Novartis

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Novartis

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Logo de Novartis

Création , par fusion entre Ciba-Geigy et Sandoz
Personnages clés Professeur Arthur Stoll, fondateur de la division pharmaceutique de l'entreprise Sandoz SA (actuellement Novartis)
Forme juridique Société anonyme
Action NYSE : NVS
SWX : NOVN
Slogan Caring and curing
Siège social Drapeau : Suisse Bâle
Direction Joe Jimenez
Activité Industrie pharmaceutique
Produits Diovan, Glivec, Exelon, Lamisil, Néoral, Interceptor, Clomicalm.
Filiales Sandoz, Alcon, Ciba Vision
Effectif environ 119 000 (2010)
Site web www.novartis.com
Capitalisation 146,024 milliards de dollars US (2005)
Chiffre d’affaires 50,62 milliards de dollars US (2010)[1]
Résultat net 9.969 milliards de dollars US (2010)[1]
Novartis à Bâle

Novartis est un groupe pharmaceutique suisse qui a été créé en 1996 par fusion de Ciba-Geigy et Sandoz et dont le siège social est à Bâle, en Suisse.

Activité[modifier | modifier le code]

Novartis est le 2e groupe pharmaceutique au monde, le 2e producteur de médicaments génériques[2] ; il détient 6 % du marché mondial de vaccins[3].

En février 2014, Novartis se renforce dans la recherche immunologique en rachetant la biotech américaine CoStim, pour un montant non déterminé[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

LSD[modifier | modifier le code]

Sandoz est connu pour avoir mis au point en 1938 le LSD, drogue de synthèse, commercialisé en tant que médicament psychiatrique de 1947 au début des années 1960, sous le nom de Delysid.

Huit ans de restructuration[2][modifier | modifier le code]

Depuis les années 1996, la structure Novartis a changé pour être désormais dédiée à la santé. Les activités d'agrochimie et de nutrition ont été cédées. De nombreux fabricants de médicaments ont été intégrés, parmi lesquels : Durascan, Sabex, Hexal, Eon Labs Lek, Lagap et Chiron Corporation.

En novembre 2013, Novartis annonce la vente de sa filiale de test de transfusions sanguines pour 1,7 milliards de dollars à Grifols[5].

Brevets[modifier | modifier le code]

Novartis consacre une partie importante de son budget à la recherche. Cet effort lui permet de disposer en catalogue d'un grand nombre de produits brevetés.

En 2013, Novartis a été classé la 7e entreprise mondiale la plus innovante par Booz & Company. Le laboratoire a dépensé 9,3 milliards de dollars en recherche et développement soit 16,5% de ses revenus en 2013[6].

Novartis France[modifier | modifier le code]

Communication[modifier | modifier le code]

En novembre 2008, Novartis a lancé le Club des tumeurs rares qui regroupe des professionnels de santé, des associations de patients et des élus afin d'améliorer la connaissance des tumeurs rares, d'en améliorer la prise en charge et de regrouper et assister les professionnels impliqués sur le terrain[7].

Le Club des tumeurs rares organise à l'Assemblée nationale, le 16 mars 2011, les premières rencontres parlementaires sur les tumeurs rares. Cette manifestation, gérée par la société de lobbying M&M Conseil, sera présidée par le député (UMP) Yves Bur[8].

Critique et controverse[modifier | modifier le code]

Procès contre l'État indien[modifier | modifier le code]

Novartis a porté plainte le 7 août 2006 contre l'Inde au sujet de l'un de ses anticancéreux, le Glivec. L'Inde a refusé d'en breveter une formule améliorée, ce qui autoriserait de fait la fabrication de génériques de ce produit. Médecins sans frontières craint qu'une victoire du laboratoire ne crée « une situation d'Apartheid sanitaire »[9]. L'ONG a lancé une pétition demandant au laboratoire de retirer sa plainte. Novartis répond sur son site internet qu'il ne s'agit que de sauvegarder le principe de la propriété intellectuelle, et précise : « En Inde, 99 % des patients qui reçoivent du Glivec le reçoivent gratuitement de Novartis »[10]. Le procès s'est ouvert le 29 janvier 2007 devant la Haute Cour de justice de Madras.

En août 2007, la Haute Cour de Justice de Chennai rejette la demande du laboratoire Novartis.

Le 11 septembre 2012, Novartis fait son retour dans les tribunaux et réitère son action contre la loi indienne sur les brevets. Le 1er avril 2013, la plainte est de nouveau rejetée par la justice indienne. Pour Médecins sans frontières,Oxfam,et les autres organisations impliquées dans cette campagne de mobilisation, il s'agit d'une victoire historique dans la bataille pour des médicaments abordables [11].

