Yerres (Essonne)

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Yerres
L’hôtel de ville.
L’hôtel de ville.
Blason de Yerres
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Évry
Canton Yerres (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Val d'Yerres
Maire
Mandat
Nicolas Dupont-Aignan (DLR)
2014-2020
Code postal 91330
Code commune 91691
Démographie
Gentilé Yerrois
Population
municipale
28 933 hab. (2011)
Densité 2 940 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 02″ N 2° 29′ 17″ E / 48.7170945, 2.488086848° 43′ 02″ Nord 2° 29′ 17″ Est / 48.7170945, 2.4880868  
Altitude Min. 32 m – Max. 116 m
Superficie 9,84 km2
Localisation

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Liens
Site web yerres.fr

Yerres[1] (prononcé [ jɛʁ ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située à vingt kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France. Elle est le chef-lieu du canton d'Yerres.

Reprenant le nom de la rivière l’Yerres dont elle occupe les versants nord et sud de la basse vallée, le village constitué autour de l’abbaye bénédictine Notre-Dame et plus tard du monastère des Camaldules devint à partir du XVIIIe siècle et du XIXe siècle un lieu de villégiature apprécié de l’aristocratie, de la bourgeoisie et des artistes. Relié à la capitale par le chemin de fer, implantée en proche banlieue, la commune subit une explosion démographique au cours de la seconde moitié du XXe siècle, multipliant la population par cinq en cinquante ans. Majoritairement résidentielle, la commune se démarque dans le département par le niveau de vie relativement élevé de sa population, attirée par le cadre de vie préservé d’une commune paradoxalement peu équipée en biens collectifs.

Ses habitants sont appelés les Yerrois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Position d’Yerres en Essonne.
Occupation des sols.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 52,1 % 518,88
Espace urbain non construit 11,2 % 111,28
Espace rural 36,7 % 365,64
Source : Iaurif[3]

Yerres est située au nord-est du département de l’Essonne, limitrophe du département du Val-de-Marne dans la région Île-de-France, dans la partie sud-est de l’agglomération parisienne. Implantée dans la vallée de l’Yerres et du Réveillon, elle est située dans la partie sud-ouest de la région naturelle de la Brie au nord de la vaste forêt de Sénart. Le territoire communal occupe une superficie totale de neuf cent quatre-vingt-quatre hectares avec une forme approximative de virgule inversée orientée du nord-est au sud long de quatre kilomètres du nord au sud et large d’un kilomètre dans sa partie sud, de quatre kilomètres dans sa partie nord. Seulement 51 % du territoire était urbanisé et construit en 2003, 37 % soit approximativement trois cent soixante-dix hectares conservaient un caractère rural, principalement composé du bois de la Grange au nord de la commune. L’Institut national de l'information géographique et forestière attribue les coordonnées géographiques 48°43'07" Nord et 02°30'22" E au point central de ce territoire[4].

Positionnée dans la vallée, la commune est traversée par plusieurs axes de transports, dont la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles empruntée par la ligne D du RER d'Île-de-France avec une desserte dans la gare d'Yerres, les routes départementales 31, 32, 50, 94 et 941, elle est placée à mi chemin de la route nationale 6 au sud et de la route nationale 19 au nord. Plusieurs lignes d’autobus sillonnent le territoire et permettent de rallier les points névralgiques voisins. Rapidement urbanisée dans la seconde moitié du XXe siècle, la commune est aujourd’hui décomposée en quatorze quartiers dont plusieurs grands ensembles et lotissement pavillonnaires.

La commune d’Yerres est située à vingt kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame[5], point zéro des routes de France, dix kilomètres au nord-est d’Évry[6], douze kilomètres au nord de Corbeil-Essonnes[7], vingt kilomètres à l’est de Palaiseau[8], quarante et un kilomètres au nord-est d’Étampes[9], dix-neuf kilomètres au nord-est de Montlhéry[10], vingt-quatre kilomètres au nord-est d’Arpajon[11], vingt-huit kilomètres au nord-est de La Ferté-Alais[12], trente-cinq kilomètres au nord de Milly-la-Forêt[13], quarante-deux kilomètres au nord-est de Dourdan[14], vingt-trois kilomètres au nord-ouest de Melun[15] et neuf kilomètres au sud de Créteil[16].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La confluence du Réveillon et de l’Yerres.

Le territoire de la commune est traversé en son centre, d’est en ouest par la rivière l’Yerres qui parcourt ainsi trois kilomètres. Une station de mesure des eaux était installée sur le pont Massat jusqu’en 1989[17], elle a enregistré un débit maximal de cent quatorze mètres cubes par seconde en avril 1983[18].

La frontière sud-est avec Brunoy est matérialisée par le cours du Réveillon qui totalise sur le territoire approximativement deux kilomètres jusqu’à la confluence des deux rivières. Au niveau de cette confluence, l’Yerres se divise en deux bras jusqu’à la fontaine de Budé à proximité du centre-ville. À hauteur du manoir, une dérivation a été pratiquée pour former une petite île dans l’ancienne propriété Caillebotte.

Enfin, à la frontière avec Montgeron, le ruisseau de Chalandray se sépare du cours de la rivière pour irriguer la prairie du centre équestre. Une petite mare se situe dans le parc de l’hôtel de ville, un canal enserre le parvis du château de la Grange protégé sur ses façades est et sud par des douves en eau. À l’extrémité ouest du parc, un bassin agrémente la perspective.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La commune est implantée dans la basse vallée de l’Yerres, elle occupe les deux versants nord et sud, le point le plus bas de la commune est situé dans le lit de la rivière, à l’extrémité ouest de la Grande Prairie, près de la frontière avec Montgeron à seulement trente-mètres d’altitude[19], le territoire s’élève ensuite rapidement vers le nord-est pour atteindre le point culminant sur le mont Griffon à cent seize mètres d’altitude[20] à seulement neuf cent cinquante mètres de distance.

