Achille de Harlay

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Achille de Harlay de Sancy.
Statue d’Achille de Harlay sur la façade de l’Hôtel de Ville de Paris

Plusieurs Achille de Harlay ont tenu des places éminentes de magistrats au Parlement de Paris de la fin du XVIe siècle au début du XVIIIe siècle.

[modifier] Achille Ier de Harlay

Achille Ier de Harlay est un magistrat français, né à Paris le 7 mars 1536 et mort le 23 octobre 1616.

Fils de Christophe de Harlay, seigneur de Beaumont (aujourd’hui commune de Beaumont-du-Gâtinais), président à mortier du Parlement de Paris, et de Catherine Du Val.

En 1558, il devient conseiller au Parlement de Paris.

Le 30 mai 1568, il épouse Catherine de Thou, fille du premier président du parlement de Paris Christophe de Thou et avec qui il aura un fils, Christophe II de Harlay. En 1572, il reprend l’office de son père comme président à mortier au même parlement, que celui-ci avait résigné le 30 août 1572. À la mort de son beau-père Christophe de Thou, en 1582, Henri III le nomme Premier président du Parlement de Paris.

Il est demeuré célèbre par la fermeté qu'il manifesta pendant la huitième guerre de religion le 12 mai 1588 face au duc Henri de Guise lors de la Journée des Barricades dans Paris, afin de tenter en vain de rétablir l'ordre au bénéfice du roi Henri III. Il répondit au duc de Guise : « C'est grand'pitié quand le valet chasse le maître. Au reste, mon âme est à Dieu, mon cœur est à mon roi, t mon corps est entre le mains des méchants , qu'on en fasse ce qu'on voudra ! »[1].

Chamfort lui prête cette remarque caustique lancée au Parlement : « Si ces messieurs qui causent ne faisaient pas plus de bruit que ces messieurs qui dorment, cela accommoderait fort ces messieurs qui écoutent »[2].

En 1598, Achille Ier de Harlay achète les deux-tiers de la propriété de l’Abbaye de Saint-Denis à Beaune-la-Rolande avec ses droits de juridiction pour 16.666 écus. En 1607, Achille Ier de Harlay reçoit le privilège d’aménager la Place Dauphine, à Paris, par concession du Roi[3].

C'est lui qui jugea Ravaillac en 1610. Il résigna sa charge le 29 mars 1611 pendant l'instruction de l'affaire d'Escoman : en 1611, des accusations furent portées contre le comte d'Épernon, Jean-Louis Nogaret de La Valette, au sujet de son implication dans l'assassinat du roi Henri IV. L'accusatrice, mademoiselle d'Escoman, dame de compagnie de la marquise de Verneuil, implique sa maitresse et l'accuse d'avoir organisé l'assassinat avec la complicité d'Épernon. Un procès, mené par un tribunal dont Achille Ier de Harlay est premier président, entend les témoins, y compris Verneuil et Épernon. Le premier (et seul) arrêté pris par le tribunal est finalement le maintien en détention de mademoiselle d'Escoman. Quinze jours après l'arrêté, Harlay prend sa retraite. Le 30 juillet, son successeur condamne Escoman à la prison à vie pour calomnie[4].

La rue de Harlay, qui limite le Palais de justice de Paris à l’ouest, a été baptisée en son honneur. Une statue d' Achille Ier de Harlay se trouve sur l'une des façades de l'Hôtel de ville de Paris[5].

[modifier] Ses descendants : une dynastie de magistrats au Parlement de Paris

  • Achille Ier de Harlay (1536-1616)
    • Son fils, Christophe II de Harlay (né vers 1570, décédé en 1615), comte de Beaumont, fut conseiller, puis président du Parlement de Paris (en 1582) et ambassadeyr en Angleterre de 1602 à 1607. Il épousa le 3 juin 1599 Anne Rabot, dame d'Illins.
      • Leur fils, Achille II de Harlay, né en 1606, décédé le 7 juin 1671, fut comte de Beaumont, conseiller au Parlement de Paris (1628-1635), maître des requêtes (1635-1661), conseiller d’Etat. Il épousa le 18 octobre 1638 Jeanne-Marie de Bellièvre, fille de Nicolas de Bellièvre, seigneur de Grignon et président à mortier du Parlement de Paris.
        • Leur fils, Achille III de Harlay, né le 1er août 1639, décédé le 23 juillet 1712, comte de Beaumont, seigneur de Grosbois, fut conseiller du Roi au Parlement (1657-1667) puis Procureur général (1667-1689) et enfin Premier président du Parlement de Paris[6]. Il épousa le 12 septembre 1667 Anne-Madeleine de Lamoignon, fille de Guillaume Ier de Lamoignon, qui fut lui aussi Premier président du Parlement de Paris[3].
          • Leur fils, Achille IV de Harlay, né le 11 juillet 1668, décédé âgé de 49 ans le 23 juillet 1717, comte de Beaumont, marquis de Bréval, conseiller au Parlement (1689), Avocat général (1691), conseiller d’Etat (1697). C'est donc un arrière-arrière-petit-fils d'Achille Ier de Harlay[1]. Il se maria le 2 février 1693 avec Anne-Renée Louise du Louët, fille unique de Robert-Louis du Louët, marquis de Coëtjunval (en Ploudaniel), doyen du Parlement de Bretagne et de Renée Le Borgne de Lesquiffiou, propriétaire du château de Lesquivit à Dirinon.

[modifier] Notes et références

  1. a et b "Encyclopédie des gens du monde : répertoire universel des sciences", volume 13, consultable http://books.google.fr/books?id=NecUAAAAYAAJ&pg=PA469&lpg=PA469&dq=achille+de+harlay+parlement&source=bl&ots=SqCZkJDeOU&sig=gS_9Ae3lLDGlS4_n7RwxJA1GGcw&hl=fr&sa=X&ei=iRQwT9ajEsvUsgay9JDYDA&ved=0CFAQ6AEwCQ#v=onepage&q=achille%20de%20harlay%20parlement&f=false
  2. Caractères et Anecdotes, n° 1164.
  3. a, b et c http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Harlay.pdf
  4. Fiches sur Henri IV et les autres personnages historiques de la royauté
  5. http://www.traces-h.net/statuaire/hvilleparis/hvp032.htm
  6. http://books.google.fr/books?id=NecUAAAAYAAJ&pg=PA469&lpg=PA469&dq=achille+de+harlay+parlement&source=bl&ots=SqCZkJDeOU&sig=gS_9Ae3lLDGlS4_n7RwxJA1GGcw&hl=fr&sa=X&ei=iRQwT9ajEsvUsgay9JDYDA&ved=0CFAQ6AEwCQ#v=onepage&q=achille%20de%20harlay%20parlement&f=false
Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils