Debout la France

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Debout la France
Image illustrative de l'article Debout la France
Logo officiel
Présentation
Président Nicolas Dupont-Aignan
Fondation 23 novembre 2008
(En tant que courant du RPR : 3 février 1999)
Siège 55 rue de Concy
Yerres - 91330
Vice-présidents Dominique Jamet, Brigitte Brière, François Morvan
Porte-parole Jean-Pierre Enjalbert
Adhérents 13 000 revendiqués (2013)[1]
Positionnement Droite
Slogan « Ni système, ni extrêmes »
Idéologie Gaullisme
Euroscepticisme
Républicanisme
Souverainisme
Conservatisme social
Interventionnisme étatique
National-conservatisme
Affiliation européenne EUDemocrats
Couleurs Mauve, bleu, blanc et rouge
Site web www.debout-la-france.fr
Présidents de groupe
Sénat -
Assemblée Non-inscrits
Parlement européen -
Représentation
Députés
1 / 577
Sénateurs
0 / 348
Députés européens
0 / 72
Conseillers départementaux
5 / 4 042
Conseillers régionaux
2 / 2 040
Maires
60 / 36 635

Debout la France (DLF) est un parti politique français. Fondé en février 1999 par Nicolas Dupont-Aignan sous le nom de Debout la République (DLR) – en tant que courant du RPR -, il devient un parti politique en novembre 2008 et prend sa dénomination actuelle en octobre 2014.

Les observateurs politiques classent le mouvement à droite entre l'UMP et le Front National, mais ses représentants préfèrent le voir au-dessus du clivage gauche-droite.

Le parti revendique 13 000 adhérents en 2013[1]. Il est membre du parti politique européen EUDemocrats.

Historique[modifier | modifier le code]

Debout la République est créé le 3 février 1999 par Nicolas Dupont-Aignan en tant que courant « gaulliste authentique » du Rassemblement pour la République (RPR).

La majorité de ses membres participe ensuite à la fondation du Rassemblement pour la France (RPF), créé à la suite de la liste souverainiste conduite par Charles Pasqua et Philippe de Villiers aux élections européennes de 1999.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République.

Le courant DLR est relancé une première fois en mai 2000 et devient une passerelle entre les pasquaïens du RPF et les séguinistes du RPR.

Le 7 septembre 2002, DLR est relancé une seconde fois en tant que courant « gaulliste et républicain » de l’UMP, par huit parlementaires (les députés Nicolas Dupont-Aignan, Yves Jégo, Lionnel Luca, Michel Terrot, René André, et les sénateurs Jean-Claude Étienne, Bernard Fournier et Adrien Gouteyron). Le 9 juillet 2003, les parlementaires Jacques Baudot, Nicolas Dupont-Aignan, Patrick Labaune, Lionnel Luca, Étienne Mourrut et François-Xavier Villain présentent les clubs locaux du mouvement. Candidat à la direction de l'UMP en trio "gaulliste et républicain" avec Sylvie Perrin et Christophe Beaudouin, son président Nicolas Dupont-Aignan a créé la surprise au Congrès fondateur en obtenant 15 % (17 novembre 2002) des suffrages face au trio Juppé-Gaudin-Douste-Blazy. Il obtint ensuite 9 % au congrès du (28 novembre 2004). DLR est alors représenté au bureau politique de l’UMP par deux des trente membres élus : Nicolas Dupont-Aignan et Sylvie Perrin (exclue de l’UMP pour sa candidature aux élections européennes de 2004 en deuxième position sur la liste du Mouvement pour la France en Île-de-France), puis par Élisabeth Laithier.

Le 9 mai 2004, la motion de DLR obtient 19,7 % au Conseil national de l’UMP sur l’Europe. Le 6 mars 2005, DLR ne dépose pas de motion défendant le « Non » au projet de Constitution européenne, la motion L’Europe mérite un « Oui » obtenant 90,8 %. Dès lors, DLR se structure sur l’ensemble du territoire et participe à la campagne de Nicolas Dupont-Aignan pour l’élection présidentielle de 2007 puis aux élections législatives de 2007 avec 62 candidats, date à partir de laquelle le parti n'a plus aucun lien avec l'UMP.

Le congrès fondateur du parti a lieu le 23 novembre 2008. À la Mutualité, lors du meeting qui voit les statuts du parti approuvés et Nicolas Dupont-Aignan être élu président, plus de 1 000 personnes sont présentes, parmi lesquelles des gaullistes et des républicains, mais aussi des anciens du MPF, du MRC et des villepinistes. À cette occasion, le Président nouvellement élu annonce qu'il présentera des listes aux européennes de 2009. Le jeune rassemblement gaulliste et républicain part pour sa première campagne nationale en toute indépendance lors des élections européennes de 2009. Une alliance avec Libertas a été repoussée du fait de certaines positions libérales du parti et ambiguës de Declan Ganley sur la Turquie en Europe. Nicolas Dupont-Aignan déclare : « J’ai beaucoup d’admiration pour Declan Ganley, qui a fait un immense travail pour faire gagner le non en Irlande. Je l’ai rencontré longuement cet été. Nous n’avons pas « conclu » car il est favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Europe, hostile à la PAC et partisan d’un libre-échangisme économique total[2]. » DLR présente ainsi des listes partout en France, avec le slogan : « Osons une Europe différente » et un programme prônant la création d'une Europe confédérale, une Europe des agences[3].

Lors de son conseil national du 28 novembre 2009, DLR a validé ses chefs de file pour les élections régionales de 2010. En tout, Debout La République sera présent sur trois régions, faute de moyens[4].

En décembre 2012, dans le cadre du financement public des partis politiques et de la deuxième tranche pour l'année 2013, deux députés se sont déclarés rattachés à Debout La France, Nicolas Dupont-Aignan et Lionnel Luca[5],[6].

En décembre 2013, dans le cadre du financement public des partis politiques, six députés (Jacques Bompard[7], Veronique Besse, Maurice Leroy, Jean-Pierre Decool, Gilles Bourdouleix et Nicolas Dupont-Aignan) se déclarent rattachés à Debout la France, ainsi que quatre sénateurs (Jean-Pierre Chevènement, Philippe Darniche, Alex Türk et Jean-Louis Masson)[8].

Discours de Nicolas Dupont-Aignan au congrès fondateur de Debout la France à Paris le 12 octobre 2014

À l'occasion d'un congrès le 12 octobre 2014, Debout la République change de nom et devient Debout la France. Ce changement de nom est validé par 87 % des militants (1300 personnes) présents lors du congrès refondateur[9]. Lors de cet évènement instaurant Debout la France, plusieurs personnalités de la société civile tiennent un discours à la tribune, dont l'économiste Jacques Sapir[10] et le lanceur d'alertes Hervé Falciani[11]


Programme, propositions et idées de Debout la France[modifier | modifier le code]

Le programme de Debout La France peut se résumer par la volonté de retrouver à l'échelon national la maîtrise du budget, de la monnaie, des frontières, des lois et de la politique étrangère.