Au nord-est se trouve ensuite le plateau de la Brie. Le centre-ville, placé en amont de la rivière est lui situé approximativement à quarante-sept mètres d’altitude[21], le terrain poursuit sa lente ascension vers l’est puisque le lit du Réveillon à la frontière avec Villecresnes culmine à cinquante-neuf mètres[22] et vers le sud dans la forêt de Sénart avec une altitude de cinquante-et-un mètres pour la gare[23] et quatre-vingt-cinq mètres à la frontière sud avec Montgeron[24].

Le sous-sol est caractéristique du bassin parisien et plus précisément de la Brie avec une accumulation de couches sédimentaires de calcaire, d’argile et de limon renfermant de la meulière, érodé vers l’ouest par les cours d’eau[25].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Yerres est limitrophe de six communes : au nord-ouest et au nord, le chemin du bois de la Grange marque la limite avec les communes val-de-marnaise de Valenton et Limeil-Brévannes, au nord-est et à l’est, le chemin d’Yerres, la rue de Valenton, l’allée du Clocher, le chemin du Cimetière et le chemin de Paris matérialisent la frontière avec Villecresnes, au sud-est, Yerres et Brunoy sont séparées par le Réveillon et l’Yerres, puis par les rues Gabriel Péri, Monsieur, des Glaises, Claude Monet et Marceau.

Au sud-ouest et à l’ouest se trouve la forêt de Sénart, sur le territoire de Montgeron, séparée par l’avenue de la Résistance, puis le secteur pavillonnaire séparé par les rues Pierre Semard, du Verger et d’Yerres jusqu’à la jonction avec le cours de la rivière. De ce point démarre la frontière avec Crosne matérialisée par la rue du Vieux Château et le chemin des Uselles jusqu’au bois de la Grange.

Rose des vents Valenton Limeil-Brévannes Villecresnes Rose des vents
Crosne &
Montgeron
N Villecresnes
O    Yerres    E
S
Montgeron Montgeron Brunoy

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Essonne.

Yerres, située en Île-de-France, bénéficie d’un climat océanique dégradé aux hivers frais et étés doux, avec des précipitations régulières sur l’ensemble de l’année. En moyenne annuelle, la température s’établit à 10,8 °C, avec une moyenne maximale annuelle de 15,2 °C et une moyenne minimale de 6,4 °C. Le record de température la plus basse fut établi le 17 janvier 1985 avec -19,8 °C.

La densité urbaine moins élevée explique une différence négative de deux à trois degrés relevée entre Yerres et Paris.

L’ensoleillement totalisant 1 798 heures est comparable à l’ensemble des régions au nord de la Loire mais moindre qu’au nord du département par la présence fréquente de nappe de brume à proximité de l’Yerres et de la vaste forêt de Sénart.

Enfin, les précipitations s’établissent à 598,3 millimètres annuels, avec une moyenne mensuelle proche de cinquante millimètres et une pointe à soixante-trois millimètres en mai.

Données climatiques à Yerres.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1 2,8 4,8 8,3 11,1 13 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[26],[27].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare d’Yerres.

La commune d’Yerres est implantée dans une vallée parcourue par plusieurs routes d’importance locale, elle est ainsi traversée du nord au sud par la route départementale 94 et à l’est par sa bifurcation la route départementale 941 menant à la route nationale 19, du nord-est au sud-ouest circule la route départementale 31 et d’est en ouest la route départementale 32. Enfin, à l’extrême sud-ouest passe la route départementale 50 qui marque la frontière avec Montgeron en prolongeant la route nationale 6.

La commune disposait dès 1951 d’une halte sur la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles, remplacée en 1975 par la gare d'Yerres[28] desservie par la ligne D du RER d'Île-de-France exploitée par la SNCF. Plusieurs lignes d’autobus complètent l’offre de transports en commun, notamment la ligne N134 du réseau Noctilien qui assure la continuité de service nocturne[29], la ligne 91.09 du réseau de bus Albatrans qui relie les gares routières d’Yerres et d’Évry, la ligne intercommunale X et les lignes communales F, F4, les lignes A vers la gare de Villeneuve-Saint-Georges, B vers la station de métro Créteil - L’Échat, E vers le centre hospitalier de Villeneuve-Saint-Georges, I vers Villecresnes, Q vers les gares de Brunoy et Montgeron - Crosne et R vers le lycée de Brunoy exploitées par le réseau de bus STRAV.

La commune est située à seulement neuf kilomètres au sud-est de l’aéroport Paris-Orly et trente-trois kilomètres au sud de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, l’aviation de tourisme et d’affaires sera à terme orientée vers la base aérienne de Melun-Villaroche située à dix-huit kilomètres au sud-est.

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune d’Yerres est composée de plusieurs quartiers répartis sur le territoire. À l’extrême nord-est, elle partage avec Villecresnes le lotissement pavillonnaire des Châtaigniers de Grosbois.

Au sud de la forêt de la Grange se trouve les quartiers de la Sablière et de la Mare Armée (où se situe le stade Léo Lagrange) dominant le centre-ville en bordure de rivière, avec à l’ouest le quartier du Manoir.

À l’est, à proximité de l’ancienne abbaye et de la frontière avec Brunoy se trouve le quartier des Camaldules (Keranna) et un peu plus au nord le quartier du Bout du Monde.

