Brives-Charensac

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Brives-Charensac
Brives-Charensac
L'église de Brives-Charensac.
Blason de Brives-Charensac
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Le Puy-en-Velay
Canton Le Puy-en-Velay-3
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay
Maire
Mandat
Gilles Delabre
2014-2020
Code postal 43700
Code commune 43041
Démographie
Population
municipale
4 085 hab. (2017 en diminution de 4,44 % par rapport à 2012)
Densité 839 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 51″ nord, 3° 55′ 39″ est
Altitude Min. 598 m
Max. 838 m
Superficie 4,87 km2
Localisation
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Brives-Charensac

Brives-Charensac est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes. La ville compte 2 monuments, le pont vieux et la médiathèque, inscrits au parcours du célèbre Puy De Lumières. La ville est également capitale de la Loire sauvage.

Géographie[modifier | modifier le code]

Elle est traversée par la Loire.

Située à 600 mètres d'altitude, la commune bénéficie d'un climat chaud et tempéré avec des précipitations soutenues.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de Brives-Charensac, dans la Grotte Rouge située sur le flanc Sud-Ouest du mont Brunelet, furent trouvées des traces d'occupation datant du magdalénien[1].

A l'origine s'implante un village gaulois sur la rive droite du fleuve, au débouché d'un pont en bois. Plus tard, ce village fut nommé Brives (du celte "brivas" qui signifie "pont"). À l'époque romaine est créé la Voie Bollène qui relie Lugdunum à Burdigala, et qui passe sur ce pont reconstruit en pierres. Nommé beaucoup plus tard pont de la Chartreuse, il est à ce qui semble reconstruit plusieurs fois, la dernière au XVe siècle.

Sur la rive gauche est bâtie une villa dont le premier propriétaire est un certain Hiarensus, nom plus tard francisé Charensac[2].

Au début du XIIIe siècle[3] est construit un pont à péage comptant neuf arches, mesurant 109 mètres, et plus large que le pont romain. Appartenant à la Maison de Polignac, il est aujourd'hui nommé Vieux Pont, et il en reste deux arches, les autres s'étant écroulés successivement en 1515, 1559 et 1795[4].

Lors de la Guerre de Cent Ans, le Velay subit les ravages des "routiers". L'abbaye de Doué, qui se trouve en bordure de Brives, est pillée par Seguin de Badefol et sa troupe.

Au XVIe siècle est bâtie par Pierre Farnier, marchand drapier et seigneur de Saint-Martin-de-Fugères, une maison-forte nommée aujourd'hui Château de Farnier[5].

Les guerres religieuses affligèrent le Velay de 1560 à 1596. En décembre 1589, les Ligueurs du Puy occupent militairement le pont à péage. Fin avril 1590 il est conquis par les Royalistes (ainsi que la maison-forte), qui le perdent cependant quelques jours après. Le site est alors hautement stratégique, les ponots recevant des aides et renforts de Lyon pour alimenter les combats à Espaly. En août 1594, Anne de Lévis reprend le pont et assiège en vain le Puy quelques semaines avec quatre à cinq-mille soldats[6].

Le 25 juillet 1677 est posée la première pierre du futur couvent des Chartreux[7]. Ces derniers sont expulsés en 1791. Un séminaire s'y installe de 1818 à 1906, qui est fermé suite à la Loi de séparation des Églises et de l'État.

De 1772 à 1776 est construit l'actuel Pont Galard.

Les deux villages ne forment plus qu'une seule commune suite à une ordonnance royale de 1839. Découlant de cette union est bâtie une église de 1846 à 1853, sous le vocable de Notre-Dame-de-Bon-Secours, agrandie et dotée de son clocher en 1902.

En octobre 1896 est inaugurée la ligne de tramway Brives - Le Puy - Espaly, alimentée en électricité par deux centrales hydrauliques, l'une sur la commune, l'autre à Vals. La ligne fonctionnera jusqu'en 1923.

Soixante-deux enfants de la municipalité tombent aux Champs-d'Honneurs lors de la Première Guerre mondiale. Les bâtiments du couvent La Chartreuse sont utilisés comme "Colonie des étrangers ou dépôt d'Austo-Allemands"[8] : y vivent des civils considérés comme non-dangereux, issus de pays de la Triplice. En 1939 et 1940, les bâtiments sont utilisés comme hôpital militaire, puis deviennent un centre d'apprentissage et de formation professionnelle, toujours en activité.

Le 21 septembre 1980, la Loire est en crue suite à de subites pluies torrentielles : il tombe sur le département en deux jours autant d'eau que la France en a eu en six mois. Brive-Charensac est la commune la plus touchée par la catastrophe, inondée sur une hauteur de 6,80 mètres, le premier quart d'heure l'eau atteignant déjà deux mètres, un torrent mêlé de boue emportant tout sur son passage. La ville déplore la mort de huit habitants, plusieurs blessés, les dégâts sont catastrophiques, les entreprises détruites[9].

