Chanaleilles (Haute-Loire)

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Chanaleilles
Chanaleilles (Haute-Loire)
Église de Chanaleilles
Blason de Chanaleilles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Brioude
Intercommunalité Communauté de communes des Rives du Haut Allier
Maire
Mandat
Alain Chateauneuf
2020-2026
Code postal 43170
Code commune 43054
Démographie
Population
municipale
176 hab. (2019 en diminution de 6,88 % par rapport à 2013)
Densité 3,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 51′ 43″ nord, 3° 29′ 20″ est
Altitude Min. 1 077 m
Max. 1 486 m
Superficie 48,52 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Gorges de l'Allier-Gévaudan
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Chanaleilles
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Chanaleilles
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Chanaleilles
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Chanaleilles

Chanaleilles est une commune française, située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes, dans la Margeride, aux confins de la Lozère, à une vingtaine de kilomètres de Saugues.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune de Chanaleilles se trouve dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1]. Elle est limitrophe de la Lozère.

Elle se situe à 55 km par la route[Note 1] du Puy-en-Velay[1], préfecture du département, à 64 km de Brioude[2], sous-préfecture, et à 35 km de Langeac[3], bureau centralisateur du canton de Gorges de l'Allier-Gévaudan dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1].

Les communes les plus proches[Note 2] sont[4] : Lajo (5,5 km), Thoras (5,9 km), Grèzes (6,5 km), Esplantas (7,1 km), Sainte-Eulalie (8,0 km), Vazeilles-près-Saugues (8,9 km), Saint-Paul-le-Froid (10,1 km), Croisances (10,7 km).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune de Chanaleilles, d'une superficie de 48,52 km2, est située sur le versant oriental des monts de la Margeride.

Située à une altitude variant entre 1 077 et 1 486 mètres (1 150 mètres au niveau de la mairie), son point culminant est le Truc de la Garde.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Chanaleilles est la commune source de la Seuge 34,1 km[6], affluent de l'Allier, et de la Virlange 24,8 km[7], affluent de l'Ance du Sud, elle-même affluent de l'Allier.

La Virlange arrose ses hameaux.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chanaleilles est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[8],[I 2],[9]. La commune est en outre hors attraction des villes[I 3],[I 4].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (70,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (72,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (59,3 %), prairies (25,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (11,5 %), zones agricoles hétérogènes (3,9 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune est constituée de douze hameaux :

  • Chanaleilles
  • le Villeret
  • le Pin
  • Chazeaux
  • le Falzet
  • le Fraisse
  • Madrière
  • le Crouzet
  • Contaldès
  • le Sauvage
  • Pinatelle
  • la Chazette

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 210, alors qu'il était de 193 en 2013 et de 189 en 2008[I 5].

Parmi ces logements, 44,8 % étaient des résidences principales, 40 % des résidences secondaires et 15,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 100 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0 % des appartements[I 6].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Chanaleilles en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (40 %) supérieure à celle du département (16,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 84 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (90,1 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière[I 7].

Le logement à Chanaleilles en 2018.
Typologie Chanaleilles[I 5] Haute-Loire[I 8] France entière[I 9]
Résidences principales (en %) 44,8 71,5 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 40 16,1 9,7
Logements vacants (en %) 15,2 12,4 8,2

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune et son village principal se nomment en occitan Chanalelhas, ce qui se prononce localement Tchanagueil.

Le pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. On vient de Saugues, la prochaine commune est Saint-Alban-sur-Limagnole.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Chanaleilles a une histoire très ancienne, qui remonte au haut Moyen Âge. En 813, son existence est mentionnée dans une charte de délimitation des diocèses du Gévaudan et du Velay, signée par Alderfroy de Chanaleilles. Outre le château où réside le seigneur, le village possède une église et son cimetière. Il était alors le siège d'une seigneurie qui a donné son nom à l'une des plus anciennes et illustres familles du Vivarais, la famille de Chanaleilles, maison d'origine chevaleresque, qui remonte à Guillaume III de Chanaleilles, qui vivait vers 1228. Cette famille a fourni des chevaliers bannerets, des capitaines d'hommes d'armes, des officiers de terre et de mer, des lieutenants de roi de province, et des sénéchaux de noblesse.

