Allègre

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Allègre
Allègre
Le village d'Allègre, dominé par les ruines du château, surnommées la « Potence ».
Blason de Allègre
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Le Puy-en-Velay
Canton Plateau du Haut-Velay granitique
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay
Maire
Mandat
Gilbert Meyssonnier
2014-2020
Code postal 43270
Code commune 43003
Démographie
Gentilé Allégrat, Allégrate
Population
municipale
929 hab. (2016 en diminution de 4,91 % par rapport à 2011)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 01″ nord, 3° 42′ 45″ est
Altitude 1 026 m
Min. 880 m
Max. 1 172 m
Superficie 23,57 km2
Localisation

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Allègre
Liens
Site web http://www.mairie-allegre.com/

Allègre est une commune française, située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le reparium des d’Alegre, chevaliers puis barons des lieux, et Grasacum, bourg au pied du volcan de Baury, se fondirent et devinrent Allègre. Les Tourzel seront les nouveaux barons puis marquis jusqu’au XIXe siècle. Leur bastille « en botte de chandelles » et les deux enceintes, bâties au début du XVe siècle, et dont subsistent des ruines, comptaient vingt-trois tours.

Allègre fut un bourg rural prospère par ses foires et marchés. Il y avait presque un commerce par maison ! Les Allegras s’employèrent dans les dentelles puis dans les industries du bois, l’élevage et la culture raisonnés, l’enseignement et l’éducation.

George Sand est venue s’imprégner du Mont Bar, volcan éteint situé à proximité, Germaine Tillion est née rue du Mont Bar, Baptiste Marcet[Qui ?] fut élevé à Allègre, Camille Robert, auteur de la musique de Quand Madelon..., y séjourna, de même que Robert Sabatier, que la guerre mena à Allègre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Allègre Blason De gueules, à une tour carrée d'argent, maçonnée de sable, accostée de six fleurs-de-lis d'or, rangées en deux pals[1].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Géographie[modifier | modifier le code]

Allègre se situe, à 1040 mètres d'altitude, au cœur du Velay, massif qui possède le plus grand nombre de volcans : environ 500. On remarquera la variété des pierres : laves rouge ou verte, basalte noir, granits.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Grazac en 946[2].

C'est en 1217 que l'on commencent à trouver l'appellation Alègre pour la première fois; ceci en alternance avec l'appellation Grazac qui, avec les années, va définitivement disparaître au bénéfice d'Allègre que nous connaissons actuellement.

Allègre était le nom de la famille noble possédant le château dominant le village.

« Allègre » : fougueux, gaillard, ardent, vif, élevé, ainsi nomma-t-on ce lieu du Velay, entre 1 000 m et 1 100 m, sur ses quatre volcans : Mont-Bar, Mont-Baury, Montchaud, Ringue.

Du latin alacer = « Vif, prompt » sont les sens originels les plus probables du nom d’Allègre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des groupes néolithiques montés par les vallées de la Loire et de l’Allier ont occupé les plateaux volcaniques de Velay, laissant mégalithes et roches à bassins.

Une tribu gauloise celte, les Vellaves, donna son nom à la région.

Parmi les antiques familles de chevalerie installées là, les premières croisades en conduisirent au déclin, d’autres prospérèrent, dont une qui se rendit maître de ces terres dont elle porta le nom : les d’Alegre.

Au pied du flanc sud ensoleillé du volcan de Baury, était un bourg nommé Grasacum, connu bien avant l’An Mil, rassemblé autour de son église romane dédiée à saint Martin. Grazac s’élargit à l’époque faste des XIIIe et XIVe siècles jusqu’à fusionner avec le site des d’Alegre en haut du mont Baury.

Les monts du Forez et du Velay étaient une frontière dans le jeu politique mouvant entre les seigneurs du domaine royal, ceux de Bourgogne ou de Savoie, les comtes-évêques du Puy. Les terres et le château des d’Alegre sont sur cette frontière. Il ne reste aucune trace de leur forteresse.

Les Tourzel, nouveaux seigneurs d’Allègre, bâtirent leur château au tout début du XVe siècle sur le neck volcanique à l’extrémité sud du rebord du cratère du Mont-Baury. Ce fut « une bastille en paquet de chandelles », bloc de 9 tours rapprochées, reliées par de solides courtines. Une « nouveauté » fut son couronnement supérieur, partout à la même hauteur, qui formait une terrasse sur laquelle on pouvait déplacer rapidement hommes et bouches à feu.

