Jean-Marie Bonnassieux

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Jean Marie Bonnassieux
Bonnassieux-orsay.jpg

Jean Marie Bonnassieux,
photographie anonyme non sourcée.

Naissance
Décès
(à 81 ans)
Paris
Nom de naissance
Jean Marie Bienaimé Bonnassieux
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Élève
Distinctions
Grand prix de Rome en 1836
Œuvres réputées
Socrate buvant la cigüe (1836) ; La Modestie (1846), Notre Dame de France (1855)

Jean Marie Bienaimé Bonnassieux est un sculpteur français, né le à Panissières (Loire) et mort le à Paris.

Bonnassieux est avant tout un sculpteur de commande, qui se spécialisera par la suite dans la sculpture de religieuse. Il commence sa carrière de sculpteur en étudiant auprès de Jean-François Legendre-Héral à Lyon, puis dans l’atelier d'Auguste Dumont à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Jean Marie Bienaimé Bonnassieux est né le à Panissières[1]. Il est le fils de Jeanne Vergoint et Mathieu Bonnassieux, un menuisier.

Son intérêt pour la sculpture se manifeste dès le plus jeune âge, notamment avec des figurines taillées en bois. C’est ainsi qu’en 1828, le curé de la commune fit entrer Bonnassieux, avec l’accord de son père, en apprentissage chez Juveton, fabricant d’ornements d’église à Lyon. Grâce à cet apprentissage, le jeune sculpteur sera remarqué par Jean-François Legendre-Héral qui le fera admettre à l'École des beaux-arts de Lyon, puis dans sa classe. Legendre-Héral eu sur sa vie une influence particulière et positive puisqu’il était complètement dévoué à son élève, il partageait son temps, son expérience et même en cas de besoin sa bourse. L’artiste dira à propos de son maître : « Bien des gens m’ont aidé, m’ont dirigé dans ma carrière, je dois beaucoup à monsieur Dumont, beaucoup à monsieur Ingres, et je leur en suis reconnaissant. Mais tout cela est peu de chose à côté de ce que je dois à monsieur Legendre-Héral. C’est lui qui m’a fait ce que je suis »[réf. nécessaire]. En 1832, il remporte la médaille d’or du concours de fin d’année et est ainsi exempté de service militaire. En 1833, il exécutera un Hyacinthe blessé par le disque d’Apollon, qui sera exposé à l’Exposition lyonnaise de 1833, puis au Salon de 1834. Bonnassieux partira ensuite à Paris ; il se fera d’abord aider par l’atelier de Denis Foyatier et enfin celui d'Auguste Dumont[2], où il entrera comme élève et praticien. Il sera également admis à l'École des beaux-arts de Paris et remportera le grand prix de Rome de 1836.

Voyage à Rome[modifier | modifier le code]

De 1836 à 1842, Bonnassieux est pensionnaire à la villa Médicis à Rome[3]. Il y obtiendra plusieurs commandes publiques et privées, dont de nombreux bustes dû à son habileté à traiter le portrait. Parmi eux, on peut citer le Buste de Lacordaire situé à Paris, ou celui de Jeanne Hachette visible au jardin du Luxembourg.

Carrière[modifier | modifier le code]

Sous le Second Empire, Jean-Marie Bonnassieux se verra confier plusieurs travaux pour le palais du Louvre à Paris et la Bourse de Lyon. En 1855, il participe à l’Exposition universelle[1]. La même année, il devient chevalier de la Légion d’honneur. À partir de 1860, il commence à se spécialiser dans la sculpture religieuse et produit alors de nombreuses statues de la Vierge qui seront souvent reproduites et éditées. En 1866, Bonnassieux est élu à l’Académie des beaux-arts. En 1878, il reprend la sculpture monumentale, notamment avec la statue de Mgr Georges Darboy pour la cathédrale Notre-Dame de Paris, dont l'esquisse en terre cuite est conservée à Paris au musée d'Orsay[4].

Ses élèves[modifier | modifier le code]

Peu de choses sont connues sur la carrière d’enseignement de Bonnassieux. On sait seulement qu’il a eu quelques élèves comme Jean Lagrange ainsi que Jean Valette à partir de 1848, ou encore Giorné Viard après 1845 à Paris.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Style[modifier | modifier le code]

Le style de Jean-Marie Bonnassieux se partage entre le courant du néo-classicisme, alors en vogue, et le genre de l’art chrétien auquel on associera ses sculptures religieuses.

La caractéristique du courant néo-classique se trouve dans sa volonté de retrouver « la raison » (selon le comte de Caylus[réf. nécessaire]). Il va pour cela s’inspirer de l’art antique afin de répondre aux « excès » du style rococo, affirmant une simplicité noble ainsi qu’une grandeur calme[5].

Jean-Marie Bonnassieux se démarque des sculpteurs pour sa pratique de l’art chrétien dans laquelle il excelle. Ce courant a pour but, entre exaltation de croyance et idéal religieux, de représenter l’« infinie beauté de Dieu », à travers la représentation de diverses figures saintes.

La sculpture religieuse conquiert largement l’espace public au XIXe siècle. Elle est le témoignage de la réaction catholique sous le pontificat de Pie IX qui instaure, notamment, le dogme de l’Immaculée Conception le . Cette période de sécularisation (étymologiquement « rendre au monde »), qui consiste à rendre public les biens privés de l’Église — ici notamment des figures religieuses en statue — permet d’introduire le XIXe siècle dans une notion moderne de « musée ». Ainsi, l’espace public devient un espace ontologique.[pas clair]

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Arcueil, collège Albert-Le-Grand : R.P. Captier, 1878, statue en marbre.
  • Bagnères-de-Bigorre : fronton de l'ancienne Eglise des carmes représentant la scène de la multiplication des pains. 1856
  • Brest, cimetière de Brest[Lequel ?] : La Vierge aux anges, 1856, marbre ornant la tombe de Mme Menu du Menil, représente la défunte avec ses deux filles, emportées toutes trois par une épidémie.
  • Dreux :
    • chapelle royale : Ange, 1845, plâtre.
    • musée d’art et d’histoire : Résurrection, 1845, bas-relief en terre-cuite. La vigueur et la spontanéité de l’exécution viennent dramatiser la composition rayonnante de la scène : les personnages sont disposés suivant des obliques qui divergent depuis le tombeau.
  • La Flèche, place Henri IV : Monument à Henri IV, 1856, statue en bronze d'environ 2,50 m, surmontant la fontaine de la place Henri IV, la statue est inspirée d'une statue de Guillaume Dupré (1576-1643)[6],[7].
  • Lavaur, jardins de l'Évêché : Monument à Las Cases, comte d’Empire, 1865, bronze[8].
  • Le Puy-en-Velay : Notre-Dame de France, groupe statuaire, fonte de fer. Le 8 septembre 1855, jour de la fête de la nativité de la Vierge, le général Pélissier est vainqueur durant la guerre de Crimée au siège de Sébastopol. En signe de gratitude, il conseille à l'évêque Mgr de Morlhon, de solliciter auprès de l'empereur Napoléon III quelques-uns des canons pris à l'ennemi pour construire la statue que le diocèse du Puy souhaite dédier à Notre-Dame de France. Sculptée par Jean-Marie Bonnassieux, la statue réalisée en fonte de fer à partir des 213 canons de Sébastopol est inaugurée le 12 septembre 1860 devant 120 000 pèlerins. Elle mesure 16 mètres (22,70 m avec le piédestal) pour un poids total de 835 tonnes (110 tonnes pour la statue, 680 le piédestal en pierre et 45 son revêtement en fer)[9].
  • Lyon, musée des beaux-arts :
    • La Modestie, 1846, marbre. En 1837, Bonnassieux fait le portrait d’une jeune fille de la campagne pour M. Rambourg (œuvre non localisée). Un plâtre peint façon terre-cuite figure à Paris dans la collection Armagnac (no 124). Un marbre de 1841 est envoyé à Paris en 1842 et exposé aux Petits-Augustins avec les travaux des pensionnaires de la villa Médicis (œuvre non localisée). Un marbre, exécuté à Paris, demeura dans l’atelier de Bonnassieux jusqu’à sa mort (œuvre non localisée). Un marbre est exécuté pour M. Terrat de Paris en 1884 (œuvre non localisée). Un marbre est exécuté pour la baronne de Rothschild en 1891 (œuvre non localisée) ;
