Rosières (Haute-Loire)

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Ne doit pas être confondu avec La Rosière (Montvalezan).

Rosières
Rosières (Haute-Loire)
Rosières. Place Jeanne-d'Arc.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Arrondissement de Puy-en-Velay
Canton Emblavez-et-Meygal
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay
Maire
Mandat
Adrien Gouteyron
2014-2020
Code postal 43800
Code commune 43165
Démographie
Gentilé Rosiérois, Rosiéroises
Population
municipale
1 536 hab. (2015 en augmentation de 7,34 % par rapport à 2010)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 01″ nord, 3° 59′ 20″ est
Altitude Min. 594 m
Max. 1 072 m
Superficie 26,82 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-rosieres.fr/

Rosières est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune possède un patrimoine historique et naturel notable : une partie de l'église et le calvaire sont classés au titre des monuments historiques et le ravin de Corbœuf est classé comme site naturel protégé.

Géographie et géologie[modifier | modifier le code]

Situation générale[modifier | modifier le code]

Rosières est situé à 18 km du Puy-en-Velay, à 65 km de Saint-Etienne, à 15 kilomètres d'Yssingeaux, à 13 km de Retournac, et à 5 km de Lavoûte-sur-Loire. La carte ci-dessous indique les communes environnantes.

Rosières se caractérise par son appartenance à la plaine l'Emblavez et à celle du Velay volcanique. La plaine est à une altitude d'environ 500 mètres alors que le point culminant de la commune, le sommet du suc de Jalore, a une altitude de 1 074 m.

Le bassin de l'Emblavez a la même origine que celui du Puy-en-Velay[1]. C’est un lac oligocène (ère tertiaire) divisé en deux parties à la suite de la poussée alpine de la fin du Miocène. Il est limité au Nord par les hauteurs de la rive gauche de la Loire, à l'Est et au Sud-Est par la chaîne du Meygal, au Sud et à l'Ouest par les hauteurs granitiques de Chaspinhac.

Géologie[modifier | modifier le code]

À Rosières, il est possible d’observer des marnes oligocènes, du granite, des alluvions modernes et des roches volcaniques dont des phonolites.

D'après Eugène Locussol, les laves phonolitiques sont sorties sans explosion violente ; par suite de leur viscosité, elles se sont simplement accumulées autour des orifices d'expulsion formant des dômes. Ceux-ci en s'effritant ont créé d'énormes éboulis à leur pied. Ces éboulis s’appellent des chiers, ou cheyres.

Les plaques de phonolithes sont utilisées comme matériau de couverture, on parle de lauze.

Ravins de Corbœuf[modifier | modifier le code]

Les ravins de Corbœuf constituent un site naturel remarquable constitué par des falaises d'argile, aux couleurs variées.

Le décret de 26 août 2013[2] a classé les “ravins de Corboeuf” comme site naturel remarquable. Les raisons du classement sont précisées sur le site du ministère de l'environnement, de l'énergie et de la mer[3] : les ravins de Corbœuf sont des ravins d’érosion mettant à jour, sur une quarantaine de mètres d’épaisseur, des argiles. Leur origine se trouve dans les dépôts d’un grand lac qui occupait, il y a quarante millions d’années, le bassin de l’Emblavez et du Puy-en-Velay. À l’ère tertiaire, ce bassin a été recouvert et fossilisé par les éruptions volcaniques engendrés par la surrection des Alpes. Les géologues distinguent les argiles vertes et rouges (kaolinites) de la base des argiles bleu verdâtre à beiges qui sont des « illites ». Ils remarquent également les lignes blanches, parfois verticales, qui sont faites de calcite, à l’endroit d’anciennes petites failles.

Les ravins sont une curiosité géologique rare présentant un intérêt scientifique, qui s’ajoute à leur intérêt pittoresque. Leur périmètre est de soixante-cinq hectares environ.

Rivières et étang[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par la Suissesse[4], affluent de la Loire. Cette rivière prend sa source à Saint-Julien-du-Pinet, puis traverse Rosières, Malrevers et Beaulieu. Elle se jette dans la Loire à Lavoûte-sur-Loire. Sa longueur est de 14,6 km.

