Sembadel

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Sembadel
Sembadel
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Brioude
Canton Plateau du Haut-Velay granitique
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay
Maire
Mandat
Roland Gobet
2014-2020
Code postal 43160
Code commune 43237
Démographie
Population
municipale
230 hab. (2016 en diminution de 5,74 % par rapport à 2011)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 16′ 32″ nord, 3° 41′ 15″ est
Altitude Min. 849 m
Max. 1 128 m
Superficie 18,59 km2
Localisation

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Sembadel est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie du Parc naturel régional Livradois-Forez.

Ses habitants sont appelés les Sembadelois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Sembadel s'organise autour de deux pôles principaux :

  • Sembadel-Bourg
  • Sembadel-Gare (une partie des maisons de Sembadel-Gare se trouvent sur la commune de Félines (Haute-Loire))

entourés de hameaux :

  • Dignac
  • Hierbes
  • Bonnefond
  • la Roche
  • le Fournet
  • le Mazel
  • la Vernède
  • Chelles
  • Saint-Léger
  • Hierbettes
  • les Salles

La Senouire, affluent de l'Allier y prend sa source à Chelle qui fait partie de la commune de Sembadel.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Mentionné au XIIIe siècle,
  • Ancien péage des seigneurs d'Allègre supprimé au XVIIIe siècle,
  • Compris dans la province d'Auvergne en 1789,
  • La commune de Saint-Léger lui a été rattaché en 1843.

En 1790, Sembadel (43160) s'appelait Saint-Badel[1]

Badel (comme Baudel, Baudelle, Bauzille, Bauzély, etc.) pourrait être une variante de Baudile ou Baudille. Originaire d'Orléans, saint Baudille [en latin Baudilius, du germanique « bald » (audacieux) et « hild » (combat)], fêté le 20 mai, alla évangéliser la région de Nîmes où il fut décapité, en 295, pour avoir interrompu un sacrifice païen, et enseveli sur le lieu même de son exécution. Un monastère, construit autour de son tombeau, fut détruit en 1563, au début de la réforme protestante, et ses reliques furent dispersées. Un petit oratoire souterrain fut aménagé aux Trois Fontaines (selon la légende, la tête du saint, en rebondissant, aurait fait jaillir trois sources). Le culte de Baudilius se répandit loin de Nîmes comme en témoignent les noms des communes suivantes : Saint-Baudille (38), Saint-Bauzeil (09), Saint-Beauzeil (82), Saint-Bauzély (30), Saint-Beauzély (12), Saint-Bauzile (07 et 48), Saint-Bauzille (34), Saint-Beauzille (81), Saint-Beauzire (43100 et 63), Saint-Baudelle (53), Saint-Baudel (18)... (site compilhistoire)

Il peut aussi s'agir d'un saint fictif dû à une fantaisie de copiste. Le cas est fréquent en toponymie. Ce serait un dérivé du mot de bas latin samba (= citerne) ou à une racine hydronymique sab-/sav- qu'on dans des noms de rivières comme la Save (Gers) ou Sabis, ancien nom de la Selle. Cette thèse d'un pseudo-saint semble confirmée par le fait qu'à partir du XVe siècle la majorité des textes ne parlent plus que de Sambadello ou Sambadal, et que le Saint patron du village n'est pas Saint Badel, mais Saint Roch.