L’influence de la toute récente Bastille de Charles V à Paris est incontestable. Charles était frère de Jean, duc de Berry, protecteur du nouveau seigneur d’Allègre.
L’ensemble comprenait trois espaces successifs et 23 tours.

Écus des seigneurs d’Allègre[modifier | modifier le code]

Le premier blason de la famille d'Alègre était : D'or à la croix de gueules[3][réf. à confirmer]. La première famille d’Alègre avait élevé ses terres au rang de seconde baronnie d’Auvergne et blasonnait « de gueules, semé de fleurs-de-lis d’or »[3].

La baronnie d’Allègre est cédée au duc de Berry, qui en fait don, en 1385, à Morizet de Tourzel, qui relève le nom d'Alègre[3]. Cette famille portait « de gueules, à une tour crénelée d’argent, ajourée et maçonnée de sable ». La terre est érigée en 1576 en marquisat[3].

De 1525 à 1527 apparaît le nouvel écu de Gabrielle, baron puis marquis d’Allègre, bailli de Caen : « de gueules, à une tour d’argent, crénelée de cinq pièces, ajourée et maçonnée de sable, accostée de six fleurs-de-lis d’or en deux pals ».
Telles sont les armes encore portées à Allègre de nos jours, mais on trouve cinq fleurs-de-lis en 1226, six « en orle » autour de la tour et six en deux pals de trois en 1527.

Au milieu du XVIIe siècle, Marguerite d’Alègre, épouse de Charles-Emmanuel Lascaris d'Urfé et mère de Louis et François-Saturnin, fait représenter les fleurs-de-lis en orle à la Bâtie d’Urfé où on peut toujours les voir.

Graphies[modifier | modifier le code]

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On écrit Alegre pour la première famille et Allègre pour la cité. Le nom de la famille (de alegrio), s’est fixé au XIIe siècle, en latin, sans accent sur le e pour faire è. Le nom du village ne s’est stabilisé que bien plus tard avec deux L et un accent.

Des Alegre aux Tourzel d’Allègre[modifier | modifier le code]

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Les Alegre, chevaliers puis barons, étaient connus sur ces lieux dès 1122. Le sieur d'Allègre a lié sa baronnie vellave à l’Auvergne en menant en 1321 un long procès contre la sénéchaussée de Beaucaire qui voulait la tenir attachée au Languedoc. Ces premiers Alegre s’éteignent en 1361 avec Armand IV, seigneur depuis 1343, tué lors d’une razzia de Seguin de Badefol, la « compagnie à Margot », ou de Thomas de la Marche : « Routiers » (du latin rutta) était le nom, devenu péjoratif vers 1350-1370, des compagnies tantôt mobilisées, tantôt congédiées pendant la Guerre de Cent Ans. Le bourg de Grajac avait été pillé, mais la forteresse des Alègre, assiégée en 1361 et en 1365, n’avait pas été prise. La veuve d’Armand IV, Alix de Chalencon, et son neveu Bertrand de St-Nectaire se disputent la baronnie.

Le duc de Berry, gouverneur du Languedoc et duc d'Auvergne, tranche en y plaçant, à la mort d'Alix de Chalencon en 1385, Morinot de Tourzel, un de ses favoris[3]. Frère puîné de Charles V et oncle de Charles VI, Berry conforte la frontière de ses domaines en plaçant ses affinités le long de ses frontières : Viverols, Baffie, Allègre, etc.

La nouvelle famille venue de Tourzel (Puy-de-Dôme) écarte ses rivaux de 1385 à 1393, puis bâtit sa « bastille » et ses enceintes. Dès lors le château et la ville appartiennent à ces puissants chevaliers de Tourzel, Champeix, Cunlhat, qui deviendront les « Tourzel d’Allègre » dits d'Alègre.

Tandis que son père Assalit de Tourzel est un simple capitaine de Nonette, Morin, dit Morinot puis Morinot de Tourzel, † 1418, époux en 1387 de Smaragde de Vichy dame de Puysagut et de Busset, fonde la nouvelle famille seigneuriale d'Allègre et remodèle la ville, comme sa postérité immédiate : autorisés et confirmés par Yves Ier (en 1435 ; fils cadet de Morinot) et son propre fils aîné Jacques Ier (en 1463 et 1484 ; né vers 1429-† 1490 ; x 1454 Gabrielle de Lastic), les huit hôtels du XVe siècle sont bâtis dès 1435.

