Debout la France

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Debout la République)
Aller à : navigation, rechercher
Debout la France
Image illustrative de l'article Debout la France
Logo officiel
Présentation
Président Nicolas Dupont-Aignan
Fondation 23 novembre 2008
(En tant que courant du RPR : 3 février 1999)
Siège 55 rue de Concy
Yerres - 91330
Vice-présidents Dominique Jamet, Brigitte Brière, François Morvan
Porte-parole Jean-Pierre Enjalbert
Adhérents 13 000 revendiqués (2013)[1]
Positionnement Droite
Slogan « Ni système, ni extrêmes »
Idéologie Gaullisme
Euroscepticisme
Républicanisme
Souverainisme
Conservatisme social
Interventionnisme étatique
Affiliation européenne EUDemocrats
Couleurs Violet, bleu, blanc et rouge
Site web www.debout-la-republique.fr
Présidents de groupe
Sénat -
Assemblée Non-inscrits
Parlement européen -
Représentation
Députés
1 / 577
Sénateurs
0 / 348
Députés européens
0 / 72

Debout la France (DLF) est un parti politique français créé le 23 novembre 2008 par Nicolas Dupont-Aignan.

Créé initialement sous le terme Debout la République en février 1999 (en tant que courant du RPR), il prend son nom actuel le 12 octobre 2014[2].

Le parti revendique 13 000 adhérents en 2013[1]. À Strasbourg, il est membre du parti politique européen EUDemocrats.

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

C'est un parti souverainiste et national-républicain qui se présente comme étant essentiellement gaulliste.

Sur le plan sociétal, Debout la France est plutôt conservateur[3]. Le parti est opposé à l’euthanasie, la PMA, la GPA et l'adoption homoparentale[4] mais n'est néanmoins pas hostile à une union civile ouverte aux couples homosexuels.

Il peut éventuellement être qualifié de gauche républicaine[Quoi ?] sur un plan économique. En effet, son programme économique est tourné vers un plus grand interventionnisme de l’État. À ce titre, et parce qu'il refuse un libéralisme total qu'il présente comme "anarchique", il se rattache philosophiquement au groupe des gaullistes de gauche.

Le parti dit d'ailleurs ne pas appartenir à un clivage droite-gauche et se revendique l'appellation « gaullisme social ».

Comme pour le tout libéral en économie, il refuse le libre-échange systématique voulu par l'institution européenne, appelant par ce fait à une certaine dose de protectionnisme. Par ailleurs, la défense d'un nombre important de principes présentés comme républicains est aussi une des préoccupations premières du parti.

Cependant, Debout la France n'en est pas pour autant anticapitaliste ni antilibéral : Nicolas Dupont-Aignan ne se dit ainsi pas opposé à l'économie de marché si celle-ci est « ordonnée » et « raisonnée », tandis que le parti soutient un programme dans lequel l'accent est particulièrement mis sur la volonté de défendre un certain patriotisme économique.

Historique[modifier | modifier le code]

Debout la République est créé le 3 février 1999 par Nicolas Dupont-Aignan en tant que courant « gaulliste authentique » du Rassemblement pour la République (RPR).

La majorité de ses membres participe ensuite à la fondation du Rassemblement pour la France (RPF), créé à la suite de la liste souverainiste conduite par Charles Pasqua et Philippe de Villiers aux élections européennes de 1999.

Le courant DLR est relancé une première fois en mai 2000 et devient une passerelle entre les pasquaïens du RPF et les séguinistes du RPR.

Le 7 septembre 2002, DLR est relancé une seconde fois en tant que courant « gaulliste et républicain » de l’UMP, par huit parlementaires (les députés Nicolas Dupont-Aignan, Yves Jégo, Lionnel Luca, Michel Terrot, René André, et les sénateurs Jean-Claude Étienne, Bernard Fournier et Adrien Gouteyron). Le 9 juillet 2003, les parlementaires Jacques Baudot, Nicolas Dupont-Aignan, Patrick Labaune, Lionnel Luca, Étienne Mourrut et François-Xavier Villain présentent les clubs locaux du mouvement. Candidat à la direction de l'UMP en trio "gaulliste et républicain" avec Sylvie Perrin et Christophe Beaudouin, son président Nicolas Dupont-Aignan a créé la surprise au Congrès fondateur en obtenant 15 % (17 novembre 2002) des suffrages face au trio Juppé-Gaudin-Douste-Blazy. Il obtint ensuite 9 % au congrès du (28 novembre 2004). DLR est alors représenté au bureau politique de l’UMP par deux des trente membres élus : Nicolas Dupont-Aignan et Sylvie Perrin (exclue de l’UMP pour sa candidature aux élections européennes de 2004 en deuxième position sur la liste du Mouvement pour la France en Île-de-France), puis par Élisabeth Laithier.

Le 9 mai 2004, la motion de DLR obtient 19,7 % au Conseil national de l’UMP sur l’Europe. Le 6 mars 2005, DLR ne dépose pas de motion défendant le « Non » au projet de Constitution européenne, la motion L’Europe mérite un « Oui » obtenant 90,8 %. Dès lors, DLR se structure sur l’ensemble du territoire et participe à la campagne de Nicolas Dupont-Aignan pour l’élection présidentielle de 2007 puis aux élections législatives de 2007 avec 62 candidats, date à partir de laquelle le parti n'a plus aucun lien avec l'UMP.

Le congrès fondateur du parti a lieu le 23 novembre 2008. À la Mutualité, lors du meeting qui voit les statuts du parti approuvés et Nicolas Dupont-Aignan être élu président, plus de 1 000 personnes sont présentes, parmi lesquelles des gaullistes et des républicains, mais aussi des anciens du MPF, du MRC et des villepinistes. À cette occasion, le Président nouvellement élu annonce qu'il présentera des listes aux européennes de 2009.

Logo Debout les Jeunes

Le jeune rassemblement gaulliste et républicain part pour sa première campagne nationale en toute indépendance lors des élections européennes de 2009. Une alliance avec Libertas a été repoussée du fait de certaines positions libérales du parti et ambiguës de Declan Ganley sur la Turquie en Europe. Nicolas Dupont-Aignan déclare : « J’ai beaucoup d’admiration pour Declan Ganley, qui a fait un immense travail pour faire gagner le non en Irlande. Je l’ai rencontré longuement cet été. Nous n’avons pas « conclu » car il est favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Europe, hostile à la PAC et partisan d’un libre-échangisme économique total[5]. » DLR présente ainsi des listes partout en France, avec le slogan : « Osons une Europe différente » et un programme prônant la création d'une Europe confédérale, une Europe des agences[6].

Lors de son conseil national du 28 novembre 2009, DLR a validé ses chefs de file pour les élections régionales de 2010. En tout, Debout La République sera présent sur trois régions, faute de moyens[7].

A l'occasion d'un congrès le 12 octobre 2014, Debout la République change de nom et devient Debout la France. Ce changement de nom est validé par 87% des militants (1300 personnes) présents lors du congrès refondateur[8].

Nicolas Dupont-Aignan et les têtes de listes, lors du meeting de fin de campagne européenne, le 2 juin 2009.

Identité revendiquée et positions dans le débat politique[modifier | modifier le code]

Identité générale[modifier | modifier le code]

Debout la France se présente comme un « rassemblement républicain et gaulliste » au-dessus du clivage gauche-droite, en mettant en avant son programme et la composition de son électorat et de ses adhérents. Le parti est également présenté comme faisant partie de la mouvance du « gaullisme social »[9] qui se caractérise par la défense de la démocratie sociale, sans toutefois remettre en cause le capitalisme (réformisme social-démocrate). Ce gaullisme est le plus proche du gaullisme traditionnel. Dans les faits, il s’oppose au "mauvais" capitalisme (exploitation d'une classe par l'autre) et aux socialismes révolutionnaires (lutte des classes), au profit d'une « troisième voie » sociale. Toutefois, il est généralement classé à droite sur l'échiquier politique français.

Debout la France présente ses valeurs comme celles du gaullisme (valeurs gaullistes). Principalement :

  • non-soumission de la France vis-à-vis des organismes supranationaux (OTAN, UE) ou des superpuissances, rayonnement économique, politique et culturel de la France dans le monde
  • « probité d'un exécutif fort »
  • ordre et justice sociale
  • souveraineté du peuple, notamment par le recours régulier au référendum et les élections au suffrage universel direct
  • instauration d'un euro-franc, monnaie nationale intégrée à un nouveau système monétaire européen dont l’euro pourrait rester l’unité de compte (point 6 du programme présidentiel 2012 de Nicolas Dupont-Aignan)[10]

Et celles du républicanisme (valeurs républicaines) :

De plus, le parti souhaite diviser par deux l'immigration en France[11].

Au niveau européen, DLF est membre du mouvement européen EUDemocrats. Ce parti européen défend la vision d’une Europe fondée sur une approche intergouvernementale, autrement dit une Union Européenne confédérale. Le Président de DLF, Nicolas Dupont-Aignan, en est le coprésident et entretient de bonnes relations avec Jens-Peter Bonde, le fondateur d’EUDemocrats.

Au premier semestre 2009, le parti, par l'intermédiaire de ses élus, s'est opposé activement à la loi Hadopi : Nicolas Dupont-Aignan intervient et participe au rejet du premier texte en avril 2009, lors du vote à l'Assemblée nationale.

En mai 2010, au moment de la crise grecque, DLF lance une pétition pour sortir la France de l'euro au profit d'un retour au franc, si possible intégré au sein d'une monnaie commune, arguant de la responsabilité de la monnaie unique, qui ne prend pas en compte les différentes structures économiques des pays européens, dans les graves difficultés économiques des pays de la zone euro et notamment ceux du sud.

En pleine crise grecque, Nicolas Dupont-Aignan se rend à une manifestation à Athènes en juin 2011 pour dénoncer « l’autorité illégitime du FMI et de l’Union Européenne »[12].

Prises de position et programme[modifier | modifier le code]

Sur l'Union européenne et l'Euro[modifier | modifier le code]

Gaulliste et républicain, Debout la France véhicule un programme avant tout basé sur une volonté de garantir la souveraineté nationale française, se positionnant très clairement au cœur de la mouvance souverainiste hostile à l'euro et aux institutions européennes[13]. Parti manifestant une franche opposition au fédéralisme européen, il fustige l'organisation supranationale de la construction européenne actuelle, qui serait selon lui « opposé[e] aux nations », « anti-démocratique » et « technocratique »[13]. La question de l'Union européenne et de ses institutions occupe donc une place majeure au sein du programme de DLF, qui s'en prend tout particulièrement à l'euro, monnaie unique accusée selon le parti de favoriser sinon d'être facteur de nombreux problèmes économiques dont souffre le pays: ainsi, sa surévaluation serait l'une des grandes causes du déficit compétitif des entreprises, tandis que le fait que cette monnaie (qui est celle de 18 États aux fortes disparités socio-économiques) ne prendrait pas assez en compte ces réalités trop disparates entre pays serait facteur de déséquilibres importants (chômage, dettes...). En outre, le parti critique la monnaie unique comme projet avant tout politique et fédéraliste, qui viserait à imposer une structure supranationale inefficace et nuisible, voire dangereuse économiquement[14]. Le programme de DLF propose ainsi de revenir aux monnaies nationales (franc pour la France), sans toutefois abandonner complètement l'Euro : la monnaie unique serait transformée et deviendrait « monnaie commune de l'Europe », unité de compte d'un nouveau système monétaire européen devant permettre l'ajustement de parité[14]. Le parti argue de plus qu'une telle sortie ne ferait pas exploser la dette ni les taux d'intérêt si "les gouvernements imposent une conversion en monnaie nationale avant la dévaluation" préconisée par Dupont-Aignant[14]. DLF pointe comme autre avantage de ce retour aux monnaies nationales la possibilité de monétiser la dette publique[14].

Billets de 5 à 500 euros lors de leur introduction. Le mouvement de Nicolas Dupont-Aignan critique fermement et tout particulièrement la monnaie unique, responsable selon lui des problèmes de compétitivité des entreprises françaises.

Ces revendications sur le plan monétaire se doublent d'une volonté du parti de réformer l'Union européenne, qui aurait été, selon lui, dévoyée par rapport aux ambitions originelles. Désirant rompre avec tout fédéralisme aussi bien sur le plan économique que politique, DLF se montre en revanche partisane d'une « Europe des Nations » radicalement opposée au modèle d'actualité incarné par des institutions comme la Commission européenne ou la BCE. Ainsi, le parti milite pour « négocier un nouveau traité confédéral qui rende aux États-nations leur liberté d’action »[13] et poserait les bases d'une « communauté d'États européens » confédérés, qui serait plus démocratique et plus efficace selon DLF[13].

Sur le plan socio-économique[modifier | modifier le code]

DLF se montre, sur le plan économique, très sévère à l'encontre de la mondialisation actuelle, factrice selon le parti de libre-échange excessif, de capitalisme néolibéral sans règle et d'affaiblissement de la souveraineté nationale au détriment des populations (notamment les classes moyennes et populaires) mais au profit de grandes multinationales, des marchés financiers et des grandes banques[13]. DLF refuse ainsi tout libéralisme total, présenté comme « anarchique », et milite pour un retour du contrôle des frontières nationales. Cependant, n'étant ni anticapitaliste ni complètement antilibéral, il est favorable à une économie de marché (libre-entreprise, secteur privé important) qui, loin d'être sans règle ni ordre, serait « raisonnée » et n'irait pas à l'encontre des acquis sociaux des citoyens[13]. DLF se place de ce fait plus sur une ligne parfois qualifiée de « sociale-démocrate », ou, plus exactement, de troisième voie entre socialisme et néolibéralisme. Son discours protectionniste, qui doit faire appel à un patriotisme économique « modéré » (droits de douane « ciblés », aide aux entreprises innovantes, protection des fleurons nationaux stratégiques...), dit s'opposer au libre-échange globalisé et total dont les effets n'ont qu'été, selon le parti, délocalisations, chômage de masse, chute des investissements et du pouvoir d'achat, accroissement des déficits[15]. Dupont-Aignan veut un « État-stratège », qui puisse organiser des coopérations solides avec des partenaires européens dans le cadre de l'Europe confédérale voulue par DLF, tout en sachant protéger et favoriser ses entreprises au sein de la concurrence mondiale (baisse des charges fiscales à l'investissement sur le territoire national, facilités de crédit, partenariats public-privé...).

Le parti entend lutter contre le « cancer » du chômage, entraîné selon lui par les délocalisations et une monnaie unique surévaluée[15], tout en défendant un système social juste et équitable, sans tomber cependant dans l'assistanat[15]. Ambitionnant de "remettre l’économie au service de l’ensemble des citoyens"[15], il propose (outre « reprendre la liberté monétaire ») de « faire reposer le commerce mondial sur des zones régionales homogènes de libre échange » en appliquant ce principe à l'Europe[15], de "créer une grande loi de Patriotisme Économique" (rétablissement d'un système d'actions préférentielles dans les secteurs stratégiques, obligation pour les administrations d'acheter français, droits de douane sur certains produits...)[15] et de réformer le système fiscal en faveur des entreprises (réduction des charges sociales par la « mise à contribution » des produits étrangers, simplification des démarches administratives, réduction de l'impôt sur les société, encouragement de l'investissement...)[15]. En outre, DLF veut « refaire de la France un champion industriel » par la mise en place de projets de long terme, tel que des investissements dans la recherche scientifique ou les nouvelles technologies. L'un de ses objectifs en la matière est notamment de « mettre en place un nouveau Commissariat au Plan chargé de définir une vision de long terme du développement économique [du] pays »[15], qui encouragerait l'activité sans toutefois se substituer au secteur privé.

En outre, le parti reprend dans son programme socio-économique le projet gaulliste de l'« économie participative » (c'est-à-dire la participation des salariés au résultat de leur entreprise, donc l'association du travail et du capital chère à de Gaulle). En partant de l'observation que le pouvoir d'achat des classes populaires et moyennes « stagne ou régresse » tandis que les profits des multinationales « ont explosé » depuis vingt ans[15], il se dit vouloir « renforcer la participation des salariés à la vie de l'entreprise » par plusieurs mesures, comme la fixation d'un objectif de 15 % d'actionnariat-salarié dans chaque entreprise française, la mise ne place d'avantages fiscaux visant à accroître la participation salariale, l'obligation du vote des salariés aux élections professionnelles, ou l'encouragement du développement des associations d'actionnaires salariés afin de peser sur les prises de décision[15]. Enfin, DLF veut également « réformer » le service public, en stoppant sa libéralisation[15], en y introduisant une « meilleure gestion »[15], en rétablissant le monopole public dans certains secteurs stratégiques (poste, gaz et électricité, transports ferroviaires...) et en luttant contre les abus et fraudes, notamment liés à la Sécurité sociale et à l'AME[15]. Plus généralement, le parti concède la nécessité de réduire la dépense publique et les déficits budgétaires afin de faire face à la dette publique croissante, mais considère que vouloir réduire fortement les déficits sans favoriser parallèlement le secteur privé (entreprises) est inefficace et peu souhaitable.

Questions de société et immigration[modifier | modifier le code]

Carte représentant l'espace Schengen. Distinction entre les pays signataires, pays signataires mais sans application des accords (Roumanie, Bulgarie, Chypre), pays intéressés (Vatican) et pays de l'UE non signataires (Royaume-Uni).
Carte de l'espace Schengen, sur lequel désire revenir DLF, qui y voit l'une des causes majeures de l'affaiblissement des frontières nationales.

En matière sociétale, le parti adopte une ligne assez conservatrice, s'opposant à la légalisation de la PMA, de la GPA, de l'euthanasie ou de l'adoption homoparentale. En outre, il refuse toute abolition de la notion de « filiation » dans le cadre de cette dernière. Néanmoins, il se dit favorable à une union civile entre personnes de même sexe (sans toutefois cautionner le mot « mariage ») et ne s'est pas élevé contre le remboursement de l'IVG. Revenant sur la peine de mort dont le débat a été remis au jour par le Front national, il est hostile à son rétablissement, tout en prônant une grande fermeté dans les peines de prison[16].