Le Ran[5] est un ruisseau de 6,6 km, il traverse Rosières (à Blanlhac), Beaulieu, et Saint-Vincent.

L'étang de la Plaine domine, à 800 mètres d'altitude, la plaine de l'Emblavez. Situé près du hameau de Chiriac, il est géré par les habitants de ce hameau (pêche).

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Route : la route départementale 7, de Malataverne à Lavoûte-sur-Loire, traverse Rosières, la D 35 donne l'accès à la RN 88 au Pertuis. La D 71 permet d'atteindre le Puy-en-Velay via Malrevers.

Chemins de fer : les gares les plus proches sont Retournac et Lavôute-sur-Loire. La ligne SNCF va de Saint-Étienne au Puy-en-Velay.

L'ancienne voie ferrée « La Galoche » (voir ci-dessous : histoire) a été transformée en voie verte. Sur environ 11 km, elle permet dans sa première partie de découvrir la plaine de l'Emblavez : elle part de Lavoûte-sur-Loire, passe à Beaulieu, puis traverse Rosières. À la sortie de Rosières, la voie permet de découvrir les ravins de Corbœuf.

Cet aménagement est un élément de la «Via Fluvia»[6]. Cette voie verte reliera la vallée du Rhône à la Loire en passant par le Parc naturel régional du Pilat. Elle emprunte les anciennes voies de chemins de fer et s'inscrit dans le Schéma national des véloroutes et voies vertes (route cyclable nationale V73[7]). La « Via Fluvia » de Lavoûte-sur-Loire à la vallée du Rhône aura une longueur de 115 km.
L'aéroport le plus proche est celui de du Puy-Loudes à 18,5 km.


Histoire[modifier | modifier le code]

Le blason de Rosières sur un mur du village

Le nom de la commune[modifier | modifier le code]

D'après le dictionnaire topographique de la Haute-Loire[8], le nom de Rosières apparaît vers 940 dans le cartulaire du Monastier sous la forme « Roserias » ; puis en 1096, dans le cartulaire de Chamalières sous la forme Rosariis, postérieurement on trouve « Rozeyras » (1285), Rosserias (1311), Roseyras (1408), Roserires (1534), Rouzières (1629), Rozières (XVIIIe, Cassini).

Période gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Rosières, comme la plus grande partie de la Haute-Loire, était occupé jadis par les Vellavi (ou vellaves)[9], peuple, qui a donné son nom au Velay. Après la conquête de la Gaule par César, Auguste rendit les Vellavi indépendants des Arvernes. Icidmago (Yssingeaux ?), comme de nombreuses autres cités se transformèrent mais il ne reste pas de monuments significatifs témoignant de cette présence. Francisque Mandet dans son ouvrage sur l'histoire du Velay[10] explique l'importance de la présense romaine mais souligne la difficulté d'identifier les lieux et les réalisations.Des puits funéraires gallo-romains[11],[12] ont été découverts dans le bourg de la commune.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À la suite de la bataille de Vouillé (507), remportée par Clovis sur Alaric II, le Velay passe sous la domination franque. En 511, il fut englobé dans les États du roi d'Austrasie, puis dans la monarchie française lorsque Clotaire II, eut réuni entre ses mains toutes les possessions de sa dynastie en 614.
Le christianisme arrive vers le milieu du troisième siècle. Saint Vosy est sans doute le premier évêque du diocèse du Velay[13]. Il semblerait qu'il ait vécu chez les Vellaves dans la seconde moitié du IVe siècle. Saint Georges devient, lui, évêque du Puy vers 480. Le pouvoir temporel de l'évêque du Puy-en-Velay fut considérable pendant le Moyen Âge.

Tout au long du Moyen Âge et de la Renaissance, Rosières est sous l'influence de la famille de Polignac, incarnée par le château de Lavoûte-sur-Loire à 5 km de Rosières, qu'Armand de Polignac[14] fit construire en 1250. Des batailles ont marqué le bourg : pendant la guerre de Cent Ans, Rosières connait des jours agités. Vers la fin de 1359, des partisans d'Armand de la Roue[15], à la faveur d'un différend successoral avec le seigneur vicomte de Polignac, pillent le village[16]. Deux siècles plus tard, en 1577, le baron de Saint-Vidal[17], chef des ligueurs, y livre bataille, face au capitaine Barjac[18] du parti protestant. Claude Exbrayat de Pralas, achète en 1693, la seigneurie de Rosières à la Vicomtesse de Polignac.

