Kembs
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| Kembs | ||
La mairie |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Alsace | |
| Département | Haut-Rhin | |
| Arrondissement | Mulhouse | |
| Canton | Sierentz | |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Trois Frontières | |
| Maire Mandat |
Gérard Kielwasser 2008-2014 |
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| Code postal | 68680 | |
| Code commune | 68163 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Kembsois | |
| Population municipale |
4 514 hab. (2010) | |
| Densité | 274 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 222 m – Max. 255 m | |
| Superficie | 16,45 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.kembs.fr/ | |
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Kembs est une commune française située dans le département du Haut-Rhin et la région Alsace.
Sommaire |
Géographie[modifier]
La commune est coincée entre le Rhin à l'est et la forêt de la Hardt à l'ouest, à cheval sur la basse terrasse rhénane et la basse plaine. Elle est marquée par un talus d'un vingtaine de mètres de haut endiguant le grand canal d'Alsace[1].
Outre le bourg, la commune comprend des hameaux tels que Loechlé, Richardshaeuser ou Schaeferhof issus de l'ancienne commune de Neuweg supprimée en 1830.
Communes limitrophes[modifier]
Histoire[modifier]
Connu depuis l'antiquité, Kembs est situé à l'intersection des antiques voies nord - sud et ouest - est se prolongeant au-delà du Rhin : Cambete figure sur la Table de Peutinger et sur l'Itinéraire d'Antonin. Au Ier siècle, le castel romain devint un résidencce impériale puis, au IVe siècle, une forteresse importante. Lors de l'édification du grand canal d'Alsace en 1950, la découverte de vestiges d'une pile de pont en maçonnerie sur le Rhin datant du Ier siècle confirma cette importance[1].
Du Moyen Âge à la guerre de Trente Ans, Kembs était partagé entre les deux plus grands propriétaires d'alors : l'évêque et le prieuré Saint-Alban-de-Bâle. La paroisse et l'église ont été cités au XIIe siècle. Le village fut détruit et reconstruit à plusieurs reprises aux XIVe et XVe siècles. Agrandi à partir de 1550, il fut unifié après les destructions de la guerre de Trente Ans[1].
Le XVIIe siècle vit la création d'un liaison postale (en 1680) et l'installation d'une communauté juive.
Entre 1761 et 1823, la commune absorba une partie du territoire de la Chaussée ou Neuweg qui comprenait les lieux-dits Schaeferhof, Loechle et Richardshaeuser. Ces annexes avaient été créées sous Louis XIV le long de la voie nord - sud afin de desservir les redoutes et corps de garde construits le long du Rhin à partir de 1677, ouvrages dont il ne reste plus rien aujourd'hui.
Le canal de Huningue fut construit au XIXe siècle et rendu navigable en 1830.
Le XXe siècle vit l'inauguration de l'usine hydroélectrique par le président Albert Lebrun en 1932, la destruction du lieu de culte juif entre 1918 et 1945 et la reconstruction de l'usine hydroélectrique entre 1946 et 1949. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Kembs fut détruite au deux-tiers[1].
Héraldique[modifier]
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Les armes de Kembs se blasonnent ainsi : |
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 4 514 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments[modifier]
- La réserve naturelle de la petite Camargue alsacienne.
- La première centrale hydroélectrique[5] et l'écluse de Kembs-Niffer[6], la première écluse du grand canal d'Alsace[7].
- L'église Notre-Dame-de-la-Maternité à Loechlé (XXe siècle)[8].
- L'ancien relais de poste (XVIIIe siècle)[9].
- L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste (XVIIIe siècle)[10].
Enseignement[modifier]
Kembs dispose de quatre écoles : l'école élémentaire Jean Monnet et l'école maternelle Les Lutins à Kembs village ; l'école élémentaire Léonard de Vinci et l'école maternelle Paul Klee à Kembs Loechlé.
Jumelages[modifier]
D'après le site officiel de Kembs :
Galerie de photos[modifier]
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Lors du traité de Versailles en 1919, la France se voit attribuer le droit d'exploiter le Rhin pour produire de l'électricité. L'ingénieur René Koechlin construisit la centrale de Kembs et l'écluse attenante entre 1928 et 1932. Les 6 turbines produisent 920 GWH par an. Les éclusiers sont des agents assermentés salariés d'EDF[11]. La centrale d'origine détruite pendant le 2ème guerre mondiale a été reconstruite après guerre. Elle représentait alors environ 5 % de la production électrique du pays (archive INA).
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Louis Abel, Kembs en Sundgau rhénan : l'église et l'architecte du XVIIIe siècle : François-Antoine Zeller (1740-1816) et son activité en Haute-Alsace, Association du Souvenir de l'Église St-Jean-Baptiste de Kembs, diff. Librairie Oberlin, 1986, 285 p.
- J. Dieterlen, Kembs : premier échelon du Grand canal d'Alsace, La Navigation du Rhin, Strasbourg, 1932, 482 p.
- L'Usine hydro-électrique de Kembs : topographie et régime du Rhin historique et description du projet, Énergie électrique du Rhin, Imprimerie Braun, Mulhouse, 1929, 16 p.
Liens externes[modifier]
- Site officiel
- Kembs sur annuaire-mairie.fr, consulté le 20 septembre 2011.
- Kembs sur le site de l'Institut géographique national
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- La commune de Kembs, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Archives Départementales du Haut-Rhin
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- La centrale hydroélectrique, base Mérimée, ministère français de la Culture
- L'écluse, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Voir aussi ces aménagements sur aufildurhin.com, consulté le 20 septembre 2011.
- L'église Notre-Dame-de-la-Maternité, base Mérimée, ministère français de la Culture
- L'ancien relais de poste, base Mérimée, ministère français de la Culture
- L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Panneau explicatif à l'entrée de la centrale de Kembs