L'immigration est un autre thème important soulevé par DLF (comme, d'ailleurs, la plupart des autres partis politiques français, à commencer par le FN et l'UMP). Constatant que le « climat économique [est rendu] plus difficile pour l’intégration [des immigrants] du fait de la persistance d’un chômage de masse », le mouvement de Dupont-Aignan propose une plus grande régulation des flux migratoires, notamment par la reprise en main des frontières nationales. Il se veut ainsi « réduire de 50 % le nombre d’immigrants (hors étudiants) - regroupement familial, travail, droit d’asile - pour le prochain mandat »[17], « dénoncer les accords de Schengen »[17], « renforcer la lutte contre le travail clandestin » (renforcement des contrôles, durcissement des peines à l'encontre des employeurs fautifs)[17] et « allonger à cinq ans la période ouvrant l’acquisition de la nationalité française par mariage pour lutter contre les mariages blancs »[17]. Soutenant qu'une politique efficace en matière d'immigration doit passer autant par la régulation intérieure que par le développement des pays ou régions géographiques étant sources des flux, DLF veut également « relancer et intensifier l’aide au développement en faveur des pays d’émigration, notamment africains » (investissements directs, échanges universitaires...)[17] ainsi que « lier [cette aide aux pays d'émigration] à leur bonne volonté dans la maîtrise de leurs flux migratoires »[17]. Le parti, s'il se montre donc ambitieux en matière d'immigration, considère toutefois l'« immigration zéro » impossible et chimérique, voire même peu souhaitable, s'en tenant à une plus stricte politique d'intégration.

Sur l'Éducation nationale[modifier | modifier le code]

Ministère de l'Éducation nationale, Paris. DLF projette entre autres de le renommer « ministère de l'Instruction publique ».

DLF défend des positions se voulant à la fois claires et strictes en matière d'Éducation nationale. Considérant que « c’est [...] l’école de la République qui [doit permettre] à chacun de devenir un citoyen capable, par l’effort et le travail, de trouver des opportunités pour s’insérer dans la société »[17], le parti de Dupont-Aignan valorise tout particulièrement l'école comme entité factrice d'intégration nationale. Tout en se disant véhiculer l'éloge d'une éducation citoyenne fondée sur l'école publique, universelle, obligatoire, laïque et exigeante, il pointe en même temps « trois carences majeures » dont « souffre » celle-ci[17]: des conditions de travail jugées « de plus en plus difficile[s] pour enseigner »[17], un « manque d'incitation au travail des élèves »[17] et une « vraie carence dans l’enseignement des fondamentaux »[17], conjuguée à « une mauvaise articulation entre les études secondaires et les études supérieures[17]. Voulant « reconstruire l'école »[17], DLF ambitionne de mener à bien cet objectif en agissant simultanément sur plusieurs points jugés prioritaires: « remotiver les enseignants »[17], « restaurer l'autorité dans l'éducation »[17], « réhabiliter l'effort et le mérite »[17] ainsi que consolider et « améliorer » les différentes filières et leurs résultats[17]. Outre renommer le ministère de l'Éducation nationale en « ministère de l'Instruction publique »[17] et réaffirmer l'apprentissage des fondamentaux comme mission première de l'école, le parti propose notamment d'encourager les heures supplémentaires au profit du soutien scolaire[17], de revenir sur la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux dans l'Éducation nationale[17], de mettre en place des « programmes de réorientation des enseignants qui souhaitent changer d’administration »[17], de restaurer le vouvoiement obligatoire dans le secondaire[17], d'élargir les pouvoirs des professeurs dans la convocation de conseils de discipline[17], de conditionner le « versement des allocations familiales à l’assiduité scolaire »[17] ou encore de restaurer la possibilité de redoubler dans toutes les classes[17]. L'une des mesures phares de DLF consiste en outre à vouloir « créer des établissements pour élèves difficiles, avec des conditions disciplinaires plus dures, uniformes et encadrement de type militaire », dont le but serait de « désengorger les établissements scolaires des éléments les plus perturbateurs et rééduquer ces jeunes »[17]. De plus, le mouvement de Dupont-Aignan entend consolider l'apprentissage de la langue française, développer les filières dites « en déficit d'image » en France (technologique et professionnelle notamment) ainsi que rendre le niveau d'apprentissage plus exigeant[17].

Institutions[modifier | modifier le code]

De par l'héritage gaulliste qu'il revendique, le parti de Dupont-Aignan se montre naturellement très attaché aux institutions de la Ve République, mais aussi aux pratiques et principes politiques du général de Gaulle. Ainsi, DLF est un fervent défenseur du référendum: il propose même de le rendre obligatoire pour les questions relevant selon lui de la souveraineté nationale, notamment concernant la ratification de « tout nouveau traité européen »[17], la ratification de « toute nouvelle modification de la constitution »[17], voire même de « toute nouvelle privatisation ou cession importante d'actifs nationaux »[17]. En outre, DLF désire encourager le référendum d'initiative populaire en « abaissant [son] seuil à 2 millions de signatures »[17]. L'une des promesses de candidature de Dupont-Aignan aux élections présidentielles de 2012 fut également la tenue, en cas d'accession à la Présidence de la République du candidat de DLF, de cinq référendums devant porter sur la sortie de l'Euro, une réforme de la Justice en matière de politique pénale, la réforme territoriale, la réforme de l'Éducation nationale et la reprise en main du contrôle des frontières et de la régulation de l'immigration[18].