    • M. Terme, maire de Lyon et député du Rhône, 1845, buste en plâtre, n°A2834. Commande de la ville de Lyon en 1844, exposé en 1846 ;
    • Portrait d’A. Bernard, 1852, médaillon en bronze, n°43.2.103. Médaillon pour son ami A. Bernard. Don de l’artiste en 1880 ;
    • Pierre Simon Ballanstre, buste, n°A2825 ;
    • André-Marie Ampère, 1849, buste en marbre, n°A2826 ;
    • Jean-François Legendre-Héral, marbre, n°B346, 1879. Commande pour le musée de Lyon. Œuvre dans laquelle il a mis toute son affection pour son maître ;
    • Portrait de femme, 1885, marbre, n°H2046.
  • Montbrison : Monument à Victor de Laprade, 1888, bronze.
  • Paris :
    • cathédrale Notre-Dame de Paris :Mgr Georges Darboy, 1878, statue en marbre.
    • cimetière du Père-Lachaise : Jean-Dominique Ingres, 1868, buste en marbre ornant sa sépulture.
    • École nationale supérieure des beaux-arts :
      • Socrate buvant la Ciguë, 1836, modèle en plâtre. Remporte le grand prix de Rome en 1836. Cette œuvre se caractérise par son haut-relief et son bas-relief. Le bas-relief en plâtre est une épreuve ancienne d’après la deuxième esquisse exécutée par Jean-Marie Bonnassieux lors du concours pour le prix de Rome. Il existe une autre esquisse moins aboutie conservée dans sa famille ;
      • Phocion, 1838, ronde-bosse en marbre, n°119. Réalisé alors que Bonnassieux est pensionnaire de l’Académie de France à Rome. Copie en marbre d’après l’antique du musée du Vatican. Hommage à l’homme d’État et général athénien qui combattit les Macédoniens et finit par boire la ciguë. Il apparaît sous l’appellation d’Ulysse parmi les Ambassadeurs d’Agamemnon et inspira de nombreuses figures dans les morceaux proposés au prix de Rome. « Cette copie, exécutée avec soin, rappelle convenablement le caractère de l’antique. On pourrait trouver quelque mollesse dans l’exécution de la tête, surtout dans les cheveux et dans la barbe. On doit pourtant féliciter M. Bonnassieux du choix de cette belle statue. »[réf. nécessaire]
    • église des Missions étrangères : Sainte Claire, 1879, statue en bois.
    • musée de l’armée : Arthur-Jules Morin, 1883, buste en marbre, n°4354. Commande de l’État en 1880.
    • musée du Louvre :
      • L’Amour se coupant les ailes dit L’Amour fidèle, 1840, plâtre. Le modèle moulé au printemps 1838, exposé à la villa Médicis en janvier 1840, n'est pas localisé. Le marbre, exposé à Rome en avril 1841 et envoyé à Paris en juin, est brisé pendant le trajet mais restauré par le Louvre. Médaille d’or de l’exposition des envois de Rome aux Petits-Augustins en 1842. Louvre n°963. Le bronze de 1841 est exposé au musée du Luxembourg puis attribué au musée du Louvre après la mort de Bonnassieux ;
      • La Méditation, 1855, marbre, n°4620. Exposition universelle de 1855, Exposition de Londres en 1862. Œuvre de tradition néo-classique, destinée d’abord à la cour du Louvre, puis à la bibliothèque impériale, elle fut donné par l’empereur en 1864 à Napoléon[pas clair]. Détruite dans l’incendie du Palais Royal en 1871. Une réplique en marbre a été placée au Musée du Luxembourg ? Cette statue a été acquise par Napoléon III sur la liste civile à l’EU[Quoi ?] de 1855 ?. On a reproché à Bonnassieux que la statue avait « un beau corps peu fait pour méditer ; elle a le front d’une courtisane grecque. »[réf. nécessaire] ;