Révolution[modifier | modifier le code]

En 1789 Rosières appartient à la province du Velay, à la subdélégation et sénéchaussée du Puy. L'église paroissiale appartient au diocèse du Puy et à l'archiprêtré de Monistrol-sur-Loire, la nomination du curé de l'église dépendait du prieur de Chamalières.

Ancienne ligne de chemin de fer « La Galoche »[modifier | modifier le code]

La ligne de chemin de fer Firminy-Le Puy-en-Velay est ouverte en 1836[19]. Elle fut complétée par la création d'une ligne d'intérêt local reliant la Loire au Rhône, allant de Lavôute-sur-Loire à La Voulte-sur-Rhône. Le tronçon Lavoûte-sur-Loire à Yssingeaux, passant par Rosières, est inauguré en 1890. Cette ligne est appelée « la Galoche » à cause de sa lenteur : courir avec des galoches aux pieds est difficile. La Galoche transporta jusqu'à un million de personnes par an. C'est en 1952 qu'est fermée définitivement la ligne. Le 26 juin 1944, le train a déraillé au viaduc de Chavalamard. Le train était surchargé de personnes venant se ravitailler.12 morts sont retirés des décombres et 59 personnes sont blessées. Ce fut le plus grave accident survenu sur le réseau des chemins de fer du Vivarais. L'accident pourrait être aussi dû à un mauvais raccordement des wagons en gare d'Yssingeaux.

L'intégration, en 2018, de l'itinéraire dans la Via Fluvia conduit à goudronner la voie, ce qui est accepté par les élus locaux, mais l’Association de protection de l’environnement vellave (APEV) s’oppose au projet[20].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles 2012[modifier | modifier le code]

Premier tour 1 109 inscrits, 984 votants (88,73 %)

candidat parti %
Nicolas SARKOZY UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE 25.49 %
François HOLLANDE PARTI SOCIALISTE 25.39 %
Marine LE PEN FRONT NATIONAL 18.52 %
François BAYROU MOUVEMENT DÉMOCRATE 12.59 %
Jean-Luc MÉLENCHON FRONT DE GAUCHE 9.99 %
Eva JOLY EUROPE ECOLOGIE LES VERTS 3.02 %
Nicolas DUPONT-AIGNAN DEBOUT LA FRANCE 1.77 %
Nathalie ARTHAUD LUTTE OUVRIÈRE 1.66 %
Philippe POUTOU NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE 1.04 %
Jacques CHEMINADE SOLIDARITÉ ET PROGRÈS 0.52 %


Deuxième Tour 1 109 inscrits, 977 votants (88,1 %)

candidat parti %
ELU François HOLLANDE PARTI SOCIALISTE 51,17 %
Nicolas SARKOZY UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE 48, 83 %

Élections municipales 2014[modifier | modifier le code]

La liste conduits par M. Adrien Gouteyron, liste divers droite, est seule en présence, il n'y a qu'un tour de scrutin. Elle obtient 522 voix (soit 46,40 %) des inscrits) et 100 % des suffrages exprimés. Les 15 membres de la liste sont donc élus.

Élections régionales 2015[modifier | modifier le code]

Au premier tour, le taux de participation est de 58,57 %; Laurent Wauquiez (le grand rassemblement de la droite et du centre) obtient 329 voix soit 52,72 %, Jean-Jack Queyranne, liste d'union de la gauche, recueille 117 voix soit 18,75 % ; Christophe Boudot, Front national a 113 voix soit 18,11 %, Jean-Charles Kohlhaas, le rassemblement citoyen, écologique et solidaire 35 voix et 5,61 %. Chacun des autres candidats a moins de 2 % des suffrages.

Au second tour tour la participation est de 67,80 % Laurent Wauquiez, un nouveau souffle pour notre région, 432 voix soit 58,94 %, Jean-Jack Queyranne, liste d'union de la gauche, 188 votes soit 25,65 % et Christophe Boudot, liste du Front national 113 votes, 15,42 %.

