Saint-Geneys-près-Saint-Paulien

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Saint-Geneys-près-Saint-Paulien
Saint-Geneys-près-Saint-Paulien
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Le Puy-en-Velay
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay
Maire
Mandat
Jean François Gisclon
2020-2026
Code postal 43350
Code commune 43187
Démographie
Population
municipale
320 hab. (2018 en augmentation de 3,9 % par rapport à 2013)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 09′ 44″ nord, 3° 49′ 29″ est
Altitude Min. 750 m
Max. 1 098 m
Superficie 16,49 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Le Puy-en-Velay
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Paulien
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Geneys-près-Saint-Paulien

Saint-Geneys-près-Saint-Paulien est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Geneys-près-Saint-Paulien
Bellevue-la-Montagne
Céaux-d'Allègre Saint-Geneys-près-Saint-Paulien Vorey
Saint-Paulien Saint-Vincent

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Geneys-près-Saint-Paulien est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Puy-en-Velay, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 59 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (56,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (42,3 %), zones agricoles hétérogènes (27,8 %), prairies (21,7 %), terres arables (6,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,5 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Il n'y a aucune preuve d'occupation permanente du site avant l'époque gallo-romaine, mais le centre actuel de la municipalité se trouve à moins de cinq kilomètres au nord-est de Ruessio, oppidum et capitale du peuple Vellaune. Cette ville se trouve sur le parcours des légions de Jules César, en route vers Gergovie. Ruessio devient Ruessium après la conquête romaine, et se déplace de deux kilomètres de son site d'origine, se rapprochant à trois kilomètres de celui de l'actuel Saint-Geneys.

C'est à cette époque que naît le village, sur la Via Bolene qui va de Lugdunum à Burdigala, via Tolosa [8]. Il semble qu'il fut à l'origine une Mansio, un gîte d'étape sur la route. Puis apparaissent d'autres constructions, le lieu prenant le nom de Jalius, plus tard francisé en Jaliac. De cette époque furent retrouvées des grès taillés, des débris de briques et de tuiles. "De belles fontaines s'y sont même conservées jusqu'à nos jours" [9].

Lors des Grandes invasions la région subit un raid destructeur de Vandales, qui met à mal Ruessium. On peut imaginer que Jalius ne fut pas épargné [10].

Du Moyen Âge à 1789[modifier | modifier le code]

La première mention écrite du lieu date de 1038 : "Parochia S. Genessi de Jaliaco" [11]. Sans que nous en connaissions aujourd'hui la raison, le nom du village, "Saint-Geneys", est à rattacher à saint Genet, évêque de Clermont vers 660. L'église du bourg a une origine antérieure au XIIe siècle, et est dédiée à saint Barthélemy.

En 1444 le village obtient le droit de se ceindre d'une muraille, et celui d'ériger un donjon. Il ne reste aujourd'hui de tout ceci que les pans de deux portes, sur les trois que possédait l'enceinte [11]. Ce système de défense n'empêche pas les destructions causées par les troupes du duc de Nemours en .

De 1789 à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

En 1789 la commune est nommée Peyramont, en 1793 Saint Gineys, en 1801 Saint-Gineys [12].

Le maréchal Émile Fayolle (1852-1928), né au Puy, est issu d'une famille du village [13]. Il est propriétaire dans celui-ci d'un château bâti en 1810, qui aujourd'hui accueille mariages et séminaires.

Trente-neuf enfants de la municipalité sont tombés au Champ-d'Honneur lors de la Première Guerre mondiale, trois lors de la seconde.

De 1877 à 1923 est exploité un gisement d'Hématite sur le territoire de la commune [11]; de 1956 à 1982 sont exploitées deux mines d'uranium [14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2006 En cours Jean-François Gisclon[15]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2018, la commune comptait 320 habitants[Note 3], en augmentation de 3,9 % par rapport à 2013 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
745638617713750779691758699
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
679691724786732771724744717
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
657708641571554498491417383
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
325305239228227254297303308
2013 2018 - - - - - - -
308320-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Barthélémy, intérieur.

Église romane Saint-Barthélémy[20].
Cette église, qui présente un plan au sol en forme de croix latine, comporte : une nef à voûte en berceau, à deux travées délimitées par des arcs-doubleaux ; un avant-chœur surmonté d’un clocher carré du XIXe siècle, résultat de la transformation d’un ancien campenard datant de 1662 ; un chœur, revoûté au XVIe siècle, se terminant par un mur droit, et doté d’un décor renaissance ; enfin, deux chapelles latérales s’ouvrant sur la première travée de la nef, celle au nord ayant été ajoutée au XVIIe et celle du sud au XIXe siècle. La porte, pratiquée dans le flanc sud de l’édifice, est du style de reconstruction du XVIe siècle. Un ossuaire a été mis au jour sous la chapelle nord, attestant que le lieu était déjà occupé antérieurement au XIIe siècle.

Calvaire au sommet du Peyramont, 3 croix.
Vestige d'une enceinte fortifiée.
Ancienne garnison militaire au Moyen Âge.
Ancien couvent devenu mairie et salle polyvalente.
Village classé monument historique (centre).
L'historien Albert Boudon-Lashermes signale dans un livre la présence d'un important habitat gaulois sur le secteur d'Uveyres.
À signaler également : en août, Fête de la Batteuse, tradition d'autrefois, avec repas typique (saucisse, lentilles etc.).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le chanoine Bertrand est originaire de la commune. Ancien curé de Saugues, il est l'auteur de plusieurs livres.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 28 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 24 avril 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 24 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Site internet https://voie-bolene.info
  9. Livre "Essai historique sur les antiquités du département de la Haute-Loire", de Mangon de La Lande, année 1826, page 41. Le village possède trois fontaines, dont une portant une inscription en latin.
  10. L'Histoire nous a transmis des bribes de souvenirs de ce raid, frappant Ruessium, et plus loin détruisant l'église de Galabrum.
  11. a b et c https://saint-geneys.fr
  12. Site internet www.m.annuaire-mairie.fr __"Village de Saint-Geneys-près-Saint-Paulien".
  13. Journal "L'éveil de la Haute-Loire", article du 07 novembre 2018 "Centenaire de 14-18 : cinq personnages en cinq anecdotes".
  14. Livre "Le monde souterrain de Haute-Loire", de Jean-Paul Béal, année 2018, pages 199 et 200.
  15. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 1er octobre 2014).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. Source : Base Mérimée.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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