Sur la rive sud de la rivière sont répartis plusieurs grands ensembles : La Grange aux Bois à l’est du Parc Caillebotte, les Grands Godeaux près de la gare RER, la Grande Prairie à la limite ouest de la ville et la cité des Tournelles avec notamment le lycée professionnel Louis Armand, la piscine Val de Forme et le stade Pierre Mollet. Le quartier de Concy se situe quant à lui entre les Tournelles et les Grands Godeaux.

Au-delà de la voie ferrée, le sud du territoire qui fut auparavant boisé est occupé par les quartiers de Gambetta, de Brossolette, du Taillis et du Rond-Point Pasteur où se situent l’école La Garenne, la Poste annexe ainsi que la mairie annexe.

Au pied du mont Griffon subsiste le lieu-dit Le Prieuré et les bords de l’Yerres ont pris l’appellation de Caillebotte en référence à la propriété de l’artiste.

La municipalité a regroupé ces quartiers en sept parties pour instituer les conseils de quartier : Centre-ville - Bellevue, Tournelles - Rives de l’Yerres, Concy - Grands Godeaux - Gare, Gambetta - Brossolette - Belvédère, Taillis - Garenne, Grobois - Mare Armée - Sablière et Camaldules - Abbaye - Bout du Monde. Les quartiers de la Sablière[30] et des Tournelles[31] ont été répertoriés comme prioritaires dans le cadre du contrat de ville du Val-d’Yerres et sont intégrés à un contrat urbain de cohésion sociale.

L’Insee découpe la commune en sept îlots regroupés pour l'information statistique : Taillis - Garenne, Gambetta - Brossolette - Gare, Camaldules, Concy - Grands Godeaux - Belvédère, Rives de l’Yerres - Tournelles, Bellevue - Centre-ville et Grosbois - Mare Armée - Sablière[32].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu était autrefois appelé Edera et était la propriété au XIe siècle de Guillaume Miles de Hierres. En 1801 dans le bulletin des lois, le nom de la commune était indifféremment orthographié Yerres ou Yeres. Liaison et élision sont à faire on dit ainsi la ville d’Yerres comme de la rivière l’Yerres[33].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Il est probable que le gué d’Yerres, situé sur la voie romaine menant de Paris à Montereau[34], ait été à l’origine du premier peuplement d’Yerres[35].

Abbayes et seigneurs[modifier | modifier le code]

La région d’Yeres au XVIIe siècle par Cassini.

L’ensemble de la basse vallée de l’Yerres fut attribué par les rois mérovingiens aux grandes abbayes parisiennes, qui contribuèrent au développement local. La paroisse, initialement dédiée à saint Loup fut citée au XIe siècle[35].

L’histoire connue du lieu démarre avec l’édification à partir de 1120 de l’abbaye Notre-Dame d'Yerres tenue par les bénédictines. En 1130, le seigneur Guillaume de Hierres édifia un château dont subsiste aujourd’hui le châtelet en centre-ville. Au XIIIe siècle fut reconstruite l’église paroissiale. En 1228, Jean Ier du Donjon épousa la petite-fille de Pierre II de Courtenay.

En 1389, le fief d’Yerres revint à Bureau de La Rivière, chambellan du roi de France Charles V. En 1390, le fief de la Grange est une parcelle du massif forestier d’Ardenay, défrichée par une communauté religieuse parisienne. En 1431, la reine Isabeau de Bavière y fit un séjour à la ferme des Godeaux. En 1452, la famille Budé hérite de la seigneurie. Vers 1581, sa ferme est fortifiée.

La construction du château est entreprise en 1617 par Charles Duret, contrôleur général des finances et fils du premier médecin de Charles IX. Selon la mode de l’époque, des jardins paysagers sont aménagés avec le château[35].

Villégiature d’aristocrates et bourgeois[modifier | modifier le code]

Le Portraits à la campagne de Gustave Caillebotte, peint dans la propriété d’Yerres.

Le château est vendu en 1637 à Rollin Burin, maître d’hôtel du roi, dont l’épouse était l’une des précieuses de l’époque, connue sous le nom de Bertaminde. En 1652, des camaldules édifièrent une nouvelle abbaye sur des terres données par Charles d’Angoulême. En 1658, Ninon de Lenclos y séjourna et y convia des amis aux frais de Bertaminde. L’esclandre qui s’ensuivit fut relaté par Tallemant des Réaux[35]. En 1691, Jean de La Fontaine séjourna à l’auberge du Bois Bouron.

Entre 1715 et 1717, le prince de Hongrie et Transylvanie François II Rákóczi fit retraite au couvent des Camaldules. Le maréchal de Saxe, qui résidait régulièrement depuis 1745 au château du Piple à Boissy-Saint-Léger, acheta le domaine en 1748 et y lança d’importants réaménagements qui restèrent inachevés à sa mort, deux ans plus tard. Ils furent terminés par Jacques Ramond, secrétaire du roi, entre 1755 et 1762. Les jardins furent redessinés en 1847 selon un tracé moins régulier et plus romantique[35]. Le 10 octobre 1792 furent expulsées les sœurs de l’abbaye Notre-Dame qui fut vendu en lots. L’ancien cimetière, situé au nord de l’église, fut déplacé à son emplacement actuel en 1832. Dans la seconde moitié du XIXe siècle d’importants travaux lui donnèrent son style romano-byzantin actuel[35]. En 1846 fut aménagée la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles dans la vallée permettant de rallier la capitale par chemin de fer[36].