Citoyenneté[modifier | modifier le code]

De par l'héritage gaulliste qu'il revendique, le parti de Dupont-Aignan se montre naturellement très attaché aux institutions de la Ve République, mais aussi aux pratiques et principes politiques du général de Gaulle. Ainsi, DLF est un fervent défenseur du référendum : il propose même de le rendre obligatoire pour les questions relevant selon lui de la souveraineté nationale, notamment concernant la ratification de « tout nouveau traité européen »[12], la ratification de « toute nouvelle modification de la constitution »[12], voire de « toute nouvelle privatisation ou cession importante d'actifs nationaux »[12]. En outre, DLF désire encourager le référendum d'initiative populaire en « abaissant [son] seuil à 2 millions de signatures »[12]. L'une des promesses de candidature de Dupont-Aignan à l'élection présidentielle de 2012 fut également la tenue, en cas d'accession à la Présidence de la République du candidat de DLF, de cinq référendums devant porter sur la sortie de l'Euro, une réforme de la Justice en matière de politique pénale, la réforme territoriale, la réforme de l'Éducation nationale et la reprise en main du contrôle des frontières et de la régulation de l'immigration[13].

  • Promotion du référendum (mise en place du référendum d'initiative populaire).
  • Obligation du référendum pour tout transfert de souveraineté et notamment pour la ratification des traités européens
  • Vote obligatoire avec reconnaissance du vote blanc.
  • Instauration d'une dose de proportionnelle à hauteur de 10% des sièges pour l'élection des députés.
  • Interdiction pour les élus condamnés pour des faits de corruption de se représenter à une élection.
  • Interdiction du cumul des rémunérations d’un mandat local et d’un mandat de parlementaire.
  • Garantir l’anonymat des parrainages d’élus pour l’élection présidentielle.
  • Conserver l’égalité du temps de parole pendant la campagne présidentielle et tendre vers une plus grande équité des temps de parole hors campagne électorale

Europe[modifier | modifier le code]

Gaulliste et républicain, Debout la France véhicule un programme avant tout basé sur une volonté de garantir la souveraineté nationale française, se positionnant très clairement au cœur de la mouvance souverainiste hostile à l'euro et aux institutions européennes[14]. Parti manifestant une franche opposition au fédéralisme européen, il fustige l'organisation supranationale de la construction européenne actuelle, qui serait selon lui « opposé[e] aux nations », « anti-démocratique » et « technocratique »[14]. Le parti a la volonté de réformer l'Union européenne, qui aurait été, selon lui, dévoyée par rapport aux ambitions originelles. Désirant rompre avec tout fédéralisme aussi bien sur le plan économique que politique, DLF se montre en revanche partisane d'une « Europe des Nations » radicalement opposée au modèle d'actualité incarné par des institutions comme la Commission européenne ou la BCE. Ainsi, le parti milite pour « négocier un nouveau traité confédéral qui rende aux États-nations leur liberté d’action »[14] et poserait les bases d'une « communauté d'États européens » confédérés, qui serait plus démocratique et plus efficace [14].

  • Suppression des structures supra-nationales européennes (Cour de Justice Européenne, Commission européenne, Banque centrale européenne).
  • Création d'Agences de Coopération Européenne à la carte (avec les États qui le souhaitent) visant à mettre en œuvre des projets européens à l'image d'Airbus (par exemple dans la recherche scientifique, technologique, etc.).
  • Mise en place d'une Europe des Nations où chaque État garde sa liberté d'action et sa souveraineté.

Défense[modifier | modifier le code]

  • Sortie du commandement intégré de l'OTAN.
  • Objectif de maintien du budget de défense à 2 % du PIB (hors pensions).
  • Politique étrangère fondée sur le respect de l’indépendance et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Économie[modifier | modifier le code]

DLF rejette l'euro, monnaie unique accusée selon le parti de favoriser sinon d'être facteur de nombreux problèmes économiques dont souffre le pays: ainsi, sa surévaluation serait l'une des grandes causes du déficit compétitif des entreprises, tandis que le fait que cette monnaie (qui est celle de 18 États aux fortes disparités socio-économiques) ne prendrait pas assez en compte ces réalités trop disparates entre pays serait facteur de déséquilibres importants (chômage, dettes...). En outre, le parti critique la monnaie unique comme projet avant tout politique et fédéraliste, qui viserait à imposer une structure supranationale inefficace et nuisible, voire dangereuse économiquement[15]. Le programme de DLF propose ainsi de revenir aux monnaies nationales, sans toutefois abandonner complètement l'Euro : la monnaie unique serait transformée et deviendrait « monnaie commune de l'Europe », unité de compte d'un nouveau système monétaire européen devant permettre l'ajustement de parité[15]. Le parti argue de plus qu'une telle sortie ne ferait pas exploser la dette ni les taux d'intérêt si "les gouvernements imposent une conversion en monnaie nationale avant la dévaluation" préconisée par Dupont-Aignan[15]. DLF pointe comme autre avantage de ce retour aux monnaies nationales la possibilité de monétiser la dette publique[15].

DLF refuse tout libéralisme total, présenté comme « anarchique », et milite pour un retour du contrôle des frontières nationales. Cependant, n'étant ni anticapitaliste ni complètement antilibéral, il est favorable à une économie de marché (libre-entreprise, secteur privé important) qui, loin d'être sans règle ni ordre, serait « raisonnée » et n'irait pas à l'encontre des acquis sociaux des citoyens[14]. DLF se place de ce fait plus sur une ligne parfois qualifiée de « sociale-démocrate », ou, plus exactement, de troisième voie entre socialisme et néolibéralisme. Son discours protectionniste, qui doit faire appel à un patriotisme économique « modéré » (droits de douane « ciblés », aide aux entreprises innovantes, protection des fleurons nationaux stratégiques...), dit s'opposer au libre-échange globalisé et total dont les effets n'ont été, selon le parti, que délocalisations, chômage de masse, chute des investissements et du pouvoir d'achat, accroissement des déficits[16]. Dupont-Aignan veut un « État-stratège », qui puisse organiser des coopérations solides avec des partenaires européens dans le cadre de l'Europe confédérale voulue par DLF, tout en sachant protéger et favoriser ses entreprises au sein de la concurrence mondiale (baisse des charges fiscales à l'investissement sur le territoire national, facilités de crédit, partenariats public-privé...).