Structures et fonctionnement[modifier | modifier le code]

Instances nationales[modifier | modifier le code]

DLF dispose de trois instances nationales : le Congrès, le Conseil national et le Bureau national.

Le Congrès réunit tous les adhérents chaque année pour discuter de l'action du mouvement et se prononcer sur le rapport moral et financier. Tous les trois ans, le Congrès procède à l'élection des cent membres du Conseil national et du président de Debout la France.

Le Conseil national est composé de cent membres élus par le congrès, des membres du Bureau national, des Secrétaires départementaux, des parlementaires, des présidents de Conseils régionaux et des présidents de Conseils généraux. C'est l’organe de direction qui définit la stratégie de DLF et fixe ses grandes orientations.

Le Bureau national est placé sous l'autorité du Président du mouvement et est composé de trois vice-présidents, du secrétaire général nommé par le président chargé de le seconder dans la gestion quotidienne de DLF, du trésorier, de secrétaires généraux adjoints et de délégués nationaux. Il assure la gestion quotidienne du mouvement sur toutes les questions qui lui ont été déléguées par le Conseil national.

Le président du mouvement est élu pour trois ans. Il conduit le mouvement, préside les instances nationales et assure l’exécution de leurs décisions et représente Debout La France dans tous les actes de la vie civile.

Instances locales[modifier | modifier le code]

L’organisation territoriale de base de DLF est la circonscription législative. Chaque circonscription est dirigée par un Comité de circonscription présidé par un Délégué de circonscription et composé d'élus.

Les membres des Comités de circonscription composent un Comité départemental, dirigé par un Président départemental, dont le rôle consiste en des missions protocolaires de représentation et de médiation. Le Comité départemental ratifie la nomination d'un Secrétaire départemental.

Le Secrétaire départemental représente le président du mouvement dans le département et organise la vie interne de la fédération. Il est assisté de plusieurs délégués (jeune, université, monde rural, affaires économiques et sociales et action militante).

Mouvement « Debout les Jeunes »[modifier | modifier le code]

Un mouvement jeune existe : il s'agit de Debout les Jeunes. Il est actuellement dirigé par Nicolas Calbrix.

Dans chaque département, les jeunes adhérents et militants de DLF sont représentés par un « Délégué Jeunes ». Un Coordinateur régional permet de faire le lien entre chaque département et de coordonner les actions.

Par ailleurs, son assemblée générale fondatrice a lieu le 12 septembre 2009, aux universités de rentrées de Debout La République, à Dourdan dans l'Essonne, où fut élu le 1er président de Debout Les Jeunes, Laurent Seurot. Puis en 2011, ne souhaitant pas continuer, un nouveau président fut élu, Bruno Potier, qui était auparavant chargé de la gestion quotidienne de DLJ[19].

Lors de l'Assemblée Générale de DLJ du 8 septembre 2012, Nicolas Calbrix a été élu avec 52 % des voix au poste de président de Debout Les Jeunes, avec une participation de 52 % des adhérents. Celui-ci a nommé quelques jours après le nouveau bureau national de DLJ et engage une réforme des statuts de DLJ[20].

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République.

Composition du bureau national[modifier | modifier le code]

À la suite du congrès du 12 octobre, le bureau national de DLF est remanié en profondeur par son président, Nicolas Dupont-Aignan.

    • Progrès social : Maguy Girerd
    • Nouvelle Frontière industrielle et scientifique : Jean-Pierre Gérard
    • Esprit d’entreprise : Jacques Berlioz
    • Savoir-faire : Dominique Mahé
    • Autosuffisance et à la Qualité alimentaire : Anne Boissel
    • Révolution numérique : Samuel Morillon
    • Assimilation et à la Cohésion nationale : Éric Anceau
    • Connaissance : Évelyne Thomas
    • Égalité : Marianne Srhir
    • Génération de la Reconquête : Maxime Thiébaut
    • Ordre public : Brigitte Brière
    • Justice rendue au nom du Peuple français : Thierry Giorgio
    • Défense : Patrice Court-Fortune
    • Espace Maritime : Jean-Patrick Pluvinet
    • Bien-être et à la Santé : François Morvan
    • Transition environnementale : Jean-Pierre Enjalbert
    • Accession à la Propriété : Rachel Roussel
    • Épanouissement familial : Cécile Bayle de Jessé
    • Équilibre des territoires : Nicolas Lottin
    • Continuité territoriale de l’Outre-Mer : Hugues Maillot
    • Refonte des Collectivités locales : Alain Guinoiseau
    • Indépendance de la France : Henri Temple
    • Europe des Nations et des projets : Laure Ferrari
    • Partenariat avec l’Afrique et la Méditerranée : François Guillaume
    • Communication, la Francophonie et l'audiovisuel extérieur : Laurent Jacobelli
    • Français de l’Étranger : Patrick Mignon
    • Relation avec les organisations socio-professionnelles : Nicolas Calbrix

Élus[modifier | modifier le code]

Parlementaire[modifier | modifier le code]

Maires[modifier | modifier le code]

Conseillers généraux[modifier | modifier le code]

Conseiller régional[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections européennes de 2009[modifier | modifier le code]

Pour sa première campagne en tant que parti indépendant, Debout la France présente des listes dans les sept circonscriptions européennes métropolitaines.