En 1422, Pierre de Chanaleilles aida, comme seigneur banneret, le dauphin Charles, avant qu'il ne devienne Charles VII, pendant que ce jeune prince était retiré au pays du Velay. Après être monté sur le trône, ce monarque remercia Pierre de Chanaleilles, par une lettre clause, des services qu'il lui avait rendus, et le reçut chevalier.

Ce même Pierre de Chanaleilles fut le premier bailli d'épée installé au nom du roi de France en Vivarais et Valentinois.

Dès le début du XIVe siècle, les seigneurs de la maison de Chanaleilles se qualifiaient, dans leurs actes, de « nobles et puissants ».

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2019, la commune comptait 176 habitants[Note 4], en diminution de 6,88 % par rapport à 2013 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
714466668724634682741718795
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
745681772781830825831895894
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 011854767647608571593569475
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
430395372330268228214210189
2018 2019 - - - - - - -
179176-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 17,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (31 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 42,4 % la même année, alors qu'il est de 31,1 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 96 hommes pour 83 femmes, soit un taux de 53,63 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (49,13 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[I 10]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,0 
90 ou +
0,0 
13,5 
75-89 ans
20,5 
27,1 
60-74 ans
22,9 
35,4 
45-59 ans
30,1 
4,2 
30-44 ans
10,8 
11,5 
15-29 ans
8,4 
7,3 
0-14 ans
7,2 
Pyramide des âges du département de la Haute-Loire en 2018 en pourcentage[I 11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
2,4 
75-89 ans
11,6 
19,7 
60-74 ans
19,6 
21,6 
45-59 ans
20,5 
17,2 
30-44 ans
16,4 
15,3 
15-29 ans
13,4 
17,4 
0-14 ans
16,1 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Chanaleilles est membre de la communauté de communes des Rives du Haut Allier[I 12], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Langeac. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[15].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Brioude, au département de la Haute-Loire, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 12].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Gorges de l'Allier-Gévaudan pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 12], et de la deuxième circonscription de la Haute-Loire pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[16].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1988 ? Jean Mayrand    
mars 2008 En cours
(au 27 août 2014)
Alain Chateauneuf[17]    

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 94 ménages fiscaux[Note 5], regroupant 186 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 16 870 [I 13] (20 800  dans le département[I 14]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 15] 2,6 % 1,8 % 4 %
Département[I 16] 6,3 % 7,7 % 7,7 %
France entière[I 17] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 101 personnes, parmi lesquelles on compte 77,2 % d'actifs (73,3 % ayant un emploi et 4 % de chômeurs) et 22,8 % d'inactifs[Note 6],[I 15]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune est hors attraction des villes[Carte 2],[I 18]. Elle compte 64 emplois en 2018, contre 52 en 2013 et 59 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 76, soit un indicateur de concentration d'emploi de 84,1 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 48,2 %[I 19].

Sur ces 76 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 46 travaillent dans la commune, soit 61 % des habitants[I 20]. Pour se rendre au travail, 65,8 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 19,7 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 14,5 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 21].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église romane (XIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Située en plein cœur du village, l'église de Chanaleilles est une petite église romane du XIIe siècle, connue pour son clocher-mur caractéristique : clocher à peigne.

Après l'an mille, Dame Yvonne et son mari Arnault 1er sire de Chanaleilles reconstruisent leur manoir et l'église du village brulée par les pillards. L'acte de consécration est dressé par Druon, prêtre de Mende, le 3 des calendes de mai de l'an 1006, en présence de Robert de Salgues et de Guy de Monestrol. Cette église est composée d'une nef unique, voutée en berceau plein cintre. L'abside, voutée en cul-de-four, constitue la partie la plus ancienne, les pierres ont été datées du XIe siècle ou XIIe siècle. De chaque côté deux petites chapelles ont été aménagées. Dans l'une d'elles, nous pouvons retrouver les armoiries des seigneurs de Chanaleilles, qui figurent également vers la porte d'entrée de l'église. L'église est dédiée à la Vierge. Elle est inscrite depuis le 24 février 1964 à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Dans l'église, la table du nouvel autel est en granite bleu du Velay. Sur le mur de l'abside, un crucifix est l’œuvre de Philippe Kaeppelin, un artiste du Puy-en-Velay. Les vitraux sont de Maurice Rocher de Paris.

