Chanaleilles (Haute-Loire)

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Chanaleilles
Église de Chanaleilles (43170)
Blason de Chanaleilles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Brioude
Canton Gorges de l'Allier-Gévaudan
Intercommunalité Communauté de communes des Rives du Haut Allier
Maire
Mandat
Alain Châteauneuf
2014-2020
Code postal 43170
Code commune 43054
Démographie
Population
municipale
184 hab. (2016 en diminution de 8,46 % par rapport à 2011)
Densité 3,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 51′ 43″ nord, 3° 29′ 20″ est
Altitude Min. 1 077 m
Max. 1 486 m
Superficie 48,52 km2
Localisation

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Chanaleilles

Chanaleilles est une commune française de moins de 1 000 habitants, située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes, dans la Margeride, aux confins de la Lozère, à une vingtaine de kilomètres de Saugues.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le sud du département de la Haute-Loire, à une vingtaine de kilomètres de la commune de Saugues. Elle est limitrophe de la Lozère.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chanaleilles[1]
Grèzes Esplantas-Vazeilles
Le Malzieu-Forain
(Lozère)
Chanaleilles Thoras
Lajo
(Lozère)
Sainte-Eulalie
(Lozère)
Saint-Paul-le-Froid
(Lozère)

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune est constituée de douze hameaux :

  • Chanaleilles
  • le Villeret
  • le Pin
  • Chazeaux
  • le Falzet
  • le Fraisse
  • Madrière
  • le Crouzet
  • Contaldès
  • le Sauvage
  • Pinatelle
  • la Chazette

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune de Chanaleilles, d'une superficie de 48,52 km2, est située sur le versant oriental des monts de la Margeride.

Située à une altitude variant entre 1 077 et 1 486 mètres (1 150 mètres au niveau de la mairie), son point culminant est le Truc de la Garde.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Chanaleilles est la commune source de la Seuge 34,1 km[2], affluent de l'Allier, et de la Virlange 24,8 km[3], affluent de l'Ance du Sud, elle-même affluent de l'Allier.

La Virlange arrose ses hameaux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En auvergnat, on dit Tchanagueil, ce qui s'écrirait ainsi dans les différentes orthographes (écriture auvergnate unifiée ou classique) Chanalelha.

Le pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. On vient de Saugues, la prochaine commune est Saint-Alban-sur-Limagnole.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Chanaleilles a une histoire très ancienne, qui remonte au haut Moyen Âge. En 813, son existence est mentionnée dans une charte de délimitation des diocèses du Gévaudan et du Velay, signée par Alderfroy de Chanaleilles. Outre le château où réside le seigneur, le village possède une église et son cimetière. Il était alors le siège d'une seigneurie qui a donné son nom à l'une des plus anciennes et illustres familles du Vivarais, la famille de Chanaleilles, maison d'origine chevaleresque, qui remonte à Guillaume III de Chanaleilles, qui vivait vers 1228. Cette famille a fourni des chevaliers bannerets, des capitaines d'hommes d'armes, des officiers de terre et de mer, des lieutenants de roi de province, et des sénéchaux de noblesse.

En 1422, Pierre de Chanaleilles aida, comme seigneur banneret, le dauphin Charles, avant qu'il ne devienne Charles VII, pendant que ce jeune prince était retiré au pays du Velay. Après être monté sur le trône, ce monarque remercia Pierre de Chanaleilles, par une lettre clause, des services qu'il lui avait rendus, et le reçut chevalier.

Ce même Pierre de Chanaleilles fut le premier bailli d'épée installé au nom du roi de France en Vivarais et Valentinois.

Dès le début du XIVe siècle, les seigneurs de la maison de Chanaleilles se qualifiaient, dans leurs actes, de « nobles et puissants ».

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2016, la commune comptait 184 habitants[Note 1], en diminution de 8,46 % par rapport à 2011 (Haute-Loire : +1,08 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
714466668724634682741718795
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
745681772781830825831895894
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 011854767647608571593569475
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
430395372330268228214212210
2013 2016 - - - - - - -
189184-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2008 En cours
(au 27 août 2014)
Alain Chateauneuf[8]    

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église romane (XIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Située en plein cœur du village, l'église de Chanaleilles est une petite église romane du XIIe siècle, connue pour son clocher-mur caractéristique : clocher à peigne.

Après l'an mille, Dame Yvonne et son mari Arnault 1er sire de Chanaleilles reconstruisent leur manoir et l'église du village brulée par les pillards. L'acte de consécration est dressé par Druon, prêtre de Mende, le 3 des calendes de mai de l'an 1006, en présence de Robert de Salgues et de Guy de Monestrol. Cette église est composée d'une nef unique, voutée en berceau plein cintre. L'abside, voutée en cul-de-four, constitue la partie la plus ancienne, les pierres ont été datées du XIe siècle ou XIIe siècle. De chaque côté deux petites chapelles ont été aménagées. Dans l'une d'elles, nous pouvons retrouver les armoiries des seigneurs de Chanaleilles, qui figurent également vers la porte d'entrée de l'église. L'église est dédiée à la Vierge. Elle est inscrite depuis le 24 février 1964 à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Dans l'église, la table du nouvel autel est en granite bleu du Velay. Sur le mur de l'abside, un crucifix est l’œuvre de Philippe Kaeppelin, un artiste du Puy-en-Velay. Les vitraux sont de Maurice Rocher de Paris.