  • Circonscription Île-de-France : 2,44 % - 68 330 voix
  • Circonscription Nord-Ouest : 2,40 % - 59 525
  • Circonscription Grand-Est : 2,33 % - 50 698
  • Circonscription Sud-Est : 1,99 % - 58 394
  • Circonscription Centre : 1,43 % - 19 179
  • Circonscription Sud-Ouest : 1,28 % - 33 656
  • Circonscription Ouest : 0,59 % - 14 748
  • Résultat national : 1,77 % - 304 769 voix
  • Résultat en métropole : 1,81 % (DLF ne présentait pas de liste dans la circonscription outre-mer)

Nicolas Dupont-Aignan qualifie ce premier résultat comme celui qui a permis la naissance d'un « nouveau mouvement gaulliste et républicain » en France et précise également que cette campagne n'était que la première et que son parti serait désormais présent à chaque échéance électorale[21].

Élections régionales françaises de 2010[modifier | modifier le code]

Pour les élections régionales de 2010, Debout la France présente des listes dans trois régions :

  • en Haute-Normandie, où la liste menée par Brigitte Brière obtient 10 237 voix, soit 1,79 % des suffrages exprimés[22] ;
  • en Île-de-France, où la liste menée par Nicolas Dupont-Aignan obtient 119 844 voix, soit 4,15 % des suffrages exprimés[23] devançant les listes du Mouvement démocrate (MODEM) et du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) ;
  • en Lorraine, où la liste menée par Jean-Luc André obtient 14 861 voix, soit 2,25 % des suffrages exprimés[24].

N'ayant pas atteint le seuil des 5 % des suffrages exprimés, aucune liste de Debout la France n'a été qualifiée pour le second tour ni ne peut fusionner avec une autre liste.

Pour le second tour, Nicolas Dupont-Aignan ne donne aucune consigne de vote[25].

Élections cantonales françaises de 2011[modifier | modifier le code]

Certains candidats de DLF recueillent des scores de plus de 5 % des voix[26].

Élection présidentielle française de 2012[modifier | modifier le code]

En novembre 2010, Nicolas Dupont-Aignan annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2012 lors du deuxième Congrès national[27]. Il y pointe l'euro comme la cause de la « misère », des « délocalisation », du « chômage » et de la « pauvreté »[28].Nicolas Dupont-Aignan est candidat à cette élection au nom de Debout la République.

Il totalise 643 907 voix au premier tour, soit 1,79 % des suffrages exprimés[29].

Élections législatives françaises de 2012[modifier | modifier le code]

DLF présente des candidats dans 300 circonscriptions. Au total, malgré le manque de moyens souligné par Nicolas Dupont-Aignan et une forte abstention, les candidats rassembleront 151 935 voix. Parmi eux, 174 dépasseront le seuil de 1 % des voix. Nicolas Dupont-Aignan est réélu député de l'Essonne avec 61,4 % des voix, tandis que François-Xavier Villain est réélu avec 57,63 % des voix député du Nord.

Élections municipales françaises de 2014[modifier | modifier le code]

Debout la France investit 132 listes, bien que Nicolas Dupont-Aignan ait affirmé que « les élections municipales ne sont pas politisées »[30]: il ajoute ainsi que les listes candidates souhaitant « se revendiquer de [lui] » se présenteront comme sans étiquettes, même si elles iront « s'inscrire en préfecture comme des listes DLF »[31]. En outre, Nicolas Dupont-Aignan est réélu (au premier tour) maire de Yerres avec 77,14 % des voix exprimées, ce qui en fait alors le maire le mieux élu de France de l'année.

Élections européennes de 2014[modifier | modifier le code]

Debout la France présente des listes partout en France sous l'appellation « Debout la France ! Ni système, ni extrême avec Nicolas Dupont-Aignan ». Le parti totalise finalement un score de près de 3,9 % des voix[32], se plaçant directement après le Front de gauche (qui a obtenu près de 6,25 % des voix), score qui, s'il ne permet pas à DLF d'envoyer des députés au Parlement européen, lui assure d'être remboursé de ses frais de campagne dans toutes les circonscriptions électorales[33].

Résultats
Circonscription Nombre de voix  %exprimés
Est Laure Ferrari 100 951 4,16
Île-de-France Dominique Jamet 116 931 3,81
Massif central-Centre Patrice Court-Fourtune 67 722 4,60
Nord-Ouest Jean-Philippe Tanguy 112 927 4,15
Ouest Cécile Bayle De Jesse 98 601 3,62
Sud-Est Gerbert Rambaud 130 187 3,92
Sud-Ouest Pascal Lesellier 91 826 3,12
Outre-Mer Hugues Maillot 4 881 1,69
France entière 723 956 3,82

Faits marquants[modifier | modifier le code]

En décembre 2012, dans le cadre du financement public des partis politiques et de la deuxième tranche pour l'année 2013, 2 députés se sont déclarés rattachés à Debout La France, Nicolas Dupont-Aignan et Lionnel Luca[34],[35].

En mai 2013, son parti tient un meeting sur l'Europe regroupant des personnalités eurosceptiques (Nigel Farage, Timo Soini, Slavi Binev) issus : de l'UKIP, des Vrais Finlandais, de l'Union nationale Attaque[36].

En décembre 2013, dans le cadre du financement public des partis politiques, 6 députés se déclarent rattachés à Debout la France ainsi que 4 sénateurs[37].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.debout-la-republique.fr/communique/communique-du-conseil-national-de-debout-la-republique Communiqué du Conseil national de Debout la République, publié sur www.debout-la-republique.fr le samedi 2 février 2013.
  2. Libération (12.10.2014)
  3. http://www.francetvinfo.fr/politique/debout-la-republique
  4. http://www.melty.fr/nicolas-dupont-aignan-le-candidat-hostile-actu102887.html
  5. http://www.lefigaro.fr/politique/2008/09/20/01002-20080920ARTFIG00197-dupont-aignan-depasser-les-clivages-.php Article de www.lefigaro.fr, mis à jour le 19 septembre 2009
  6. http://www.europeennes2009.fr/-le-projet-.html
  7. Les campagnes régionales de Debout la République
  8. http://www.lepoint.fr/politique/debout-la-republique-devient-debout-la-france-12-10-2014-1871693_20.php
  9. Étienne Gless et Corinne Moriou, « "Abandonner l'euro afin de doper les exportations" : Nicolas Dupont Aignan, Debout la République », L'Express,‎ 24 janvier 2012 (lire en ligne)
  10. Proposition 6 du programme de 2012
  11. Nicolas Dupont Aignan pour un "patriotisme serein" sur www.lemonde.fr, publié le 12 mars 2012.
  12. [1]
  13. a, b, c, d, e et f [2].
  14. a, b, c et d [3].
  15. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m [4].
  16. [5].
  17. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad et ae [6].
  18. [7].
  19. http://debout-les-jeunes.fr/universites-de-rentrees-de-dlr-et-dlj/
  20. http://debout-les-jeunes.fr/nicolas-calbrix-elu-president-de-debout-les-jeunes/
  21. http://www.debout-la-republique.fr/Reaction-de-Debout-la-Republique.html
  22. Résultats du premier tour des élections régionales 2010 en Haute-Normandie sur le site du Ministère de l'Intérieur
  23. Résultats du premier tour des élections régionales 2010 en Île-de-France sur le site du Ministère de l'Intérieur
  24. Résultats du premier tour des élections régionales 2010 en Lorraine sur le site du Ministère de l'Intérieur
  25. Alors que DLR totalise 4,15 % des voix en Ile De France, soit près de 120 000 suffrages, NDA ne délivrera aucune consigne de vote pour le second tour
  26. [8]
  27. http://www.lefigaro.fr/politique/2010/11/21/01002-20101121ARTFIG00171-nicolas-dupont-aignan-candidat-pour-2012.php
  28. [9]
  29. « Résultats de l'élection présidentielle 2012 : France entière », sur interieur.gouv.fr (consulté le 29 avril 2012)
  30. http://www.rtl.fr/actualites/info/politique/article/municipales-2014-debout-la-republique-en-lice-dans-132-communes-7770164541
  31. [10]
  32. http://www.leparisien.fr/elections-europeennes/europeennes-dupont-aignan-et-nouvelle-donne-sortent-leur-epingle-du-jeu-25-05-2014-3870823.php
  33. [11]
  34. http://www.assemblee-nationale.fr/qui/Rattachement_partis.pdf
  35. http://lelab.europe1.fr/t/pourquoi-lionnel-luca-s-est-rattache-financierement-a-debout-la-republique-de-nicolas-dupont-aignan-6308/11926?fb_action_ids=4872906787787&fb_action_types=og.likes&fb_source=other_multiline&action_object_map={%224872906787787%22%3A451745728222702}&action_type_map={%224872906787787%22%3A%22og.likes%22}&action_ref_map=[]
  36. http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections-europeennes-dupont-aignan-reve-du-modele-ukip_1251767.html
  37. http://blogs.lexpress.fr/cuisines-assemblee/2013/12/11/les-curiosites-du-rattachement-financier/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]