C’est en 1860 que le père de Gustave Caillebotte acquit sa propriété d’Yerres, située à proximité de l’ancien gué et du pont sur la rivière. Le bâtiment principal, nommé « Casin », est inspiré de la Casina de Raphaël, située dans les jardins de la villa Borghèse à Rome[35]. L’artiste réalisa plus de quatre-vingt tableaux dans cette propriété ainsi que dans la campagne environnante[37]. En 1866, c’est Pierre Larousse qui acquit une maison à Yerres[38]. Durant la guerre de 1870, la commune fut le théâtre de batailles dont témoignent les tombes des soldats Wurtembergeois. En 1883, le mont Griffon fut sommé d’une borne géodésique servant au calcul des distances entre les grandes villes de France par triangulation.

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1937, l’État hongrois fit élever une stèle pour honorer le héros national François Rákóczi, qui fut déplacée en 1978 dans le square dédié. Durant la seconde Guerre mondiale, deux Yerrois se distinguèrent par l’aide qu’ils apportèrent aux persécutés, Lucien et Marguerite Dubouloz ont ainsi été élevé au rang de « Juste parmi les nations »[39]. En mars 1958, l’Yerres en crue inonda la vallée[40]. Le 4 décembre 1966 fut signé le jumelage entre la commune d’Yerres et Mendig. En 1973 se constitua à Yerres une association de défense de l’environnement et de la nature pour stopper les constructions de grands ensembles dans la commune[41].

En 2000, le château de la Grange, devenu hôtel et restaurant, fut rebaptisé « château du Maréchal de Saxe » pour les besoins de cette nouvelle activité commerciale. En 2011, une rixe éclata au lycée Louis Armand, des coups de feu furent tirés et sept personnes furent interpellés à la suite de ce fait divers[42].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui intégrée à l’agglomération parisienne, Yerres n’était qu’un bourg lors de sa création, avec moins de mille habitants en 1793 et même une chute à huit cent soixante-neuf habitants en 1821. Elle entama à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle une lente progression, passant de mille cent quatorze résidents en 1851 à mille huit cent vingt-deux personnes en 1901, interrompue par l’exode provoqué par l’occupation prussienne lors de la guerre franco-prussienne de 1870. La progression démographique s’accrut au sortir de la première Guerre mondiale avec deux mille deux cent soixante-dix-huit habitants en 1921, quatre mille neuf cent trente-huit dix ans plus tard et plus de cinq mille six cent personnes vivant à Yerres au lendemain de la seconde Guerre mondiale en 1946. L’afflux de population vers la région capitale, les opérations de reconstruction entraînèrent une explosion démographique, la commune passant à dix mille sept cent quarante-sept habitants en 1962 et vingt-trois mille cent soixante-deux résidents en 1975 avant un retour à une progression normale pour atteindre vingt-huit mille cinq cent soixante-douze Yerrois décomptés lors du recensement de 2006.

La population de nationalité étrangère ne représente qu’une faible part dans cette évolution avec seulement 5,1 % des habitants en 1999[43]. Ainsi, 2,1 % de la population était de nationalité portugaise, 0,5 % italienne, 0,4 % algérienne, 0,3 % espagnole, 0,2 % marocaine et 0,1 % tunisienne et turque[44].


En 2011, la commune comptait 28 933 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
998 1 066 1 088 869 978 967 1 041 1 194 1 114
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 135 1 288 1 526 1 437 1 308 1 429 1 492 1 683 1 730
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 822 1 846 1 961 2 278 3 758 4 938 5 326 5 646 6 905
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
10 747 18 206 23 162 25 715 27 136 27 455 28 572 28 933 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[45] puis Insee à partir de 2004[46].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

L’analyse de la pyramide des âges d’Yerres établie pour l’année 2006 comparée à celle du département montre une similarité dans la répartition des tranches d’âges dans les populations, à l’exception des habitants compris entre quinze et vingt-neuf ans, nettement sous représentés à Yerres et à l’inverse une surreprésentation des populations comprises entre quarante-cinq et soixante-quatorze ans. En 1999, les moins de vingt-cinq ans représentaient 30,7 % de la population municipale et les familles monoparentales 12,5 %[43].

Pyramide des âges à Yerres en 2009 en pourcentages[47].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,9 
75 à 89 ans
7,0 
13,5 
60 à 74 ans
13,5 
20,4 
45 à 59 ans
20,1 
22,0 
30 à 44 ans
22,6 
18,3 
15 à 29 ans
17,5 
20,6 
0 à 14 ans
18,4 
Pyramide des âges en Essonne en 2009 en pourcentages[48].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,4 
75 à 89 ans
6,7 
11,3 
60 à 74 ans
11,9 
19,9 
45 à 59 ans
20,0 
21,9 
30 à 44 ans
21,4 
20,6 
15 à 29 ans
19,2 
21,7 
0 à 14 ans
20,0 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

La commune d’Yerres est le chef-lieu du canton d'Yerres représenté par le conseiller général Nicole Lamoth (DLR), il est intégré à la huitième circonscription de l’Essonne représentée par le député Nicolas Dupont-Aignan (DLR), par ailleurs maire actuel d’Yerres. Trente-cinq élus siègent au conseil municipal dont trente-deux pour la majorité divers droite et trois pour l’opposition socialiste, neuf adjoints au maire disposent de délégations de pouvoir[49]. La commune a en outre mis en place sept conseils de quartier et un conseil municipal des jeunes. L’Insee attribue à la commune le code 91 2 36 691[50]. La commune d’Yerres est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 219 106 911. Son activité est enregistrée sous le code APE 8411Z[51].

En 2009, la commune disposait d’un budget de 48 092 000 € dont 35 754 000 € de fonctionnement et 12 338 000 € d’investissement[52], financés pour 55,27 % par les impôts locaux[53] avec des taux d’imposition fixés à 19,55 % pour la taxe d'habitation, 25,59 % et 57,58 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti et 16,57 % pour la taxe professionnelle fixée par l’intercommunalité[54]. Cette même année, la dette municipale s’élevait à 35 139 000 €[55]. En 2009, la commune disposait sur son territoire de 1 408 logements sociaux répartis entre six bailleurs sociaux[56] soit seulement 12 % du parc total, la commune ne respectait ainsi pas les préconisation de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains.

La commune adhère depuis 2002 à la communauté d’agglomération du Val d’Yerres (qui comprend également Boussy-Saint-Antoine, Brunoy, Crosne, Épinay-sous-Sénart et Quincy-sous-Sénart) présidée par le maire Nicolas Dupont-Aignan[57], au syndicat mixte Orge-Yvette-Seine et au syndicat mixte de la Vallée de l'Yerres et des Sénarts[58]. Elle s’est dotée d’un centre communal d'action sociale.

En 2005, la commune a reçu le label « Ville Internet @ »[59] et en 2008 le label @@[60] puis en 2010 le niveau @@@[61], confirmé en 2011[62], puis de nouveau le niveau @@ en 2012[63].

Conseil municipal de Yerres (mandature 2014-2020)[64].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Yerres, comme nous l'aimons » DLR Nicolas Dupont-Aignan 32 Majorité
« Yerres avant tout » PS Alain Betant 2 Opposition
« Ensemble pour Yerres » DVD Daphné Ract-Madoux 1 Opposition
Liste Front de Gauche FDG Daniel Guernalec 0

Maires d’Yerres[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[65].
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Nicolas Dupont-Aignan UMP puis DLR Administrateur civil[66], député
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Les électeurs d’Yerres se caractérisent par leur propension à voter plutôt à droite, sauf lors des scrutins massivement remportés par la gauche où ils tendent à suivre les résultats nationaux.

Au plan local, le maire Nicolas Dupont-Aignan, entré en dissidence de son parti l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP), bénéficie d’un électorat acquis et fidèle puisqu’il a été élu dès le premier tour en 2001 et 2008 avec plus de 75 % des suffrages, la liste PS-MoDem (le PCF ayant choisi de ne pas participer à cette liste, le privant ainsi d'élus pour la première fois depuis 1945) n'a pas été en mesure de l'inquiéter. De la même façon, la candidate aux élections cantonales de 2008, affiliée à la même famille politique bénéficie d’un traitement équivalent avec une victoire à plus de 60 % des votes. Particularité notable, la confiance dont bénéficie le maire se répercute dans le reste de la circonscription puisqu’il a été là aussi élu dès le premier tour en 2002 et 2007 avec plus de 60 % des voix.

Cette tendance au vote à droite ne vire cependant pas au vote d’extrême droite puisqu’en 2002, les électeurs Yerrois n’avait placé le candidat Jean-Marie Le Pen qu’en troisième position au premier tour de l’élection présidentielle et ne lui avait accordé que 13,63 % des suffrages au second tour soit 4 points de moins qu’au niveau national[67]. La fidélité des électeurs yerrois au mouvement de leur édile se traduit par une curiosité départementale lors des élections européennes en 2009, Yerres étant la seule commune du département à placer en tête la liste Debout la République, devant celle d’Europe Écologie. En 2004, les deux scrutins largement remportés par la gauche au niveau national ont vu des résultats plus nuancés à Yerres avec seulement sept points d’écart entre les candidats Jean-Paul Huchon (PS) et Jean-François Copé (UMP) lors des élections régionales. En 2005, les Yerrois, suivant la position défendue par leur maire et une campagne très active de la section locale du PCF, rejettent largement le traité de Rome de 2004 à plus de 57 % alors qu'ils avaient approuvé dans les mêmes proportions le traité de Maastricht en 1992[68]. Des sections du Parti socialiste[69] et du Parti communiste français[70] sont présentes dans la commune.

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Référendums[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves d’Yerres sont rattachés à l’académie de Versailles.

La commune dispose sur son territoire des écoles maternelles de la Mare-Armée, de la Grande-Prairie, Saint-Hubert, du Jardin-de-Concy, de la Garenne, des Tournelles et Victor-Hugo, des écoles élémentaires Beauregard, Antoine-de-Saint-Exupéry et du Taillis et des écoles primaires des Camaldules, des Grands-Godeaux et Pierre-Brossolette[86]. S’ajoute l’école primaire privée de confession juive Beth-Rivkah[87],[88].

La poursuite d’études se fait ensuite au collège Guillaume-Budé et au lycée professionnel Louis-Armand[89]. La commune accueille en outre l’institut médico-éducatif La Cerisaie[90].

Les jeunes enfants sont accueillis dans les crèches collectives La Dorlotte, familiales Bambi et Pinocchio et dans les centres de multi-accueil Tobogantine et Les Calinous et les micro-crèches Caramiel et Coquinours. Hors périodes scolaires, les enfants sont pris en charge par les centres de loisirs Brossolette, Concy, Jacques-Prévert et Grosbois.

Santé[modifier | modifier le code]

Yerres est situé à proximité du centre hospitalier de Villeneuve-Saint-Georges mais dispose de l’hôpital privé du Val d’Yerres, équipé de deux cent vingt lits, d’un service d’urgences[91]. La commune d’Yerres accueille aussi sur son territoire le centre de réadaptation Albert Calmette rattaché au centre hospitalier Sud Francilien et quatre résidences pour personnes âgées, les résidences Asphodia, Beauregard, Sofia et de la Grange aux Bois. S’ajoute l’Ésat de la Châtaigneraie destiné au public handicapé, un centre de protection maternelle et infantile[92] et un centre de planification familiale[93].