      • Couronnement du fronton du pavillon de Marsan aux Tuileries. Cette œuvre était de base destinée à la Cour des comptes suite à une commande de l’État.
    • musée d'Orsay : Mgr Georges Darboy, vers 1872, esquisse en terre cuite.
  • Poitiers, cathédrale Saint-Pierre : Cardinal Pie, 1888, marbre.
  • Roanne, musée des beaux-arts et d'archéologie Joseph-Déchelette : Willy Campbell, plâtre, 1841. Exécuté alors que la famille Campbell était en séjour à Rome. Donné au musée de Roanne par la famille Bonnassieux. Œuvre en marbre faite en 1841, envoyé inachevé à Paris en 1841. Achevé en 1843 et envoyé à Sydney. L’enfant est représenté nu, assis sur un coussin. Ces portraits d’enfants, en pied, connaissent un certain succès depuis le début du siècle. Ce marbre n'est pas localisé.
  • Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, église : La Vierge mère, 1881, statue en marbre.
  • Saint-Raphaël, basilique Notre-Dame de la Victoire : Saint François d’Assise étreignant la Croix, 1891. Dernière œuvre de Jean-Marie Bonnassieux. Commande du révérend père capucin Moyse pour la cathédrale, notamment permise grâce à la générosité des fidèles. Un décor lui fut créé afin de la mettre en valeur.
  • Tarare, église Sainte-Madeleine : décors, 1884.
  • Tremblay-en-France, église Saint-Médard :
    • La Naissance du Christ, 1880, bas-relief en terre-cuite ;
    • La Fuite en Égypte, 1882, terre cuite. Œuvre de commande de M. Turenne, rentier et membre du conseil municipal de la ville de Tremblay. Dans cette œuvre, Joseph guide le groupe. Les voyageurs sont représentés en mouvement comme le montre leurs vêtements qui s’envolent sur la gauche. Contrairement à ce qui était représenté auparavant par manque de connaissances des terres orientale, Bonnassieux, grâce à la campagne d’Égypte de Bonaparte en 1798, peut donner une réalité de la situation en la plaçant au milieu de palmiers. Cette interprétation des terres désertes semblent s’approcher davantage que les précédentes qui plaçaient cette scène dans un paysage européen ;
    • L'Adoration des bergers, 1882, terre cuite[10]. Composition classique centrée sur la figure de Jésus. Derrière Joseph on peut apercevoir les bergers montrant leur déférence à Jésus et, derrière Marie, cinq anges volants. La présence d’un bœuf et d’un âne complètent l’iconographie de la scène conformément aux attentes de représentation de cet épisode biblique. L’ensemble des rayons convergent vers Jésus, Bonnassieux souhaitait en effet représenter le rôle spirituel de guide qu’est Jésus dans le monde de la chrétienté. Commande de M. Turenne.
  • Troyes, musée des beaux-arts, jardins de Chevreuse : David tendant la fronde, 1844, bronze. Le modèle en plâtre fut créé à la villa Médicis à Rome en 1840. Sujet d’envoi de sa dernière année, exposé à Rome en avril 1842, il est conservé à la villa Médicis jusqu’en 1877 d'où il fut envoyé à Paris pour être coulé en bronze (œuvre non localisée). Un modèle en plâtre fut exécuté en 1841, brisé en 1897 au palais du Louvre pendant qu’on l’emballait pour l’attribution au musée des beaux-arts de Lyon. Bonnassieux demanda qu’on lui envoie les morceaux brisés au Louvre afin de couler un modèle en bronze.

