Saint-Jean-de-Nay

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Saint-Jean-de-Nay
Saint-Jean-de-Nay
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Puy-en-Velay
Canton Saint-Paulien
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay
Maire
Mandat
Jean-Marie Badiou
2014-2020
Code postal 43320
Code commune 43197
Démographie
Population
municipale
361 hab. (2015 en diminution de 5,99 % par rapport à 2010)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 04′ 11″ nord, 3° 41′ 50″ est
Altitude Min. 868 m
Max. 1 301 m
Superficie 28,26 km2
Localisation

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Saint-Jean-de-Nay est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

  • Villages, écarts, lieux-dits : Beyssac, Cereix, Freycenet, Les Granges, Laglandière, La Peyre, Lespasseyres, Le Ménial, Montagnac, Montagnazet, Le Poux, Pralong, Les Quatre Routes, Rapine, Le Relais, Saint-Rome, Vergonges. Au XVIIIe siècle existaient deux lieux habités aujourd'hui disparus : Sollages et Le Chauffour.
  • Origine du nom : connue jusqu'au XVIIIe siècle sous le nom de Nay, qui découle probablement du thème prélatin et préceltique Nava signifiant creux, vallée, d'où rivière (de la vallée).

Histoire[modifier | modifier le code]

Une borne milliaire, découverte vers 1840 en remploi dans le mur du cimetière de Saint-Jean-de-Nay, comportait une inscription de quatre lignes qui permet de la dater du règne de Postume (260-268)[1]. La distance comptée à partir de Saint-Paulien (Ruessio) est de 8 000 pas.

Près des Passeyres ont été trouvés, vers 1860, des tuiles à rebords, des briques avec dessins en creux, des pierres de petit appareil en tuf volcanique, des morceaux de marbre, un petit chapiteau de bronze, des médailles romaines.

Au terroir dit Ville de Meu, près de Beyssac, ce sont vestiges de sépultures, abreuvoir, moulin à bras de l'époque gallo-romaine qui sont signalés avant 1886.

À 200 m de Vergonges, l'abbé Frugère fouille dès 1851 des sépultures gallo-romaines et médiévales. Il recueille des tegulae, deux bols, un pot, des poteries variées (Ier et IIe siècles) : en terre blanche à filets rouges, à glaçure rouge, une bague en argent ornée d'un chrisme (XVIe ?)[objets au musée Crozatier]. En 1896, c'est l'abbé Achard, curé de Loudes, qui remarque au même endroit des sarcophages, un bloc lapidaire triangulaire avec évidement.

L'histoire de la commune de Saint-Jean-de-Nay est entièrement liée à celle de Cereix, dont le castrum (Cereis, Cereirs, Sereys) apparaît dans les textes dès le XIe siècle. Il est le siège d'une importante baronnie frontière de l'Auvergne et du Velay, aux mains tout d'abord d'une famille éponyme, puis des Bulhon, seigneurs originaires d'Auvergne, des Apchier, seigneurs du Gévaudan, puis des Crussol d'Uzès à partir de 1636 et à une de leurs branches, les Crussol-Florensac vers 1732, jusqu'à la Révolution.

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Nay ou Nay-la-Montagne[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1999 2008 Jean-Marie Pelisse    
2008 en cours
(au 28 Décembre 2017)
Jean-Marie Badiou[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2015, la commune comptait 361 habitants[Note 1], en diminution de 5,99 % par rapport à 2010 (Haute-Loire : +1,35 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1468051 0921 3411 3601 4301 4551 4971 402
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4051 4511 4341 5681 5711 5781 5191 5031 511
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5081 4631 3881 1431 0671 0331 001836792
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
731662592524497430401379361
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Jean : remaniée, agrandie et son clocher construit dans la première moitié du XIXe siècle, l'église Saint-Jean présente une façade d'un bel appareil et une remarquable porte d'entrée de style Louis XIII. Mais son principal intérêt artistique est de conserver un exceptionnel reliquaire-monstrance du XVe siècle, récemment exposé aux fidèles dans une vitrine sécurisée.

Sur son pied, insculpé des initiales DR (qui peuvent être attribuées à Dieudonné de Rose, orfèvre du Puy mentionné en 1496), on peut voir le blason émaillé de la donatrice Anne de la Gorce, épouse de Béraud d'Apchier.

  • Cereix : vestiges du château. Une promenade dans la rue centrale permet de trouver deux autres blasons de la famille d'Apchier, fragments lapidaires remployés en façade des maisons Tonson et Rapatel.
  • Pralong : fragment lapidaire aux armes de Jean d'Apchier et de Marguerite de Chazeron (datation : entre 1571 et 1584).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Saint-Ange de La Colombe (1755-1802), dit le chevalier de La Colombe, proche de La Fayette, il participe activement avec celui-ci à la guerre d'indépendance des États-Unis et à la Révolution française. Il est né dans la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Rémy, Inscriptions latines d'Aquitaine, Vellaves, 1995, p. 132-133.
  • Annales Soc. Acad. du Puy, 1851, p. 204 et 211.
  • Mémoires et Procès-verbaux de la Société d'Agriculture de la Haute-Loire, IX (1896), p. 12.
  • Alain Romeuf, Aux marges de l'Auvergne et du Velay, le château de Cereix, commune de Saint-Jean-de-Nay dans Les Cahiers de la Haute-Loire, 2005, p. 113-183[8]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Rémy, Inscriptions latines d'Aquitaine, Vellaves, 1995, p.132-133.
  2. Saint-Jean-de-Nay sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS, consulté le 20 juillet 2012.
  3. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 28 août 2014).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. Les Cahiers de la Haute-Loire


Liens externes[modifier | modifier le code]

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