Quarante-huit médecins[94], onze chirurgiens-dentistes[95] et douze pharmacies[96] sont installés dans la commune.

Services publics[modifier | modifier le code]

La commune d’Yerres dispose outre les services municipaux de deux agences postales en centre-ville[97] et près du Rond-Point Pasteur[98], d’un point information jeunesse[99], d’une mission locale d'insertion[100], une antenne de la caisse primaire d'assurance maladie[101] et de la caisse d’allocation familiale[102], une agence Pôle emploi[103] et un centre des impôts[104]. L’organisation juridictionnelle rattache les justiciables yerrois au tribunal d’instance de Juvisy-sur-Orge, aux tribunaux de grande instance et de commerce et au conseil de prud’hommes d’Évry et à la cour d'appel de Paris[105].

Jumelages et partenariats[modifier | modifier le code]

Localisation des villes jumelées avec Yerres.
Localisation de la ville
Yerres

Yerres a développé des associations de jumelage avec :

Elle a en outre développé un accord d’aide au développement avec la commune de Câmpulung la Tisa en Roumanie depuis 1990[107].

Vie quotidienne à Yerres[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

La commune d’Yerres dispose de plusieurs lieux de pratique ou d’accès à la culture dont le casin et l’orangerie de la propriété Caillebotte qui accueille des expositions permanentes et temporaires, le centre d’art et d’expositions de la Ferme Ornée, le centre éducatif et culturel (CEC) municipal qui a été reconstruit, puis inauguré le 12 mai 2012[108] ; la salle de cinéma Paradiso, la maison des associations installées à la Grange aux Bois et la salle André Malraux[109].

S’ajoute le conservatoire de musique et de danse intercommunal dont certains cours sont dispensés dans la commune.

Quarante associations participent de l’animation culturelle dans la commune[110].

Sports[modifier | modifier le code]

La commune d’Yerres est équipée de plusieurs installations sportives permettant la pratique de diverses activités. Elle dispose ainsi de trois stades : Léo Lagrange équipé de quatre terrains de football et rugby, Pierre Mollet équipé de deux terrains de football et Grosbois avec un seul terrain ; des gymnases des Godeaux, des Tournelles et Michel Finet, des plateaux d’évolution Pierre Brossolette, Pierre de Coubertin, de la Sablière et des Tournelles, du centre Yerrois de loisirs et d’arts martiaux, de la piscine Pierre de Coubertin, des salles de sport des Camaldules, du Taillis, du Centre, Pierre Mollet et Jean-Claude Bouttier, des skateparks Léo Lagrange et du centre éducatif et culturel, des tennis des Tournelles avec six courts dont deux couverts et des boulodromes Léo Lagrange et Pierre de Coubertin[111].

Quarante-huit associations, dont le Rugby Olympique Yerrois (ROY) et le Val Yerres Crosne Association Football (VYC AF) entre autres, encadraient en 2009 la pratique et la promotion sportive à Yerres[112].

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Honest.

La paroisse catholique d’Yerres est rattachée au secteur pastoral de La Forêt-Montgeron et au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes. Elle dispose des églises Saint-Honest, Saint-Jean-l’Évangéliste et Marie-Mère-de-l’Église[113].

La communauté juive se réunit au sein de la communauté culturelle hébraïque du Val d’Yerres[114].

Médias[modifier | modifier le code]

La mairie publie gratuitement et chaque mois Le Journal des Yerrois.

L’hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune d’Yerres est intégrée par l’Insee au bassin d'emploi de Créteil qui rassemble soixante-seize communes et 901 478 habitants en 2006, les Yerrois représentant 3,17 % du total[115].

Il y avait neuf-cent-quinze entreprises installées sur le territoire municipal en 2008 et cent-vingt-et-une structures se sont créées cette année-là, offrant un total de trois-mille-trois-cent-quarante-quatre emplois alors qu’en 2006 existaient encore quatre-mille-cent-soixante emplois dans la commune. Parmi ces entreprises ne subsistaient aucune exploitation agricole alors que cinq fonctionnaient encore en 1988 occupant quinze personnes. De fait, la population active d’Yerres s’élevait en 2006 à 14 771 personnes mais le taux de chômage était fixé à 7 % de cette population et seulement 13,5 % de la population travaillait dans sa commune de résidence. Située à la frontière avec le Val-de-Marne, ce sont ainsi 66,8 % des Yerrois qui travaillaient dans un autre département que l’Essonne en 2006.

La commune ne dispose pas de zone d'activité d’ampleur pour accueillir de grandes structures. La communauté d’agglomération du Val d’Yerres a mis en place un syndicat mixte pour accompagner le développement économique sur son territoire. Un marché est organisé les mercredis et samedis matins en centre-ville, les jeudis et dimanches matins à la gare[116].

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

La répartition de la population active par emploi et catégorie socioprofessionnelles se distingue assez nettement entre Yerres et la zone d’emploi, avec une plus forte présence d’artisans, commerçants, chefs d’entreprises d’une part, de professions intermédiaires et d’employés d’autre part, et des occupations plus nombreuses dans le secteur de la construction ou des services aux particuliers.

Dans la répartition générale, ce sont les retraités qui dominent avec 22,7 % de la population suivis par les professions intermédiaires à 20,7 % en 2006. Parmi les personnes occupant un emploi salarié, 82,3 % de la population bénéficiait d’un contrat à durée indéterminée ou d’une place de titulaire de la fonction publique. Ces caractéristiques démographiques engendrent un niveau de vie relativement élevé dans la commune puisque près de 74 % des habitants étaient assujettis à l’impôt sur le revenu avec un revenu net imposable moyen de l’ensemble des foyers fiscaux fixé à 28 807 euros. Cette année-là, cent-quarante-deux foyers étaient redevables de l’impôt de solidarité sur la fortune avec un patrimoine moyen de 1 349 985 euros[117]. De même 73,3 % de la population était propriétaire de son logement[118].

Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 23 198 euros, ce qui plaçait Yerres au 873e rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages en métropole et au soixante-quinzième rang départemental[119].

Répartition des emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Yerres 0,0 % 8,1 % 13,8 % 29,9 % 33,5 % 14,7 %
Zone d’emploi de Créteil 0,2 % 5,4 % 17,6 % 27,3 % 30,3 % 19,3 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteur d'activité en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Yerres 0,1 % 6,5 % 7,4 % 9,1 % 11,1 % 8,7 %
Zone d’emploi de Créteil 0,7 % 9,4 % 7,1 % 14,4 % 13,9 % 7,2 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[120]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La commune d’Yerres dispose d’un vaste parc urbain dans l’ancienne propriété Caillebotte disposant de plusieurs folies[121] auquel s’ajoutent trente-cinq hectares de jardins publics disséminés sur le territoire. Elle a été récompensée par deux fleurs au concours des villes et villages fleuris[122].

Deux cent neuf hectares de la forêt de l’Arc boisé gérés par l’office national des forêts occupent le nord-est du territoire communal et forme la majeure partie des trois cent quarante-quatre hectares de massif boisé dont jouit la commune. Les bords de l’Yerres constituent eux une coulée verte presque ininterrompue traversant le territoire d’est en ouest.

En 2008, la commune s’est engagée dans un « éco-plan » visant à réduire les dépenses énergétiques de la commune et des services municipaux[123]. Les bois au nord de la commune et les berges de l’Yerres et du Réveillon ont fait l’objet d’un recensement au titre des espaces naturels sensibles par le département[124], la vallée de l’Yerres est en outre classée au titre de la Loi du 2 mai 1930 pour son caractère pittoresque depuis 2006[125].

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Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Plusieurs monuments remarquables sont situés à Yerres, dont certains ont fait l’objet d’une reconnaissance. L’abbaye Notre-Dame d'Yerres élevée entre 1120 et 1132 dont ne subsiste qu’une partie du domaine[35] a été classée aux monuments historiques le 18 août 1928 et inscrite le 1er avril 1996[126].

Le château seigneurial, dit « château de Budé » qui remonte probablement au XVe siècle avec son portail médiéval modifié encadré de deux tours rondes a lui été inscrit le 28 septembre 1970[127], l’aile Est, comportant trois étages, date du XVIIIe siècle et conserve des éléments de décoration de style Louis XVI[35]. Il est complété par la fontaine de Budé, une folie composé d’une grotte et d’un bassin est inscrite depuis le 26 octobre 1981[128].

Au nord est du territoire, le château de la Grange, construit au XVIIe siècle et devenu un hôtel sous l’appellation de « château du Maréchal de Saxe » a été classé le 8 avril 1971[129].

Enfin, la propriété Caillebotte et son parc du XIXe siècle ont fait l’objet d’une inscription partielle le 5 octobre 1993[130] pour les nombreuses fabriques de jardin notamment l’orangerie, le belvédère, la chapelle, le kiosque, la pièce d’eau et le pont de jardin[131].

L’église Saint-Honest construite au XIIe siècle en conserve le chœur, le clocher date lui du XIIIe siècle et le reste de l’édifice a été reconstruit au XIXe siècle dans un style néoclassique[132]. Elle renferme une très belle chaire en bois doré d’époque Louis XV provenant de l’église abbatiale détruite à la Révolution et quelques autres ouvrages d’art religieux[35]. À l’occasion des travaux de restauration effectués en décembre 2005, une crypte a été mise au jour dans la chapelle de la Vierge. À cet endroit est enterré Jacques Ramond, ancien seigneur de la Grange, décédé en 1784. Subsistent aussi les bâtiments de l’ancien domaine de Concy du XIXe siècle est lui occupé par la maison des associations[133], le château de Beauregard construit en 1899 est lui devenu l’hôtel de ville[134].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Yerres :

Gustave Caillebotte.

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Blason d’Yerres

Les armes d’Yerres se blasonnent : Coupé ; au premier, au un d’azur aux trois fleurs de lys d’or, au deux de gueules aux chaînes aussi d’or posées en orle et en escarboucle, chargées en cœur d’une émeraude de sinople ; au second, d’argent au chevron de gueules accompagné de trois grappes de raisin de même.[135]

La commune s’est en outre dotée d’un logotype.