Le parti entend lutter contre le « cancer » du chômage, entraîné selon lui par les délocalisations et une monnaie unique surévaluée[16], tout en défendant un système social juste et équitable, sans tomber cependant dans l'assistanat[16]. Ambitionnant de « remettre l’économie au service de l’ensemble des citoyens »[16], il propose (outre « reprendre la liberté monétaire ») de « faire reposer le commerce mondial sur des zones régionales homogènes de libre échange » en appliquant ce principe à l'Europe[16], de « créer une grande loi de Patriotisme Économique » (rétablissement d'un système d'actions préférentielles dans les secteurs stratégiques, obligation pour les administrations d'acheter français, droits de douane sur certains produits...)[16] et de réformer le système fiscal en faveur des entreprises (réduction des charges sociales par la « mise à contribution » des produits étrangers, simplification des démarches administratives, réduction de l'impôt sur les sociétés, encouragement de l'investissement...)[16]. En outre, DLF veut « refaire de la France un champion industriel » par la mise en place de projets de long terme, tels que des investissements dans la recherche scientifique ou les nouvelles technologies. L'un de ses objectifs en la matière est notamment de « mettre en place un nouveau Commissariat au Plan chargé de définir une vision de long terme du développement économique [du] pays »[16], qui encouragerait l'activité sans toutefois se substituer au secteur privé.

Plus généralement, le parti concède la nécessité de réduire la dépense publique et les déficits budgétaires afin de faire face à la dette publique croissante, mais considère que vouloir réduire fortement les déficits sans favoriser parallèlement le secteur privé (entreprises) est inefficace et peu souhaitable.

  • Sortie de la monnaie unique pour passer à une monnaie commune.
  • Permettre à l'État d'emprunter à taux zéro auprès de la Banque de France.
  • Mise en place de droit de douane et de quotas dans certains secteurs stratégiques.
  • Les administrations publiques doivent de préférence acheter français.
  • Diminution de moitié de l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis sur le sol français.
  • Instauration d'un salaire maximum pour les entreprises dans lesquelles l’État a une participation afin qu’il ne soit pas possible de gagner plus de 36 fois le SMIC, quel que soit son niveau dans la hiérarchie de l’entreprise.
  • Atteindre l'objectif de 3% du PIB pour le budget de la R&D.

Finance[modifier | modifier le code]

DLF se montre, sur le plan économique, très sévère à l'encontre de la mondialisation actuelle, factrice selon le parti de libre-échange excessif, de capitalisme néolibéral sans règle et d'affaiblissement de la souveraineté nationale au détriment des populations (notamment les classes moyennes et populaires) mais au profit de grandes multinationales, des marchés financiers et des grandes banques[14].

  • Se libérer des marchés financiers.
  • Séparation des activités de banques d'affaires et de banques de dépôt.
  • Mise en place de la Taxe Tobin d’au moins 0,1 % sur toutes les transactions financières.
  • Création d'un « impôt de citoyenneté », afin que chaque français qui réside à l’étranger soit soumis à une taxe minimale et ne soit pas encouragé à l’évasion fiscale.

Écologie[modifier | modifier le code]

  • Création de pôles de compétitivité dédiés à l’environnement, formations universitaires et mise sur pied d’un grand service public du recyclage et des filières de substitution aux hydrocarbures (énergie, plastique).
  • Réquisition de Total pour mieux réguler le prix de l’essence et afin qu’une partie de ses 10 milliards de bénéfices soit consacrée à la transition énergétique de la France plutôt qu’à être réinvestie dans le pétrole.
  • Relancer la construction navale, valoriser les fonds marins qui sont un atout pour la France.
  • Consolider et renforcer les filières d’énergie marine renouvelable.
  • Fermeture des centrales nucléaires vieillissantes situées dans des zones sismiques, tout en garantissant l'indépendance énergétique de la France.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Nicolas Dupont-Aignan au Salon de l'Agriculture le 23 février 2015
  • Restaurer les aides directes aux agriculteurs.
  • Encadrer les importations pour protéger la production et la qualité de l'alimentation.
  • Mise en place de taxes sur les importations de poissons en fonction des différentiels de coûts salariaux et de normes environnementales ainsi que des compensations en cas d’arrêts biologiques ou de danger d’extinction.
  • Suppression du permis à points européen.

Services publics[modifier | modifier le code]

Nicolas Dupont-Aignan distribuant des tracts contre la privatisation des autoroutes et leur "racket" le 4 juillet 2013 dans les Yvelines

DLF veut « réformer » le service public, en stoppant sa libéralisation[16], en y introduisant une « meilleure gestion »[16], en rétablissant le monopole public dans certains secteurs stratégiques (poste, gaz et électricité, transports ferroviaires...) et en luttant contre les abus et fraudes, notamment liés à la Sécurité sociale et à l'AME[16].

  • Fusion d'EDF/GDF puis nationalisation à 100 %.
  • Mettre fin au processus de libéralisation dans les domaines du transport ferroviaire.
  • Suppression des péages autoroutiers pour les autoroutes « amorties ».
  • Obligation pour les médecins d'exercer 2 ans de sa carrière professionnelle dans une zone où il manque des professionnels de santé.
  • Suspension des fermetures de services publics afin de confier au ministère de l’Aménagement du Territoire la création région par région d’un schéma directeur intégré de l’ensemble des services publics.
  • Défense des communes et des départements, suppression des conseils régionaux.

École[modifier | modifier le code]

DLF défend des positions se voulant à la fois claires et strictes en matière d'Éducation nationale. Considérant que « c’est [...] l’école de la République qui [doit permettre] à chacun de devenir un citoyen capable, par l’effort et le travail, de trouver des opportunités pour s’insérer dans la société »[12], le parti de Dupont-Aignan valorise tout particulièrement l'école comme entité factrice d'intégration nationale. Tout en se disant véhiculer l'éloge d'une éducation citoyenne fondée sur l'école publique, universelle, obligatoire, laïque et exigeante, il pointe en même temps « trois carences majeures » dont « souffre » celle-ci[12] : des conditions de travail jugées « de plus en plus difficile[s] pour enseigner »[12], un « manque d'incitation au travail des élèves »[12] et une « vraie carence dans l’enseignement des fondamentaux »[12], conjuguée à « une mauvaise articulation entre les études secondaires et les études supérieures[12]. Voulant « reconstruire l'école »[12], DLF ambitionne de mener à bien cet objectif en agissant simultanément sur plusieurs points jugés prioritaires: « remotiver les enseignants »[12], « restaurer l'autorité dans l'éducation »[12], « réhabiliter l'effort et le mérite »[12] ainsi que consolider et « améliorer » les différentes filières et leurs résultats[12]. Outre renommer le ministère de l'Éducation nationale en « ministère de l'Instruction publique »[12] et réaffirmer l'apprentissage des fondamentaux comme mission première de l'école, le parti propose notamment d'encourager les heures supplémentaires au profit du soutien scolaire[12], de revenir sur la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux dans l'Éducation nationale[12], de mettre en place des « programmes de réorientation des enseignants qui souhaitent changer d’administration »[12], de restaurer le vouvoiement obligatoire dans le secondaire[12], d'élargir les pouvoirs des professeurs dans la convocation de conseils de discipline[12], de conditionner le « versement des allocations familiales à l’assiduité scolaire »[12] ou encore de restaurer la possibilité de redoubler dans toutes les classes[12]. L'une des mesures phares de DLF consiste en outre à vouloir « créer des établissements pour élèves difficiles, avec des conditions disciplinaires plus dures, uniformes et encadrement de type militaire », dont le but serait de « désengorger les établissements scolaires des éléments les plus perturbateurs et rééduquer ces jeunes »[12]. De plus, le mouvement de Dupont-Aignan entend consolider l'apprentissage de la langue française, développer les filières dites « en déficit d'image » en France (technologique et professionnelle notamment) ainsi que rendre le niveau d'apprentissage plus exigeant[12].