Sosthène de Chanaleilles, marquis de Chanaleilles, de Montpezat, de Chambonas, baron des Éperviers, ancien conseiller général de l'Ardèche et ancien page de Louis XVIII, décida de revenir au point de départ de ses anciennes origines, fit construire au milieu du XIXe siècle une habitation sur les terres de la Chazette, à 1 200 m d'altitude. Très attaché au village et à ses habitants, le marquis fit don de quatre cloches à l'église. Il demanda aussi aux Sœurs Dominicaines de créer une école dans le village. À sa mort en 1887, il légua à l'église et au couvent la somme de 3 000 francs.

Vers la fin des années 1950, une profonde et importante fissure était apparue sur toute la longueur de la voûte. Celle-ci menaçait à terme l'édifice. Sous la direction du maire de l'époque et de quelques professionnels les hommes de la commune travaillèrent bénévolement pendant plusieurs années. L'édifice a pu être consolidé et la fissure colmatée. L'évêque du Puy est venu visiter l'église rénovée le 29 avril 1999. L’accès de l'église se fait par l'ancien cimetière. On remarquera une croix en fer forgé qui porte la date de 1771. Les contreforts de l'édifice sont dus aux différentes rénovations.

La domerie du Sauvage[modifier | modifier le code]

C'est une ancienne « domerie » de Templiers, rachetée par le département de la Haute-Loire, qui la donne en location pour l'élevage de bestiaux. Grâce à quoi, on y trouve, à la fois gîte, produits de la ferme et un accueil digne de ce cadre merveilleux.

À 1 292 m d'altitude, isolé au sommet de la Margeride, face à une large vallée orientée au nord, le domaine du Sauvage comporte des bâtiments en pierre de taille, au bord de la forêt et bordés de pièces d'eau alimentées par la Virlange, ici proche de sa source.

À trois kilomètres à l'ouest, au bord de la route, le lieu-dit l'Hospitalet du Sauvage , nous éclairera par son souvenir sur l'histoire de ce vaste domaine.

Des historiens ont affirmé que l'Hospitalet (le petit hôpital) fut fondé en 1198 par Hélie de Chanaleilles et Hugues de Thoras puis confié aux mêmes Templiers.

Confisqués en 1314 comme tous les biens de l'ordre, domaine et hôpital auraient été dévolus à l'Hôtel-Dieu du Puy, les revenus allant aux hospitaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem et le culte étant assuré par les prêtres de Saint-Médard de Saugues. En 1816, il fut vendu par les Hospices du Puy, puis en acheté par le conseil général de la Haute-Loire à la fin du XXe siècle.

Ces associations fournissent la preuve des liens étroits existant au long des voies pèlerines.

La chapelle Saint-Roch[modifier | modifier le code]

Appelée aussi chapelle de l’Hospitalet du Sauvage, au Col de l'Hospitalet, à 1 308 m. Cette altitude marque le changement de département.

Le souvenir de l'ancien hôpital est perpétué par la fontaine Saint-Roch (encore en Haute-Loire), but d'un pèlerinage local toujours vivant, et la chapelle (déjà en Lozère) du même vocable.

Cet établissement, connu dès XIIIe siècle, dépendait alors de l'hôtel-dieu du Puy. En 1340, une église Saint-Jacques est attestée en ce lieu, de même qu'un pèlerinage en l'honneur de l'apôtre, le 25 juillet.

La Réforme eut raison de cette dévotion, et vers la fin des guerres de religion, la chapelle tomba en ruines, malgré tout le culte du saint demeura attaché à la fontaine portant son nom. Comme bien souvent au XVIe siècle, le culte de saint Roch, pèlerin de Rome se substitua à celui de saint Jacques.