Autres œuvres[modifier | modifier le code]

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  • L'Abbé Gerbet, 1840, buste en bronze. Exécuté à Rome en 1840, amis de Lacordaire, évêque de Perpignan. Trois buste furent créés avec cette sculpture pour référence, dont celui de Lacordaire. Œuvre non localisée.
  • Le Baptême des premiers chrétiens, bas-relief, plâtre, Rome, 1842. Exécuté à Rome en 1842, sans doute envoyé à Paris pour y être fondu en bronze, l'œuvre n'est pas localisée. Un bronze doré de 1842 a été commandé par Mgr Forbin-Janson à Rome (prison Mamertine). Le plâtre doré remplace le bronze qui n’est pas encore prêt en juin 1842 pour la fête de Saint Pierre et Saint Paul. Le relief est composé très simplement autour des Apôtres Pierre et Paul dont le rôle principal est souligné par l’ampleur de leurs vêtements. Bonnassieux souligne par la simplicité de l’ensemble l’importance qu’il accorde au caractère spirituel de l’œuvre (œuvre non localisée).
  • Régina, tête d’étude, 1843. Modelé à Rome, œuvre non localisée.
  • Gratia, tête d’étude, 1843. Modelé à Rome, œuvre non localisée.
  • Hyacinthe blessé par le disque d’Apollon, 1833, œuvre non localisée.
  • Mercure endormant Argus, 1838, bas-relief en plâtre. Exécuté à Florence et exposé à Rome en 1939 et à Paris en 1940. Cette œuvre devait-être réalisé lors de sa seconde année dans le cadre d’un travail de bas relief. Il a été dit[Par qui ?] que cette sculpture manquait de vérité et d’étude dans la forme en général mais qu’il y avait cependant dans cette œuvre l’intelligence du bas-relief et des plans généralement bien entendus. Bonnassieux travaillait en effet lentement sur cette œuvre, ne sachant dans quelle direction aller par un surplus d’imagination qu’il avait du mal à maîtriser. Cette incertitude l’amena à de nombreux changement puisqu’il avait un souci de la perfection et du mal à se séparer de ses créations[réf. nécessaire]. Œuvre non localisée.
  • Néna, tête d’étude, 1838. Exécutée et exposée à Rome en avril 1839 puis à Paris en 1840. Ingres souhaitait que Bonnassieux la rendit « historique », mais Bonnassieux refusa et lui conserva son caractère de portrait[réf. nécessaire]. Œuvre non localisée.
  • Comte Olivier de La Rochefoucauld, vers 1840, médaillon exécuté à Rome et expédié à Paris en 1841. Œuvre non localisée.
  • Le père Lacordaire, 1840, buste en bronze. Œuvre non localisée.
  • Princesse de Beauvau, 1841, buste en marbre. Modèle exécuté à Rome en une journée. Œuvre non localisée.
  • Le Baptême du Christ, 1844. Œuvre non localisée.
  • Ville, tête d’étude, 1841, plâtre. Exécuté à Rome en avril 1841 pour le David, puis expédié à Paris en juin. « […] cette tête offre assez de mérite, bien qu’on puisse y désirer plus d’étude. »[11]. Bonnassieux jugeant qu’elle avait un front trop court et quelque chose de masculin lui mis une couronne murale. Il a procédé comme avec La Modestie, avec une désinvolture à laquelle l’Académie fut sensible. Œuvre non localisée.
  • La Résurrection, 1845. Œuvre non localisée.
  • Comtesse de La Bunarada, 1841, buste. Œuvre non localisée si toutefois elle fut vraiment exécutée[réf. nécessaire].
  • Le Sage accueillant la Vérité et repoussant l’Erreur, 1878. Œuvre non localisée.
  • Alcyon et Ceïx, 1841, groupe, esquisse en plâtre. Exécuté très rapidement à Rome, exposé en avril 1841 puis envoyé en juin à Paris. Bonnassieux a hésité à exécuter cette œuvre puisqu’il travaillait sur L’Amour se coupant les ailes, et l’Académie lui reprocha son peu d’investissement jugeant que « […] L’esquisse n’offre rien du sentiment et du style que devrait avoir un sujet grec ; la composition en est malheureuse sous tous les rapports. »[réf. nécessaire] Bonnassieux espérait que l’Académie serait plus indulgente en voyant son travail de plâtre avec l’Amour, mais il n’en fut rien. Œuvre non localisée.
  • Comtesse de Caraman, 1842, buste en marbre, n°135. Envoyé à l’état d’ébauche à Paris en 1842, exposé au Salon de 1844. Sans doute la dernière œuvre de Bonnassieux faite à Rome. Anciennement conservé au château de Pange près de Metz. œuvre non localisée.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jacques Beauffet, Dictionnaire des artistes Foréziens du XIXème siècle, Éditions Ceysson.
  2. Sur recommandation de Legendre-Héral.
  3. Antoinette Le Normand, La tradition classique et l’esprit romantique : Les sculpteurs l’Académie de France à Rome de 1824 à 1840, Éditions D’ell Elefante, 1981.
  4. « Monseigneur Georges Darboy », notice du musée d'Orsay.
  5. Johann Joachim Winckelmann[réf. nécessaire].
  6. Dossier sur le monument sur la base Palissy.
  7. Notice sur e-monumen.net
  8. Notice sur e-monumen.net
  9. Notice sur e-monumen.net
  10. Site de La Tribune de l'Art.
  11. archives A.F.R., carton 46, Rapport de 1841.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Pierre Kjellberg, Le Nouveau guide des statues de Paris, Paris, La Bibliothèque des Arts, 1988.
  • Emmanuel Schwartz, Les Sculptures de l'École des Beaux-Arts de Paris. Histoire, doctrines, catalogue, Paris, École nationale supérieure des Beaux-Arts, 2003.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Beauffet, Dictionnaire des artistes Foréziens du XIXe siècle, Éditions Ceysson.
  • Antoinette Le Normand, La tradition classique et l’esprit romantique : Les sculpteurs de l’Académie de France à Rome de 1824 à 1840, Éditions D’ell Elefante, 1981.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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