  • Augmentation du nombre d’heures hebdomadaires consacrées aux enseignements fondamentaux dans le cycle élémentaire, à l'instar du Français de 10h à 16h.
  • Recrutement de 30 000 enseignants.
  • Poursuivre l’effort budgétaire en faveur de l’enseignement supérieur pour qu’il atteigne 2% du PIB.
  • Sélection au mérite à l’entrée de l’université pour les filières qui ont des problèmes de débouchés.
  • Gratuité des concours pour les grandes écoles.

Sécurité / Justice[modifier | modifier le code]

Discours de Nicolas Dupont-Aignan au Pacte pour la Justice en 2012
  • Recrutement de 10 000 policiers.
  • Généralisation de l'usage de caméras de surveillance.
  • Construction de 20 000 places de prison.
  • Suppression des remises de peine automatiques : tolérance zéro.
  • Instauration de la perpétuité réelle.

Culture[modifier | modifier le code]

  • Abrogation de la loi Hadopi et garantie de la protection des données personnelles.
  • Maintien du traitement particulier du secteur culturel (prix unique du livre, protectionnisme culturel dans les domaines cinématographique, audiovisuel et musical).
  • Renforcement de la loi Toubon pour éviter l’usage abusif de l’anglais, notamment dans la publicité.

Société[modifier | modifier le code]

Le parti reprend dans son programme socio-économique le projet gaulliste de l'« économie participative » (c'est-à-dire la participation des salariés au résultat de leur entreprise, donc l'association du travail et du capital chère à de Gaulle). En partant de l'observation que le pouvoir d'achat des classes populaires et moyennes « stagne ou régresse » tandis que les profits des multinationales « ont explosé » depuis vingt ans[16], il se dit vouloir « renforcer la participation des salariés à la vie de l'entreprise » par plusieurs mesures, comme la fixation d'un objectif de 15 % d'actionnariat-salarié dans chaque entreprise française, la mise ne place d'avantages fiscaux visant à accroître la participation salariale, l'obligation du vote des salariés aux élections professionnelles, ou l'encouragement du développement des associations d'actionnaires salariés afin de peser sur les prises de décision[16].

L'immigration est un autre thème important soulevé par DLF (comme, d'ailleurs, la plupart des autres partis politiques français, à commencer par le FN et l'UMP). Constatant que le « climat économique [est rendu] plus difficile pour l’intégration [des immigrants] du fait de la persistance d’un chômage de masse », le mouvement de Dupont-Aignan propose une plus grande régulation des flux migratoires, notamment par la reprise en main des frontières nationales. Il se veut ainsi « réduire de 50 % le nombre d’immigrants (hors étudiants) - regroupement familial, travail, droit d’asile - pour le prochain mandat »[12], « dénoncer les accords de Schengen »[12], « renforcer la lutte contre le travail clandestin » (renforcement des contrôles, durcissement des peines à l'encontre des employeurs fautifs)[12] et « allonger à cinq ans la période ouvrant l’acquisition de la nationalité française par mariage pour lutter contre les mariages blancs »[12]. Soutenant qu'une politique efficace en matière d'immigration doit passer autant par la régulation intérieure que par le développement des pays ou régions géographiques étant sources des flux, DLF veut également « relancer et intensifier l’aide au développement en faveur des pays d’émigration, notamment africains » (investissements directs, échanges universitaires...)[12] ainsi que « lier [cette aide aux pays d'émigration] à leur bonne volonté dans la maîtrise de leurs flux migratoires »[12]. Le parti, s'il se montre donc ambitieux en matière d'immigration, considère toutefois l'« immigration zéro » impossible et chimérique, voire peu souhaitable, s'en tenant à une plus stricte politique d'intégration.

En matière sociétale, le parti adopte une ligne assez conservatrice, s'opposant à la légalisation de la PMA, de la GPA, de l'euthanasie ou de l'adoption homoparentale. En outre, il refuse toute abolition de la notion de « filiation » dans le cadre de cette dernière. Néanmoins, il se dit favorable à une union civile entre personnes de même sexe (sans toutefois cautionner le mot « mariage ») et ne s'est pas élevé contre le remboursement de l'IVG.

  • Handicap : Création de centres relais, développement du braille et de la langue des signes, intégration dans les écoles et dans le monde du travail.
  • Obligation de l'égalité salariale dans les entreprises.
  • Instauration d'une « action de groupe » à la française qui permettra aux consommateurs de mieux se défendre en poursuivant collectivement les entreprises qui ne respectent pas le droit à la consommation ou qui abusent de leur position dominante.
  • Rétablir le contrôle aux frontières afin de réduire de 50 % le nombre d’immigrants (hors étudiants).
  • Création d'un service civique de 3 mois pour tous les jeunes français.
  • Objectif de 15 % d’actionnariat salarié dans chaque entreprise.

Logos[modifier | modifier le code]

Identité revendiquée[modifier | modifier le code]

Identité générale[modifier | modifier le code]

Debout la France se présente comme un « rassemblement républicain et gaulliste » au-dessus du clivage gauche-droite, en mettant en avant son programme et la composition de son électorat et de ses adhérents. Le parti est également présenté comme faisant partie de la mouvance du « gaullisme social »[17] qui se caractérise par la défense de la démocratie sociale, sans toutefois remettre en cause le capitalisme (réformisme social-démocrate). Ce gaullisme est le plus proche du gaullisme traditionnel. Dans les faits, il s’oppose au "mauvais" capitalisme (exploitation d'une classe par l'autre) et aux socialismes révolutionnaires (lutte des classes), au profit d'une « troisième voie » sociale. Toutefois, il est généralement classé à droite sur l'échiquier politique français.

