Château de Grosbois

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Château de Grosbois
Image illustrative de l'article Château de Grosbois
La façade principale du château
Période ou style Renaissance, classique
Type demeure privée
Début construction XVIe siècle
Fin construction XVIIe siècle
Propriétaire initial Charles d'Angoulême
Destination initiale demeure royale
Propriétaire actuel Société d'encouragement à l'élevage du cheval français
Destination actuelle Musée, Centre d'entraînement pour chevaux
Protection  Inscrit MH (1991)
Coordonnées 48° 44′ 08″ N 2° 31′ 41″ E / 48.735626, 2.527955 ()48° 44′ 08″ Nord 2° 31′ 41″ Est / 48.735626, 2.527955 ()  
Pays Drapeau de la France France
Région historique Île-de-France
Subdivision administrative Val-de-Marne
Commune Boissy-Saint-Léger

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Château de Grosbois

Le château de Grosbois est situé dans le Val-de-Marne sur la commune de Boissy-Saint-Léger.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1190, Philippe Auguste fit don à l'abbaye Saint-Victor de Paris de terres situées à Grosbois en échange de terrains situés dans le bois de Vincennes. Ces terres furent cédées en 1563 par l'abbaye à Raoul Moreau, trésorier de l'Épargne, dont le gendre, Nicolas Harlay de Sancy, surintendant des Finances et des Bâtiments du roi, y fit bâtir un château, au début du XVIIe siècle.

En 1616, le château, encore inachevé, fut vendu à Charles de Valois (1573-1650), comte d'Auvergne puis duc d'Angoulême (1619), fils naturel de Charles IX et de Marie Touchet.

Celui-ci fait terminer le château, qui est achevé vers 1640; il fait notamment édifier le mur d'enceinte (1623) et les deux ailes, à sa mort, en 1650, le domaine passe à sa petite-fille, la duchesse de Joyeuse.

Le château de Grosbois, XIXe siècle

En 1718, le domaine est acheté par Samuel-Jacques Bernard (1686-1753), fils du financier Samuel Bernard, qui fait notamment réaliser les boiseries du salon Régence.

Le château appartient ensuite au ministre Germain Louis Chauvelin (de 1731 à 1762), à François Marie Peyrenc de Moras (de 1762 à 1771), qui le lègue à sa petite-nièce, Anne Marie de Merle de Beauchamps, fille d'un ambassadeur près du roi du Portugal et épouse de Pierre Paul Gilbert des Voisins, président au parlement de Paris[1].

Ceux-ci le vendent en 1776 au comte de Provence.

Déclaré bien national, le château est acquis le 9 novembre 1797 par Barras, le « roi du Directoire ».

Après le 18 brumaire, Barras doit s'exiler en Belgique et vendre le château, en 1801, au général Moreau.

En 1804, après l'arrestation de ce dernier, Napoléon Ier lui rachète le château par l'intermédiaire de Fouché, pour le céder en 1805 au maréchal Berthier, prince de Wagram.

Berthier dépense beaucoup d'argent pour embellir le château. Il fait aménager la bibliothèque, "la Galerie des Batailles", "le Salon de l'Empereur", "le Salon des Huissiers", fait construire les deux pavillons et la grille d'entrée sur la route. Il agrandit le domaine pour en faire la plus belle chasse de l’Empire, et y donne des fêtes grandioses.

Son fils Napoléon Berthier (1810-1887), second prince de Wagram, aménage la bibliothèque, qui regroupe plus de 3 000 ouvrages.

Son petit-fils Louis Marie Philippe Alexandre Berthier (1883-1918), 4e prince et 3e duc de Wagram, fut un grand collectionneur entre autres d'art moderne (René Gimpel (Journal d'un collectionneur marchand de tableaux, Calmann-Lévy, 1963, carnet du 30/08/1928, p.393). Dernier prince de Wagram, mort jeune sans enfants légitimes, ses biens dont Grosbois passèrent à sa sœur et à son neveu, le prince Godefroy de la Tour d’Auvergne.

Le 26 juillet 1962, la Société d'encouragement à l'élevage du cheval français acquiert le domaine[2] pour y installer un centre d'entraînement pour chevaux de course.

Architecture[modifier | modifier le code]

Construit par un architecte dont le nom nous est inconnu, le château de Grosbois est manifestement influencé par les créations de Jacques Androuet du Cerceau. De plan en U, il comporte dans sa partie centrale un corps principal incurvé en exèdre, cantonné de pavillons de même hauteur et flanqué de deux ailes plus basses en retour d'équerre.

Le château est édifié sur une plate-forme rectangulaire entourée de fossés autrefois en eau ; on y accède par trois passerelles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Paul Alexandre Gilbert de Voisins (1773-1843), magistrat et homme politique français est né à Grosbois.
  2. « Centre d'entraînement de Grobois », sur le site de la Société d’encouragement à l’élevage du cheval français (consulté le 4 juin 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Pagès, Musée de Grosbois. Hommes et chevaux réunis dans une même saga, celle du Trot, dans In Situ, revue des patrimoines, no 18, 2012 ( lire en ligne )

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]