Sosthène de Chanaleilles, marquis de Chanaleilles, de Montpezat, de Chambonas, baron des Éperviers, ancien conseiller général de l'Ardèche et ancien page de Louis XVIII, décida de revenir au point de départ de ses anciennes origines, fit construire au milieu du XIXe siècle une habitation sur les terres de la Chazette, à 1 200 m d'altitude. Très attaché au village et à ses habitants, le marquis fit don de quatre cloches à l'église. Il demanda aussi aux Sœurs Dominicaines de créer une école dans le village. À sa mort en 1887, il légua à l'église et au couvent la somme de 3 000 francs.

Vers la fin des années 1950, une profonde et importante fissure était apparue sur toute la longueur de la voûte. Celle-ci menaçait à terme l'édifice. Sous la direction du maire de l'époque et de quelques professionnels les hommes de la commune travaillèrent bénévolement pendant plusieurs années. L'édifice a pu être consolidé et la fissure colmatée. L'évêque du Puy est venu visiter l'église rénovée le 29 avril 1999. L’accès de l'église se fait par l'ancien cimetière. On remarquera une croix en fer forgé qui porte la date de 1771. Les contreforts de l'édifice sont dus aux différentes rénovations.

La dômerie du Sauvage[modifier | modifier le code]

C'est une ancienne « dômerie » de Templiers, rachetée par le département de la Haute-Loire, qui la donne en location pour l'élevage de bestiaux. Grâce à quoi, on y trouve, à la fois gîte, produits de la ferme et un accueil digne de ce cadre merveilleux.

À 1 292 m d'altitude, isolé au sommet de la Margeride, face à une large vallée orientée au nord, le domaine du Sauvage comporte des bâtiments en pierre de taille, au bord de la forêt et bordés de pièces d'eau alimentées par la Virlange, ici proche de sa source.

À trois kilomètres à l'ouest, au bord de la route, le lieu-dit l'Hospitalet du Sauvage , nous éclairera par son souvenir sur l'histoire de ce vaste domaine.

Des historiens ont affirmé que l'Hospitalet (le petit hôpital) fut fondé en 1198 par Hélie de Chanaleilles et Hugues de Thoras puis confié aux mêmes Templiers.

Confisqués en 1314 comme tous les biens de l'ordre, domaine et hôpital auraient été dévolus à l'Hôtel-Dieu du Puy, les revenus allant aux hospitaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem et le culte étant assuré par les prêtres de Saint-Médard de Saugues. En 1816, il fut vendu par les Hospices du Puy, puis en acheté par le conseil général de la Haute-Loire à la fin du XXe siècle.

Ces associations fournissent la preuve des liens étroits existant au long des voies pèlerines.

La chapelle Saint-Roch[modifier | modifier le code]

Appelée aussi chapelle de l’Hospitalet du Sauvage, au Col de l'Hospitalet, à 1 308 m. Cette altitude marque le changement de département.

Le souvenir de l'ancien hôpital est perpétué par la fontaine Saint-Roch (encore en Haute-Loire), but d'un pèlerinage local toujours vivant, et la chapelle (déjà en Lozère) du même vocable.

Cet établissement, connu dès XIIIe siècle, dépendait alors de l'hôtel-dieu du Puy. En 1340, une église Saint-Jacques est attestée en ce lieu, de même qu'un pèlerinage en l'honneur de l'apôtre, le 25 juillet.

La Réforme eut raison de cette dévotion, et vers la fin des guerres de religion, la chapelle tomba en ruines, malgré tout le culte du saint demeura attaché à la fontaine portant son nom. Comme bien souvent au XVIe siècle, le culte de saint Roch, pèlerin de Rome se substitua à celui de saint Jacques.

Vers la fin du XIXe siècle, une nouvelle chapelle fut érigée à quelques centaines de mètres de là en territoire lozérien. Détruit par un cyclone en 1897, le monument fut reconstruit en 1901, tel que nous le voyons aujourd'hui.

Œuvres d'art[modifier | modifier le code]

La commune de Chanaleilles possède une sculpture remarquable, une Vierge en majesté en bois peint polychrome, datant du dernier quart du XIIe siècle, conservée dans l'église, qui a été protégée par un classement au titre d'objet en date du 22 juillet 1958. Cette statue a été conservée par une famille durant la Révolution. Elle provient de l'ancienne chapelle du Villeret.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Langue[modifier | modifier le code]

Le village se trouve aux confins du languedocien et de l'auvergnat, son dialecte a une phonétique qui tient des deux zones linguistiques.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]