La vie politique locale est marquée par la présence d'Adrien Gouteyron, UMP, sénateur de la Haute-Loire du 11 juin 1978 au 30 septembre 2011 (ne se représente pas) et maire de la commune depuis mars 1989.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
? 1971 Claudius Julien    
mars 1971 1989 François Garnier DVD  
mars 1989 réélu en 2014 Adrien Gouteyron[21] RPR puis UMP Ancien sénateur de 1977 à 2011
Ancien conseiller général

Santé[modifier | modifier le code]

Le Centre de soins, de suite et de réadaptation “Saint-Joseph” est un établissement à but non lucratif géré par l'Association Hospitalière de Saint-Joseph.
La maison de retraite “La Roseraie” est un E.H.P.A.D. (Établissement Hébergeant des Personnes Âgées Dépendantes). Sa capacité d'accueil est de 60 personnes, elle comprend un secteur pour personnes atteintes de la maladie Alzheimer (18 places) ainsi que 5 places d’accueil de jour.

Centre de soin St Joseph

École[modifier | modifier le code]

Deux écoles existent à Rosières : l'école publique Germaine Tillon accueille environ 115 élèves et l'école élémentaire privée Saint-Joseph en reçoit environ 65.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[23].

En 2015, la commune comptait 1 536 habitants[Note 1], en augmentation de 7,34 % par rapport à 2010 (Haute-Loire : +1,35 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 5001 9072 4032 8232 9052 4962 7502 8352 859
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 7382 6942 9052 3012 4022 3732 3352 3962 434
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6772 4062 4312 0621 9551 8531 7691 6031 524
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 3911 2841 1631 2121 3051 3091 4101 4241 438
2013 2015 - - - - - - -
1 5261 536-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Logements[modifier | modifier le code]

La commune compte, en 2013, 910 logements dont 624 résidences principales, 140 résidences secondaires et 146 logements vacants. Le nombre de maisons est de 803 et celui des appartements de 105.

Économie et emploi[modifier | modifier le code]

Données générales[modifier | modifier le code]

Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2013[26]

Total % 0 salarié 1 à 9 salarié(s) 10 à 19 salariés 20 à 49 salariés 50 salariés ou +
Ensemble 143 100,0 102 31 5 1 4
Agriculture, sylviculture et pêche 24 16,8 20 4 0 0 0
Industrie 8 5,6 0 5 1 0 2
Construction 23 16,1 15 8 0 0 0
Commerce, transport, service divers 53 44,1 52 1 0 0 0
dont commerce et réparation automobile 15 10,5 13 2 0 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 25 17,5 15 4 3 1 2

Champ : ensemble des activités

Postes salariés par secteur d'activité au 31 décembre 2013

Total % 1 à 9 salarié(s) 10 à 19 salariés 20 à 49 salariés 50 à 99 salariés 100 salariés ou plus
Ensemble 542 100,0 90 66 38 213 135
Agriculture, sylviculture et pêche 10 1,8 10 0 0 0 0
Industrie 244 45,0 22 17 0 70 135
Construction 18 3,3 18 0 0 0 0
Commerce, transport, service divers 27 5,0 17 10 0 0 0
dont commerce et réparation automobile 15 10,5 13 2 0 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 243 44,8 23 39 38 143 0

Champ : ensemble des activités

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les exploitations agricoles pratiquent essentiellement la polyculture (céréales, lentilles, choux, pommes de terre..) et l'élevage (vaches laitières, chèvres, moutons, porcs).

Quatre productions remarquables sur le territoire communal :

  • le fromage l'Artisou,
  • la verveine,
  • la lentille verte,
  • le porc et la charcuterie.

Le  fromage aux artisous (ou fromage aux artisons) est un  fromage fermier au lait cru de vache. Généralement affiné sur des claies de peuplier afin de favoriser le développement des acariens et la maturation du fromage. Les artisons, acariens minuscules, grignotent la croûte du fromage et permettent son affinage en l’aérant.Leur affinage se fait grâce à des artisons[27].

À Rosières le GAEC  de l'artisou  élève des vaches montbéliarde au lieu-dit « La Mûre» et produit ses fromages selon le cahier des charges de l'agriculture biologique.

Si « Verveine du Velay » est une marque commerciale appartenant à la Distillerie de la Verveine du Velay Pagès, la verveine est une plante très présente en Haute-Loire, cultivée et utilisée depuis très longtemps pour son effet calmant.

À Rosières l'entreprise "Fleurs de Verveine" pratique une culture, une cueillette et un séchage biologique (sans produit chimique).

La "Lentille Verte du Puy" est une Appellation d'Origine Protégée[28] (A.O.P) depuis le 7 août 1996[29]. Elle est cultivée depuis plus de 2000 ans[30] . Elle bénéficie d'un microclimat et de sols qui lui confèrent son caractère et ses qualités gastronomiques.

L'appellation « Lentille verte du Puy » est réservée aux lentilles de 3,25 à 5,75 mm de diamètre, portant sur un fond vert pâle des marbrures vert-bleu sombre et possédant une peau. L'aire de production s'étend sur deux régions naturelles du département de la Haute-Loire : le bassin du Puy et le Velay volcanique, dont la commune de Rosières.

Traditionnellement, dans toutes les fermes on élevait et tuait le cochon. Le porc était la base de l'alimentation du "paysan" avec la production de saucissons, lard, pâtés, jambons, boudins... Cette pratique a disparu mais il existe des éleveurs-charcutiers qui poursuivent des productions dans l'esprit traditionnel, telle que l'entreprise Chalendar, dont l'élevage se porcs est situé sur la commune voisine de Beaulieu et sur celle de Rosières. Il est présent tous les samedis sur le marché de Rosières.

Industrie[modifier | modifier le code]

Les deux principales entreprises industrielles de Rosières sont :

  • L'entreprise Morey Profiles[31]. Elle est spécialisée dans la production de profilés thermoplastiques pour la fabrication de produits PVC : portails, clôtures, bungalows... Elle occupe une surface de 5 hectares dont 22 000 m2 couverts. Elle emploie 70 salariés.
  • La société Watts Electronics[32],  créée en 1986 sous le nom d’ADEV, est passée d'une dimension familiale à celle d’une entreprise d’envergure internationale après son rachat en 2002 par le groupe américain Watts Industries. Elle est spécialisée dans l’électronique de régulation et  la fabrique des thermostats  et autres appareils de régulation de température, programmateurs pour chauffage et climatisation. En 2014 elle réalise un chiffre d'affaires de  34 860 900 . Elle emploie 135 salariés.

Transports[modifier | modifier le code]

Les Transports GRAND est l'entreprise de transports routiers de Blanlhac (hameau de Rosières). Elle est spécialisée dans le transport de marchandises diverses et lots partiel dans la région Auvergne - Rhône-Alpes

Culture, fêtes, loisirs, tourisme[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Il existe un "Office de Tourisme Intercommunal de l’Emblavez" à Vorey-sur-Arzon présent à Rosières par un Point d’Accueil Touristique.
Durant l'été des visites guidées des moulins de Blanlhac sont proposées permettant de connaître la technique et leur histoire.
Rosières ne compte ni hôtel ni terrain de camping sur son territoire mais des chambres d'hôte sont proposées. Le camping le plus proche est le camping municipal « Les longes » de Lavoûte-sur-Loire.

Fêtes et culture[modifier | modifier le code]

La fête des lentilles : depuis 1982 a lieu chaque année au mois d'août (animations, brocante, corso fleuri, repas).

Rosières est jumelée avec la commune Villar San Costanzo (commune de la province de Coni dans le Piémont en Italie à 70 km de Turin, d'environ 1 500 habitants).

Jean-Pierre Julien[33] est un sculpteur et graveur de Rosières qui crée personnages ou plaques avec des lauzes. Une de ses réalisations est visible sur le rond-point de l'entrée sud de la commune (d'autres artistes locaux ont contribué à cette réalisation).

Loisirs[modifier | modifier le code]

La piscine la plus proche est celle de Lavoûte-sur-Loire à 5 km.
De nombreux circuits de randonnées pédestres, de vélo, et de V.T.T. sont proposés. Les itinéraires sont disponibles au point d’accueil touristique.
Le chemin de Grande Randonnée No 40 appelé « Tour des volcans du Velay » traverse une partie de la commune.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église[modifier | modifier le code]

L'église néo-romane de Rosières, entourée de son cimetière, placée sous le vocable de saint Jean est soumise un temps vers 937 aux bénédictions du Monastier saint Chaffre.
En 1096, elle n'abrite plus qu'un ermite et disparaît bientôt. On la situe sur le chemin menant à l'actuel cimetière.

