Martial Caillebotte

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Caillebotte.
Martial Caillebotte
G. Caillebotte - Jeune homme au piano.jpg
Naissance
Décès
(à 56 ans)
Paris
Nationalité
Français Drapeau de la France
Activités
Maîtres
Mouvement

Martial Caillebotte (né le à Paris – mort le dans la même ville) est un compositeur et pianiste français de la fin du XIXe siècle, précurseur de la musique impressionniste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Frère de Gustave Caillebotte, célèbre peintre impressionniste, et fils de Martial Caillebotte (1799-1874) remarié en troisièmes noces à Céleste Daufresne (1819-1878). Il est issu d'une famille bourgeoise très riche, en effet, son père est propriétaire d'une entreprise de négoce de draps aux armées prospère. En 1860, son père acquiert une propriété de villégiature à Yerres où la famille passe ses étés. En 1867, la famille emménage dans un hôtel particulier construit par son père à l'angle des rues de Miromesnil et de Lisbonne. Martial Caillebotte étudie le piano et la composition au conservatoire de Paris et fut l'élève d'Antoine François Marmontel pour le piano et de Théodore Dubois pour l'harmonie. Il a composé de nombreuses pièces pour piano, quelques œuvres pour orchestre, de la musique religieuse (dédiée à son demi-frère Alfred, curé de Notre-Dame de Lorette), des mélodies dans la veine d'Ernest Chausson ou de Camille Saint-Saëns. La plupart de ses œuvres sont restées inédites et à l'état de manuscrit. La position de Martial Caillebotte, très largement éclipsée par l'écrasante puissance de son aîné Gustave avec qui il partagea presque tout, reste aujourd'hui à considérer. Après la mort de leurs parents, Gustave et Martial revendent la villa d'Yerres et emménagent ensemble boulevard Haussmann, ils disposent maintenant d'un héritage suffisamment important pour vivre à l'abris du besoin tout en se consacrant à leurs nombreuses passions. Il se marie le 6 juin 1887 avec Marie Minoret. Ayant toujours habité avec son frère, il emménage rue Scribe avec sa femme qui lui donne en 1888 un fils Jean et en 1890 une fille Geneviève, descendante qui possède la majorité des toiles de Gustave Caillebotte. Les deux frères continuent de se voir, mais seuls car Marie Caillebotte refuse de voir le peintre qui vit en concubinage avec Charlotte Berthier[1]. Apres, le décès de son frère (en 1894), Martial aide Renoir, exécuteur testamentaire de Gustave, à faire accepter par l'état le legs Caillebotte, composé de 67 œuvres dont 40 seront acceptées. À cette occasion se renforce l'amitié qui existait entre les deux hommes, Renoir peint un tableau de Jean et Geneviève tandis que Martial le photographie plusieurs fois.

Pierre-Auguste Renoir à Montmartre, photo de Martial Caillebotte vers 1885.
Pierre-Auguste Renoir, Portrait de Jean et Geneviève Caillebotte (1895)

Également photographe (art qu'il découvre en 1890 grâce à son beau-frère Maurice Minoret[2]), les photos originales de Martial Caillebotte ont été exposées au Musée Jacquemart-André puis au Musée national des beaux-arts du Québec entre mars 2011 et janvier 2012, à l’occasion du centenaire de sa disparition.

Philatélie[modifier | modifier le code]

Lui et son frère ont constitué, à partir de 1878, une collection de timbres-poste qui est devenue une des plus vastes de leur temps. Ils ont travaillé avec Thomas Tapling sur l'étude d'émissions importante, notamment le timbre de 2 pence australien Vue de Sidney[3].

Compositions musicales[modifier | modifier le code]

Une photographie d'un déjeuner sur l'herbe par Gustave Caillebotte
  • 1875 — L'éventail, opéra comique (manuscrit)
  • 1878
Valse pour piano (éditeur : Veuve Girod)
Don Paez, poème dramatique d'après Alfred de Musset (éditeur : Veuve Girod)
  • 1882 — Dies Irae[4], pour soli, chœur et orchestre (éditeur : Hartmann)
  • 1884
L’Enfant prodigue, épisode biblique pour soli, chœur et orchestre — livret de Charles Grandmougin (éditeur : Hartmann)
Scènes et mélodies, piano-chant (éditeur : Hartmann)
  • 1887
Psaume CXXXII - Ecce quam bonum[4], pour soli, chœur et orchestre (éditeur : Hartmann)
Airs de ballets, pour piano (éditeur : Hartmann)
  • 1889
Le désespéré, pour soli, chœur et orchestre - poème de Charles Grandmougin (éditeur : Hartmann)
Une journée, scène pour chœur et orchestre — poème d’Édouard Blau (éditeur : Hartmann)
— Martial Caillebotte commence la composition de Roncevaux, son opéra resté manuscrit
  • 1891 — Livret de Roncevaux, drame symphonique en trois parties, poème d’Édouard Blau (imprimerie Chaix)
  • 1893 — Deux moines, scène pour basse et piano d'après les Légendes chrétiennes de la Basse Bretagne de F. M. Luzel
  • 1896 — Messe solennelle de Pâques[5] (manuscrit)
  • 1906 — Les deux cortèges, mélodie pour soprano et piano, poème de Joséphin Soulary (1887)

Autres compositions de Martial Caillebotte, manuscrites et non datées[modifier | modifier le code]

  • Guido et Ginevra, scène et final
  • Le dieu et la bayadère, entrée d'Olofar
  • Hans Carvel, mélodie pour basse et piano, poème de Jean de la Fontaine
  • Trio bouffe, pour ténor, baryton, basse et piano

Discographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Collectif, Dans l'intimité des frères Caillebotte, Skira-Flammarion,‎ (ISBN 9782081257061)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eric Bietry-Rivierre, « Un après-midi chez les Caillebotte », sur Le Figaro,‎
  2. Les frères Caillebotte. Reflets entre le peintre et le photographe, Entretien avec Nicolas Sainte Fare Garnot, conservateur du Musée Jacquemart-André, Canal Académie, 26 juin 2011
  3. (en)"The Late M. Georges Caillebotte" in The London Philatelist, Vol. III, No. 27, March 1894, pp. 61-62.
  4. a et b Première mondiale par le Chœur régional Vittoria d'Île-de-France le vendredi 16 janvier 2015 à l'église Saint-Eustache, direction Michel Piquemal.
  5. Première mondiale par le Chœur régional Vittoria d'Île-de-France le vendredi 15 février 2013 à l'église Saint-Eustache, direction Michel Piquemal.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :