à 50 % est mis hors course).

De plus, un soigneur de l'équipe Telekom de Bjarne Riis, Jeff d'Hont, a affirmé en 2007 que Jan Ullrich aurait subi plusieurs injections d'EPO durant le Tour 1996, une méthode qui pourrait bien expliquer la supériorité insolente de l'équipe Telekom dans cette épreuve. À la suite de cette déclaration, d'autres coureurs de l'équipe, comme Erik Zabel, vainqueur du maillot vert, Rolf Aldag ou Udo Bölts, ont avoué s'être dopés. Le , c'est finalement Bjarne Riis lui-même qui avoue s'être dopé lors du Tour 1996. Il ne s'estime d'ailleurs plus digne de cette victoire.

Le , ASO, société organisatrice du Tour de France, déclare que Bjarne Riis « ne peut plus être considéré comme le vainqueur du Tour[10] ». Pour ASO, Bjarne Riis n'est donc plus le vainqueur du Tour de France 1996 et cette édition sera à l'avenir considérée comme étant sans vainqueur. Un blanc suivra donc l'année 1996 dans les palmarès officiels de la Grande Boucle. Mais le , les organisateurs du Tour de France reviennent en arrière et attribuent à nouveau la victoire à Bjarne Riis.

Étapes[modifier | modifier le code]

Étape[11],[12] Date Villes étapes Distance (km) Vainqueur d’étape Leader du classement général
Prologue 29 juin Drapeau : Pays-Bas ’s-Hertogenbosch (NED)Drapeau : Pays-Bas ’s-Hertogenbosch (NED)
Contre-la-montre individuel
9,4 Drapeau : Suisse Alex Zülle Drapeau : Suisse Alex Zülle
1re étape 30 juin Drapeau : Pays-Bas ’s-Hertogenbosch (NED)Drapeau : Pays-Bas ’s-Hertogenbosch (NED)
Étape de plaine
209 Drapeau : France Frédéric Moncassin Drapeau : Suisse Alex Zülle
2e étape 1er juillet Drapeau : Pays-Bas ’s-Hertogenbosch (NED)Wasquehal
Étape de plaine
247,5 Drapeau : Italie Mario Cipollini Drapeau : Suisse Alex Zülle
3e étape 2 juillet WasquehalNogent-sur-Oise
Étape de plaine
195 Drapeau : Allemagne Erik Zabel Drapeau : France Frédéric Moncassin
4e étape 3 juillet SoissonsLac de Madine
Étape de plaine
232 Drapeau : France Cyril Saugrain Drapeau : France Stéphane Heulot
5e étape 4 juillet Lac de MadineBesançon
Étape de plaine
232 Drapeau : Pays-Bas Jeroen Blijlevens Drapeau : France Stéphane Heulot
6e étape 5 juillet Arc-et-SenansAix-les-Bains
Étape de moyenne montagne
207 Drapeau : Pays-Bas Michael Boogerd Drapeau : France Stéphane Heulot
7e étape 6 juillet ChambéryLes Arcs
Étape de montagne
200 Drapeau : France Luc Leblanc Drapeau : Russie Evgueni Berzin
8e étape 7 juillet Bourg-Saint-MauriceVal-d'Isère
Contre-la-montre individuel en montagne
30,5 Drapeau : Russie Evgueni Berzin Drapeau : Russie Evgueni Berzin
9e étape 8 juillet Le Monêtier-les-Bains[N 1]Drapeau : Italie Sestrières (ITA)
Étape de montagne
46 Drapeau : Danemark Bjarne Riis Drapeau : Danemark Bjarne Riis
10e étape 9 juillet Drapeau : Italie Turin (ITA)Gap
Étape de moyenne montagne
208,5 Drapeau : Allemagne Erik Zabel Drapeau : Danemark Bjarne Riis
10 juillet Gap Jour de repos Journée de repos
11e étape 11 juillet GapValence
Étape de moyenne montagne
202 Drapeau : Colombie José Jaime González Drapeau : Danemark Bjarne Riis
12e étape 12 juillet ValenceLe Puy-en-Velay
Étape de moyenne montagne
143,5 Drapeau : Suisse Pascal Richard Drapeau : Danemark Bjarne Riis
13e étape 13 juillet Le Puy-en-VelaySuper-Besse - Sancy
Étape de moyenne montagne
177 Drapeau : Danemark Rolf Sørensen Drapeau : Danemark Bjarne Riis
14e étape 14 juillet BesseTulle
Étape de moyenne montagne
185 Drapeau : Ouzbékistan Djamolidine Abdoujaparov Drapeau : Danemark Bjarne Riis
15e étape 15 juillet Brive-la-GaillardeVilleneuve-sur-Lot
Étape de plaine
176 Drapeau : Italie Massimo Podenzana Drapeau : Danemark Bjarne Riis
16e étape 16 juillet AgenLourdes - Hautacam
Étape de montagne
199 Drapeau : Danemark Bjarne Riis Drapeau : Danemark Bjarne Riis
17e étape 17 juillet Argelès-GazostDrapeau : Espagne Pampelune (ESP)
Étape de montagne
262 Drapeau : Suisse Laurent Dufaux Drapeau : Danemark Bjarne Riis
18e étape 18 juillet Drapeau : Espagne Pampelune (ESP)Hendaye
Étape de moyenne montagne
154,5 Drapeau : Pays-Bas Bart Voskamp Drapeau : Danemark Bjarne Riis
19e étape 19 juillet HendayeBordeaux
Étape de plaine
226,5 Drapeau : France Frédéric Moncassin Drapeau : Danemark Bjarne Riis
20e étape 20 juillet BordeauxSaint-Émilion
Contre-la-montre individuel
63,5 Drapeau : Allemagne Jan Ullrich Drapeau : Danemark Bjarne Riis
21e étape 21 juillet PalaiseauParis - Champs-Élysées
Étape de plaine
147,5 Drapeau : Italie Fabio Baldato Drapeau : Danemark Bjarne Riis
  1. L'étape partait initialement de Val-d'Isère et était longue de 190 km, mais les mauvaises conditions météo ont conduit à la neutralisation de la première partie de la course, les cols de l'Iseran et du Galibier étant impraticables.

Classements[modifier | modifier le code]

Classement général[modifier | modifier le code]

Classement général[13]
  Coureur Pays Équipe Temps
1er Bjarne Riis Leader du classement général Drapeau du Danemark Danemark Deutsche Telekom en 95 h 57 min 16 s
2e Jan Ullrich Drapeau de l'Allemagne Allemagne Deutsche Telekom + min 41 s
3e Richard Virenque Leader du classement du meilleur grimpeur Drapeau de la France France Festina-Lotus + min 37 s
4e Laurent Dufaux Drapeau de la Suisse Suisse Festina-Lotus + min 53 s
5e Peter Luttenberger Drapeau de l'Autriche Autriche Carrera Jeans + min 7 s
6e Luc Leblanc Drapeau de la France France Polti + 10 min 3 s
7e Piotr Ugrumov Drapeau de la Lettonie Lettonie Roslotto-ZG Mobili + 10 min 4 s
8e Fernando Escartín Drapeau de l'Espagne Espagne Kelme-Artiach + 10 min 26 s
9e Abraham Olano Drapeau de l'Espagne Espagne Mapei-GB + 11 min 0 s
10e Tony Rominger Drapeau de la Suisse Suisse Mapei-GB + 11 min 53 s
11e Miguel Indurain Drapeau de l'Espagne Espagne Banesto + 14 min 14 s
12e Patrick Jonker Drapeau de l'Australie Australie ONCE + 18 min 58 s
13e Bo Hamburger Drapeau du Danemark Danemark TVM-Farm Frites + 22 min 19 s
14e Udo Bölts Drapeau de l'Allemagne Allemagne Deutsche Telekom + 25 min 56 s
15e Alberto Elli Drapeau de l'Italie Italie MG Maglificio-Technogym + 26 min 18 s
16e Manuel Fernández Ginés Drapeau de l'Espagne Espagne Mapei-GB + 26 min 28 s
17e Leonardo Piepoli Drapeau de l'Italie Italie Refin-Mobilvetta + 27 min 36 s
18e Laurent Brochard Drapeau de la France France Festina-Lotus + 32 min 11 s
19e Michele Bartoli Drapeau de l'Italie Italie MG Maglificio-Technogym + 37 min 18 s
20e Evgueni Berzin Drapeau de la Russie Russie Gewiss-Playbus + 38 min 0 s
21e Viatcheslav Ekimov Drapeau de la Russie Russie Rabobank + 43 min 58 s
22e Stefano Cattai Drapeau de l'Italie Italie Roslotto-ZG Mobili + 48 min 3 s
23e Laurent Madouas Drapeau de la France France Motorola + 53 min 15 s
24e Arsenio González Drapeau de l'Espagne Espagne Mapei-GB + 55 min 28 s
25e Massimiliano Lelli Drapeau de l'Italie Italie Saeco-AS Juvenes San Marino + 55 min 35 s

