Christian Louis de Montmorency-Luxembourg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Christian de
Montmorency-Luxembourg
Le maréchal de Montmorency, par Nattier.
Le maréchal de Montmorency, par Nattier.

Titre Prince de Tingry
Arme Infanterie
Grade militaire Lieutenant général
Années de service 1691 - 1734
Commandement Régiment de Provence
Régiment de Piémont
Conflits Ligue d'Augsbourg
Succession d'Espagne
Succession de Pologne
Faits d'armes Steinkerque (1692)
Neerwinden (1693)
Audenarde (1708)
Lille (1708)
Kehl (1733)
Distinctions Chevalier du Saint-Esprit (1731)
Autres fonctions Maréchal de France (1734)
Biographie
Dynastie Maison de Montmorency
Naissance 9 février 1675
Paris
Décès 23 novembre 1746 (à 71 ans)
Paris
Père François-Henri de Montmorency-Luxembourg
Mère Madeleine de Clermont-Tonnerre
Conjoint Madeleine de Harlay

Blason François-Henri de Montmorency-Luxembourg.svg

Christian de Montmorency-Luxembourg, prince de Tingry, est un maréchal de France né à Paris le 9 février 1675 et mort dans la même ville le 23 novembre 1746.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Christian Louis de Montmorency-Luxembourg est né 9 février 1675 à Paris, il est le cinquième et dernier enfant de François-Henri de Montmorency-Luxembourg et de Madeleine de Clermont-Tonnerre, duchesse de Piney. Dès son plus jeune âge, il est chevalier de Malte, raison pour laquelle il est d'abord connu comme le chevalier de Luxembourg.

Il est issu de la prestigieuse maison de Montmorency. Son père est lui aussi maréchal de France. Christian de Montmorency-Luxembourg a trois frères aînés et une sœur : Charles-Frédéric (1662-1726), militaire ; Pierre-Henri (1663-1700), abbé ; Paul (1664-1731) ; et Angélique (1666-1736), qui épouse Louis-Henri de Bourbon.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Le chevalier de Luxembourg fait ses premières armes avec son père et sert comme capitaine au régiment du roi. Il est remarqué aux batailles de Steinkerque et de Neerwinden. En 1693, alors qu'il a à peine à dix-huit ans, il devient colonel du régiment de Provence, puis de celui de Piémont. Il fait les campagnes de Flandre jusqu'à la paix de Ryswick.

La guerre de succession d'Espagne l'amène à l'armée d'Italie, puis à celle de Flandre. En 1708, à Audenarde, il charge quinze fois à la tête de ses troupes. Le 28 septembre 1708, partant de Douai avec deux mille cavaliers, il réussit à faire entrer des poudres dans Lille assiégée, défendue par le maréchal de Boufflers. Après la réddition de la ville, il s'enferme dans la citadelle avec Boufflers et réussit une brillante sortie. Cette action lui vaut d'être promu lieutenant général. En récompense de ses divers services, il a reçu la lieutenance générale de la Flandre française.

Il obtient le gouvernement de Valenciennes en 1711. Il est à Malpaquet, à la tête de l'arrière-garde, puis participe aux prises de Douai, Le Quesnoy et Bouchain qui suivent la victoire de Denain de 1712. Entre 1722 et 1723, il fait construire un hôtel particulier à Paris, mais les travaux s'étant révélés plus coûteux que prévu, il dut vendre l'hôtel en voie d'achèvement à Jacques de Goyon. En 1729, le roi lui confie le gouvernement du pays nantais. Il est fait chevalier des ordres du roi le 2 février 1731.

En Allemagne pendant la guerre de succession de Pologne, on le trouve aux sièges de Kehl et de Philippsbourg en 1733 ; il force ensuite les lignes d'Ettlingen. Ses services le font élever à la dignité de maréchal de France le 14 juin 1734. Il prend dès lors le titre de maréchal de Montmorency et ne sert plus aux armées. Il meurt à Paris le 23 novembre 1746 à l'âge de soixante et onze ans.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Le 7 décembre 1711, il épouse Madeleine de Harlay (1694-1749), fille d'Achille de Harlay, comte de Beaumont, conseiller au parlement de Paris. Ils ont quatre enfants :

Titres[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

D'or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d'azur ordonnés 2 et 2, sur le tout d'argent au lion de gueules armé, lampassé et couronné d'or[1].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Popoff et préface d'Hervé Pinoteau, Armorial de l'ordre du Saint-Esprit : d'après l'œuvre du père Anselme et ses continuateurs, Paris, Le Léopard d'or,‎ 1996, 204 p. (ISBN 2-86377-140-X).

Sources[modifier | modifier le code]