Dazincourt

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Dazincourt dans Le Barbier de Séville (1785).

Joseph-Jean-Baptiste Albouy, dit Dazincourt est un acteur français né à Marseille le 11 décembre 1747 et mort à Paris le 28 mars 1809.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élevé chez les oratoriens, Dazincourt entre au service du maréchal de Richelieu en 1766 et s'essaie à la comédie de société. Ayant décidé d'en faire sa profession, il quitte Paris en secret et se rend à Bruxelles pour suivre les conseils de D'Hannetaire, alors au sommet de sa réputation.

Après avoir joué au Théâtre de la Monnaie de 1771 à 1776, Dazincourt retourne à Paris et débute à la Comédie-Française le 21 novembre 1776 dans le rôle de Crispin des Folies amoureuses de Jean-François Regnard. Il devient sociétaire de ce théâtre en 1778 et le restera jusqu'à sa mort.

Le Mercure de France de décembre 1776 commente ainsi ses débuts : « Cet Acteur a un talent formé, un jeu raisonné, beaucoup d'intelligence, de finesse & de vérité. Il est bon comédien, sans être farceur, & plaisant sans être outré ».

Dans la nuit du 2 septembre 1793, il fut arrêté, avec 12 autres acteurs du Théâtre-Français restés fidèles à la monarchie, en tant que « suspect », et enfermé à la prison des Madelonnettes, pour avoir joué une représentation théâtrale jugée séditieuse : Paméla[1].

Le plus grand rôle de Dazincourt aura été sans conteste celui de Figaro dans Le Mariage de Figaro et dans Le Barbier de Séville.

L'année de sa mort paraissent ses Mémoires, publiés par Henri-Alexis Cahaisse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas François de Neufchâteau fit jouer, sur la scène du théâtre de la Nation, le , une comédie en vers : Paméla ou la Vertu récompensée, tirée du roman de Samuel Richardson, imitée de Goldoni. Le jour de la neuvième représentation, comme le rideau allait se lever, un officier de police vint au nom du Comité de salut public interdire la pièce à cause de ces deux vers jugés subversifs :

    « Ah ! les persécuteurs sont les seuls condamnables.
    Et les plus tolérants sont les seuls raisonnables. »

    François de Neufchâteau fit alors les corrections qu'exigeait le Comité ; mais celui-ci signa un arrêté fermant le théâtre et décrétant d'accusation François de Neufchateau. Il fut incarcéré, lui et ses comédiens. Parmi les 13 acteurs (les actrices furent enfermées à Sainte Pélagie) du Théâtre Français incarcérés au Couvent des Madelonnettes, on trouve :