Saint-Germain-Laprade

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Saint-Germain-Laprade
Saint-Germain-Laprade
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Le Puy-en-Velay
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay
Maire
Mandat
André Cornu
2020-2026
Code postal 43700
Code commune 43190
Démographie
Population
municipale
3 634 hab. (2017 en augmentation de 4,7 % par rapport à 2012)
Densité 129 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 20″ nord, 3° 58′ 12″ est
Altitude Min. 601 m
Max. 920 m
Superficie 28,09 km2
Élections
Départementales Canton du Puy-en-Velay-3
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Germain-Laprade est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint Germain Laprade s'étend sur 2 811 hectares du pied du Meygal aux portes du Puy-en-Velay. Par rapport aux autres villes, elle se situe, à 9 km du Puy-en-Velay, 75 km de Saint-Étienne et 132 km de Clermont-Ferrand. Son altitude moyenne avoisine les 677 mètres (altitude minimale 601 mètres - altitude maximale 920 mètres).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Si furent trouvées des traces d'occupation magdaléniennes dans la Grotte rouge du mont Brunelet, aujourd'hui sur la commune de Brives-Charensac, rien n'indique une quelconque présence préhistorique sur le territoire de Saint-Germain-Laprade, ni même une implantation Gauloise.

De l'époque gallo-romaine furent trouvés certains éléments qui laissent présumer la création du village : le tracé de la voie romaine Anicium - Valentia ou Acunum; de nombreux fragments de poteries; des monnaies; une stèle; le soubassement du clocher de l'église constitué d’éléments d’un temple antique.

Moyen-âge[modifier | modifier le code]

Le village tire son nom d’un des deux saints, Germain d’Auxerre (384-448) ou Germain de Paris (496-575). Laprade désigne une étendue de prés.

La première mention de l'église apparaît en 1164, mais sa construction a dû commencer vers 976[1], et s’est faite ensuite en plusieurs étapes : à la structure primitive romane fut ajouté à la fin du XIVe siècle deux chapelles latérales gothiques, puis au début du XVIe siècle deux chapelles au Nord. Eurent lieu encore de nombreuses et importantes transformations : en 1755, en 1772, au XIXe siècle, et encore au XXe siècle.

En 976, sous l’épiscopat de Guy d’Anjou et dans le cadre du mouvement spirituel et social de la Paix de Dieu, se tint dans une prairie aux abords de Laprade un "Plaid" (assemblée de justice), qui imposa la paix à des seigneurs toujours en guerre[2].

En 1138 est fondée l' abbaye de Doue. Occupée par l’ordre des Prémontrés, elle connut plusieurs siècles de prospérité, mais est pillée lors de la guerre de Cent Ans par le "routier" Seguin de Badefol. Lors des guerres de Religion elle est sommairement fortifiée et subit des combats entre partisans de la Ligue catholique et soutiens du roi Henri IV, en décembre 1589[3]. Elle est de nouveau pillée à la Révolution[réf. nécessaire]. Diverses restaurations ont permis de la sauver de la ruine.

Une baronnie fut créé au XIIe siècle, et diverses familles furent seigneurs du lieu : les de Turenne, de Poinsac, de Morgues, de Clérico.

En 1217, l'évêque du Puy Robert de Mehun est assassiné par Bertrand de Cayres près du village. Son corps est inhumé dans l'église abbatiale de Doue.

Un château est bâti au XVe siècle à l'écart du bourg, l'imposant du Villard[4]. Est aussi bâtie à la même époque une maison-forte dans le village. Tous deux seront plusieurs fois restaurés ou remaniés.

De la Renaissance à Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Comme déjà vu dans le chapitre précédent, le village connut les tourments des guerres de Religion, surtout lors de la huitième (1585-1598), la ville du Puy ayant été un des bastions de la Sainte Ligue, soutenant une lutte acharnée qui eu des répercussions dans tout le Velay.

Le château du Villard fut le théâtre de combats en 1590, sa garnison dirigée par Gabriel de Morgues étant passée au fil de l'épée.

Saint-Germain-la-Prade (ce nom lui est donné en 1801[5]. Avant cela, c'est un peu flou, entre "La Prade", "Laprade", "Saint Germain".) devient commune en 1790, et fait partie du département nouvellement créé de Haute-Loire. Plusieurs villages sont intégrés à la municipalité : Fay-la-Triouleyre, Marnhac, Noustoulet, Servissac, le Pin, les Pandraux. L'un d'eux, Blavozy, quitte cette union à la fin du XIXe siècle pour s’ériger en commune indépendante.

Depuis 1906 y est produit la Maurin Quina (en), alcool emblématique de Haute-Loire avec la Verveine du Velay 55 Pagès.

Soixante-six enfants de la municipalité sont tombés aux Champs-d'Honneurs lors de la Première Guerre mondiale, sept lors de la seconde. Deux monuments aux morts rappellent ce lourd bilan. Un troisième, au lieu-dit Peyrard, témoigne que le trois résistants furent abattus là par la Wehrmacht.

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Jean-Paul Peyrelon    
1947 1971 François Gippet    
1971 2001 Augusta Badiou    
2001 2014 Daniel Exbrayat    
2014 En cours
(au 13 juillet 2020)
André Cornu Gauche
écologique
Enseignant en électrotechnique
Conseiller départemental (depuis 2015)
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Saint Germain Laprade est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7].

En 2017, la commune comptait 3 634 habitants[Note 1], en augmentation de 4,7 % par rapport à 2012 (Haute-Loire : +0,71 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1181 9222 0062 3342 1842 4692 5202 6102 450
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5642 6042 6072 6202 6792 6112 6632 6891 913
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8211 8141 7601 6101 5121 5221 4051 2241 187
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 1351 1661 4912 1692 7392 9923 3253 4383 611
2017 - - - - - - - -
3 634--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations et évènements[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Longtemps largement rurale, la commune connait un renouveau économique à partir des années 1970. En effet, il est décidé de concert avec la commune voisine de Blavozy l'installation d'une zone industrielle qui deviendra la ZI Laprade et voit l'arrivée de l'entreprise Michelin. À cet endroit, se trouve aussi la distillerie de la Verveine du Velay. Actuellement, la zone compte une soixantaine d'entreprises.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Liste des sites inscrits ou classés à Saint-Germain-Laprade :

  • Château du Bourg : portail d'entrée, façades et toitures, cuisine avec sa cheminée au sous-sol, grand salon avec son décor, salle à manger avec son décor de toiles au premier étage.
  • Vestiges de l'église de l'ancienne abbaye de Doue y compris la dalle d'enfeu portant sur une épitaphe et encastrée dans l'abside, et la chapelle Sainte-Catherine, ainsi que le sol de l'ancienne emprise de l'abbaye.
  • Ancienne abbaye de Doue : parties suivantes des bâtiments conventuels : aile est, y compris la salle capitulaire et la pièce aux lambris peints ; aile sud, y compris le grand salon lambrissé et la chambre à alcôve dite de l'abbé.
  • Église Saint-Germain.
  • Château du Villard, façades et toitures de l'ensemble des bâtiments (à l'exclusion de la façade du XIXe siècle) ainsi que le mur de clôture avec son portail.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guy d'Anjou (- décédé en 996), l'un des principaux inventeurs de la paix de Dieu. Il embrasse la carrière monastique. Devenu évêque du Puy, il dirige les plaids de Laprade (vers 975-980) et de Saint-Paulien dit « du Puy » (vers 993/994).
  • Jean-François Régis (né 1597 - décédé 1640), jésuite missionnaire des campagnes et en particulier de l'Ardèche. Canonisé en 1737, il est fêté le . Saint Jean-François Régis est le patron des Jésuites de la province de France. Le deuxième cimetière de Saint-Germain-Laprade porte son nom en son hommage, il fut terminé en 1997.
  • Le Dr Claude Auguste Reynaud (1804-1878) a acheté le château du Villard vers 1860. Il y accueillera Émile Reynaud (voir ci-dessous), fils de son cousin germain, et sa mère devenue veuve.
  • Émile Reynaud, (né 1844 - décédé 1918) - photographe, dessinateur et enseignant français, inventeur du praxinoscope, du théâtre optique, du dessin animé non-cinématographique et précurseur du cinéma. Il étudia dans la bibliothèque du château du Villard, village de la commune. La salle amphithéâtre du Centre culturel municipal de Saint-Germain-Laprade porte son nom en son honneur, elle a été inaugurée en présence de ses descendants en .
  • Victor Constant (né 1869 - décédé 1965), homme politique français devenu conseiller municipal du Puy-en-Velay et conseiller d'arrondissement en 1904. Il s'investit pleinement dans la vie politique et sociale, devenant 'vice-président du Syndicat départemental des liquides, administrateur du journal L'Avenir de la Haute-Loire; il était aussi chef du Parti républicain libéral du Puy-en-Velay' et président de l'œuvre des conférences populaires. Il devient maire de Saint-Germain-Laprade en 1908 jusqu'en 1929.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site internet www.catholique-lepuy.fr __"Église de Saint-Germain-Laprade".
  2. Son millénaire a été célébré en 1987 par un spectacle historié non loin du lieu d’origine. Plusieurs centaines de villageois y ont participé devant près de 2000 spectateurs.
  3. Site internet zogotounga.free.fr __"Chronologie Vellave".
  4. Site internet https://monumentum.com __"Château du Villard à Saint-Germain-Laprade". Le site internet stgermainlaprade.free.fr avance de nombreuses informations historiques qui semblent fausses au vu d'autres données compulsées ici où là. Ainsi, sur ce site il est écrit que le château date du XIIe siècle, mais cette information ne paraît nulle part ailleurs.
  5. Site internet www.annuaire-mairie.fr __"Ville de Saint-Germain-Laprade".
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  10. Trésor découvert sous la Restauration et conservé dans le médailler du Musée Crozatier au Puy-en-Velay