Classements annexes[modifier | modifier le code]

Classement par points[modifier | modifier le code]

Grand Prix de la montagne[modifier | modifier le code]

Classement du meilleur grimpeur[14]
  Coureur Pays Équipe Point(s)
1er Richard Virenque Leader du classement du meilleur grimpeur Drapeau de la France France Festina-Lotus 383 points
2e Bjarne Riis Leader du classement général Drapeau du Danemark Danemark Deutsche Telekom 274 pts
3e Laurent Dufaux Drapeau de la Suisse Suisse Festina-Lotus 176 pts
4e Laurent Brochard Drapeau de la France France Festina-Lotus 168 pts
5e Luc Leblanc Drapeau de la France France Polti 158 pts
6e Tony Rominger Drapeau de la Suisse Suisse Mapei-GB 148 pts
7e Jan Ullrich Drapeau de l'Allemagne Allemagne Deutsche Telekom 131 pts
8e Pascal Hervé Drapeau de la Colombie Colombie Festina-Lotus 110 pts
9e Peter Luttenberger Drapeau de l'Autriche Autriche Carrera Jeans 109 pts
10e Piotr Ugrumov Drapeau de la Lettonie Lettonie Roslotto-ZG Mobili 101 pts

Classement du meilleur jeune[modifier | modifier le code]

Classement du meilleur jeune[14]
  Coureur Pays Équipe Temps
1er Jan Ullrich Drapeau de l'Allemagne Allemagne Deutsche Telekom en 95 h 58 min 57 s
2e Peter Luttenberger Drapeau de l'Autriche Autriche Carrera Jeans + min 26 s
3e Manuel Fernández Ginés Drapeau de l'Espagne Espagne Mapei-GB + 24 min 47 s
4e Leonardo Piepoli Drapeau de l'Italie Italie Refin-Mobilvetta + 25 min 55 s
5e Michael Boogerd Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas Rabobank + h 12 min 4 s
6e José Luis Arrieta Drapeau de l'Espagne Espagne Banesto + h 12 min 7 s
7e Paolo Savoldelli Drapeau de l'Italie Italie Roslotto-ZG Mobili + h 13 min 39 s
8e Oscar Camenzind Drapeau de la Suisse Suisse Panaria-Vinavil + h 23 min 36 s
9e Laurent Roux Drapeau de la France France TVM-Farm Frites + h 34 min 30 s
10e Valentino Fois Drapeau de l'Italie Italie Panaria-Vinavil + h 44 min 17 s

Classement de la combativité[modifier | modifier le code]

Classement par équipes[modifier | modifier le code]

Classement par équipes[14]
  Équipe Pays Temps
1re Festina-Lotus Drapeau de la France France en 287 h 46 min 20 s
2e Deutsche Telekom Drapeau de l'Allemagne Allemagne + 15 min 14 s
3e Mapei-GB Drapeau de l'Italie Italie + 51 min 36 s
4e Roslotto-ZG Mobili Drapeau de l'Italie Italie + h 22 min 29 s
5e ONCE Drapeau de l'Espagne Espagne + h 37 min 10 s
6e Rabobank Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas + h 53 min 14 s
7e TVM-Farm Frites Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas + h 9 min 21 s
8e MG Maglificio-Technogym Drapeau de l'Italie Italie + h 18 min 11 s
9e Polti Drapeau de l'Italie Italie + h 31 min 13 s
10e Banesto Drapeau de l'Espagne Espagne + h 31 min 20 s