Nicolas Dupont-Aignan se positionne par ses critiques, parfois virulentes, à l'égard de ce qu'il nomme le "système", c'est-à-dire les partis politiques majoritaires: UMP et PS (et, dans une moindre mesure, UDI et EELV). Il les accuse notamment d'avoir monopolisé des décennies durant le pouvoir à la tête de l'État en n'ayant eu d'autre résultat que celui d'avoir « échoué lamentablement »[18], notamment en ayant, selon lui, encouragé à l'établissement des institutions européennes au travers de plusieurs traités (Traité de Maastricht, Traité de Lisbonne), ce qui aurait, d'après son raisonnement, porté atteinte à la souveraineté nationale française sur de nombreux points (monétaire, budgétaire, financière…). Assimilant le « système » à ce qu'il nomme l'« UMPS »[18], il dénonce fréquemment le chômage, la baisse du pouvoir d'achat des Français, les mauvais résultats économiques ou encore l'insécurité croissante comme étant les résultats des politiques générales des deux grands partis (RPR/UMP et PS) qui se sont succédé au pouvoir depuis les années 1980 et qui ont continuellement, d'après lui, favorisé le renforcement politique et décisionnel de l'Union Européenne au détriment de l'indépendance nationale[19]. Dupont-Aignan pense ainsi qu'il n'y a plus de véritable clivage gauche/droite, la gauche (PS) comme la droite traditionnelle (UMP) ne faisant plus actuellement, pour lui, qu'obéir aux directives de l'Union Européenne[20], afin de n'appliquer, en définitive, que les mêmes politiques - qu'il juge « désastreuses » - sur le plan intérieur.

Debout la France présente ses valeurs comme celles du gaullisme (valeurs gaullistes). Son programme économique est tourné vers un plus grand interventionnisme de l’État. À ce titre, et parce qu'il refuse un libéralisme total qu'il présente comme "anarchique", il se rattache philosophiquement au groupe des gaullistes de gauche. Principalement :

  • non-soumission de la France vis-à-vis des organismes supranationaux (OTAN, UE) ou des superpuissances, rayonnement économique, politique et culturel de la France dans le monde
  • « probité d'un exécutif fort »
  • ordre et justice sociale
  • souveraineté du peuple, notamment par le recours régulier au référendum et les élections au suffrage universel direct
  • instauration d'un euro-franc, monnaie nationale intégrée à un nouveau système monétaire européen dont l’euro pourrait rester l’unité de compte (point 6 du programme présidentiel 2012 de Nicolas Dupont-Aignan)[21]

Et celles du républicanisme (valeurs républicaines) :

Sur le plan sociétal, Debout la France est plutôt conservateur[22]. Le parti est opposé à l’euthanasie, la PMA, la GPA et l'adoption homoparentale[23] mais n'est néanmoins pas hostile à une union civile ouverte aux couples homosexuels.

De plus, le parti souhaite diviser par deux l'immigration en France[24].

Au niveau européen, DLF est membre du mouvement européen EUDemocrats. Ce parti européen défend la vision d’une Europe fondée sur une approche intergouvernementale, autrement dit une Union Européenne confédérale. Le Président de DLF, Nicolas Dupont-Aignan, en est le coprésident et entretient de bonnes relations avec Jens-Peter Bonde, le fondateur d’EUDemocrats.

Au premier semestre 2009, le parti, par l'intermédiaire de ses élus, s'est opposé activement à la loi Hadopi : Nicolas Dupont-Aignan intervient et participe au rejet du premier texte en avril 2009, lors du vote à l'Assemblée nationale.

En mai 2010, au moment de la crise grecque, DLF lance une pétition pour sortir la France de l'euro au profit d'un retour au franc, si possible intégré au sein d'une monnaie commune, arguant de la responsabilité de la monnaie unique, qui ne prend pas en compte les différentes structures économiques des pays européens, dans les graves difficultés économiques des pays de la zone euro et notamment ceux du sud.

En pleine crise grecque, Nicolas Dupont-Aignan se rend à une manifestation à Athènes en juin 2011 pour dénoncer « l’autorité illégitime du FMI et de l’Union Européenne »[25].

Positionnement stratégique[modifier | modifier le code]

C'est un parti souverainiste et national-républicain qui se présente comme étant essentiellement gaulliste. Le parti dit d'ailleurs ne pas appartenir à un clivage droite-gauche et se revendique l'appellation « gaullisme social ».

Nicolas Dupont-Aignan et Nigel Farage à Strasbourg, le 6 décembre 2013.

Sur le plan européen, il est l'allié de l'UKIP de Nigel Farage en Grande-Bretagne, de l'Alternative pour l'Allemagne de Bernd Lucke en Allemagne, du Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo en Italie et des Grecs indépendants du ministre de la Défense Panos Kammenos en Grèce. En mai 2013, son parti tient un meeting sur l'Europe regroupant des personnalités eurosceptiques (Nigel Farage, Timo Soini, Slavi Binev) issus : de l'UKIP, des Vrais Finlandais, de l'Union nationale Attaque[26].

Panos Kammenos, ministre de la défense en Grèce, au congrès de Debout la République en 2013.

Debout la France est régulièrement accusé de proximité avec l'extrême droite, en raison du positionnement eurocritique du parti, et du fait que Nicolas Dupont-Aignan a évoqué un possible gouvernement d'union comprenant Marine Le Pen. Il a cependant cité son nom aux côtés d'autres marqués à gauche, comme Jean-Pierre Chevènement ou Arnaud Montebourg et posé comme condition à cette alliance qu'elle débarrasse le parti de ses « relents antisémites »[27]. Il s'est également affiché aux côté de figures contestataires marquées à gauche comme l'économiste Jacques Sapir[10] ou le lanceur d'alertes Hervé Falciani[28].

Par la suite, il a toujours tenu à marquer sa différence avec le FN, évoquant même de possibles listes d'union avec le MRC aux élections européennes de 2014[29]. Debout la République se présentera cependant seul, toutefois allié au niveau européen avec l'UKIP, parti eurocritique [30] mais refusant toute alliance avec le FN.

Plusieurs militants venus du MRC[31], mais aussi du Mouvement pour la France et du Front national, ont rejoint Debout la France. Ainsi Jean-Luc Manoury, conseiller général de Lorraine, se présente aux départementales de 2015 pour DLF après avoir quitté le FN[32].

Le parti soutient en 2014 la candidature de Robert Menard à la mairie de Béziers où ses membres figurent sur sa liste [33].

À l'occasion des européennes de 2014, Nicolas Dupont-Aignan se rapproche de Eric Zemmour à qui il propose d'être candidat dans la région Ile-de-France avant que ce dernier refuse[34].