En 1843, la commune absorbe celle voisine de Saint-Léger[2] ; cette dernière porta, au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), le nom de Léger-les-Côtes[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 2008 Gérard Pascal    
2008 2014 Michel Bérodot    
2014 En cours
(au 28 août 2014)
Roland Gobet[4]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2016, la commune comptait 230 habitants[Note 1], en diminution de 5,74 % par rapport à 2011 (Haute-Loire : +1,08 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
619500652601706753891875875
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
865770827738690732771775780
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
818896933865792765712615575
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
524422328263238250250250239
2016 - - - - - - - -
230--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Notre-Dame de la Forêt
    La chapelle Notre-Dame-de-la-Forêt à Sembadel-Gare,
  • La rotonde de la gare (gare de bifurcation la plus élevée du réseau PLM) à Sembadel-Gare,
  • Une tour météo faisant partie du réseau ARAMIS à proximité de la Vernède.
  • Gare, halte de la ligne touristique du Livradois-Forez, exploitée par AGRIVAP Les trains de la découverte, en saison.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. si l’on se réfère au "DICTIONNAIRE TOPOGRAPHIQUE DU DÉPARTEMENT DE LA HAUTE-LOIRE comprenant LES NOMS DE LIEU ANCIENS ET MODERNES, rédigé par M. Augustin CHASSAING, archiviste paléographe, juge au Tribunal civil du Puy, complété et publié par M. Antoine JACOTIN, archiviste du département de la Haute-Loire, correspondant du Ministère de l’Instruction publique pour les travaux historiques, lauréat de l’Institut. PARIS. Imprimerie Nationale. MDCCCCVII.", ouvrage consultable sur le site de la Bibliothèque Nationale de France https://gallica.bnf.fr/ : « Avant même de connaître l'issue des débats parlementaires, une commission de seize membres, composée des députés de la province et de délégués de la ville du Puy, de Montfaucon, d'Yssingeaux, de Saint-Didier-la-Séauve et de Brioude, se réunit au Puy le 27 janvier 1790, « pour convenir des limites des districts du département du Velai ». Les débats furent certainement orageux, puisque deux commissaires se refusèrent d'assister jusqu'à la fin de la séance. Après avoir rejeté les demandes des villes de Craponne, Saint-Didier, Tence et Pradelles tendant à obtenir d'être chefs-lieux de district, la commission décida que ces chefs-lieux seraient établis au Puy et à Brioude et que, pour la partie méridionale du département, les villes de Monistrol-sur-Loire, de Montfaucon et d'Yssingeaux alterneraient entre elles pour l'administration civile, mais que le siège du tribunal serait définitivement attribué à l'une d'elles. On procéda ensuite à la division du département en trois districts et trente-deux cantons et à la répartition des 252 communes, dont 129 avaient appartenu à la province d'Auvergne, 90 à celle du Velay, 15 à celle du Gévaudan, 10 à celle du Vivarais et 8 à celle du Forez. Voici comment fut faite cette répartition (…) II. DISTRICT DE BRIOUDE. (9 cantons.) (…) XX. Canton de la Chaise-Dieu (17 municipalités) : Berbezit, Bonneval, la Chaise-Dieu, la Chapelle, la Chapelle-Bertin, Cistrières, Connangles, Félines, Jullianges, Laval, Malvières, Murs, Saint-Badel, Saint-Léger, Saint-Pal, Saint-Vert, Saint-Victor. » (Introduction page XXXII) « § 5. Noms D'ORIGINE ROMANE. (Ordre ecclésiastique). L'onomastique communale a emprunté à la religion chrétienne un grand nombre de vocables, dont les uns appartiennent à des noms communs et les autres à des noms de saints (…) Les noms de saints entrent dans la composition de soixante-huit vocables communaux : Saint-André, Sanctus Andreas ; Saint-Arcons (2), Sanctus Arconcius (...) Il faut naturellement comprendre dans cette catégorie les communes de Blesle, Blesilla, dont l'adjectif Sancta a disparu, et Sambadel, forme altérée de l'ancienne dénomination Sanctus Baudelius. » (Introduction, page VII) § II. CIRCONSCRIPTIONS JUDICIAIRES. 1. Velay. (…) en 1321, la baronnie d'Allègre, comprenant les villages d'Allègre, de Céaux, de la Chapelle-Bertin, de Félines, de Monlet, de Saint-Badel, de Saint-Just-près-Chomelix, de Saint-Léger, de Saint-Pal-de-Murs et de Varenne-Saint-Honorat, ainsi que les mandements de Cereix, de Saint-Paulien et de Saint-Privat-d'Allier furent incorporés au bailliage d'Auvergne. (Introduction, pages XIX et XX) « SEMBADEL, canton de la Chaise-Dieu. — Ecclesia de Saint-Badel, 1252 (Saint-Agrève). -- Parochia de Sambadel, 1275 (la Chaise-Dieu, Saint-Allyre). — Parochia Sancti Badelli, 1331 (J. de Peyre, notaire). — Parochia de Sambadello, 1459 (idem, Vazeilhes). — Sambadal, 1548 (Rhône, Saint-Antoine-de-Viennois, Saint-Victor). — Sembadel-Saint-Léger, XIXe siècle . (nomencl. des postes). Ancien péage des seigneurs d'Allègre supprimé par arrêt du Conseil du 26 octobre 1744. En 1789, Sembadel faisait partie de la province d'Auvergne, de l'élection de Brioude, de la subdélégation de la Chaise-Dieu et du ressort de Riom. Son église paroissiale, diocèse du Puy et archiprêtré de Saint-Paulien, était dédiée à saint Roch ; l'abbé de la Chaise-Dieu en était collateur. » (Page 267)
  2. Sembadel sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS, consulté le 20 juillet 2012.
  3. Saint-Léger sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS, consulté le 20 juillet 2012.
  4. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 28 août 2014).
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.


Bibliographie[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Cassagne, Mariola Korsak, Les noms de lieux de la Haute-Loire, D'où vient le nom de mon village ?, Éditions Sud Ouest, 2006, (ISBN 2-87901-695-9)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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