On pense qu'une seconde église dédiée à saint Martin, entourée également de son cimetière a été construite au XIIe siècle, un peu plus au sud de l'église Saint-Jean, à l'emplacement actuel[34].

Plusieurs papes en 1155, 1179, 1226, confirment la possession de l'église de Rosières aux religieux saint Chaffre et sans doute au prieur de Chamalières qui disait avoir reçu d'Adhémar de Monteil (évêque du Puy vers 1092) toutes les églises comprises dans un rayon de cinq lieues.
C'est alors une église à une nef sans transept dont nous ne conservons aujourd'hui que l'abside en brèche volcanique à petits joints du XIIe siècle.

L'église est agrandie au XVIe siècle sauf les deux chapelles occupant la place habituelle du transept et le clocher au nord qui sont plus récents.

L'église actuelle a été restaurée en 1981 et classée à l'inventaire des monuments historiques[35]. Ce classement concerne l'abside à cinq pans à l'extérieur et circulaire à l'intérieur.

Le calvaire ou "Champs Clos"[modifier | modifier le code]


Dominant le bourg, le Champ clos ou Calvaire, restauré par la commune en 1985, est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques[36].

Il fut édifié vers 1820 par le sculpteur Delorme, à l'initiative de l'abbé Chanal, curé de Rosières. Limitant une enceinte, un muraille comportant treize niches surmontées chacune d'une croix de pierre (croix taillées en Arkose de Blavozy).

Les Moulins de Blanlhac[modifier | modifier le code]

Moulin à eau de Blanlhac.

Le village de Blanlhac a connu au fil des siècles une concentration de 14 moulins qui ont fonctionné au fil de 2 km d'un petit ruisseau : le Ran. L'installation de ces moulins est très ancienne, elle remonte au moins au XIVe siècle. Et elle a duré plus longtemps que dans bien des villages de Haute-Loire : 8 d'entre eux tournaient au lendemain de la dernière guerre, et les derniers ont cessé leur activité en 1980. Depuis, l'association des Amis des Moulins de Blanlhac a remis en état de fonctionnement l'un d'eux et elle s'est donné pour objectifs la remise en valeur de la zone des moulins.
En effet, le cadre paysager de pierres, de verdure et d'eau est heureusement préservé. Le site permet de découvrir le système hydraulique de biefs et d'écluses, l'architecture et le fonctionnement des moulins.

Les hameaux[modifier | modifier le code]

Roiron[modifier | modifier le code]

Roiron se situe au nord-est de Rosières à 923 mètres d'altitude.
Royro en 1553, Royron en 1572 pourrait venir de roire, variante de roure qui signifie chêne rouvre.
On peut y admirer des bâtisses aux murs imposants, construites avec les matériaux disponibles sur place : murs en granit, lauzes de phonolithe provenant de Jalore.
Le petit patrimoine se résume à l'ensemble bachas-lavoir, au travail et au puits. La petite place a été libérée à la suite de la démolition de l'assemblée décidée par les habitants en 1986.
Le village est très fréquenté par les randonneurs et promeneurs qui viennent apprécier le panorama et la table d'orientation.

Les Granges[modifier | modifier le code]

Comme l'indique le nom "grange" le village était un des "centres d'exploitation" de Rosières. Situé au sud-est du bourg, le long de la Suissesse, face aux ravins de Corboeuf, il servait de grenier pour la localité. D'autant que son emplacement en direction de Bolio où se situaient de nombreux moulins à grains le rendait point de passage obligé pour toute la filière du blé et du pain.
Au Moyen Âge le nombre de maisons était de l'ordre de cinq dont une sur le site de Gaillard.
Par la suite on y retrouve tous les éléments du village typique avec un four banal, une croix de pèlerinage, des "bachats" alimentés par une fontaine et la maison de la "béate". Cette dernière semble avoir été vendue et ne fait plus partie des biens publics.