Le deuxième fils (et héritier) de Morinot, Yves Ier (né vers 1400-† 1442 ; mari en 1428 de Marguerite d'Apch(i)er de La Gorce) reçoit Charles VII en . Le fils aîné de Morinot, Pierre, né vers 1390, laisse la vie à Azincourt en 1415 ; il avait épousé en 1409 Isabeau de La Trémoille, fille de Guy VI et sœur de Georges ; la fille de Morinot, Antoinette (vers 1388-1423), épouse Jean d'Apchon.

Yves II et Jeanne de Chabannes eurent :

Yves III, échanson du roi, créé marquis par Henri III en 1576, sera blessé d'une arquebusade au mois de juin 1577, il est assassiné peu après une nuit dans le château en 1577 « à l'occasion d'une dame qu'il aimoit » dit l'Estoile.

Heures sombres[modifier | modifier le code]

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Au XVIe siècle, parmi les Tourzel d’Allègre au-delà des morts à la guerre, on trouve des personnages au destin tragique et violent :

  • Yves III, Ier marquis de Tourzel d'Alègre, fils de Gabriel d'Alègre, assassiné en 1577, dont on a déjà parlé ;
  • Antoine, baron de Meilhaud, son frère cadet, tué en 1571 à Paris par Guillaume du Prat baron de Viteaux, son cousin (Guillaume V du Prat, frère d'Antoinette, la femme de Christophe Ier d'Alègre ?) ;
  • Yves, baron de Meilhaud, fils du précédent, tué dans une sédition populaire à Issoire, dont il était gouverneur, avec sa maîtresse Françoise Babou de la Bourdaisière, la mère de Gabrielle d'Estrées, le 9 juin 1592 ;
  • Christophe II († 1640 ; neveu d'Yves III ; fils de Christophe Ier — 1525-1580, frère d'Yves III et d'Antoine de Meilhaud — et d'Antoinette du Prat ci-dessus, petite-fille du cardinal et chancelier Duprat ; il épouse Marie de Flageac/Flaghac dont il a Claude-Yves IV et Emmanuel d'Alègre ci-dessous, ce dernier étant père du maréchal Yves V), marquis d'Alègre qui, en à Vernon, assassina « traîtreusement et de sang-froid » (L'Estoile) avec treize complices François II de Montmorency, baron de Hallot qui soignait ses blessures reçues dans le camp du roi à la bataille d'Arques. Il se retira ensuite auprès du duc de Mayenne, le chef de la Ligue. On remarquera que sa sœur Anne d'Alègre, † 1619, était la mère de Guy XX et la veuve de Guy XIX de Laval, alias Paul de Coligny (1555-86 ; fils de François de Coligny d'Andelot, l'un des chefs du parti protestant et frère de l'Amiral) ; elle s'était remariée en 1599 avec le maréchal de Fervaques, ancien protestant rallié au catholicisme modéré.

Triomphe et fin de règne[modifier | modifier le code]

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Les Tourzel d’Allègre culminent en mariant leurs filles à des fils de Colbert (Jean-Baptiste de Seignelay, x 1675 Marie-Marguerite d'Alègre, fille de Claude-Yves IV d'Alègre, † 1664, un des fils de Christophe II, et de Marguerite de Roquefeuil de Bonaguil) et de Louvois (Louis-François de Barbezieux, marié en 1696 à Marie-Thérèse d'Alègre, fille du maréchal Yves V ci-après), mais approchent de leur fin avec Yves V (1653-1733 ; fils d'Emmanuel d'Alègre, né en 1633, et de Marie de Raimond de Modène ; petit-fils de Christophe II ci-dessus), marquis de Tourzel et maréchal de France, gouverneur de Metz.

En 1791, sous le nom de « baronne de Koorf », la future duchesse de Tourzel sera de la fuite à Varennes par attachement à Marie-Antoinette et au petit Louis XVII dont elle est la gouvernante. La duchesse, et sa fille Pauline épouse du comte de Béarn, futur grand chambellan de Napoléon Ier, suivront Marie-Antoinette et Louis XVI en prison avec la princesse de Lamballe, mais échapperont à la guillotine et rédigeront leurs mémoires.

