Ligne du Puy à Langogne

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Ligne du
Puy à Langogne
Vue de la gare de Pradelles en 2011.
Vue de la gare de Pradelles en 2011.
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Le Puy-en-Velay, Brives-Charensac, Pradelles, Langogne
Historique
Mise en service 1912
Fermeture 1950 – 1992
Concessionnaires PLM (1886 – 1937)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (1997 – 2008)
Ligne déclassée (à partir de 2008)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 792 000
Longueur 53,366 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification

Non électrifiée

Pente maximale 22
Nombre de voies Voie unique

La ligne du Puy à Langogne est une ancienne ligne de chemin de fer française a écartement standard et à voie unique non électrifiée reliant Le Puy-en-Velay (Haute-Loire) et Langogne (Lozère).

Elle constituait la ligne 792 000[1] du réseau ferré national.

Historique[modifier | modifier le code]

Construction[modifier | modifier le code]

La ligne a été déclarée d'utilité publique dans le cadre d'un itinéraire « de Mende au Puy » par une loi le 24 mars 1879[2]. Elle est concédée à titre définitif à la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée par une loi le 2 août 1886[3]. Cependant les travaux n'ont commencé que onze ans plus tard. Le 1er juillet 1912, soit 22 ans après les premiers coups de pioches, la ligne est mise en service.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le service voyageur est interrompu le 18 avril 1939, puis reprend provisoirement de 1944 à 1950 par l'ajout d'une voiture de voyageurs aux trains de marchandises. Le projet d'ouvrir cette ligne à l'autorail saisonnier Toulouse/Lyon et retour, un moment envisagé, ne verra jamais le jour pour des raisons financières, malgré une diminution de 73 kilomètres de ce parcours.

Fermeture[modifier | modifier le code]

La ligne de vélo-rail en 2002 à Pradelles.

En 1981, le tronçon Langogne - Landos est neutralisé. Seul resté un maigre traffic marchandise entre Landos et Le Puy-en-Velay jusqu'en 1988. Le 18 septembre 1992 la ligne est déclassée de Brives-Charensac à Langogne et le 23 octobre 2008 le tronçon du pk 1,464 à Brives Charensac est déclassé à son tour. En 1996 la section entre Landos et Brives-Charensac est déferrée. Un temps la gare de Brives-Charensac servit comme desserte marchandises, jusqu'à l'arrêt définitif des circulations et pose d'un heurtoir à la sortie de la gare du Puy. La section comprise entre Landos et Langogne est devenue un vélo-rail. Une voie verte a été aménagée de Brives-Charensac à Solignac-sur-Loire.

En 2010, la destruction du pont-rail de Tireboeuf, sur la commune de Brives-Charensac, a définitivement interrompu la continuité de la ligne[4]. En outre, le contournement du Puy, sur la N 88, traverse l'ancienne plate-forme de la voie mais aucun ouvrage de franchissement n'est prévu[5].

Description de la ligne[modifier | modifier le code]

Tracé - Parcours[modifier | modifier le code]

La ligne en 2002 à proximité de la gare de Pradelles.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le rayon minimum des courbes de cette voie unique est de 300 mètres, le rayon maximum est de 1 000 mètres. Le profil à la forme d'un dos d'âne dont le point culminant est situé au kilomètre 33,5 entre les gares de Landos et de Costaros-Cayres à 1 149 mètres d'altitude. Les rampes maximum de part et d'autre sont de 22mm/m ce qui n'est pas considérable pour une ligne de montagne de ce type.

Infrastructure[modifier | modifier le code]

Les tunnels sont au nombre de sept ce qui représente une longueur cumulée de 3 896 mètres soit 7,3 % du parcours.

Les deux les plus significatifs sont ceux de Taulhac (1 141 mètres) (Prononcer : toyac) et du Riou (1 267 mètres).

Il existait quatre viaducs notables dont le plus important était celui d'Arquejols de 209 mètres de long.

Douze pont route, 31 ponts rails et 59 passages à niveau étaient répartis sur le parcours.

Superstructure[modifier | modifier le code]

Outre les gares extrêmes du Puy et de Langogne, il existait huit gares intermédiaires. Au moment de la fermeture, seule la gare de Landos disposait d'un évitement utilisable.

Exploitation[modifier | modifier le code]

Matériel moteur ayant circulé sur cette ligne :

  • Avant 1938 : 030 et 040 du dépôt de Langeac
  • De 1938 vers 1950 : 040A et 230A du dépôt de Langeac.
  • Années 1950 : 242-TC du dépôt de St-Etienne.
  • Après la fin de la vapeur : BB 63000, BB 66000 et Y 8000.
  • Depuis 1995 : exploitation du tronçon de Landos à la limite de la Lozère pour la circulation de "Vélo-rail" (http://www.velorail43.com/)

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin Officiel de RFF n° 28 de novembre 2008 page 32.
  2. « N° 7840 - Loi qui déclare d'utilité publique l'établissement du chemin de fer de Mende au Puy : 24 mars 1879 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 18, no 434,‎ , p. 355 - 356 (lire en ligne).
  3. « N° 17490 — Loi qui concède diverses lignes de Chemins de fer à la Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée : 2 août 1886 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 33, no 1036,‎ , p. 633 - 634 (lire en ligne)
  4. [1]
  5. [2]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Livre : Histoire du Rail TransCévenol par Pascal BEJUI, éditions la Régordane 1991.

Liens externes[modifier | modifier le code]