Depuis 2014, DLF entretient des liens avec la Ligue du Sud, parti localiste identitaire présidé par le député-maire d'Orange Jacques Bompard. Ce dernier s'étant rattaché à la formation souverainiste pour des raisons financières, Dupont-Aignan a voulu nuancer le positionnement de cet ancien membre du bureau politique du FN : « Bompard n’est pas d’extrême droite, il est de droite »[7]. Lors des départementales de 2015, DLF et la Ligue du Sud ont présenté plusieurs binômes communs dans le Vaucluse et les Alpes-de-Haute-Provence[35].

Après la victoire de Syriza en Grèce en 2015, Nicolas Dupont-Aignan n'écarte pas l'hypothèse de participer à un gouvernement mené par le Front de Gauche "si c'est pour sauver la France"[36].

Nicolas Dupont-Aignan refuse de participer à la primaire de l'UMP dont il qualifie "le scénario écrit d'avance" [37]

Structures et fonctionnement[modifier | modifier le code]

Instances nationales[modifier | modifier le code]

Congrès Debout la France - le 12 octobre 2014

DLF dispose de trois instances nationales : le Congrès, le Conseil national et le Bureau national.

Le Congrès réunit tous les adhérents chaque année pour discuter de l'action du mouvement et se prononcer sur le rapport moral et financier. Tous les trois ans, le Congrès procède à l'élection des cent membres du Conseil national et du président de Debout la France.

Le Conseil national est composé de cent membres élus par le congrès, des membres du Bureau national, des Secrétaires départementaux, des parlementaires, des présidents de Conseils régionaux et des présidents de Conseils généraux. C'est l’organe de direction qui définit la stratégie de DLF et fixe ses grandes orientations.

Le Bureau national est placé sous l'autorité du Président du mouvement et est composé de trois vice-présidents, du secrétaire général nommé par le président chargé de le seconder dans la gestion quotidienne de DLF, du trésorier, de secrétaires généraux adjoints et de délégués nationaux. Il assure la gestion quotidienne du mouvement sur toutes les questions qui lui ont été déléguées par le Conseil national.

Le président du mouvement est élu pour trois ans. Il conduit le mouvement, préside les instances nationales et assure l’exécution de leurs décisions et représente Debout La France dans tous les actes de la vie civile.

Instances locales[modifier | modifier le code]

L’organisation territoriale de base de DLF est la circonscription législative. Chaque circonscription est dirigée par un Comité de circonscription présidé par un Délégué de circonscription et composé d'élus.

Les membres des Comités de circonscription composent un Comité départemental, dirigé par un Président départemental, dont le rôle consiste en des missions protocolaires de représentation et de médiation. Le Comité départemental ratifie la nomination d'un Secrétaire départemental.

Le Secrétaire départemental représente le président du mouvement dans le département et organise la vie interne de la fédération. Il est assisté de plusieurs délégués (jeune, université, monde rural, affaires économiques et sociales et action militante).

Mouvement « Debout les Jeunes »[modifier | modifier le code]

Logo Debout les Jeunes

Un mouvement jeune existe : il s'agit de Debout les Jeunes. Il est actuellement dirigé par Nicolas Calbrix.

Dans chaque département, les jeunes adhérents et militants de DLF sont représentés par un « Délégué Jeunes ». Un Coordinateur régional permet de faire le lien entre chaque département et de coordonner les actions.

Par ailleurs, son assemblée générale fondatrice a lieu le 12 septembre 2009, aux universités de rentrées de Debout La République, à Dourdan dans l'Essonne, où fut élu le 1er président de Debout Les Jeunes, Laurent Seurot. Puis en 2011, ne souhaitant pas continuer, un nouveau président fut élu, Bruno Potier, qui était auparavant chargé de la gestion quotidienne de DLJ[38].

Lors de l'Assemblée Générale de DLJ du 8 septembre 2012, Nicolas Calbrix a été élu avec 52 % des voix au poste de président de Debout Les Jeunes, avec une participation de 52 % des adhérents. Celui-ci a nommé quelques jours après le nouveau bureau national de DLJ et engage une réforme des statuts de DLJ[39].

Composition du bureau national[modifier | modifier le code]

À la suite du congrès du 12 octobre, le bureau national de DLF est remanié en profondeur par son président, Nicolas Dupont-Aignan.

  • Président de Debout la France : Nicolas Dupont-Aignan
  • Vice-présidents : Dominique Jamet (journaliste et écrivain français), François Morvan (cancérologue), Anne Boissel (agricultrice, maire de Saon), Patrick Mignon (pilote de ligne)
  • Secrétaire général : Jean-Pierre Antoni (Professeur d'histoire-géo, ancien conseiller général du Tarn, ancien maire adjoint de Mazamet et Castres)
  • Secrétaire général adjoint : Laurent Jacobelli (Dirigeant d’entreprises audiovisuelles, ex directeur de l’antenne de TV5MONDE)
  • Trésorier : Claude Lévy
  • Porte-parole : Jean-Pierre Enjalbert (Médecin, conseiller général du Val-d’Oise et maire de Saint-Prix)
  • Délégués nationaux fonctionnels :
    • Élections : Olivier Clodong (Écrivain, enseignant et consultant). Adjoint : Maxime Thiébaut
    • Formation : Bruno Potier
    • Fédérations : Jean-Philippe Tanguy (Ancien élève de Saint Cyr, diplômé de l’Essec et de Sciences Po Paris)
    • Vie Militante : Anne-Christine Poisson (ex député européen, ex première adjointe au maire de Méréville) et Denis Couvrechel (Fonctionnaire territorial, Maire-Adjoint de Noiseau)
    • Projet : Eric Anceau (Professeur d'histoire politique contemporaine à l'Université Paris-Sorbonne et à Sciences-Po Paris)
    • Communication internet : Samuel Morillon (Directeur de la stratégie et du développement économique d'une grande société européenne)
    • Président de Debout les Jeunes : Nicolas Calbrix (cadre dans le secteur privé)
    • Relations avec les partis politiques étrangers : Damien Lempereur (Avocat au Barreau de Paris, diplômé d'Assas et de l'ESCP Europe)
  • Délégués Nationaux thématiques :
    • Progrès social : Maguy Girerd
    • Emploi : Gerbert Rambaud
    • Nouvelle Frontière industrielle et scientifique : Jean-Pierre Gérard
    • Esprit d’entreprise : Jacques Berlioz
    • Savoir-faire : Dominique Mahé
    • Autosuffisance et à la Qualité alimentaire : Anne Boissel
    • Révolution numérique : Samuel Morillon
    • Instruction Publique : Jean-Paul Brighelli
    • Assimilation et à la Cohésion nationale : Éric Anceau
    • Connaissance : Évelyne Thomas
    • Égalité : Marianne Srhir
    • Génération de la Reconquête : Maxime Thiébaut
    • Ordre public : Brigitte Brière
    • Justice rendue au nom du Peuple français : Thierry Giorgio
    • Défense : Patrice Court-Fortune
    • Espace Maritime : Jean-Patrick Pluvinet
    • Bien-être et à la Santé : François Morvan
    • Transition environnementale : Jean-Pierre Enjalbert
    • Épanouissement familial : Cécile Bayle de Jessé
    • Équilibre des territoires : Nicolas Lottin
    • Continuité territoriale de l’Outre-Mer : Hugues Maillot
    • Refonte des Collectivités locales : Alain Guinoiseau
    • Politique de la ville : Eugène-Henri Moré
    • Indépendance de la France : Henri Temple
    • Europe des Nations et des projets : Laure Ferrari
    • Partenariat avec l’Afrique et la Méditerranée : François Guillaume
    • Communication, la Francophonie et l'audiovisuel extérieur : Laurent Jacobelli
    • Français de l’Étranger : Patrick Mignon
    • Relation avec les organisations socio-professionnelles : Nicolas Calbrix