Incendie du château[modifier | modifier le code]

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Le 12 novembre 1698, Yves V est venu de Versailles à Allègre.
Le 15, un grand vent excite le feu qui ronfle dans la cheminée de la salle haute. Un incendie se déclare et se propage dans les abondantes charpentes des toits couverts d’ardoise. La toiture du « pavillon de la tour où sont les papiers communs appelés le Trésor » flambe. Au son des cloches, cinq cents personnes accourent et font la chaîne. Mais le château est embrasé en moins de cinq heures.
Il n’est cependant pas abandonné. Dès janvier 1699, Yves V fait « réparer » les communs puis le château lui-même. Son gendre poursuivra les travaux. En vain.

Le manoir[modifier | modifier le code]

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La maréchale de Maillebois, fille d’Yves V, fit édifier un manoir « moderne » au pied des ruines qu’elle aimait. Elle mourut en 1756.
Le marquisat d’Allègre fut vendu et les terres d’Allègre dépecées.
Les intempéries ont raviné les ruines. Les propriétaires ont réutilisé ou vendu les plus belles pierres. Les habitants sont venus puiser dans cette « carrière », ce qui explique le nombre des pierres de réemploi à Allègre.
Abandonné lui aussi, le manoir de la comtesse de Maillebois, dont le rez-de-chaussée, décoré de noir et rouge, qui servit de salle de justice de paix après la Révolution. Il fut rasé en 1830.

Le mur qui reliait les deux demi-tours pleines s’est partiellement écroulé, laissant un grand vide qui fait penser à un immense gibet ou à un portail géant. En 1946, le couronnement de mâchicoulis a bien failli tomber, suscitant un grand émoi parmi les Allégrois et chez tous les amoureux de cette cité en France comme à l’étranger. L’association des « Amis d’Allègre » était née. La tradition a nommé ces vestiges « la Potence ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 2001 2008 Robert Baylot DVD  
2008 2014 Jean-Luc Fraisse    
2014 En cours
(au 27 avril 2016)
Gilbert Meyssonnier[5]    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune comptait 929 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Une réforme du mode de recensement permet à l'Insee de publier annuellement les populations légales des communes à partir de 2006. Pour Allègre, commune de moins de 10 000 habitants, les recensements ont lieu tous les cinq ans, les populations légales intermédiaires sont quant à elles estimées par calcul[7]. Les populations légales des années 2008, 2013, 2018 correspondent à des recensements exhaustifs[8].

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9978858971 0502 0331 9902 0481 9951 960
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8061 7471 8021 6741 7321 8441 6951 8511 720
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7771 6811 7261 5031 4521 4511 4471 3711 378
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 4871 5121 4591 3131 1761 0071 0081 0081 008
2013 2016 - - - - - - -
959929-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Âge de la population[modifier | modifier le code]

La pyramide des âges, à savoir la répartition par sexe et âge de la population, de la commune d'Allègre en 2010[11]ainsi que, comparativement, celle du département de la Haute-Loire la même année[12], sont représentées avec les graphiques ci-dessous.

La population de la commune comporte 48,2 % d'hommes et 51,8 % de femmes. Elle présente en 2010 une structure par grands groupes d'âge plus âgée que celle de la France métropolitaine[13].

L'indice de jeunesse, égal à la division de la part des moins de 20 ans par la part des plus de 60 ans, est en effet de 0,48 pour la commune, soit 48 jeunes de moins de 20 ans pour cent personnes de plus de 60 ans, alors que pour la France métropolitaine il est de 1,06. Cet indice est également inférieur à celui du département (0,87) et à celui de la région (0,8)[14].

Pyramide des âges à Allègre en 2010 en pourcentage[11].
HommesClasse d’âgeFemmes
1,5 
90  ans ou +
3,1 
12,6 
75 à 89 ans
19,8 
19,1 
60 à 74 ans
18,5 
21,8 
45 à 59 ans
19,1 
18,9 
30 à 44 ans
15,7 
11,1 
15 à 29 ans
12,4 
15,0 
0 à 14 ans
11,3 
Pyramide des âges dans le département de la Haute-Loire en 2010 en pourcentage[12].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,4 
7,9 
75 à 89 ans
12,3 
15,9 
60 à 74 ans
16,3 
21,7 
45 à 59 ans
20,2 
19,8 
30 à 44 ans
18,6 
15,6 
15 à 29 ans
14,0 
18,7 
0 à 14 ans
17,2 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château ruiné[modifier | modifier le code]

Article connexe : Château d'Allègre.

Le château féodal est l’œuvre des premiers seigneurs de la deuxième dynastie de seigneurs d’Allègre, les Tourzel, et fut édifié au début du XIVe siècle. Morinot de Tourzel, à qui le duc de Berry venait de faire don de la baronnie d’Allègre (1385), entreprit des travaux de réfection et de construction de la muraille d’enceinte. Ces efforts furent poursuivis par son fils Yves Ier, qui s’attacha à embellir le château, le dotant notamment de sa caractéristique frise de mâchicoulis tréflés. Tel quel, ce château, avec ses 23 tours, fut l’un des plus beaux et des plus considérables de la région.

Ravagé par un incendie en 1698, et en dépit des tentatives de reconstruction faites dès l’année suivante, le château ne se remit pas de la catastrophe et fut finalement vendu au milieu du XVIIIe siècle. L’action des nouveaux propriétaires, qui usèrent du château comme d’une carrière de pierres, et le temps firent le reste : il n’en subsiste plus aujourd’hui, outre le vestige d’une autre tour plus petite, que deux tours du corps de logis, reliées entre elles par la seule corniche de l’ancienne courtine, dont le reste s’est effondré, donnant à cette ruine une silhouette singulière, qui lui valut l’appellation de la Potence.

La croix de « la Fontaine d’Armand »[modifier | modifier le code]

La croix de « la Fontaine d’Armand », seigneur de la première famille des d’Alègre éteinte en 1361, marquait l’entrée sud du faubourg d’Allègre, au carrefour des routes de Toulouse et du Puy. Classée Monument historique (MH), elle présente un socle à sept écus gravés de signes à l’apparence de lettres gothiques et un croisillon du XVIe siècle. Au pied de la croix, la « pierre de présentation » ou « pierre des morts », sur laquelle on déposait les cercueils qui arrivaient des villages alentour. Le prêtre venait là recevoir et bénir les défunts avant de les conduire au cimetière.

À la sortie sud-ouest d’Allègre se trouve le Grand Tertre. En patois, les mots terme et tertre sont presque confondus et désignent à la fois une limite et un tertre.

Église[modifier | modifier le code]

Vitraux de l'église.

Au Moyen Âge, une église romane dédiée à saint Martin de Tours est mentionnée à Grazac, faubourg d’Allègre. Une église gothique la remplace.

Le clocher s’effondra en 1822, reconstruit avec des pierres de la chapelle Saint-Yves et de la Porte de Ravel. Les huit chapelles latérales furent démolies, leurs dalles tombales noyées sous les carrelages.

En façade, la dalle tombale érodée d’un religieux porte une croix gravée cantonnée d’un écu au monogramme IHS que porte une clef de voûte du chœur.

Les vitraux, datés de 1885 à 1900, forment un ensemble complet et cohérent, quoique non protégés au titre des MH.

On compta jusqu’à cinq congrégations religieuses à Allègre, dont des Dominicaines et des Franciscaines ainsi que des « pénitents blancs » qui sont des laïcs.

Cimetière[modifier | modifier le code]

L’ancien cimetière entourait l’église jusqu’après la Révolution. En 1823, le nouveau cimetière est transféré à 200 mètres, sur la route de Fix dans une ancienne carrière. Son calvaire est classé MH. Au pied du calvaire se trouve la tombe blasonnée des Grellet et des Morel de la Colombe, branche des d’Apchier. Avec les Morangiès, ces familles installées dans la région et à Allègre furent proches de l’affaire de la « bête du Gévaudan ».

Porte de Monsieur[modifier | modifier le code]

Porte de Monsieur.

La « Porte de Monsieur » est l’entrée sud de l’enceinte extérieure du château.
Ses deux tours, au chemin de ronde jadis crénelé, sont percées d’archères canonnières, placées bas pour les tirs rasants. Les mâchicoulis tréflés sont une signature du château d’Allègre. La glissière de la herse est en parfait état, comme les gonds de l’ancienne porte et les logements des barres qui en bloquaient l’ouverture. Le clocheton métallique, au-dessus de l’horloge, date de 1816, à la cime d’un escalier en pierres resté intact.

Des départs de murs visibles sur la base des deux tours sont les vestiges d’ouvrages défensifs qu’un fossé sec et un pont-levis devaient compléter. La Porte de Monsieur est classée MH depuis 1926.

Place du Marchédial[modifier | modifier le code]

« Marchédial », décliné du latin, désignait l’endroit où se tenait le marché quotidien. L’organisation des marchés était proche de ce qu’elle est de nos jours et le marché d’Allègre a toujours lieu chaque mercredi matin sur cette place qui fut un foirail très couru où s’alignaient animaux et produits des fermes.

Hôtels particuliers[modifier | modifier le code]

Huit hôtels du XVe siècle ont été construits dès une autorisation de 1435.

L’hôtel de Chardon

L’hôtel de Chardon (rue Notre-Dame-de-l’Oratoire) fut fondé par Pierre de Chardon quand les « Anglais » eurent brûlé son manoir au lieu-dit Chardon. L’hôtel devint le Couvent de Saint-Dominique. En 1868, quand la rue fut tracée, la façade fut amputée de sa tour octogonale avec porte blasonnée.

L’hôtel du Chier.

L’hôtel du Chier (rue Notre-Dame-de-l’Oratoire) fut bâti par Pierre, écuyer, descendant de Pons seigneur du Chier. Les Roux du Claud achètent l’hôtel en 1559 et y sculptent leur écu à quatre roses à la cime de la tour, au fond de ce petit accès, vestige de la cour d’honneur, et qui contient ce qui fut le plus bel escalier à vis d’Allègre.

Durand Mozac de Beaurecueil restaure l’hôtel en 1621, date qu’il ajoute sur l’écu qu’il a respecté en mémoire des précédents occupants.

L’hôtel du Chier devint l’une des boucheries qui donnèrent à la rue son ancien nom vernaculaire de « rue des Boucheries ».

Hôtel des Guérin.

Il a été construit par Pierre de Guérin qui fut capitaine du château. Faites le tour de sa façade exposée au nord. Son angle au bord de la rue du Château cache un escalier à vis en parfait état. Sa façade sur la rue du Château et la maison d’en face portent des traces d’une ouverture cintrée. Ses descendants, dont « le beau Lugeac », s’installeront à Lugeac, laissant l’hôtel à la branche cadette de Pouzols.

Hôtel des Mozac.

Fondé par Antoine de Sailhans, l’hôtel passe aux Mozac, capitaines de la Porte. Il possède deux tours : celle de la Porte de Monsieur permettait au corps de garde d’accéder au chemin de ronde, et l’autre dessert le logis et présente une porte murée au-dessus de laquelle Antoine Mozac fit sculpter son monogramme AM entrelacé et surmonté d’une croix. Une niche tout contre la porte de Monsieur abrite une pietà en pierre, polychrome.

Dans le cadre au-dessus de la porte de la tour de droite, les Amis d’Allègre ont mis en valeur cet « orant », une des statues de la chapelle du château (XVe siècle).

Hôtel de la Clède.

Fondé par Jean de La Clède. Il passe aux Grellet et reste dans cette famille jusqu’en 2000. La porte d’entrée est du XVe. Les masses d’arme (en façade) et haches de guerre (sur l’arrière) découpées dans les volets de la baronnie rappellent le nom des d’Apchier (d’Acher) installés là et dans le pavillon de la Comtesse mitoyen. Le nom des Grellet est rappelé par les grelots décoratifs qui reviennent en de nombreux endroits avec les autres motifs de leurs armoiries.

Hôtel de Bar.
Hôtel des Grellet.

3 rue du Château, cet hôtel occupait l’angle du mur ouest et du mur de la deuxième enceinte. Robert Grellet, écuyer, était arrivé à Allègre parmi les hommes d’armes de Morinot de Tourzel dans le corps d’armée du duc de Berry, comte de Poitou, dont il portait les couleurs. Son petit-fils fonda l’hôtel. La branche aînée des Grellet le quitta pour l’hôtel de la Clède, le laissant à la branche cadette. Des drapiers y tinrent leur magasin jusqu’au XIXe siècle.

Hôtel de Bar.

Au fond de sa cour d’honneur il garde un aspect proche de sa création par Lancelot de Bar, écuyer, capitaine du château en 1422. L’hôtel passe à des familles déjà propriétaires de manoirs dans les environs. Au début du XVIIIe siècle il est acheté par la famille Grangier, qui donna des baillis du marquisat. Sa tour, bien visible au milieu de sa façade, contient un bel escalier en pierre.

Hôtel d’Artasse.

À droite de l’hôtel de Bar, l’hôtel d’Artasse, autre très ancienne famille, fut fondé par Jean d’Artasse. Il passe par mariages et héritages aux de Crozet qui le vendent à la famille Breul, qui y installe l’Hostellerie de l’Étoile d’Or. Une tour s’élevait à la place de l’escalier extérieur à droite de sa façade qui garde son encadrement de porte en accolade.

À leur création, ces huit hôtels particuliers furent des lieux de repli en cas d’attaque des maisons fortes ou fermes fortifiées où vivaient usuellement ces familles vassales des barons puis marquis d’Allègre, et que les « routiers anglais » et pilleurs locaux, avaient razzié pendant les guerres de Cent Ans.

Pavillon de la comtesse[modifier | modifier le code]

Sa façade haute et étroite, ainsi que son toit pentu en ardoises se remarquent. Cette charmante demeure du XVIIIe siècle fut habitée par des familles alliées par mariages aux Grellet. Les blasons de ces familles sont sculptés sur les chiens-assis du côté du parc.

Murailles[modifier | modifier le code]

Les murs du côté est n’étaient pas bien hauts, en surplomb des roches qui affleurent.

Moyennant un louis d’or, des maisons sont construites sur l’emplacement des fossés du côté ouest, ce qui date le démantèlement des ouvrages de défense devenus inutiles en face de l’artillerie « moderne ». Au XVIIIe siècle, on autorise les habitants à percer portes et fenêtres dans les murailles.

Porte de Ravel[modifier | modifier le code]

Une tour témoigne de la Porte de Ravel, entrée nord du château, symétrique de la Porte de Monsieur au sud. Trouvant qu’elle gênait le passage des charrettes, sa démolition fut votée en 1845. Elle était pourtant plus large que la Porte de Monsieur... On devine l’emplacement de la herse et des équipements identiques à ceux de la Porte de Monsieur. Ses pierres servirent à remonter le clocher de l’église, effondré en 1822.

Écuries du château[modifier | modifier le code]

Les écuries du château, bâtiment castral, nous sont parvenues dans un état proche du XVe siècle. Autour se trouvaient des greniers. C’est dans ces écuries, consacrées, qu’eurent lieu durant 40 ans les cérémonies religieuses pendant la reconstruction de l’église.

Chapelle Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame.

Son chœur est l’oratoire fondé en 1547 par Antoine Mozac pour abriter une pietà, un Ecce Homo, et d’autres statues en bois rapportées par son frère Jean, prieur de Crevon près d’Évreux. Après la mort de Christophe II (1640), sa veuve Louise de Flaghac fit édifier la chapelle (1650) et peindre la « litre mortuaire » à ses armes. Les deux époux au parcours tumultueux avaient été conseillés par la mère Agnès de Langeac.

Des guérisons miraculeuses attribuées à la Piéta firent de Notre-Dame-de-l’Oratoire un lieu de pèlerinage.

Les vitraux du XIXe siècle sont aux armes des Grellet et de familles collatérales. Dans le mur ouest, par la porte murée visible du dehors, entrait la marquise d’Allègre. Le sol était beaucoup plus bas. Notre-Dame de l’Oratoire hérita des statues en pierre de la chapelle Saint-Yves. L’une d’elles est en façade de l’hôtel de Mozac.

Chapelle castrale[modifier | modifier le code]

La chapelle castrale (aussi dite église), servie par un chapelain, fut dédiée à saint Laurent et à saint Yves. On y trouvait un autel en marbre blanc, qui présentait une pietà, un saint Laurent et un saint Yves.

Un beau gisant de marbre blanc y était dédié à Yves II d’Allègre, tué à la bataille de Ravenne en avril 1512. Tous deux sont exposés au château de Cordès, près d’Orcival, une des demeures des marquis d’Allègre. Plusieurs des seigneurs d’Allègre, certains de leurs enfants et épouses, y furent inhumés sous les trophées de guerre et les guidons pris à l’ennemi.

Trouvant que la chapelle lui masquait les pentes de Bar, une fille d’Yves V conçut le projet de la déplacer. Après la vente du marquisat en 1766, la chapelle ne fut plus entretenue et fut rasée au XIXe siècle. Le manoir construit au pied des vestiges du château fut lui-même rasé vers 1830.

Le Mont Bar[modifier | modifier le code]

Le Mont Bar (1 175 m), volcan éteint situé à peu de distance au sud-est de la cité, est couvert, sur son sommet aplati, d’une tourbière, laquelle constitue la Réserve naturelle régionale du Cratère du Mont-Bar, créée en 1990. C'est un volcan de type strombolien qui a jailli des entrailles de la terre il y a 790 000 ans.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Germaine Tillion, ethnologue, déportée et résistante, est née à Allègre le 30 mai 1907, où son père fut juge de paix de 1903 à 1917. Elle suit une formation d’ethnologue auprès de Marcel Mauss et Louis Massignon. Elle est connue pour son action de résistante durant la Seconde Guerre mondiale qui l’a conduite en déportation, Durant la guerre d'Algérie : elle luttera contre la misère et le terrorisme, la torture et les exécutions. Elle est diplômée de l’École pratique des hautes études, de l’École du Louvre, et de l'INALCO. La nation a décidé en 2015 de l'admettre au Panthéon pour son oeuvre académique et politique.
  • George Sand est venue en 1859 s’imprégner de la force de Bar[précision nécessaire] avant d’écrire Jean de La Roche dont l’action se déroule non loin d’Allègre au château de la Rochelambert, et Le marquis de Villemer, deux de ses « romans champêtres » parus en 1860. Son amant, le graveur Manceau, et l’actrice Bérangère l’accompagnaient.
  • Baptiste Marcet, (1883-1964), fondateur de la Fédération nationale des mutilés du travail. Né au Puy, orphelin, il fut élevé à Allègre par un oncle. Apprenti maréchal-ferrant il fréquente les centrales syndicales de Paris où il rencontre Pierre Monatte. Non-violent, il fait voter des lois au bénéfice des mutilés du travail. Il meurt à Allègre où il est inhumé.
  • Pierre Monatte, syndicaliste révolutionnaire (1881-1960), né à Monlet qui jouxte Allègre, correcteur en imprimerie, il a fondé La Vie Ouvrière (1909) et La Révolution prolétarienne (1925). Acteur de la tendance syndicaliste révolutionnaire de la CGT sous le pseudo (anagramme de Monlet) de Lémont Pierre.
  • Camille Robert (1872-1957), séjourna souvent en Velay, à Allègre. Chef de l’orchestre symphonique de l’Élysée, compositeur, auteur de la musique de la chanson Quand Madelon..., paroles de Louis Bousquet, créée le par le comique troupier Bach et adoptée par les poilus pendant la guerre 1914-1918. Il serait inhumé à Allègre.
  • François Fonlupt, évêque de Rodez et de Vabres (2011), né à Allègre en 1954.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la mairie d'Allègre
  2. Dans le cartulaire de Sauxillanges.
  3. a b c d et e André Steyert, Armorial général de Lyonnais, Forez, Beaujolais, Franc-Lyonnais et Dombes, L. Brun (Lyon), 1892, p. 93 (lire en ligne).
  4. Johan Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor, , 1171 p. (lire en ligne) et ses Compléments, sur www.euraldic.com.
  5. « Liste des maires » [PDF], Préfecture de la Haute-Loire, (consulté le 3 juin 2016).
  6. Site du comité de jumelage Allègre Ceaux Monlet Vernassal - Krostitz.
  7. « Le recensement de la population en bref », Insee (consulté le 14 juillet 2013).
  8. « Calendrier de recensement des communes de la Haute-Loire », Insee (consulté le 14 juillet 2013).
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. a et b « Chiffres clés évolution et structure de la population d'Allègre », Insee (consulté le 14 juillet 2013).
  12. a et b « Chiffres clés évolution et structure de la population du département de la Haute-Loire en 2010 », Insee (consulté le 14 juillet 2013).
  13. « Chiffres clés évolution et structure de la population de la France métropolitaine en 2010 », Insee (consulté le 14 juillet 2013).
  14. « Chiffres clés évolution et structure de la population de la région Auvergne en 2010 », Insee (consulté le 13 juillet 2013).