Logotype d’Yerres

Yerres dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

La commune d’Yerres a accueilli en 1963 le tournage du feuilleton télévisé Le Chevalier de Maison-Rouge de Claude Barma et en 2007 du film Intrusions d’Emmanuel Bourdieu[136].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie Sainte-Mevil, L’abbaye Notre-Dame d’Yerres : Essai historique, Versailles, Dufaure,‎ 1859
  • Abbé J.-M. Alliot, Histoire de l’abbaye et des religieuses bénédictines de Notre-Dame d’Yerres, Paris, Librairie A. Picard / Livre d’Histoire,‎ 1899 (ISBN 9782877605571)
  • P.-Ch. Michel, Le Val d’Yerres, Epsi,‎ 1967
  • Maurice Lahaye, Promenade entre l’Yerres et la forêt de Sénart : De Combs-la-Ville à Yerres, En équipe,‎ 1976 (ISBN 9782900827017)
  • Collectif d'auteurs, Abbaye Notre-Dame d’Yerres. Essonne. : Un patrimoine à sauvegarder. 1132-1995, Société d’art, d’histoire et archéologie de la vallée de l’Yerres,‎ janvier 1995 (ISBN 9782910100025)
  • Jasmin Heymelaux, Dessine-moi Yerres, SeCm,‎ janvier 1999 (ISBN 9782951353121)
  • Gilles Le Noan, Le Val d’Yerres au XVIIIe siècle : Guides touristiques et récits de voyages, Tremen,‎ janvier 1999 (ISBN 9782913559011)
  • Pierre Wittmer, Caillebotte au jardin : La période d’Yerres (1860-1879)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche d'Yerres dans le Code officiel géographique sur le site de l’Insee. Consulté le 08/08/2012.
  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 12/04/2009.
  3. Fiche communale d’occupation des sols en 2008 sur le site de l’Iaurif. Consulté le 01/11/2010.
  4. Fiche communale sur le site lion1906. Consulté le 27/12/2009.
  5. Orthodromie entre Yerres et Paris sur le site lion1906.com Consulté le 21/08/2012.
  6. Orthodromie entre Yerres et Evry sur le site lion1906.com Consulté le 21/08/2012.
  7. Orthodromie entre Yerres et Evry sur le site lion1906.com Consulté le 21/08/2012.
  8. Orthodromie entre Yerres et Palaiseau sur le site lion1906.com Consulté le 21/08/2012.
  9. Orthodromie entre Yerres et Étampes sur le site lion1906.com Consulté le 21/08/2012.
  10. Orthodromie entre Yerres et Montlhéry sur le site lion1906.com Consulté le 21/08/2012.
  11. Orthodromie entre Yerres et Arpajon sur le site lion1906.com Consulté le 21/08/2012.
  12. Orthodromie entre Yerres et La Ferté-Alais sur le site lion1906.com Consulté le 21/08/2012.
  13. Orthodromie entre Yerres et Milly-la-Forêt sur le site lion1906.com Consulté le 21/08/2012.
  14. Orthodromie entre Yerres et Dourdan sur le site lion1906.com Consulté le 21/08/2012.
  15. Orthodromie entre yerres et melun sur le site lion1906.com Consulté le 24/08/2012.
  16. Orthodromie entre Yerres et Créteil sur le site lion1906.com Consulté le 24/08/2012.
  17. Fiche de la station hydraulique d’Yerres sur le site du ministère de l’Écologie et du Développement durable. Consulté le 24/12/2009.
  18. Données hydrographiques de la station d’Yerres sur le site du ministère de l’Écologie et du Développement durable. Consulté le 24/12/2009.
  19. Fiche de la borne géodésique de la Grande Prairie sur le site de l’Ign. Consulté le 26/12/2009.
  20. Fiche de la borne géodésique du mont Griffon sur le site de l’Ign. Consulté le 26/12/2009.
  21. Fiche de la borne géodésique de l’église sur le site de l’Ign. Consulté le 26/12/2009.
  22. Fiche de la borne géodésique du Réveillon sur le site de l’Ign. Consulté le 26/12/2009.
  23. Fiche de la borne géodésique de la gare sur le site de l’Ign. Consulté le 26/12/2009.
  24. Fiche de la borne géodésique de l’abri bus de la D50 sur le site de l’Ign. Consulté le 26/12/2009.
  25. %2FSP1996 Fiche géologique d'Yerres sur le site du Brgm. Consulté le 21/08/2012.
  26. « Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge », sur le site de lameteo.org (consulté le 9 août 2009)
  27. « Climatologie mensuelle à Brétigny-sur-Orge », sur infoclimat.fr (consulté le 18 août 2009)
  28. La halte d’Yerres
  29. Fiche de la ligne N134 sur le site officiel du Noctilien. Consulté le 27/12/2009.
  30. Fiche du quartier de la Sablière sur le site de la mission interministérielle à la Ville. Consulté le 27/12/2009.
  31. Fiche du quartier des Tournelles sur le site de la mission interministérielle à la Ville. Consulté le 27/12/2009.
  32. Carte de zonage d’Yerres sur le site de l’Insee. Consulté le 26/02/2011.
  33. Définition du mot Yerres sur le dictionnaire en ligne Larousse. Consulté le 27/11/2011.
  34. Itinéraire de la voie romaine VR18 (consulté 20 mai 2007)
  35. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Jean-Luc Flohic et al, Le patrimoine des communes de l’Essonne, Flohic,‎ 2001 (ISBN 2-84234-126-0), p. 1009-1021
  36. Histoire d’Yerres sur le site topic-topos.com Consulté le 07/01/2010.
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  38. Histoire de la commune sur son site officiel. Consulté le 07/01/2010.
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  40. Vidéo du journal télévisé du 1er mars 1958 montrant l’Yerres en crue sur le site de l’INA. Consulté le 07/01/2010.
  41. Reportage de l’émission La France défigurée du 14 janvier 1973 sur le site de l’INA. Consulté le 07/01/2010.
  42. Article Bagarre devant un lycée à Yerres, sept suspects arrêtés sur l’édition en ligne du quotidien Le Parisien. Consulté le 24/08/2012.
  43. a et b Fiche communale sur le site de la mission interministérielle à la Ville. Consulté le 24/12/2009.
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  46. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
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  49. Présentation du conseil municipal sur le site officiel de la commune. Consulté le 28/12/2009.
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  51. Fiche entreprise de la commune d'Yerres sur le site verif.com Consulté le 11/03/2011.
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  56. Répartition des logements sociaux par commune et par bailleur sur le site de l’Aorif. Consulté le 15/05/2010.
  57. Site officiel de la CA Le Val d’Yerres. Consulté le 28/12/2009.
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