Élus[modifier | modifier le code]

Parlementaire[modifier | modifier le code]

Maires[modifier | modifier le code]

Le parti est à la tête de 30 mairies mais d'une soixantaine en comptant les communes rurales.

Conseillers départementaux[modifier | modifier le code]

Conseillers régionaux[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections européennes de 2009[modifier | modifier le code]

Nicolas Dupont-Aignan et les têtes de listes, lors du meeting de fin de campagne européenne, le 2 juin 2009.

Pour sa première campagne en tant que parti indépendant, Debout la France présente des listes dans les sept circonscriptions européennes métropolitaines.

  • Circonscription Île-de-France : 2,44 % - 68 330 voix
  • Circonscription Nord-Ouest : 2,40 % - 59 525
  • Circonscription Grand-Est : 2,33 % - 50 698
  • Circonscription Sud-Est : 1,99 % - 58 394
  • Circonscription Centre : 1,43 % - 19 179
  • Circonscription Sud-Ouest : 1,28 % - 33 656
  • Circonscription Ouest : 0,59 % - 14 748
  • Résultat national : 1,77 % - 304 769 voix
  • Résultat en métropole : 1,81 % (DLF ne présentait pas de liste dans la circonscription outre-mer)

Nicolas Dupont-Aignan qualifie ce premier résultat comme celui qui a permis la naissance d'un « nouveau mouvement gaulliste et républicain » en France et précise également que cette campagne n'était que la première et que son parti serait désormais présent à chaque échéance électorale[40].

Élections régionales françaises de 2010[modifier | modifier le code]

Pour les élections régionales de 2010, Debout la France présente des listes dans trois régions :

  • en Haute-Normandie, où la liste menée par Brigitte Brière obtient 10 237 voix, soit 1,79 % des suffrages exprimés[41] ;
  • en Île-de-France, où la liste menée par Nicolas Dupont-Aignan obtient 119 844 voix, soit 4,15 % des suffrages exprimés[42] devançant les listes du Mouvement démocrate (MODEM) et du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) ;
  • en Lorraine, où la liste menée par Jean-Luc André obtient 14 861 voix, soit 2,25 % des suffrages exprimés[43].

N'ayant pas atteint le seuil des 5 % des suffrages exprimés, aucune liste de Debout la France n'a été qualifiée pour le second tour ni ne peut fusionner avec une autre liste.

Pour le second tour, Nicolas Dupont-Aignan ne donne aucune consigne de vote[44].

Élections cantonales françaises de 2011[modifier | modifier le code]

Le parti présente une centaine de candidats en France et voit l'élection de sept conseillers généraux.

Certains candidats de DLF recueillent des scores de plus de 5 % des voix[45].

Élection présidentielle française de 2012[modifier | modifier le code]

Meeting de campagne le 25 mars 2012 pour la campagne présidentielle

En novembre 2010, Nicolas Dupont-Aignan annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2012 lors du deuxième Congrès national[46]. Il y pointe l'euro comme la cause de la « misère », des « délocalisation », du « chômage » et de la « pauvreté »[47].Nicolas Dupont-Aignan est candidat à cette élection au nom de Debout la République.

Il totalise 643 907 voix au premier tour, soit 1,79 % des suffrages exprimés[48].

Élections législatives françaises de 2012[modifier | modifier le code]

DLF présente des candidats dans 300 circonscriptions. Au total, malgré le manque de moyens souligné par Nicolas Dupont-Aignan et une forte abstention, les candidats rassembleront 151 935 voix. Parmi eux, 174 dépasseront le seuil de 1 % des voix. Nicolas Dupont-Aignan est réélu député de l'Essonne avec 61,4 % des voix, tandis que François-Xavier Villain est réélu avec 57,63 % des voix député du Nord.

Élections municipales françaises de 2014[modifier | modifier le code]

Debout la France investit 132 listes, bien que Nicolas Dupont-Aignan ait affirmé que « les élections municipales ne sont pas politisées »[49]: il ajoute ainsi que les listes candidates souhaitant « se revendiquer de [lui] » se présenteront comme sans étiquettes, même si elles iront « s'inscrire en préfecture comme des listes DLF »[50]. En outre, Nicolas Dupont-Aignan est réélu (au premier tour) maire de Yerres avec 77,14 % des voix exprimées, ce qui en fait alors le maire le mieux élu de France de l'année.

Élections européennes de 2014[modifier | modifier le code]

Debout la France présente des listes partout en France sous l'appellation « Debout la France ! Ni système, ni extrême avec Nicolas Dupont-Aignan ». Le parti totalise finalement un score de près de 3,9 % des voix[51], se plaçant directement après le Front de gauche (qui a obtenu près de 6,25 % des voix), score qui, s'il ne permet pas à DLF d'envoyer des députés au Parlement européen, lui assure d'être remboursé de ses frais de campagne dans toutes les circonscriptions électorales[52]. De plus le parti a gagné 200 000 voix entre l'élection présidentielle et les élections européennes. Il est l'un des rares mouvements à ne pas avoir perdu de voix entre ces deux élections.

Résultats
Circonscription Nombre de voix  % exprimés
Est Laure Ferrari 100 951 4,16
Île-de-France Dominique Jamet 116 931 3,81
Massif central-Centre Patrice Court-Fourtune 67 722 4,60
Nord-Ouest Jean-Philippe Tanguy 112 927 4,15
Ouest Cécile Bayle De Jesse 98 601 3,62
Sud-Est Gerbert Rambaud 130 187 3,92
Sud-Ouest Pascal Lesellier 91 826 3,12
Outre-Mer Hugues Maillot 4 881 1,69
France entière 723 956 3,82

Élections sénatoriales de 2014[modifier | modifier le code]

Le parti présente plusieurs candidats en France et ne voit pas l'élection de sénateur.

