Yssingeaux

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Yssingeaux
La chapelle des pénitents d'Yssingeaux.
La chapelle des pénitents d'Yssingeaux.
Blason de Yssingeaux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Yssingeaux
(chef-lieu)
Canton Yssingeaux
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Sucs
Maire
Mandat
Bernard Gallot
2014-2020
Code postal 43200
Code commune 43268
Démographie
Gentilé Yssingelais(e)
Population
municipale
7 105 hab. (2014 en augmentation de 2,29 % par rapport à 2009)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 37″ nord, 4° 07′ 28″ est
Altitude Min. 589 m
Max. 1 320 m
Superficie 80,57 km2
Localisation

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Liens
Site web yssingeaux.fr

Yssingeaux (en auvergnat Sinjau[1]) est une commune française située dans le département de la Haute-Loire, dont elle est une sous-préfecture depuis 1800[2], et dans la région Auvergne-Rhône-Alpes ; son altitude moyenne est d'environ 860 mètres.

Ses habitants sont appelés les Yssingelais et les Yssingelaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Yssingeaux est situé dans la partie est du Velay. La région est parfois appelée le « pays des sucs » (un suc étant un dôme issu de volcan de type péléen).

Elle bénéficie d'un climat tempéré, chaud, avec précipitations soutenues[réf. nécessaire].

Cette sous-préfecture se caractérise, depuis une dizaine d'années, par son dynamisme économique et démographique. Yssingeaux est sous l'influence directe de sa voisine Saint-Étienne et accueille aujourd'hui de plus en plus de nouveaux résidents en provenance de la région stéphanoise.

Histoire[modifier | modifier le code]

Yssingeaux a une origine gallo-romaine[réf. nécessaire], mentionnée au Xe siècle dans le cartulaire de Chamalières. Ville fortifiée, elle est incorporée à l'Auvergne, au comté de Toulouse puis à la couronne.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la ville est libérée par la 1re DB[3] fin août 1944.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté dans les expressions latine Parrochia de Issinguaudo dès 985[4], Vicaria de Issingaudo en l'an 1000[5], puis un Territorium Singaudense en 1079[6], sous les formes Issinger en 1383, Yssinghaux au XVe siècle. Il s'agit manifestement du nom de personne germanique Isingaud pris absolument.

En revanche, il n'y a pas lieu d'y voir l'évolution phonétique du gaulois Icidmagus, l'élément -magus s'étant systématiquement réduit à une terminaison -on, -an ou -en dans la toponymie française. D'ailleurs, la Table de Peutinger (voies de communications sous Caracalla) nous montre Icidmago entre Aquae segete et Ruessio (Saint-Paulien) et aucune trace de voie romaine n'a jamais été trouvée à Yssingeaux (ou dans sa commune).

C'est le nom d'Usson-en-Forez qui procède directement du gaulois Icidmagus, à lire sans doute Iciomagus[7].

Détail insolite, le toponyme « Yssingeaux » ressemble au vellave (idiome local qui reçoit des influences du francoprovençal[8],[9],[10]) « Los Cinc Jalhs » (« Les Cinq Coqs » en français) ; depuis fort longtemps, les Yssingelais, tous parlants le dialecte local, pensaient fermement que le nom de leur ville signifait bien « Les Cinq Coqs », et cette conviction a sans doute joué un grand rôle dans la genèse du blason de la cité.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le blason d'Yssingeaux.

Armes de la ville d'Yssingeaux :

« D'azur à cinq coqs d'or crétés membrés et barbés de gueules posés 2, 1 et 2, les deux en chef et les deux en pointe affrontés, soutenus en pointe d'une fleur de lys d'or. »

Malte-Brun, quant à lui, se contente de rapporter, dans sa notice de La France illustrée consacrée à Yssingeaux, que le nom proviendrait, suivant quelques-uns, de cinc jaus qui signifie « cinq coqs » en ancien français. Il s'agit d'un exemple courant d'étymologie populaire qui explique de nombreux blasons. Il ne met cependant pas spécialement en avant cette pittoresque étymologie.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2014, la commune comptait 7 105 habitants[Note 1], en augmentation de 2,29 % par rapport à 2009 (Haute-Loire : +1,54 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 248 5 261 6 571 6 886 7 166 7 621 7 408 7 707 7 620
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 608 7 971 8 393 8 270 8 371 8 232 8 037 7 859 8 004
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 643 7 784 7 836 6 861 6 777 6 478 6 293 6 096 5 653
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
5 334 5 565 5 878 6 228 6 118 6 492 6 888 6 931 7 101
2014 - - - - - - - -
7 105 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Élections à Yssingeaux.