Évolution des classements[modifier | modifier le code]

Évolution des leaders des classements par étape[15],[16]
Étape Vainqueur Classement général
Leader du classement général
Classement par points
Leader du classement par points
Classement de la montagne
Leader du classement du meilleur grimpeur
Classement du meilleur jeune Classement par équipes Prix de la combativité
Étape Leader
P Alex Zülle Alex Zülle Alex Zülle non décerné Christophe Moreau ONCE non décerné
1 Frédéric Moncassin Ján Svorada Paolo Savoldelli Danny Nelissen Danny Nelissen
2 Mario Cipollini Danny Nelissen Rossano Brasi
3 Erik Zabel Frédéric Moncassin José Luis Rubiera Jeroen Blijlevens Marco Lietti
4 Cyril Saugrain Stéphane Heulot Frédéric Moncassin Danny Nelissen Stéphane Heulot Gan Mariano Piccoli
5 Jeroen Blijlevens Giuseppe Calcaterra
6 Michael Boogerd Léon van Bon Rabobank Léon van Bon
7 Luc Leblanc Evgueni Berzin Richard Virenque Jan Ullrich Mapei-GB Udo Bölts
8 Evgueni Berzin Deutsche Telekom non décerné
9 Bjarne Riis Bjarne Riis Bjarne Riis
10 Erik Zabel Erik Zabel Rolf Sørensen
11 Chepe González Mapei-GB Laurent Brochard
12 Pascal Richard Rabobank Erik Breukink
13 Rolf Sørensen Mapei-GB Richard Virenque
14 Djamolidine Abdoujaparov Bo Hamburger
15 Massimo Podenzana Michele Bartoli
16 Bjarne Riis Laurent Roux Richard Virenque
17 Laurent Dufaux Festina-Lotus Bjarne Riis Bjarne Riis
18 Bart Voskamp Michele Bartoli
19 Frédéric Moncassin Gilles Talmant
20 Jan Ullrich non décerné
21 Fabio Baldato Andrei Tchmil Richard Virenque
Final Bjarne Riis Erik Zabel Richard Virenque Jan Ullrich Festina-Lotus Richard Virenque

Liste des coureurs[modifier | modifier le code]

Banesto
ONCE
Deutsche Telekom
Mapei-GB
MG Maglificio-Technogym
Gewiss-Playbus
Motorola
Festina-Lotus
Rabobank
GAN
Saeco-AS Juvenes San Marino
Polti
Panaria-Vinavil
Carrera-Longoni
Roslotto-ZG Mobili
TVM-Farm Frites
Refin-Mobilvetta
Lotto-Isoglass
Kelme-Artiach
Brescialat
Agrigel-La Creuse
Aubervilliers 93

NP : non-partant ; A : abandon ; HD : hors délai ; E : éliminé.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le 25 mai 2007, Bjarne Riis a reconnu s'être dopé lors du Tour de France 1996. Au moment de cet aveu, les faits étaient prescrits par les règlements. Bjarne Riis reste donc vainqueur.
  2. (fr) « Le Tour 1996 réattribué à Riis », lefigaro.fr, 4 juillet 2008.
  3. « Miguel Indurain en quête d'un sixième sacre », Gazette de Lausanne,‎ (lire en ligne)
  4. « Les quatre dernières équipes pour le Tour de France sont connues », sur lesoir.be, (consulté le 28 août 2011)
  5. http://autobus.cyclingnews.com/results/archives/tour96/tdfteams.html
  6. « Un Tour forcément historique », sur lesoir.be, (consulté le 28 août 2011)
  7. « Dans les mémoires : Le Tour 1996 - Bjarne Riis », sur cyclismag.com, (consulté le 28 août 2011)
  8. http://autobus.cyclingnews.com/results/archives/tour96/26_6.html
  9. « Une sixième victoire et Indurain serait à son Tour seul au monde », sur humanite.fr, (consulté le 29 août 2011)
  10. « Riis rayé du palmarès du Tour de France », France 2, 7 juin 2007.
  11. « 83ème Tour de France 1996 » [archive du ], sur Mémoire du cyclisme (consulté le 6 avril 2020)
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