Élections départementales de 2015[modifier | modifier le code]

Le parti présente des candidats dans 156 cantons, soit moins de 8 % des cantons [53] [54]

Il rallie plusieurs anciens conseillers généraux dont Patrick Bassot, Philippe Olivier et Jean-Luc Manoury provenant du FN, Claude Marcou ex UMP.

Le mouvement recueille 64 585 votes, soit 3,96% des suffrages exprimés[55].

Élections régionales de 2015[modifier | modifier le code]

Le parti présente des têtes de liste dans toutes les régions. Nicolas Dupont-Aignan, tête de liste en Ile de France, est crédité de 6,5% des voix à un an des élections [56]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.debout-la-republique.fr/communique/communique-du-conseil-national-de-debout-la-republique Communiqué du Conseil national de Debout la République, publié sur www.debout-la-republique.fr le samedi 2 février 2013.
  2. http://www.lefigaro.fr/politique/2008/09/20/01002-20080920ARTFIG00197-dupont-aignan-depasser-les-clivages-.php Article de www.lefigaro.fr, mis à jour le 19 septembre 2009
  3. http://www.europeennes2009.fr/-le-projet-.html
  4. Les campagnes régionales de Debout la République
  5. http://www.assemblee-nationale.fr/qui/Rattachement_partis.pdf
  6. http://lelab.europe1.fr/t/pourquoi-lionnel-luca-s-est-rattache-financierement-a-debout-la-republique-de-nicolas-dupont-aignan-6308/11926?fb_action_ids=4872906787787&fb_action_types=og.likes&fb_source=other_multiline&action_object_map={%224872906787787%22%3A451745728222702}&action_type_map={%224872906787787%22%3A%22og.likes%22}&action_ref_map=[]
  7. a et b Laure Equy, « Pourquoi Bompard est-il rattaché au parti de Dupont-Aignan à l'Assemblée ? », liberation.fr, 5 décembre 2014.
  8. http://blogs.lexpress.fr/cuisines-assemblee/2013/12/11/les-curiosites-du-rattachement-financier/| Plusieurs parlementaires se rattachent financièrement à Debout la République
  9. http://www.lepoint.fr/politique/debout-la-republique-devient-debout-la-france-12-10-2014-1871693_20.php
  10. a et b Discours de Jacques Sapir au congrès de DLF
  11. de Hervé Falciani au congrès de Debout la France
  12. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad et ae [1].
  13. [2]
  14. a, b, c, d, e et f [3].
  15. a, b, c et d [4].
  16. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m [5].
  17. Étienne Gless et Corinne Moriou, « "Abandonner l'euro afin de doper les exportations" : Nicolas Dupont Aignan, Debout la République », L'Express,‎ 24 janvier 2012 (lire en ligne)
  18. a et b [6].
  19. [7].
  20. [8].
  21. Proposition 6 du programme de 2012
  22. http://www.francetvinfo.fr/politique/debout-la-republique
  23. http://www.melty.fr/nicolas-dupont-aignan-le-candidat-hostile-actu102887.html
  24. Nicolas Dupont Aignan pour un "patriotisme serein" sur www.lemonde.fr, publié le 12 mars 2012.
  25. [9]
  26. http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections-europeennes-dupont-aignan-reve-du-modele-ukip_1251767.html
  27. « Dupont-Aignan pourrait choisir Marine Le Pen comme Premier ministre », Le Point, mars 2013.
  28. « Hervé Falciani et Nicolas Dupont-Aignan en réunion publique commune », site de Debout le France, 25 novembre 2013.
  29. Rémi Noyon, « Belfort avant les européennes : à quoi joue donc Chevènement ? », sur Rue89, le 28/03/2014 (consulté le 14 juin 2014).
  30. Élections européennes: Dupont-Aignan rêve du modèle Ukip En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections-europeennes-dupont-aignan-reve-du-modele-ukip_1251767.html#p0p8A7gBKfLixOTd.99 », L'Express, consulté le 21 février 2015.
  31. Exemples de candidats DLR transfuges du MRC : Christine Tasin Christine Tasin, candidate DLR aux élections européennes de 2009 dans l'Ouest, Thomas Chamaille, candidat aux législatives en 2012 puis aux européennes en 2014, Christian Maes, conseiller municipal MRC de Roubais et 7e sur la liste DLR aux européennes, etc.
  32. Biographie sur son site officiel.
  33. Pour Dupont-Aignan "Menard c'est Jeanne d'Arc
  34. Dupont Aignan a proposé à Zemmour d'être candidat
  35. Laurent de Boissieu, « Debout la France - Ligue du Sud: le paradoxe de Nicolas Dupont-Aignan », ipolitique.fr, 13 mars 2015.
  36. Nicolas Dupont-Aignan prêt à s'allier avec le Front de Gauche et Jean-Luc Melenchon "si c'est pour sauver la France"
  37. Nicolas Dupont-Aignan ne participera pas à la primaire de l'UMP
  38. http://debout-les-jeunes.fr/universites-de-rentrees-de-dlr-et-dlj/
  39. http://debout-les-jeunes.fr/nicolas-calbrix-elu-president-de-debout-les-jeunes/
  40. http://www.debout-la-republique.fr/Reaction-de-Debout-la-Republique.html
  41. Résultats du premier tour des élections régionales 2010 en Haute-Normandie sur le site du Ministère de l'Intérieur
  42. Résultats du premier tour des élections régionales 2010 en Île-de-France sur le site du Ministère de l'Intérieur
  43. Résultats du premier tour des élections régionales 2010 en Lorraine sur le site du Ministère de l'Intérieur
  44. Alors que DLR totalise 4,15 % des voix en Île-de-France, soit près de 120 000 suffrages, NDA ne délivrera aucune consigne de vote pour le second tour
  45. [10]
  46. http://www.lefigaro.fr/politique/2010/11/21/01002-20101121ARTFIG00171-nicolas-dupont-aignan-candidat-pour-2012.php
  47. [11]
  48. « Résultats de l'élection présidentielle 2012 : France entière », sur interieur.gouv.fr (consulté le 29 avril 2012)
  49. http://www.rtl.fr/actualites/info/politique/article/municipales-2014-debout-la-republique-en-lice-dans-132-communes-7770164541
  50. [12]
  51. http://www.leparisien.fr/elections-europeennes/europeennes-dupont-aignan-et-nouvelle-donne-sortent-leur-epingle-du-jeu-25-05-2014-3870823.php
  52. [13]
  53. [14] Départementales 2015 : Debout la France présente des candidats dans 156 cantons
  54. |Élections départementales : retrouvez la liste des candidats Debout la France !
  55. Départementales : qui a vraiment gagné le premier tour ?
  56. [15]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]