Blason[modifier | modifier le code]

Brives-Charensac; D'azur à un pont d'argent, surmonté de trois épis d'or.

Description : D'azur à un pont d'argent, surmonté de trois épis d'or.

Les ponts de Brives-Charensac[modifier | modifier le code]

"Brives" découle du mot celtique "brivas" signifiant "pont", et se retrouve également dans d'autres noms de lieux tel « Brioude ».

Brives-Charensac est traversée par la Loire et possède quatre ponts par ordre chronologique :

  • le plus ancien a certainement une origine gauloise, mais sa construction actuelle date du XVe siècle[10]. C'est le pont de la Chartreuse, qui desservait la grande route du Puy à Lyon. Il est encore en parfait état et est interdit à la circulation automobile.
  • le Vieux pont du XIIe siècle, dont il ne reste que deux arches.
  • le pont principal a été construit au début du XVIIIe siècle. Il a été submergé par une crue deux fois (vers 1750 et le 21 septembre 1980). Il est le pont principal actuel.
  • le pont de la déviation vers Saint Étienne qui a été ouvert vers 1980.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 1989 Jean Prunayre UDF Conseiller général (1985-1992)
1989 1990 Jean-Jacques Bringold UDF Conseiller général (1992-1998)
1990 avril 2014 Jean-Claude Ferret PS Conseiller général
avril 2014 En cours
(au 26 août 2014)
Gilles Delabre[11] SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2017, la commune comptait 4 085 habitants[Note 1], en diminution de 4,44 % par rapport à 2012 (Haute-Loire : +0,71 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3883222753994131 1171 2921 3271 289
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3311 4011 6121 4411 5541 6001 5121 4481 625
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5711 7721 3921 3151 3441 7571 6061 6401 725
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 0222 8803 7134 0694 3994 3564 1714 2314 103
2017 - - - - - - - -
4 085--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Une part importante de l'activité économique et commerciale de la commune se concentre dans la Zone d'Activité Commerciale de Corsac à proximité de la RN 88. De nombreux magasins y sont en outre présent (Auchan, McDonald's). Cette ZAC est l'une des plus importantes de la Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay. En 2018, la ville a connu une forte attractivité économique avec l'implantation de nombreuses enseignes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies et places[modifier | modifier le code]

83 odonymes recensés à Brives-Charensac
au 5 novembre 2014
Allée Ave. Bld Chemin Côte Imp. Montée Pass. Place Pont Quai Rd-point Route Rue Ruelle Sentier Square Autres Total
0 5 [N 1] 0 [N 2] 17 1 [N 3] 10 0 0 6 [N 4] 1 [N 5] 0 0 2 [N 6] 29 [N 7] 0 0 0 12 [N 8] 83
Notes « N »
  1. Avenue Charles Dupuy, Avenue de Coubon, Avenue de la Gare, Avenue des Sports et Avenue Pierre Farigoule.
  2. Boulevard Aristide Briand et Boulevard Vercingétorix.
  3. Côte de Tireboeuf.
  4. Place du 8-Mai-1945, Place Blanche, Place de l'Église, Place de l'Ormeau, Place de la Libération et Place de la Mairie.
  5. Pont Vieux.
  6. Route de Lyon et Route du Monteil.
  7. Dont Rue du 11-Novembre.
  8. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, parcs, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Elie Pandraud, Une importante adjudication de travaux publics au XVIIIe siècle, la reconstruction du pont de Brives-Charensac : in Cahiers de la Haute-Loire 1972, Le Puy-en-Velay, Cahiers de la Haute-Loire, (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Livre "Le monde souterrain de Haute-Loire", de Jean-Paul Béal, année 2018, page 96.
  2. Site internet www.auvergne-centrefrance.com __"Brive-Charensac (Haute-Loire)".
  3. Selon les sites internet compulsés, la datation des anciens ponts de Brive-Charensac varie, cela étant certainement dû au fait qu'ils furent plusieurs fois rebâtis ou restaurés.
  4. Site internet www.auvergne-centrefrance.com
  5. Site internet https://monumentum.fr __"Maison forte ou château de Farnier".
  6. Site internet zogotounga.free.fr __"Chronologie vellave".
  7. Site internet www.lycee-lachartreuse.fr __"Notre histoire. L'histoire du pôle La Chartreuse remonte... au XVème siècle" (note : la première pierre fut posée en 1677, il y a donc une erreur dans le titre du texte de présentation de l'actuel lycée, installé dans les bâtiments).
  8. Site internet www.archivesportaleurope.net __"Prisonniers de guerre. Fonds de la préfecture (9R)".
  9. Site internet https://france3-regions.francetvinfo.fr __"Inondation meurtrière à Brive-Charensac en Haute-Loire, en 1980".
  10. Site internet www.agglo-lepuyenvelay.fr __"Visite pays d'Art et d'Histoire : Brives-Charensac au fil de la Loire".
  11. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 26 août 2014).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  16. « Ancienne chartreuse Notre-Dame-du-Puy », notice no PA00092957, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]