Vers la fin du XIXe siècle, une nouvelle chapelle fut érigée à quelques centaines de mètres de là en territoire lozérien. Détruit par un cyclone en 1897, le monument fut reconstruit en 1901, tel que nous le voyons aujourd'hui.

Œuvres d'art[modifier | modifier le code]

La commune de Chanaleilles possède une sculpture remarquable, une Vierge en majesté en bois peint polychrome, datant du dernier quart du XIIe siècle, conservée dans l'église, qui a été protégée par un classement au titre d'objet en date du 22 juillet 1958. Cette statue a été conservée par une famille durant la Révolution. Elle provient de l'ancienne chapelle du Villeret.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Langue[modifier | modifier le code]

Le village se trouve aux confins de deux dialectes occitans : le languedocien (occitan méridional) et l'auvergnat (nord-occitan), son dialecte a une phonétique qui tient des deux zones dialectales.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Chanaleilles Blason
D'or à trois lévriers de sable, colletés de gueules, courant l'un sur l'autre[20].
Détails
Armes de la famille de Chanaleilles, où les colliers sont passés d'argent à gueules.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  5. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  6. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Métadonnées de la commune de Chanaleilles » (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition » (consulté le ).
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  5. a et b « Chiffres clés - Logement en 2018 à Chanaleilles » (consulté le ).
  6. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Chanaleilles - Section LOG T2 » (consulté le ).
  7. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Chanaleilles - Section LOG T7 » (consulté le ).
  8. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la Haute-Loire » (consulté le ).
  9. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  10. « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Chanaleilles (43054) », (consulté le ).
  11. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de la Haute-Loire (43) », (consulté le ).
  12. a b et c « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Chanaleilles » (consulté le ).
  13. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Chanaleilles » (consulté le ).
  14. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans la Haute-Loire » (consulté le ).
  15. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Chanaleilles » (consulté le ).
  16. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la Haute-Loire » (consulté le ).
  17. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  19. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Chanaleilles » (consulté le ).
  20. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
  21. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Stephan Georg, « Distance entre Chanaleilles et Le Puy-en-Velay », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  2. Stephan Georg, « Distance entre Chanaleilles et Brioude », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  3. Stephan Georg, « Distance entre Chanaleilles et Langeac », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Communes les plus proches de Chanaleilles », sur www.villorama.com (consulté le ).
  5. Carte IGN sous Géoportail
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Seuge (K2254000) » (consulté le ).
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Virlange (K2234000) » (consulté le ).
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  15. « communauté de communes des Rives du Haut Allier - fiche descriptive au  », sur la Base nationale sur l'intercommunalité (consulté le ).
  16. « Découpage électoral de la Haute-Loire (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  17. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 27 août 2014).
  18. voir http://www.archives43.fr/arkotheque/visionneuse/visionneuse.php?arko=YTo2OntzOjQ6ImRhdGUiO3M6MTA6IjIwMTktMDItMjQiO3M6MTA6InR5cGVfZm9uZHMiO3M6MTE6ImFya29fc2VyaWVsIjtzOjQ6InJlZjEiO2k6MztzOjQ6InJlZjIiO2k6NDMzNDtzOjE2OiJ2aXNpb25uZXVzZV9odG1sIjtiOjE7czoyMToidmlzaW9ubmV1c2VfaHRtbF9tb2RlIjtzOjQ6InByb2QiO30=#uielem_move=172%2C76&uielem_rotate=F&uielem_islocked=1&uielem_zoom=77. Vue 339/343.
  19. voir http://archives.valdoise.fr/ark:/18127/vta52031285137fb/daogrp/0/layout:table/idsearch:RECH_0eebc843743cf404aacc9b0cb35426cf#id:1840147666?gallery=true&brightness=100.00&contrast=100.00&center=1444.000,-1016.000&zoom=6&rotation=0.000. Vue 247/253.
  20. « 43054 Chanaleilles (Haute-Loire) », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).