Spirit of St. Louis

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Spirit of St. Louis
Ryan NYP
Image illustrative de l'article Spirit of St. Louis
Spirit of St. Louis exposé au National Air and Space Museum

Constructeur aéronautique Drapeau : États-Unis Ryan Airlines Company, San Diego, Californie
Type Monoplan
Premier vol 28 avril 1927
Date de retrait 30 avril 1928
Motorisation
Moteur Wright Whirlwind J-5C 9-cylindres de 223 ch
Dimensions
Envergure 14 m
Longueur 8,41 m
Hauteur 2,99 m
Surface alaire 29,7 m2
Réservoirs 1 réservoir de 1 700 l (450 gallons) situé juste derrière le moteur
Masses
Masse à vide 975 kg
Masse maximum 2 330 kg
Performances
Vitesse de croisière 180 km/h
Vitesse maximale (VNE) 210 km/h
Plafond 5 808 m
Distance franchissable 6 600 km

Le Spirit of St. Louis est l'avion utilisé par l'aviateur américain Charles Lindbergh pour effectuer la première traversée aérienne de l'Océan Atlantique de New York à Paris en solitaire et sans escale, les 20 et 21 mai 1927.

Contexte[modifier | modifier le code]

Charles Lindbergh posant devant le Spirit of St. Louis

À l'issue de la Première Guerre mondiale, les aviateurs tentent de démontrer l'utilité pacifique de l'aviation en établissant de nouveaux records de distance, d'altitude ou de vitesse. En mai 1919, le pilote américain Albert Cushing Read rallie Long Island, aux États-Unis, à Plymouth, en Grande-Bretagne, en vingt-trois jours et cinq escales. L'homme d'affaires américain d'origine française Raymond Orteig décide alors d'offrir un prix de 25 000 dollars au premier aviateur qui effectuera un vol transatlantique sans escale entre Paris et New York dans les cinq années qui suivent. Dès le mois suivant, les aviateurs britanniques Alcock et Brown, partis de Terre-Neuve, sont les premiers à traverser l'Atlantique sans escale en se posant à Clifden, en Irlande. Personne n'ayant relevé son défi, Orteig renouvelle son offre en 1924. En 1925, le Français François Coli est le premier aviateur à s'inscrire, mais d'autres aviateurs, comme René Fonck, tentent leur chance grâce aux progrès techniques effectués au cours des années 1920.

L'avion[modifier | modifier le code]

Également appelé « Ryan NYP » (acronyme de « New York - Paris »), le monoplan a été conçu sur la base du Ryan M2 par l'ingénieur Donald Hall de la Ryan Airlines. Bien que destiné au vol New York - Paris, et construit à San Diego, il est nommé Saint-Louis officiellement en remerciement à l'aide financière indispensable à la réalisation du projet de Lindbergh offerte par de généreux financiers de cette ville parmi lesquels Albert Bond Lambert, mais en réalité par référence au nom de la loge maçonnique à laquelle Lindbergh appartient.

Dans le souci d'alléger l'appareil, et donc d'emporter un maximum de carburant, Lindbergh n'embarque avec lui que le « strict nécessaire » en se passant notamment de parachute et de radio. Son avion est surchargé à l'extrême par l'ajout de réservoirs destinés à augmenter son autonomie de vol. Pour des raisons de sécurité (Lindbergh ne veut pas se trouver entre le moteur et le réservoir en cas de problème), le réservoir principal est situé devant lui, entre le moteur et le cockpit, et ne permet aucune visibilité vers l'avant. Pour voir devant lui, Lindbergh utilise un périscope installé sur le côté gauche de l'appareil ; pour naviguer, il se sert de ses instruments de bord : anémomètre, gyroscope et compas magnétique terrestre. Il dispose d'une fenêtre de chaque côté, lui permettant de voir sous lui en basculant légèrement l'appareil.

La traversée[modifier | modifier le code]

Le matin du 20 mai 1927, à h 52 (heure de NYC), Charles Lindbergh prend son envol à bord du Spirit of St. Louis de l'aérodrome Roosevelt de Long Island, près de New York. Il remonta vers le Nord en longeant la côte américaine jusqu'au Nouveau-Brunswick, puis prit le cap de Terre-Neuve. Il aborda les côtes d'Irlande le lendemain vers 17 h (heure de Paris), survola la pointe Sud de l'Angleterre vers 19 h, puis Cherbourg à 20 h 25. Après 10 minutes passées à repérer la piste, qui ne fut éclairée qu'après plusieurs passages, il atterrit le 21 mai à 22 h 22 (heure de Paris) à l'aéroport du Bourget en Seine-Saint-Denis (France) devant près de 200 000 spectateurs[1]. Il a parcouru près de 5 808 kilomètres en 33 h et 30 min. Sur les 1 700 l de carburant emportés, il en restait 320 l à l'arrivée.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Le 16 juin 1927, Charles Lindbergh reçoit le Prix Orteig, une récompense de 25 000 $ offerte au premier aviateur allié à réaliser le vol sans escale entre New York et Paris.

En avril 1928, l'avion effectue son dernier vol, de Saint Louis à Washington DC, où il est présenté à la Smithsonian Institution par Charles Lindbergh lui-même.

Le Spirit of St. Louis est actuellement en exposition à Washington, D.C., au National Air and Space Museum. De nombreuses répliques du Spirit ont été réalisées.

Cockpit du Spirit of St. Louis.
Nez et moteur Wright Whirlwind du Spirit of St. Louis.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Articles Charles Lindbergh a volé de New-York à Paris et La soirée du 21 mai au Bourget dans la revue hebdomadaire les Ailes du 26 mai 1927, lire en ligne sur Gallica

Liens externes[modifier | modifier le code]

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