Chastel[modifier | modifier le code]

Le village de Chastel est implanté sur le versant nord d'un volcan localement dénommé "La Roche". À son sommet, l'érosion permet d'apercevoir les deux bouches d'où s'échappait la lave.
La première mention écrite de Chastel remonte à 1209 sous la forme de " Deu gratia " c'est-à-dire Dieu grâce. Le village marquait l'entrée dans la zone de l'Emblavès, réputée au Haut Moyen Âge pour être plus sûre que celle située au-delà, jusqu'au Lignon. À Chastel, on pouvait donc rendre grâce à Dieu.
L'appellation actuelle remonte à 1326 et vient de castellum signifiant château.
En 1377, Chastel comptait au moins une métairie et une chapelle avec un chapelain qui est aussi juge. C'est l'Hôtel-Dieu qui possède les terres de Chastel.
La chapelle vicariale (avec un vicaire qui assure les services essentiels) disparaîtra entre le XVIe et le XVIIIe siècle.
Du XIIe au XVIIIe siècle, Chastel est tourné vers la production céréalière et on y exploite même une vigne.

Les Potus[modifier | modifier le code]

Au sud de Rosières s'étend la plaine des Aubins bordée par les Sucs rouges et le Suc de Rougeac. Très vite la route rejoint puis suit le ruisseau de Planhol avant de traverser le village des Potus.
Son histoire semble commencer tout de suite après ou pendant la Révolution. Trop peu d'éléments objectifs permettent de remonter plus avant dans le temps.
L'étymologie du nom apparaît double, tout d'abord une signification érudite de gauche voire maladroit ensuite celle, plus populaire de trou, de cul-de-sac. Sont-ce quelques familles qui n'ont pas su négocier le tournant révolutionnaire (maladresse) et qui sont parties s'exiler dans ce 'trou' au pied de Huche plate ? Mais de nombreuses hypothèses peuvent être faites et entraîner des conclusions bien différentes.

Par le fait, on ne retrouve pas distinctement les éléments caractéristiques du village de l'Emblavez et les quelques structures existantes (four, travail, puits) sont d'origines.
Le château d'Arcis, manoir de style troubadour, construit au XIXe siècle reste le repère central du village par sa position dominante et sa prestance. Les habitants se regroupent autour de trois exploitations agricoles et la population estivale augmente de façon significative avec l'arrivée des familles des résidents retirés dans ce lieu de calme voire de solitude.

L’Herme, Le Fayat, Lachaud, Lachaud de Mézères[modifier | modifier le code]

Ces petits hameaux sont côte à côte, à la limite de la commune de Mézères, et situé au nord du suc de Jalore. Les habitants de ces hameaux ont demandé, par pétition, en 1871, à être rattaché à la commune de Mézères. Leur demande n'a pas été retenue. Menaçant ruine le château de l’Herm a été démoli au début du XXe siècle.

Rougeac, Lachaud de Rougeac[modifier | modifier le code]

Bonnevialle, Hautevialle[modifier | modifier le code]

Chiriac[modifier | modifier le code]

Hameau restrain derrière le mont "suc", Chiriac connaît de nombreux touristes notamment grâce à son panneau tant aimé en forme de cœur signifiant l'arrivée dans le très très petit hameau