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune d'Yssingeaux sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Yssingeaux Maire Bernard Gallot 2014 2020
Cantonales Yssingeaux Conseillère générale Madeleine Dubois
Jean-Noël Barrot
2015 2021
Législatives 1re circonscription Député Isabelle Valentin 2022
Régionales Auvergne-Rhône-Alpes Président du conseil régional Laurent Wauquiez 2021
Présidentielles France Président de la République Emmanuel Macron 2022

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires d'Yssingeaux.
Liste des maires successifs depuis la Libération de la France
Période Identité Étiquette Qualité
12 octobre 1944 6 mai 1945 Jean Chysclain    
6 mai 1945 26 octobre 1947 Noël Barrot    
26 octobre 1947 30 mars 1965 Marie Kaeppelin    
30 mars 1965 8 juin 1966 Noël Barrot    
25 juillet 1966 29 mars 1971 Jacques Boncompain    
29 mars 1971 24 mars 1989 Marcel Guillaumond    
24 mars 1989 mars 2001 Jacques Barrot UDF  
mars 2001 en cours
(au 23 septembre 2017)
Bernard Gallot[15] DVD Récipiendaire de la Légion d'honneur
Président de la communauté de communes

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Seigneurs de Choumouroux[modifier | modifier le code]

  • Pierre de Choumouroux

L'origine de la famille de Choumouroux remonte à Jean de Sanhard, seigneur de Saignard, paroisse de Saint-Voy, en Velay[16]. La seigneurie passe par le mariage à la famille de Saignard[17] :

  • Pierre de Saignard de Choumouroux, 1626-1708
  • Jean-Joseph de Saignard de Choumouroux, 1653-1711
  • Jean de Saignard, +/1669
  • Pierre-Louis de Saignard de Choumouroux, 1681-1760
  • Joseph Raymond Bénigne de Saignard de Choumouroux, 1734-1812
  • Joseph-Alphonse de Saignard de Choumouroux, chevalier de la Légion d'honneur, a servi en Espagne et a été député du département de la Haute-Loire à la chambre de 1815.

Armes : « Écartelé : aux 1 et 4, d'azur, à trois chevrons d'or ; aux 2 et 3 d'azur, au sautoir d'or. Couronne de comte »[18].

Autres[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Château d'Yssingeaux : C'est un ancien château utilisé par les évêques pour se reposer lorsqu'ils faisaient le voyage entre le Puy-en-Velay et Monistrol-sur-Loire. Il est devenu l'hôtel de ville, ancienne maison forte proche de la fontaine sur la place principale de la ville.
  • La Grenette, une ancienne halle, accueille désormais une médiathèque et deux salles de cinéma. Au fond d'une place entièrement rénovée, ce bâtiment a une architecture originale qui fait de lui un des sites notables d'Yssingeaux.
  • Le théâtre (et sa saison culturelle).
  • L'ancienne abbaye de Bellecombe est sur le territoire de la commune, à 5 km d'Yssingeaux. Évacuée de force par la garde nationale en 1792, il ne reste plus aucun vestige. Seuls trois bâtiments agricoles, dits « fermes de l'abbaye » substistent de nos jours : l'un transformé en gîte (fermé récemment), deux autres sont aujourd'hui des propriétés privées présentant des caractéristiques architecturales typiques du patrimoine rural de l'époque.
  • Le marché d'Yssingeaux qui se déroule le jeudi et qui existe depuis la fin du XVe siècle[20], a une affluence sur tout le canton au cours de l'année ; l'été il occupe tout le cœur de la ville ; c'est une attraction touristique saisonnière de la commune[21].
  • Le musée des arts et traditions populaires de Versilhac propose une reconstitution de la vie d'antan, de ses métiers, de ses fêtes ainsi qu'une ancienne salle de classe.
  • La chapelle des pénitents.

Culture[modifier | modifier le code]

La commune organise chaque été, fin août et début septembre, le Festival du Rire[22]. La dernière édition, la 26ème, de 2017, a entre autres accueilli Jean-Marie Bigard et Chris Esquerre.

Médias et antennes locales[modifier | modifier le code]

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

  • L'Atelier (adultes handicapés) - Centre d'initiation au travail, aux loisirs et à l'autonomie.
  • Inspection départementale de l’Éducation nationale.
  • Commission Éducation spéciale CCPE.
  • GRETA du Velay :
    • atelier Pédagogique personnalisé ;
    • lycée d'enseignement général et technologique.
  • CFPPA - (Centre de formation professionnelle promotion adultes).
  • CIO - (Centre d’information et d’orientation).
  • PAIO - (Permanence - Accueil - Information - Orientation jeunes 16-25 ans).
  • Enseignement public :
    • école Jean-de-La-Fontaine ;
    • collège Jean-Monnet ;
    • lycée professionnel Emmanuel-Chabrier ;
    • lycée d’enseignement général et technologique agricole.
  • Enseignement privé :
    • ensemble scolaire catholique (école, collège, lycée d'enseignement général, BTS, centre de formation)[23] ;
    • LEAP[24].
  • École nationale supérieure de la pâtisserie.

Spécialités culinaires[modifier | modifier le code]

La ville est réputée pour sa brioche à la fleur d'oranger ainsi que, plus récemment, pour ses brioches aux pralines et nougats. L'autre spécialité du cru est la dégustation dominicale de plats de tripes, au fil des mois de janvier, février et mars. Les Yssingelais ont coutume de se retrouver dès 9 heures le matin, dans les restaurants, pour des agapes roboratives généralement arrosées de vin blanc. Le ralliement se fait, soit par classe d'âge, soit par famille de prénoms, soit encore par métiers.

Il existe aussi une fourme d'Yssingeaux, un fromage similaire à la fourme d'Ambert.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Ebersberg (Allemagne) depuis 1997

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Karl-Heinz Reichel, Grand dictionnaire général auvergnat-français, Nonette, Créer, , 878 p. (ISBN 2-8481-9021-3, lire en ligne), p. 765
  2. Yssingeaux, repères historiques, Maurice Déchaud, 1991, p. 99.
  3. Stéphane Simonnet, Claire Levasseur (cartogr.) et Guillaume Balavoine (cartogr.) (préf. Olivier Wieviorka), Atlas de la libération de la France : 6 juin 1944- 8 mai 1945 : des débarquements aux villes libérées, Paris, éd. Autrement, coll. « Atlas-Mémoire », (1re éd. 1994), 79 p. (ISBN 978-2-746-70495-4 et 2-746-70495-1, OCLC 417826733, notice BnF no FRBNF39169074), p. 32.
  4. Dans le cartulaire de l'abbaye de Chamalières.
  5. Dans le cartulaire du Monastier.
  6. Dans le cartulaire de Cluny.
  7. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne).
  8. Pierre Bonnaud (géographe), De l'Auvergne : un fil d'Ariane pour aller de la Confédération Arverne au IIIe millénaire, Nonette, Créer, , 318 p. (ISBN 2-84819-001-9)
  9. « Yssingelais », sur http://cercleterredauvergne.fr/ ; site de la société savante Cercle Terre d'Auvergne (consulté le 14 janvier 2017)
  10. Jean-Baptiste Martin, Le parler occitan d'Yssingeaux (Haute-Loire), Yssingeaux, Histoire et patrimoine, , 263 p. (ISBN 2-9511130-0-5)
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  15. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 26 août 2014).
  16. Nobiliaire du Velay et de l'Ancien Diocèse du Puy, par Gaston de Jourda de Vaux, tome VI, pages 113 à 121.
  17. Armorial général du Velay, par Georges Paul, Marseille Reprints, 1975, p. 409.
  18. Nobiliaire universel de France, par Nicolas de Saint-Allais, tome XIII, p. 403.
  19. Georges Haussmann, Mémoires du Baron Haussmann, Victor Havard ed., , 603 p. (lire en ligne)
  20. Hélène Chalier, Le domaine du Fraisse et sa chapelle romane : Beauzac Haute-Loire. Neuf siècles d'histoire, (ISBN 978-2-7466-2466-5, présentation en ligne), p. 13
  21. Ville d'Yssingeaux : activité commerciale.
  22. Site du Festival du Rire.
  23. « ESCY - Ensemble Scolaire Catholique d'Yssingeaux », sur ESCY (consulté le 23 septembre 2017)
  24. « LEAP - LYCEE D’ETUDES AGRICOLES PRIVE – 36, Rue de Turenne – 43200 YSSINGEAUX », sur www.leap43.org (consulté le 23 septembre 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Bollon : Aperçus sur la résistance armée en Yssingelais 1940 - 1945. Association des Cahiers de la Haute-Loire, Le Puy-en-Velay 1998 ; Le Chambon-sur-Lignon, 2007
  • Berthe Croslebailly : Dorcas. Héroine de la résistance dans l'Yssingelais, déportée à Ravensbrück sous le matricule 27920. Imprimerie Jeanne d'Arc, Le-Puy-en-Velay 1999. OCLC 76695031

Liens externes[modifier | modifier le code]