Licenciement[modifier | modifier le code]

En octobre 2011, Novartis annonce la suppression de 2 000 emplois d'ici trois à cinq ans dont 1 100 en Suisse. Au troisième trimestre 2011, la multinationale bâloise engendre un bénéfice net de 2,49 milliards de dollars US, ce qui représente une augmentation de 7 % par rapport à la même période de l'an passé[12]. le 17 janvier 2012 Novartis annonce que la société ne fermera pas son site de Prangins dans le canton de Vaud et évite par conséquent la suppression de 320 emplois. En contrepartie les employés travailleront plus et renoncent partiellement aux augmentations de salaire. En outre, une baisse fiscale temporaire est accordée par le canton de Vaud. Sur les 760 licenciements prévus à Bâle, un tiers devrait être sauvegardé en plaçant les employés concernés à un autre poste de travail et un tiers partiraient en retraites anticipées[13]. Dans l'émission "120 secondes", l'accord est tourné à la dérision [14].

La prime de départ de 60 millions d'euros, que le conseil d'administration du groupe Novartis avait prévu dans un accord secret en faveur de son futur ex-président Daniel Vasella (médecin qui avait épousé en 1978 la nièce de Marc Moret, alors président de Sandoz)[15], a soulevé un tollé en Suisse qui lui a fait renoncer à cette prime, et a aussi provoqué un fort succès de l'Initiative populaire « contre les rémunérations abusives », dite "initiative Minder", du nom de son instigateur, l'homme d'affaires et sénateur UDC (Union démocratique du centre) Thomas Minder, approuvée à 67,9% par les votants au référendum du dimanche 3 mars 2013[16].

Politique de recrutement[modifier | modifier le code]

Sur le plan mondial, Novartis considère que « La diversité et l'intégration sont les clés de son succès à long terme »[17]. En Suisse, les militants de parti considérés comme d'extrême droite sont exclus de l'entreprise en raison de leurs opinions politiques jugées comme incompatibles avec les valeurs du groupe[18].

Japon[modifier | modifier le code]

En septembre 2013, Novartis est perquisitionnée par les autorités japonaises pour avoir falsifié des donnés concernant le Diovan[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le Temps, 27 janvier 2011.
  2. a et b Le Figaro, 24 mars 2008.
  3. « La vaccination cherche un nouveau souffle », Les Échos, 9 mars 2009.
  4. Romandie.com 17/02/2014
  5. (en)Novartis sells blood transfusion test unit to Grifols for $1.7 billion, Silke Koltrowitz et Sarah White, Reuters, 11 novembre 2013
  6. Le top 20 des entreprises les plus innovantes du monde Challenges, 22 octobre 2013
  7. Présentation du Cercle des tumeurs rares sur le site de l'Amrape : http://www.amarape.com/vie_associative_page2.html
  8. http://www.mmconseil.com/pages/renc_parl/rp.detail.php?id=192
  9. Yves Mamou, « Les ONG en guerre contre le laboratoire Novartis », Le Monde, 25 janvier 2007.
  10. Page dédiée à l'action contre l'État indien sur le site internet de Novartis [1]
  11. Inde Contre Novartis : Victoire après un combat de 7 ans ! communiqué de presse, Oxfam France [2]
  12. Novartis supprime 2000 emplois, dont 1100 en Suisse - ventes en hausse, Romandie News.
  13. ats, « Novartis ne prévoit pas de licenciements à Prangins » sur Romandie.com le 17 janvier 2012, consulté le 4 septembre 2012.
  14. L'invité du jour: Reto Zenhäusern, membre de la direction générale de Novartis
  15. Marc-Henri Jobin, "Novartis continuera de verser des millions à Vasella", La Tribune de Genève, 24 janvier 2013, http://www.tdg.ch/economie/novartis-versera-75-millions-silence-vasella-/story/economie/entreprises/novartis-continuera-verser-millions-vasella/story/17362220.
  16. J.M.: "Les Suisses déchirent les parachutes dorés", Métro, 4 mars 2013, http://www.metrofrance.com/info/referendum-67-9-des-suisses-disent-non-aux-parachutes-dores/mmcc!f0qRT6FD36v2/.
  17. [3]
  18. « Novartis veut congédier le président du PNOS bâlois », Le Temps, 25 novembre 2009.
  19. Les autorités nippones vont perquisitionner chez Novartis, Le Monde 27 septembre 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]