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Claude Parat[13], vicaire rétracté de Rosières; a été guillotine à Paris le 15 juillet 1794. Auguste de Morlhon, 1799-1862, évêque du Puy en 1846 ; docteur en théologie, chevalier de la légion d'honneur est mort à Rosières au cours d'une tournée pastorale.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère de l'agriculture. Direction de l'agriculture "Statistique agricole de la France. Annexe à l'enquête de 1929 : Monographie agricole du département de la Haute-Loire" 1937 monographie imprimée, 236 p. (Gallica, identifiant : ark:/12148/bpt6k6210153f
  2. https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2013/6/26/DEVL1236287D/jo/texte
  3. http://www.developpement-durable.gouv.fr/Classement-des-ravins-de-Corboeuf.html
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Suissesse (K0306400) »
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ran (K0315500) »
  6. http://departements-regions-cyclables.org/page/index.php?p=64&ref=222
  7. http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/sn3v_decembre_vers_8_2011_correction_IDF_web.pd
  8. Chassaing Augustin "Dictionnaire topographique de la France, dictionnaire topographique du département de la Haute-Loire : comprenant les noms de lieu anciens et modernes", complété et publ. par M. Antoine Jacotin ; publ. par ordre du ministre de l'Instruction publique ; sous la dir. du Comité des travaux historiques, 1907 393 p. p. 241-242 (Gallica)
  9. Société de géographie de France "Annales de Géographie direction de Paul Vital de la Blache et Marcel Dubois" Colin 1908/01 (Gallica)
  10. Mandet Francique "Histoire du Velay" M.P. Marchessou 1860, 2191 p.https://books.google.fr/books?id=VMVJAQAAMAAJ&dq=histoire+du+velay+antiquit%C3%A9&hl=fr&source=gbs_navlinks_s
  11. site officiel de la commune de rosières, http://www.ville-rosieres.fr/
  12. description des puits funéraires gallo-romains de Rosières in Louis Simonnet, docteur en archéologie, Les puits funéraires gallo-romains en Velay et à Saugues (1ère partie) : in Cahiers de la Haute-Loire 1975, Le Puy-en-Velay, Cahiers de la Haute-Loire, (lire en ligne) et Louis Simonnet, Les puits funéraires gallo-romains en Velay et à Saugues (2ème partie) : in Cahiers de la Haute-Loire 1976, Le Puy-en-Velay, Cahiers de la Haute-Loire, (lire en ligne)
  13. a et b Cubizolles Pierre "Le diocèse du Puy-en-Velay des origines à nos jours" ed. Créer 2005, 525 p.
  14. En 1237 Armand prend les titres de vicomte de Polignac et de chanoine du Puy. Il est successivement prévôt de cette église, abbé de Brioude, et évêque du Puy-en-Velay en 1253
  15. (famille du Livardois s'étant constitué une sorte de petite principauté à cheval sur l'Auvergne et le Forez)
  16. Perbet Alexandre " Chamalières et ses entours en Velay" imp. Jeanne d'Arc 1982 337 p. p. 181
  17. Archaud Roger "Le baron de Saint-Vidal : les guerres de religion dans le Velay, le Forez, le Vivarais et le Gévaudan au XVIe siècle", ed. Du Roure 2004 288 p. (ISBN 2906278467 et 9782906278462)
  18. "Mémoires de Jean Burel, bourgeois du Puy" Impr. M.-P. Marchessou, 1875 - 584 pp
  19. Informations données sur les panneaux d'information implantées au départ et en cours de parcours de qui est aujourd'hui une voie verte.
  20. « Tourisme. Vers un goudronnage de la Galoche ? », L'éveil de la Haute-Loire,‎ (lire en ligne)
  21. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 28 août 2014).
  22. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  26. INSEE, dossier complet consacré à la commune de Rosières http://www.insee.fr/fr/themes/dossier_complet.asp?codgeo=COM-43165
  27. Wiktionnaire artison : Acarien qui se développe sur certains aliments et qui peut entrer dans le processus d'affinage, de la famille des acariens, contribuent à l'affinage.
  28. classement par l'Union européenne http://ec.europa.eu/agriculture/quality/door/registeredName.html?denominationId=395
  29. Ce décret est repris par le décret du 23 septembre 1999 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Lentille verte du Puy » - J.O no 224 du 26 septembre 1999 http://www.inao.gouv.fr/produit/3314
  30. Chambre d'agriculture de la haute Loire http://www.haute-loire.chambagri.fr/La-lentille-du-Puy-A-O-P.html
  31. http://www.societe.com/societe/morey-production-448854612.html
  32. http://www.societe.com/societe/watts-electronics-337605463.html
  33. "Journal Le Progrès" "Jean-Pierre Julien apprivoise "la pierre qui chante" 27 décembre 2015
  34. Pierre Chuzelles expose dans son ouvrage (cf. ref.) qu'il existait une église paroissiale, Sainte Blaise, érigée dès le VIIe siècle maisz consacrée seulement au Xe siècle par Gotescalc (935-055) sous le nom de basilique Saint-Martin, laquelle deviendra église paroissiale.
  35. Notice no PA00092822, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. Notice no PA00092821, base Mérimée, ministère français de la Culture.